Ohayo mina-san !

Je suis enfin sortie de ma tanière pour vous offrir spécialement ce chapitre - qui a dû se faire attendre... x) D'ailleurs je suis désolée pour cet immense retard, j'ai eu une grosse période de manque d'inspiration, qui celle-ci s'amusait à faire des aller-retour -'

Je remercie ceux qui me laisse des reviews, et aussi ceux qui lisent ma fiction :3

Note : Je suis pas tellement fière de ce chapitre, surtout le début, j'avais peu d'idée de comment le commencer x) M'enfin, en espérant qu'il vous plaise tout de même :)

Réponse review pour Elenna : Merci pour ta review :3 Je suis contente que l'histoire te plaise :) Et bien évidemment que je vais la continuer ! :D

Sur ce, bonne lecture ~ !

~ Chapitre 3 ~

« P-pourquoi ? Pourquoi tu veux me quitter ? Je ne suis pas assez bien pour toi, c'est ça ? »

Aucune réponse.

Un regard froid et glacial la toisait. Ce regard… toujours le même.

Une larme coula sur sa joue, elle voulut insister à nouveau. Mais il n'y avait rien à faire. Il avait définitivement changé.

« Tu ne comprends donc pas ? J'ai changé, je ne suis plus le même. Alors, laisse-moi tranquille maintenant. Je n'existe plus pour toi. »

Horreur. Un cauchemar.

« Qu-quoi… ? No-non… ! »

Il se retourna et partit. La laissant seule, effondrée, en larme.

« Coupé ! C'était super ! On arrête là pour aujourd'hui ! »

L'acteur alla directement se changer, histoire de rentrer le plus tôt possible chez lui, et s'affaler dans son canapé. Alors qu'il allait en direction de sa loge, la jeune actrice l'interpella :

« Kise-san, on a bien travaillé aujourd'hui. J'espère que les prochaines fois seront dans la même entente. »

Une beauté. Elle était juste magnifique. Surtout quand elle arborait cet air d'ange. Mais Kise, lui, s'en fichait pas mal. Il marmonna un oui. La jeune fille, hésitante, elle lui demanda son aide pour une certaine scène, celui-ci, refusa clairement n'ayant "pas le temps". Et partit sur ces mots.

Technique d'approche : échec total, de nouveau… Qu'est-ce qu'il pouvait être froid, parfois. Elle soupira et alla dans sa loge, histoire de bouder pendant plusieurs heures. Et dire qu'elle était fan de lui depuis son changement soudain de style. Elle le trouvait plus cool, mais plus barbant aussi…

Quant au jeune homme, il partit in-extremis dans son appartement. Arrivé, il ouvrit la porte et s'affala dans le canapé. Y a pas à dire, le meilleur moment de la journée. Il s'endormit peu à peu et partit au pays des rêves.

Le jeune homme, sortit de son sommeil, y trouva à ses côtés son senpai zappant les chaînes de la télévision d'un format imposant. Ce dernier, ralla, prétextant qu'il n'y a rien d'intéressant comme d'habitude.

Un soupir.

« Il compte squatter encore combien de temps… ? » pensa-t-il, le fixant d'un air blasé.

Ça faisait combien de temps déjà qu'il squatte ? Un mois ? Deux mois ? Au début le brun, s'était imposé pour le soigner – et, sans l'avouer, il ne saurait ce qu'il serait devenu sans lui. Puis, par la suite c'était lui-même qui lui avait proposé de rester. Et maintenant… celui-ci passait – presque – tous les jours, il aurait même la clé, d'après ses vastes souvenirs encore embrumés par le sommeil.

Soudainement, une voix grave le sortit de ses pensées.

« Quoi ? Pourquoi tu me regardes comme ça ? »

Il détourna vivement alors le regard, quelque peu gêné. Il regardait les chaînes défiler, songeur.

Kasamatsu fit un rire étouffé. Comme toujours, il n'en tirera rien du blond. Sur certains points, il n'a pas changé.

« Comment c'est passé le tournage ? »

Celui-ci soupira.

« Aah… m'en parle pas… Ça me gave. »

Ça le faisait clairement chier. Mais, il n'avait pas le choix. C'était son manager, qui lui avait forcé à faire cela, prétextant que ça propulserait sa carrière et mettrait en valeur son nouveau style. Et quand elle décide quelque chose, il faut l'écouter sans broncher et ne jamais la contredire.

« - Et cette Naïwaza…

- Aïzawa, corrigea Kasamatsu.

- Naïzawa… reprit-t-il.

- Aïzawa.

- … enfin bref, tu vois de qui je parle. Elle n'arrête pas de me coller. Toujours à me poser une de ces questions inutiles. C'est pareil à chaque fois.

- Elle doit sûrement avoir des sentiments pour toi. »

Un silence pesant. Kise murmura, toujours de ce même air blasé.

« Il manquerait plus que ça… »

Une fille amoureuse de lui, de plus. Des sentiments inutiles. Il savait très bien comment les évènements allaient se dérouler. Elle continuera désespérément d'essayer de l'aborder, qui s'avérera être un échec. Ses sentiments se renforceront avec les temps et sera de plus en plus désespérée. À la fin du tournage, elle se déclarera. Il la recalera. Elle aura un chagrin d'amour pendant un long temps indéterminé. Une fois remise, elle le haïra de tout son être. Peut-être, une claque suivit d'une engueulade au passage. Et point final. Il pouvait sûr être que ça se passerait ainsi. Les femmes sont tellement prévisibles. Et surtout, cette situation, il la connait mieux que quiconque.

Il soupira. C'est chiant. Tout est chiant.

Celui-ci, venait d'y penser.

« Et, comment c'est passé l'entrainement ? »

Bien évidemment, ayant le tournage, il ne pouvait assister à l'entrainement moins souvent. Et ça l'ennuyait. Mais pour rattraper ses absences, il avait convenu avec le coach et le capitaine, qu'il s'entrainerait les mêmes jours, mais à des heures plus tardive et, lorsqu'il n'a pas tournage, l'entrainement serait doublé – en temps et en programme. Il était bien obligé. Ça lui convenait, le fait qu'il n'y ait personne, ni fan, ni coéquipier, ni coach, rien ni personne. Il avait besoin, à présent, de cette solitude.

« Bien, comme d'habitude. Et… il hésita, le coach nous a annoncé qu'on aura un match amical. »

Kise était intrigué. Contre qui ? Tout ce qu'il espérait c'était qu'ils soient forts. Il demanda, Kasamatsu ne répondit rien. Intrigué, il demanda si c'était Seirin, réponse négative. Puis Shutoku, réponse négative. Hésitant, pensant à eux, il n'osa le demander. Mais il devait le savoir, un brun de courage dans son esprits, d'une voix déraillant quelque peu, perdant ainsi le contrôle de son corps, il demanda :

« … Tôô… ? »

Un gros blanc. Alors ce sera contre Tôô. Le lycée où se trouve Aomine. Ça ne pouvait être possible. Kise avait du mal à y croire, il ne voulait pas y croire. Pourquoi ce serait eux ? Ils ne les ont pas déjà assez ridiculisés ? Que voulait le coach ? Pourquoi avait-il décidé contre eux ? Parce qu'ils sont forts ? Parce qu'ils sont à Tokyo, tout comme Kaijo ?

Il ne voulait pas, absolument pas.

« - …Pourquoi eux ?! dit-il, se levant brusquement.

- Écoute Kise…

- Non ! Faites ce que vous voulez mais je jouerais pas !

- On a besoin de toi, Kise. On est sûr de perdre, si tu ne joues pas.

- Je me fiche de perdre, je ne jouerai pas et tu n'as rien à ajouter… !

- N'essaie pas de mentir, Kise. C'est à cause de Aomine, n'est-ce pas ? Tu ne veux pas jouer parce qu'il fait partit de Tôô ? Tout ce qui est arrivé, c'est lui la cause, je me trompe ? »

Il avait bon. Il l'avait compris depuis le début mais, avait choisi de faire l'ignorant. Il ne pouvait plus se taire, il fallait bien qu'il le dise un jour ou l'autre.

Kise ne dit rien. Seul un regard sombre, rongé par la colère regardait celui de son senpai, qui lui, montrait un air sévère mais aussi une certaine inquiétude.

« Kise… ne pense plus à lui, pense à nous, tes camardes, pense à moi. »

Facile à dire, pour lui. Il ne pouvait le comprendre. Personne ne pouvait le comprendre. Il était seul. Le seul en qui il pouvait avoir confiance, c'était lui-même.

« Tais-toi. »

Il tourna dos et partit dans sa chambre, claquant la porte au passage. Kasamatsu, quant à lui, soupira. Il s'attendait à une réaction comme celle-ci de la part du blond. Il avait encore toutes les traces de ce qui s'étaient passés – bien qui l'ignorait encore – et ne pouvait rien y faire pour l'aider.


Frustration et colère. Tels étaient ses sentiments.

Il sentait cette journée tellement bien… Dès le reveil, lorsqu'il se leva, il eut une grosse migraine intense. Trace de la soirée précédente, où il se serait engueuler avec Kasamatsu et aurait ensuite fait une nuit blanche, tellement sa tête était remplit de pensées. Et, ce jour-là il n'avait pas de tournage, donc entrainement avec ses coéquipiers, il n'était pas d'humeur d'être avec quelqu'un. Aucune.

La journée était aussi banale que d'habitude, soit un ennui. Sauf un petit détail, auquel la grande présidente, Ikeda Nana, lui aurait de nouveau criée dessus, parce qu'apparemment, il devait régler ses longues absences et retards répétés.

Il était 18h passé. Comme à son habitude, chaque soir, la présidente vérifiait qu'il n'y ai plus personne dans le lycée, ainsi que les salles soient bien fermées. Et le dernier endroit qui restait était… le gymnase. Une corvée. Elle mettrait bien sa main à couper que les vestiaires soient dans un sal état, et puent la transpiration. Que du bonheur, pour une jeune fille aussi fragile qu'elle – ironie, bien évidemment. Arrivée devant le gymnase, elle s'aperçut que les lumières étaient encore allumées.

« Encore des idiots, qui ont oubliés d'éteindre les lumières. » pensa-t-elle, exaspérée.

Elle entendit soudainement des bruits étranges qui attirèrent sa curiosité. Elle s'approcha alors du gymnase, et ouvrit l'une des portes.

Surprise.

À peine, elle regardait les lieux, qu'elle vit un jeune homme faire un dunk puissant et robuste. Celui-ci, une fois les pieds au contact du parquet, s'aperçut que l'arceau du panier avait cédé à la prise et se retrouva dans sa main droite. La présidente tiqua. Irrespect du matériel, et comme par hasard ce fût ce cher Kise Ryota qu'elle aimait tant. Alors qu'elle allait de nouveau lui crier dessus, celui-ci bougea immédiatement. Ses pieds couraient d'une vitesse folle, valsant de gauche à droite. Sa main droite répétait le même geste, qui faisait bouger frénétiquement le ballon. Et cette expression… Ce n'était ni un sourire idiot qu'il arborait auparavant, ni un sourire arrogant… juste un sourire remplit de passion. Elle le trouvait magnifique. Le basket était sa passion, sa vie. La seule chose dans laquelle, il se donnait corps et âme. Elle sourit. Elle a découvert un côté de cet idiot arrogant, totalement différent de celui qu'elle connait de d'habitude. Et elle aimait ce côté. Qui sait, elle devrait essayer de le connaitre un peu plus…

Elle se stoppa immédiatement dans ses pensées.

« Je raconte quoi là ? Il est magnifique ? J'aime son côté passionné ? Le connaitre plus ? Non, non, non ! Ressaisis-toi, Nana ! Arrête de rêvasser et fantasmer ! Surtout… pour lui ! C'est qu'un idiot arrogant, point final ! »

Elle se ressaisit et appela le dit idiot, lorsqu'elle se rendit compte qu'il était déjà en face d'elle. Elle eut peur ne serait-ce que quelques secondes, et déglutit. Elle parla, malgré sa gêne de la proximité du blond. Contre sa volonté, quelques rougeurs apparurent sur ses joues.

« Qu-qu'est-ce que tu fais là, à cette heure-ci ? Tu sais au moins l'heure qu'il est ? »

Pas de réponse, seulement un soupir. Il la regarda intensément. Sa gêne augmenta alors. Elle le défia du regard. Ils se regardèrent les yeux dans les yeux pendant un temps indéterminé, jusqu'à ce que le blond soupira, blasé. Il se retourna et alla dans les vestiaires, afin de se changer.

Ikeda était énervée du plus haut point.

« Mais…mais quel culot… ! »

Elle décida tout de même de l'attendre, histoire de s'assurer qu'il ne fasse pas de « bêtises » et qu'elle puisse profiter de lui parler de ces absences et retards – la dernière fois, soit dans la matinée, il l'avait envoyé balader.

Une fois sortit des vestiaires, le blond eut la surprise de retrouver une jeune fille – chiante – aux cheveux noirs. Il soupira et commença à partir, elle ne s'empêcha pas de le suivre.

« - Qu'est-ce que tu me veux, Ikeda-sempai ? demanda-t-il lassé.

- On doit parler, dit-elle sèchement.

- Encore…

- En effet, mais vois-tu, tu décides de m'envoyer balader à chaque fois, lorsque je te parle. Ce n'est pas pour autant, que je vais abandonner.

- Il le faudra bien un jour.

- Hmpf, elle décida de l'ignorer. Donc, quels sont tes motifs pour tes absences de longues durées ?

- J'étais malade.

- Oui mais quoi donc ?

- Pourquoi tu veux savoir ?

- Pour la énième fois, je suis la présidente du conseil des élèves et c'est mon rôle de m'occuper de ça, bon sang ! Alors arrête de tourner autour du pot ! Ce serait déjà plus simple, si tu avoues que t'as séché.

- Je n'ai pas séché.

- Alors, qu'est-ce que tu avais… ? »

Pas de réponse. De nouveau… Elle crut craquer. Il le faisait exprès, ce n'est pas possible… Elle était exaspérée. Elle répéta, mais rien.

Ils continuèrent de marcher, en silence.

Alors qu'ils arrivèrent vers la sortie du lycée, Kise se stoppa net. La jeune fille s'arrêta aussi, suivant le blond. Surprise, elle se tourna vers lui. Qui, celui-ci avait les yeux écarquillés, la bouche entre-ouverte.

Surprise.

Devant le portail, un jeune homme était affalé contre le mur. Celui-ci avait la peau mate, des cheveux bleus foncés et avait une corpulence importante… Qui plus est, il portait l'uniforme de Tôô. Kise ne pouvait se tromper, bien qu'il avait du mal à croire, il était bien ici… lui

« Qu'est-ce que Aominecchi fait ici… ? » murmura Kise.

Ce n'était juste pas possible. Il devait rêver. Irréelle.

Il pensa au fait, qu'il l'attendait pour lui parler – vu le nombre d'appel qu'il avait reçu de lui ces derniers temps. Il ne voulait pas, il ne pouvait pas. Il fit alors demi-tour, empruntant une autre sortie. Il tira Ikeda par le bras au passage. Il devait l'éviter, à tout prix. Un bruit retentit soudainement. Une sonnerie, son portable…

« Bordel… »

Il regarda l'écran, évidemment, ce ne pouvait être que lui. Stupide Ahomine. Il raccrocha. Mais, l'homme à la peau mate avait visiblement entendu la sonnerie. Kise se retourna et le vit s'approcher de lui. Alors qu'il allait continuer son chemin, il se rappela alors d'une phrase de son senpai :

« Kise… ne pense plus à lui, pense à nous, tes camardes, pense à moi. »

Il s'arrêta, il fallait qu'il en finisse. Il ordonna de partir à Ikeda d'une voix sombre, elle comprit alors qu'elle ne devait pas le contredire pour une fois. Il se retourna et fit face à Aomine. Celui-ci, s'approcha et s'arrêta à pas même un mètre en face de Kise. Le blond lui lança un regard remplit de colère. Il devait lui montrer qu'il avait changé, qu'il n'était plus dépendant de lui.

« - Alors comme ça, les rumeurs disait vrai. Tu aurais apparemment changé...

- Qu'est-ce que tu me veux, Aominecchi… ? coupa-t-il. …Tu veux encore te moquer de moi, c'est ça ? C'est fini maintenant. Oui, j'ai changé… et je t'ai oublié. Toi et moi, c'est à présent du passé. Tu peux m'appeler autant de fois que tu veux, de faire tout ce que tu veux, je ne reviendrais pas. J'ai compris les conneries que j'ai faites, j'assume cette naïveté dont tu t'es servi – et j'avoue, je l'ai toujours… Mais je sais ce que je dois faire et ne doit pas faire. Le fait de t'excuser de nouveau, de revenir vers toi comme si rien ne s'est passé, je ne le referais pas. Tu t'étais servis de moi, tu as abusé de moi, tu peux t'excuser, te faire pardonner, je ne reviendrais pas. Qui sait, tu as peut-être finit par enfin ouvrir les yeux, mais c'est trop tard maintenant. Il n'y a plus d'avenir entre nous, Aomine. »

Il repartit sur ces mots. Il avait définitivement coupé le fil qui les liait. À présent, il peut l'oublier, et penser à ses êtres chers de maintenant. Et de vivre sa vie, tranquillement, sans lui.

Aomine, lui, resta là, planté au sol, comme si tout était tombé. Il l'avait perdu, définitivement perdu. Il ne prit pas encore conscience de ce qu'il venait de se passer. Pour la première fois, Kise s'affirma et ne se laissa pas faire. Surtout, le suffixe –cchi qu'il ajoutait au personne qu'il respectait, s'était retiré de son nom. C'est ce qu'il redoutait le plus. Il ne pensait pas que ça lui ferait aussi mal. Un vide s'était créé. Il était con, vraiment con. Un rire rauque retentit. Sans prendre conscience, une larme coula le long de sa joue.

« Kise… ! » murmura-t-il.


Alors ? Des avis ? :3

A la prochaine, et je ferais en sorte de publier rapidement !