Ohayo ~ ! Et oui, je ne suis pas morte - encore heureux ! Par où commencer...? Eh bien, il y a quelques jours, j'ai décidé de faire un petit tour ici et j'ai profitée de l'occasion - et de mon peu de courage - afin de faire une mise à jour sur mon profil, alors pour les lecteurs qui n'ont pas vus, je me répète :
Ca va faire un an que je ne suis pas venue ici, et un an que je n'ai rien publié... Je n'ai pas vraiment d'excuses valables, à part, qu'avec le temps les choses changent et les goûts aussi. Ma passion et mon amour pour les mangas est moins forte qu'auparavant, du coup, dans absolument tout ceux que je suivais j'ai pris un énorme retard - et mes chers amis lecteurs, le manga Kuroko no Basket est concerné. Je suis vraiment désolé... Mes lecteurs et suiveurs de ma chère fic, sachez que les reviews qui sont venues entre temps me font chaud au cœur, vraiment, vous n'imaginez même pas comment ça m'a rendue heureuse ! Je suis inactive et pourtant, ma fic est toujours beaucoup lue... Merci, vraiment, vraiment ! /Séquence émotion/ Mais, il y a toujours un mais, je n'abandonne pas ma fic, parce que je ne peux pas me résoudre à cette idée. Je n'abandonne jamais, c'est ce que je me dis toujours ! Je compte me remettre au manga, petit à petit. De plus, lire ces commentaires inattendus et juste adorables me motivent. Je vous poste ce chapitre, qui pour être franche, traînait dans mon ordinateur depuis des lustres, il manquait juste une fin. Et je me suis dis, ce soir avec courage et bravoure (laissez mon heure de gloire, s'il vous plait :')) de le terminer et de le publier pour me rattraper et vous remercier. J'espère qu'il vous plaira et que la fin ne sera pas décalée par rapport au reste, parce que je ne me suis pas relue (donc pour les fautes qui y seront, je m'en excuse aussi...).
Bonne lecture, profitez-en bien ~
Un ennui…
La façon dont le professeur donnait son cours était somnolente. Ce qui n'arrangea pas sa folle envie de dormir. En effet, après la rencontre avec Aomine, Kise avait un besoin de se défouler. Il joua au basket sur le terrain tout près de chez lui, jusqu'à s'être calmé. Sans surprise, il a effectivement fait une nuit blanche.
Ses paupières s'alourdirent peu à peu, sa tête se baissa jusqu'à rencontrer la table. C'est ainsi qu'il rattrapa ses heures de sommeil. Il était merveilleusement bien, seul face à ses rêves, sentant seulement son souffle, se laissant bercer par les bruits de la voix du professeur dictant son cours ainsi que les stylos des élèves qui écrivaient. Il rêva… l'époque de Teiko. Ses rêves se confondaient avec ses souvenirs. Le moment où il avait rencontré Aomine, le moment où il avait connu les membres de la Génération des Miracles, ces moments de joie, de bonheur, de tristesse...
Soudainement, un bruit sourd, nettement moins agréable, résonna dans sa tête, suivit d'une voix menaçante :
« On ne dort pas en cours ! »
Il se reçut un coup violent à la tête. Kise grommela des jurons jusqu'à menacer à son tour l'auteur de la frappe, qui quand il aperçut que c'était la présidente. Il soupira seulement et lui conseilla de ne plus jamais refaire ça. Elle lui ressortit alors son rôle de présidente et tout le baratin. Lassé, il décida de l'ignorer et se leva, passant à côté de la brune.
Mais celle-ci l'interpella, d'un ton ferme, elle lui demanda de parler seul à seul. Il hésita, mais fini par accepter.
Alors qu'ils se dirigeaient dans les couloirs, la présidente avançant d'un pas assuré devant le blond, les lycéens les regardaient surpris et intrigués. Kasamatsu qui passait par là les vit entrer dans le bureau de celle-ci. Comme tout le monde, il se demandait ce qu'ils pouvaient bien faire ensemble.
Celui-ci soupira et alla dans les vestiaires du gymnase. Alors qu'il ouvrit son casier et commençait à se changer, il entendit une conversation entre rookies qui l'intrigua :
« - Au fait, vous n'avez pas remarqué que Kise-san et la présidente traînent souvent ensemble ces derniers temps ?
- Maintenant que tu le dis… D'ailleurs, je les ai vu tout à l'heure dans le couloir, Ikeda-sempai semblait plus sérieuse que d'habitude.
- Peut être qu'ils sortent ensemble…
- Eh… ? Elle s'est peut-être déclarée, qui sait.
- Ils font un couple étrange, je trouve. »
La porte claqua violement.
Kasamatsu ne pouvait entendre davantage de la conversation. Evidemment lui aussi, il avait tendance à se poser des questions sur leur relation. Ça lui paraissait étrange, ce qui l'intriguait surtout, c'était le fait qu'à chaque fois qu'il se passe quelque chose avec la présidente, Kise ne lui en parlait jamais.
Mais il savait que, peu importe tout ce qu'ils racontent, ces histoires ne sont que des rumeurs, jamais Kise ne sortirait avec elle. Que ce soit elle ou une autre fille. Les histoires d'amour ne l'intéressait plus, et encore moins les filles.
Alors que l'entrainement allait commencer, une aura imposante fit son entrée. C'était Kise. Et celui-ci était énervé, vraiment énervé. On aurait dit qu'il venait de se bagarrer et qu'il en demanderait encore.
Kasamatsu eut la confirmation de ses pensées au cours de l'entrainement. Il s'était passé quelque chose avec cette fille, elle a dû sûrement toucher son point sensible. L'entrainement finit, le coach rassembla les joueurs, parlant du match amical contre Tôô.
« Le match amicale contre Tôô gakuen se déroulera samedi. Les joueurs qui participeront sont les joueurs titulaires, c'est-à-dire : Kasamatsu Yukio, Yoshitaka Moriyama, Mitsuhiro Hayakawa, Koji Kobori et… Kise Ryota. Je compte sur vous. »
Ils répondirent en cœur et allèrent se changer ensuite. Kise, toujours énervé, alla se changer et est partit aussitôt. Kasamatsu s'attendait bien à une attitude ce genre. Il décida alors de clarifier cette histoire avec la présidente.
« Qu'est-ce que tu me veux ? »
Plongée dans sa paperasse, elle lui demanda lassée, l'objet de sa requête. Kasamatsu, déterminé à avoir des réponses, il lui demanda clairement :
« Pourquoi Kise est énervé ? Qu'est-ce que tu lui as dit ? »
Elle s'arrêta, se calla au fond de son siège et se tourna vers lui. Haussant un sourcil, elle soupira.
« - Pourquoi tant de question ? Ça ne te regarde pas, à que je sache.
- Justement, ça me regarde.
- Ah oui ? Et qu'est-ce qui me prouve ?
- …Lors de son absence, j'ai été présent pour lui. Je l'ai aidé à se remettre sur pied. »
Elle le regarda, réfléchissant.
« - Vous êtes tous les même… soupira-t-elle. Qu'est-ce que tu veux savoir ?
- Ce qu'il s'est passé.
- … Eh bien, je lui ai parlé à propos de celui qu'on a rencontré hier…
- Qui ?
- Aomine Daiki. »
Aomine… Daiki… Bordel. Pourquoi n'y avait-il pas pensé ? Mais comment se faisait-il qu'ils l'aient rencontré ? Il lui demanda alors clairement ce qu'il s'était passé. Elle lui expliqua, précisant que contrairement à ce que Kise lui avait demandé, elle avait entendu toute la conversation.
Au fur et à mesure, assimilant les informations, il recolla les morceaux. Ses suppositions ne faisaient que s'affirmer, la cause de l'état de Kise, était bel et bien Aomine.
« Je vois… Qu'est-ce que tu lui as dit après ça ? »
Elle hésita.
« Je lui ai demandé de parler seul à seul. J'ai essayé de m'informer davantage sur leur relation. Je lui ai avoué que j'ai tout entendu, je l'ai questionné en demandant qui s'était… pour lui. Au fur et à mesure des questions, il s'énervait de plus en plus. À la fin, il a craqué et a crié « Arrêtez de vous mêler de ma vie ». J'ai répliqué, et ça a fini en enguelade. Je n'ai même pas pu lui dire ce que je voulais lui annoncer au final… »
Intrigué par ce qu'elle voulut annoncer à son ami, il lui demanda alors. Elle baissa les yeux et soupira.
« En fait… »
C'était dit.
Choc.
Jamais il n'aurait pensé à ça… Devrait-il l'annoncer à Kise ?
Le lendemain, les joueurs rassemblés au complet, gonflé à bloc pour le match face à Tôô, n'attendait plus que Cendrillon. Qui, d'ailleurs, ne savait même pas si celui-ci allait venir. Ils décidèrent de partir après un moment d'attente.
Il viendra, qu'avait dit le capitaine, confiant envers l'as.
Une fois arrivé et présentation faite, les joueurs – changés – portant le maillot de leur équipe commencèrent aussitôt le match.
Etonnamment, ni l'as de Tôô, ni l'as de Kaijo n'étaient présent. D'après les sources de Momoi, bien qu'elle ait insisté, Aomine ne voulait rien entendre et l'envoyait balader – comme à son habitude. Donc, il ne participera pas au match. Quand la rose retourna la question sous les regards perturbés rougissant étrangement des joueurs de Kaijo, ils ne surent quoi dire. Ils n'en savaient tout simplement rien. Soit Kise était en retard, soit il ne venait tout simplement pas.
Le 1er quart-temps touchait à sa fin. Un coup de sifflet retentit. Le ballon sortit brusquement du terrain, ayant été dévié de sa trajectoire, il roula, rebondissant encore, jusqu'à s'arrêter au pied d'une personne. Les joueurs, disposés à leur poste, ne bougeant plus, fixait la balle, jusqu'à voir le nouvel arrivant. La personne s'approcha du terrain, faisant tourner avec facilité la balle sur son index. L'expression blasée, la main dans la poche et la chevelure blonde ainsi que des yeux dorés, scrutant le ballon.
Il rendit le ballon d'un simple geste, lassé. Après s'être excusé de son retard, il eut une réprimande de son senpai en retour. Il raconta alors la cause de son retard, il aurait tout d'abord eut un problème de réveil, eut un appel interminable de son manager, hésita à venir mais, après avoir trouvé la réponse à sa problématique et est parti. Sur le chemin, il aurait croisé une bicyclette guidant une remorque avec en guise de conducteur une tête brune, et en passager une tête verte. Sans oublier qu'il a dut revenir chez lui, pour prendre sa tenue de basket, qui fut oubliée… Un peu tiré par les cheveux tout ça.
Tous le dévisageaient, sans dire un mot. Il soupira longuement. D'une traite, il se changea et se mit en place sur le terrain.
Effectivement, il avait remarqué l'absence du bleu, cela ne l'étonna pas, le connaissant par cœur, et tant mieux. Il ne sera pas perturbé, et pourra se changer les idées autrement que jouer seul sur un terrain de street-basket, trop petit et pas assez solide pour lui.
Le match repris, le 2ème quart-temps commença. Dès que le sifflement de l'arbitre résonna à travers le gymnase, le ballon volant, fut récupéré par l'as de Kaijo après un saut incroyable. Vivement, il courra à travers le terrain, passant les défendeurs de l'équipe adverse sans peine. Approchant du panier, il prit appuis sur son pied, poussa tout son poids, défiant ainsi la loi de la gravité. Il sauta.
Le bruit du ballon rebondissant sur le parquet, se faisait entendre sous le silence de tous.
Le blond toujours suspendu par sa main droite, sur l'arceau, se fit retomber. D'un bruit sourd, il soupira, reprenant ainsi son souffle.
« Mince, j'en ai trop fais… » soupira-t-il, dans ses pensées.
Ils étaient tous surpris. Non seulement, par son niveau qui avait progressé d'un tel point, en si peu de temps, mais aussi, par ce dunk juste incroyable. Personne ne trouvait les mots face à cela. Ce dunk, qui était tellement puissant, réussit à faire une fissure sur le support de l'arceau. Après ça, celui-ci ne tiendrait plus le coup.
N'ayant toujours pas remarqué, voyant les regards vacillants entre lui et le panier, il se retourna et vit à son tour. Les nombreuses fois où il cassa les paniers, revenait tel un flash dans son esprit. Il avait parvenu à en casser deux, non trois… ou bien quatre… Il ne savait plus vraiment.
Pendant tout le long, Kise joua d'une telle intensité, d'une telle force, d'une telle violence… Il avait la même aura que pendant le dernier match face à Tôô, face à Aomine… Il avait la même aura que celui-ci.
Intriguant, surprenant.
Du haut des gradins, comme certains étudiants, Aomine observait intensément le match, ou plutôt le no. 7 de Kaijo. Celui-ci observait chaque fais et gestes du blond. Remarquant ce qui avait changé et ce qui n'avait pas changé chez lui. Il avait remarqué comme tous, qu'il était devenu fort, beaucoup plus fort. Mais, il avait le sentiment qu'il manquait quelque chose dans son jeu. Ce quelque chose lui permettant de contrôler sa force et ses limites, de savoir les contrôler.
Seulement, ce quelque chose, il ne pouvait savoir ce que cela peut s'avérer être. Pour la simple et bonne raison que, lui aussi, il lui manquait ce quelque chose.
Troublant.
Il resta ainsi, à regarder, pendant le 1er quart-temps, le 2ème, le 3ème... Quand le moment du 4ème quart-temps fut sifflé, ne supportant plus de voir le match, de le voir lui, il décida de partir. De toute façon, vu le score, le vainqueur est déjà annoncé.
C'était fini. Avec un écart d'une vingtaine de point, Kaijo remporta. Les capitaines se serrèrent la main, dont le perdant félicita le gagnant.
Dans les vestiaires, ils crièrent comme il se devait, leur victoire écrasante. Le joueur au rebond criait de toutes ses forces, le fait qu'ils ont gagné, le dragueur racontait une débilité à propos de fille et de drague, comme à son habitude. Kasamatsu, le capitaine, souriait fièrement. Tout cela, c'était grâce à Kise, il a fait le choix de venir, et pour cela, il devait le remercier.
« C'est grâce à toi, Kise, qu'on a gagné cette victoire. »
Le blond fit seulement un signe de tête, et sortit immédiatement. La porte fermée, il s'arrêta un instant. Un sourire chaleureux se dessina sur son visage.
« C'est plutôt grâce à toi… Senpai. » murmura-t-il.
Il reprit sa marche et déambula dans les couloirs de Tôô, décidant de rester quelques temps ici, dans ce lycée. La raison, il n'en avait pas. Sûrement, pour réfléchir…
Il décida de s'arrêter sur le toit du lycée. Reposant ses coudes sur le grillage, admirant la vue. En bas, il voyait les lycéens – dont certaines fanatiques criaient après l'avoir remarqué – et voyait aussi les joueurs de Kaijo, se dirigeant vers le portail. Ils ne perdaient pas de temps, ceux-là. Plus loin, la ville de Tokyo s'imposait. Cette ville lui rappelait tant de souvenir, il a toujours vécu à Tokyo, il a tout vécu à Tokyo… Étrangement, le souvenir du combini où il mangeait des glaces au cours de ses années de collège, lui revint en mémoire. Cet endroit où tous les joueurs de la GM, se donnaient rendez-vous pour en manger. Il eut des moments d'excitations, de fous rires, d'engueulades, de pleures… Pour lui, cet endroit n'était pas banal, contrairement à ce que l'on aurait pu penser.
Le plus beau souvenir qu'il eut de cet endroit, c'était le jour où ils avaient fêté son arrivé dans la première équipe. Aomine, Kuroko ainsi que Murasakibara, l'avaient invité – ou plutôt, emmené de force –, par la suite, ils croisèrent Midorima et Momoi, qui s'étaient invités. Ils étaient si naïfs, si innocents, si jeunes… Chaque fois, où se souvenir refaisait surface, il ne pouvait s'empêcher de rire. Mais cette fois-ci, un micro-sourire à peine visible, s'affichait sur son visage.
C'était une belle époque… Enfin, « belle » s'il n'avait pas agis aussi bêtement, aussi naïvement.
Une musique retentissante.
Son portable sonna, ce qui le fit sursauter. Ayant repris ses esprits, il sortit l'objet sonnant de sa poche et regarda l'écran. C'était Kasamatsu-senpai. Il hésita, devrait-il décrocher ?
Surprise.
« Bordel… quel est le con, qui ose me déranger… ? »
Une voix grave, à moitié somnolée surpris le blond. Il se retourna et fit face à l'auteur de la voix.
« Bordel… ! »
Les deux se regardèrent, yeux écarquillés, bouche entre-ouverte. Ils ne pensaient pas se rencontrer de nouveau, si tôt. L'homme à la peau mate, à moitié assis, à moitié affalé sur le toit de l'escalier, se trouvait en hauteur par rapport au blond. Se frottant le crâne d'une main, il émit un son de surprise. Il tchippa. Être le plus impassible possible, qu'il s'était ordonné.
« Tch… Qu'est-ce que tu fous ici ? »
Kise, encore les yeux écarquillés. Fût troublé sur l'instant, mais repris sa confiance. Défiant du regard, il le regarda d'un air confiant, soutenant le doré de ses yeux face au bleu, de l'autre. Ne faire paraître aucun sentiment, qu'il s'était ordonné, lui aussi.
« En quoi, ça te regarde ? »
Aomine ne répondit pas. Mais releva son défit. Les deux anciens joueurs de Teiko, se toisaient du regard. Laissant une aura électrique à travers leurs yeux. Aucun ne faiblissait, aucun n'abandonnait.
Interminable.
Ils ne savaient combien de temps, ils étaient restés ainsi à se regarder. Mais, à vrai dire, ils s'en fichaient aussi bien l'un que l'autre. Tout ce qu'ils attendaient, c'était de savoir lequel des deux allaient abandonner.
Kise regardait avec insistance le regard de son ex-compagnon. Ce bleu qu'il aimait tant, qui l'avait tant charmé. Ce bleu d'une profondeur, et d'une grande force d'expression. A chaque regard, à chaque duel, il décernait au fur et à mesure ses expressions tant reflétées. Un regard qui exprimait la joie et la passion du basket, puis de la confusion et enfin, ce dur regard, montrant parfaitement la supériorité qu'il représentait. Les regards remplis de désir et d'envie partagés, revint soudainement dans la tête du blond. Il ne devait plus y repenser, sinon, il craquerait.
Il ferma les yeux un instant, puis les rouvrit. Le regard encore plus profond, exprimant sa rancœur éprouvée. Il savait parfaitement que le bleu le comprendrait.
Aomine écarquilla les yeux.
« Bon sang… ! Ce type… » pensa-t-il, inerloqué.
Un soupir.
Celui-ci dévia le regard, las. Il n'abandonnait pas, non, il en avait juste marre – enfin, c'était une excuse. A quoi bon continuer, ce duel ne valait rien.
Kise ricana, discrètement, mais n'échappa au bleu.
« Quoi ? T'es fier de ta « victoire » ? », répliqua Aomine, insistant sur le mot « victoire ».
Il ne répondit pas. Souriant légèrement.
« Je ne te pensais pas aussi lâche. »
Il voulait le pousser à bout, tester ses limites. Voir jusqu'à qu'à quel point Aomine pouvait s'énerver face à lui. Il voulait savoir l'impact qu'il avait eu lors de leur dernier face à face. Au fond de lui, il était certain qu'Aomine s'en fichait, mais il souhaitait s'en assurer.
Il voulait être sûr de lui, sûr de ce qu'il faisait.
« Lâche ? Te fous pas de ma gueule ! »
Kise nia de se « foutre de se gueule », impassible. Il ne faisait que de dire la vérité, pourquoi devrait-il mentir ?
Aomine, sortant de ses gonds, se leva de sa place favorite où personne ne vient le déranger, sauf Satsuki, qui le trouve toujours que ce soit pour n'importe quel endroit.
Il sauta afin de se retrouver à la même hauteur que Kise. Ce triple idiot… Il s'approcha de celui-ci. Déterminé, le regard confiant, il proposa un-contre-un. Celui-ci, à la grande surprise du bleu, refusa clairement, prétextant de ne pas voir envie de perdre son temps à faire un quelconque duel.
Il craqua.
Kise se retrouva coincé. Les deux bras du bleu le coinçaient des deux côtés. Aomine était proche, trop proche de lui. Il sentait ses bras lui frôler les côtes, son torse contre le sien. Le bleu avait mis sa tête au niveau de la sienne, légèrement penchée. Leur lèvre se frôlait légèrement, de sorte à sentir son souffle se mêler au sien.
Ses yeux… ses yeux avaient une expression qu'il ne saurait décrire. Il y a avait de la colère, de la déception, mais aussi… de l'envie ?
Il le scrutait de ses yeux bleu sombres et durs.
« T'as changé, Kise… Au point de devenir comme moi. » dit-il, d'une voix basse.
Là, il pouvait y décerné de la tristesse dans son regard, mais aussi dans sa voix.
Rien qu'avec cette phrase, il l'avait désorienté. Ces mots, il les avait senti sur ses lèvres, mais aussi au plus profond de lui-même.
« Bon sang… ! »
Comment pouvait-il le faire réagir aussi facilement ? Comment pouvait-il le désorienté avec une simple phrase ? Comme lui… qu'est-ce qu'il sous-entendait ?
Il devait partir, être loin de lui, être seul… Mais l'autre, ne t'était pas du même avis, au contraire. Il appuya un peu plus ses lèvres sur les siennes. Son cœur battait à tout rompre, il était sûr qu'Aomine, pouvait le sentir, l'entendre même ! Il ne devait pas se laisser faire, il devait l'éloigner de lui, juste le pousser légèrement. Son corps refusa, son cerveau ne réagissait même plus. Bordel… !
Aomine appuya un peu plus, approfondissant le baiser. Kise – ou plutôt le corps de Kise – approfondit à son tour. Levant les bras, voulant les poser sur les côtes de l'ex- coéquipier, un bruit plus qu'alarmant les sortirent de leur transe.
Un brouit plus qu'alarmant les sortant de leur transe. La porte grinçante claqua, laissant apparaître une lycéenne débordante d'énergie aux cheveux roses, qu'Aomine connaissait plus que bien.
« DAI-CHAAAN ! »
Bordel... se dirent les deux. Aomine se retourna vivement, rompant ainsi le baiser. Il cria le prénom de la pauvre - pauvre ? - jeune fille, qui quant à elle, à la vue du blond rougissant, se stoppa.
« Ah ? Je vois que t'étais occupé, bon, je te laisse alors ! »
Et elle repartie sur ses mots, toute joyeuse. Elle avait clairement compris la situation entre les deux joueurs.
Aomine jura la discrétion de son amie d'enfance. Qu'est-ce qu'elle pouvait être chiante parfois ! Se frottant la tête, il se retourna vers Kise.
Celui-ci était complètement perdu par ce qui s'est passé, repris peu à peu ses esprits. Heureusement que Momoicchi était venu, sinon, il ne saurait dire comment la situation aurait évoluée. Il aurait sûrement couché avec Aomine.
Il avait perdu la tête - et pas seulement la tête...
Un soupir.
Sa tête et son corps de nouveau en état de marche, il fit face à Aomine. Il se frotta les mains, las, pour ensuite fixer durement le bleu dans les yeux.
« C'est la dernière fois que je te le répète. Toi et moi, c'est fini. Il n'y a plus rien. Tu auras beau me courir après, je ne me retournerai pas. »
Un fin sourire mesquin.
Aomine semblait ahurit. Décomposé. Il aimait le voir dans cet état. Lui infliger la souffrance qu'il a reçue. Il se sentait supérieur.
Il passa à côté de lui, ne manquant pas de le frôler. A lenteur d'escargot, il descendait les marches. Une marche par marche, une seconde par seconde, il se remémorait la scène. Son cœur s'emballa à la simple pensée de ce baiser. Les souvenirs du collège jusqu'à maintenant lui revenait en mémoire, telle une météorite venant détruire son équilibre intérieur. Il s'arrêta. Il devait rester fort. Il ne devait pas y repenser.
« Et si je te lâche pas, tu redeviendras le Kise que j'ai connu ? »
La fierté, il l'avait quelque peu rangé pour un instant. Il devait le savoir. Il ne pouvait pas le voir se « métamorphoser » en un deuxième lui. Ce serait la pire des choses.
Les rôles s'étaient échangés. Ça en devenait ironique.
Le blond se retourna et le regarda, surpris. Cette scène était du déjà-vu. Combien de fois avait-il essayé de le rattraper ? Combien de temps lui courait-il après ? Kise était à la place d'Aomine, et Aomine était à la place de Kise. Un souvenir lui vint. L'une des fois où son cœur s'était déchiré en morceaux. L'une des fois où il a haït Aomine pour en fin de compte revenir vers lui.
Las, il remonta les marches, jusqu'à lui faire face. Vivement, il choppa le portable de l'autre. Alors que ce dernier jurait, lui réclamant cet objet futile, il trifouilla pour ensuite le rendre tout aussi nonchalamment.
« Si c'est pour se foutre de moi, ce n'est pas la peine. »
Il était très bien comme il était. Sans lui laisser le temps de répliquer, il partit le laissant en plan, tel un poteau destiné à être cloué au sol, seul et insignifiant.
Intrigué, son regard ne cessa de vagabonder entre le vide et l'écran. Un flash soudain. N'avait-il quand même pas… ? Il chercha dans le journal d'appel, puis la messagerie jusqu'au répertoire. Rien. Il n'y était plus. Son numéro était effacé.
« PUTIN ! »
Il balança son portable en bas de l'escalier. Il le prenait sérieusement pour un con. L'énervement l'emportant, il accourra jusqu'à l'arrêt de bus. Il était là, prêt à monter dans le véhicule. Il le voyait. Il pouvait l'atteindre. Mais l'horoscope du jour – comme aurait si bien dit Midorima – en décida autrement. Il l'avait manqué, partit sous ses yeux.
Un pêtage de plomb.
« Je ne laisserais pas passer ça, Kise. Je le jure au nom de mes magazines ! »
Qu'en pensez-vous ? Ce chapitre valait-il le coup d'un an d'attente ? :')
J'ai décidé de faire une petite fin avec humour - Aomine et les magazines... longue histoire d'amour...! - pour que vous puissiez restez de bonne humeur et d'attendre de nouveau patiemment - sans me lancer de tomates, même si je le mérite...! x')
Je ne saurais quand le prochain chapitre viendra. Je préfère vous faire une suite convenable, qui ne soit pas à côté de la plaque, avec une écriture meilleure et mature. Car oui, je continue d'écrire. Lorsque l'histoire de Kuroko no Basket se sera de nouveau épris de moi, je reviendrai, promesse d'un panda !
PS : J'écris de nouveau textes - ne portant pas sur les mangas. Si vous voulez en savoir plus, n'hésitez pas à aller voir mon profil ou bien, m'envoyer un message privé :)
N'hésitez pas à mettre des reviews, ça me motive ! A bientôt ~
