Ciaooo mes oeufs en chocolat,
Voilà la seconde partie de cette fiction. J'espère que vous aimerez. Et parce que j'ai du retard, je vous offre trois lemons pour le prix d'un! Bonne lecture, je vous retrouve en bas pour le blabla.
RAR
Delphine03: Merci beaucoup, ça me fait très plaisir! J'espère que la suite sera à la hauteur de tes attentes!
Guest: C'est un vrai compliment que tu me fais la :p J'espère que ce chapitre te plaira tout autant, et merci pour ta review.
H223: Merci pour ta review. En espérant que ce chapitre te plaise!
LoicLaCarpe: Merci beaucoup, ça me fait très plaisir!
WatchHeart7076: Merci pour ta review :) J'espère que la suite te plaira tout autant!
Margaret V: Merci beaucoup! Bonne lecture.
Gratt'papier: Merci d'avoir laissé une review, ça me fait plaisir! J'espère que ce chapitre te plaira.
Trois jours après, Hermione était encore dans tous ses états. Elle n'arrivait plus à se concentrer en cours et elle n'avait pas terminé sa dissertation à rendre pour dans trois semaines, ce qui révélait que quelque chose ne tournait vraiment pas rond chez elle. Elle dormait mal, ses rêves étant peuplés par toutes sortes d'images concernant un certain blond, et qui la faisaient rougir rien que d'y penser. La journée, elle restait les yeux dans le vide ou fixés sur la nuque du Serpent, essayant veinement de contrôler son esprit, qu'elle commençait d'ailleurs à qualifier de « dérangé ». En dix-huit ans de vie, elle avait eu très peu de rêves et de pensées érotiques, peut être parce qu'elle n'avait jamais rien vu, lu, ou expérimenté de tel. Et voilà qu'en moins d'une semaine, ce sale Malefoy parvenait à la rendre littéralement obsédée !
- Granger, le cours est fini, peut être devrais-tu envisager de te lever de ta chaise ?
Son sang se glaça. Oh non, non, tout mais pas lui... Elle qui essayait de l'éviter...
Elle leva les yeux et rencontra deux prunelles grises, inquisitrices. Peut-être avait-il perçu son manège ?
- Tu es bizarre Granger. Il y a deux jours, tu m'as envoyé un hibou pour m'informer que tu n'as plus le temps pour nos leçons le soir. Soit. Mais j'ai quand même comme l'impression que tu m'évites.
- N-non, bégaya-t-elle, en rangeant ses affaires, essayant d'adopter un air indifférent
Il ricana, lui faisant clairement savoir qu'elle n'était pas franchement crédible. Mais voyant qu'elle ne pipait mot et garder les yeux rivés au sol, il soupira et lança :
- Sincèrement, ne sois pas si coincée. Je voulais pas te choquer avec mes blagues perverses ni rien, mais je-
- Ca n'a rien a voir ! Cria-t-elle, se levant brusquement, refusant de sentir la chaleur dans son bas ventre qui s'était déclenchée après qu'il eut prononcé le mot « perverses »
Ils étaient face à face, et il la sondait du regard pour comprendre ce qu'il lui arrivait. Physiquement, elle n'avait pas changé, ses cheveux étaient toujours aussi touffus, ses joues toujours aussi rouges. Mais dans ses yeux, il distinguait clairement son trouble.
- Tu sais, tu peux me dire ce qui ne va pas.
- Non ! Ca ne te regarde pas !
Elle prit son sac et le contourna pour sortir de la pièce le plus vite possible. Elle avait besoin de prendre l'air.
Mais c'était sans compter sur Malefoy-l'insupportable, qui attrapa son poignet et la fit se retourner à nouveau vers lui.
- J'ai pourtant l'impression que ça me concerne, fit-il, calmement
- Lâche-moi ! Cracha-t-elle, retirant son bras de son emprise.
- Par Merlin, Granger, qu'est ce que tu as ?!
Son ton était presque enervé. Pourquoi était-elle si bornée ?
- Je t'ai dit que ça n'a rien à voir avec toi ! Et depuis quand te préoccupes-tu de mes problèmes?
- Tu es bizarre, je veux juste comprendre pourquoi !
- Et bien tu n'as rien à comprendre. Maintenant, laisse moi, et ne m'approche plus.
Elle tourna les talons après lui avoir lancé un regard noir. Il resta là, désemparé. Il soupira, remit son sac sur l'épaule et se dit que Hermione Granger était quand même une créature assez étrange.
Il était devant elle, nu. Ô Merlin, comment un être pouvait-il être si bien bâti ? Elle sentit ses mains devenir moites, et son bas ventre était en feu. Son torse blanc était musclé mais fin, sa peau était douce mais ferme, et ses yeux orageux mais tendres. Et elle voyait dans son regard qu'il la désirait tout autant qu'elle.
- Tu es prête ?
Elle acquiesça, les joues rouges, et il s'avança vers elle. Elle sentit leurs sexes se frôler et poussa un gémissement. Il posa les mains sur sa poitrine et agaça ses tétons tendus, ce qui la fait se cambrer, ivre de désir. Il les embrassa, puis descendit le long de son ventre pour enfin atteindre son sexe bouillonant. Elle leva légèrement la tête, et lorsqu'elle le vit, accroupi devant son intimité, elle sentit son désir ruisseler entre ses cuisses.
Il lui lança un regard amusé en la voyant si prête pour lui, et aposa sa bouche contre son clitoris, dans une caresse douce. Elle gémit, et poussa même un cri lorsqu'il lécha sa fente avidement, se déléctant de ce qu'il provoquait chez elle.
Quand il remonta, il lui donna un doux baiser tandis qu'elle sentait quelque chose de dur s'immicer entre ses cuisses. Son sexe à lui était large, mais elle n'avait pas peur, tant elle se sentait emportée par le plaisir. Alors qu'il lui pressait tendrement les seins encore une fois, il la pénétra.
- Hermione !
La Gryffondore se réveilla en sursaut, en sueur, les mains moites, et l'entrejambe inhabituellement humide. Elle mit quelques secondes à comprendre qu'elle avait rêvé, et qu'elle était à présent devant Ginny, qui la scrutait d'un air méfiant.
- O-Oui ? Demanda la brune, la gorge sèche et l'esprit encore un peu embrumé
- Il est déjà 8h, Hermione ! Tu vas être en retard !
Elle se releva brusquement, tâchant d'oublier son rêve, Malefoy, et sa culotte trempée. Au diable les hormones !
Alors qu'elle enfilait à la va vite ses chaussettes hautes, elle remarqua les sourcils froncés de son amie, qui la regardait.
- Quoi ? Fit-elle tout en attachant son soutien gorge
- C'est vraiment étrange, c'est bien la première fois que tu n'entends pas ton réveil. Tu t'es couchée tard hier soir ?
- Hum, oui...J'ai...Lu.
Elle s'échappa de la rousse en courant s'enfermer dans la salle de bain. Elle se passa de l'eau froide sur le visage pour se réveiller et se sortir ces images érotiques de la tête.
"Nom d'un Sombral, il faut que tu te calmes Hermione !" Se répimanda-t-elle en se regardant dans la glace
Après avoir couru à en perdre haleine, elle réussit à arriver à l'heure à son cours de potions, mais non sans avoir dû sacrifier son petit déjeuner, soit le repas le plus important de la journée d'après elle, car il était essentiel pour pouvoir bien suivre toute la matinée en cours. Merlin, qu'est ce qu'elle détestait Malefoy en ce moment même.
Elle entra dans la classe de ce cher professeur Rogue et s'assit au deuxième rang comme à son habitude. C'était une des places les plus parfaites : elle pouvait bien écouter, mais n'avait pas à supporter le nez crochu, les cheveux gras, ou l'haleine peu fraîche du professeur. Malheureusement, elle n'était apparemment pas la seule à apprécier cette rangée, puisque celle ci était généralement la première à être remplie.
Hermione sortit ses affaires, posa sa plume bien à plat sur la table, prête à rester concentrée quoiqu'il arrive. Alors qu'elle écrivait la date en haut du parchemin, la chaise à côté d'elle racla le sol.
- Désolé Granger, mais il n'y avait plus d'autre place au deuxième rang.
Elle releva les yeux brusquement pour découvrir un Blaise Zabini en pleine forme à ses côtés. Il s'était bien remis de son rhume d'après ce qu'elle voyait.
Elle ne répondit rien et se contenta de hausser les épaules, plutôt contente d'être tombée sur lui plutôt que sur Malefoy. Enfin, pour l'instant.
Les premières minutes du cours se passaient à merveille. Rogue expliquait de sa voix palpitante les propriétés du sang de licorne, et Hermione grattait comme jamais, heureuse d'avoir retrouvée sa passion : boire les paroles de ses professeurs. Mais alors qu'elle trempait sa plume dans de l'encre, Zabini lui adressa la parole :
- Alors, j'ai appris que tu n'es plus l'ennemie numéro un de Drago ?
Sa main trembla et une goutte d'encre tâcha le parchemin. Bordel.
- Je n'en sais rien. Et ça m'est égal, répliqua-t-elle d'une voix glaciale.
Zabini étouffa un rire mais ne répondit pas.
Hermione essaya de reprendre le fil de ses idées, mais une question trottait dans sa tête, et l'empêchait de réfléchir correctement. Elle tripota sa plume encore quelques instants, puis renonça et la posa sur sa table, dégoûtée.
- Si tu veux tout savoir, oui c'est lui qui me l'a dit il y a plusieurs jours déjà.
La brune écarquilla les yeux et se tourna vers l'Afro qui faisait mine de copier. Mais le sourire qui ornait ses lèvres ne trompait pas. Décidemment, les Serpentards étaient bien trop malins pour son propre bien.
Pour reprendre contenance, elle tenta :
- Je t'ai dit que ça ne m'interessait pas.
- Allez, pas à moi, Granger. Fit-il, n'y croyant pas un mot.
Hermione crut qu'elle se mettre à taper du pied de frustration. Etait-elle si transparente ?
- Tu sais, il était assez enervé l'autre soir. Le jour où tu l'as « plaqué ». Il n'a vraiment pas compris pourquoi.
- Ca n'a pas d'importance, souffla-t-elle, les joues rouges.
- Et bien je pense que tu as tord. Depuis le début, j'ai pensé que malgré votre mésentente, vous étiez les personnes les plus semblables de tout Poudlard.
- Tu rigoles ? Chuchota-t-elle, étonnée comme jamais
- Non, pas du tout. Regarde toi, et observe lui, vous êtes identiques. Vous êtes tous les deux intelligents, vous êtes des leaders, vous avez une fierté surdimensionnée et vous êtes bornés. Et la liste est encore très longue selon moi.
Hermione resta muette. Elle voulait à tout prix le contredire, mais une petite voix lui soufflait que les arguments qu'il avançait semblaient avoir du sens. Mais pourquoi n'y avait-elle jamais pensé ?
- Enfin, j'essaye pas de vous mettre ensemble ni rien. Mais j'avoue que je comprends pas trop ta réaction. Encore un point commun avec Drago, tiens.
Elle failli tout lui déballer, là, pendant le cours de Rogue, en plein milieu d'une classe remplie.
- Je sais que t'as un peur de me le dire. Je le vois dans tes yeux.
Encore une fois, elle était stupéfaite par la lucidité du garçon. Elle le regarda longuement, admirant ses prunelles plus noires que la nuit, sa peau mate et ses dents blanches, qui créaient un contraste plus que fascinant. Pouvait-elle lui faire confiance ?
Alors qu'elle était perdue dans ses pensées, la cloche sonna, annonça l'heure du déjeuner. Mais bizarrement, Hermione avait perdu tout son appétit.
- Granger !
Elle se figea en plein milieu du couloir du quatrième étage, le souffle court et les yeux revulsés. Comme au ralenti, elle se retourna vers le blond qui l'avait appelée.
- O-Oui ? Reussit-elle à articuler avec difficulté
- Je suis venu te rendre ça. Je l'ai pris par mégarde la semaine dernière.
Il lui tendit un manuel de sortilèges. Hermione le fixa, fixa le manuel, fixa le sol, fixa la chemise bleue du Serpentard, qui était d'ailleurs très bien accordée avec ses yeux. Ses yeux avaient cette couleur assez extraordinaire, comme elle l'avait remarqué à plusieurs reprises. Ils étaient d'un bleu froid, un subtil mélange entre l'acier et l'océan. Elle trouvait d'ailleurs qu'ils représentaient bien sa personnalité : solide mais fragile, ferme mais tendre. Un sacré paradoxe, c'était exactement ce qu'était Drago Malefoy.
- J'ignorais que tu étais sous mon charme à ce point là Granger.
Et sans qu'elle comprenne pourquoi, il s'avança rapidement vers elle et la plaqua contre le mur du couloir désert. Elle inspira. Grave erreur. Son parfum lui fit immédiatement tourner la tête. Elle leva les yeux. Mauvaise idée. Elle rencontra son regard charmeur et sentit ses genoux trembler. Elle tenta de se sortir de là. Stupide. Il se rapprocha davantage, resserant sa prise.
- Ne me dis pas que tu as peur, Granger, souffla-t-il, faisant voler quelques mèches devant son visage.
Elle avait envie de crier que non. Hermione Granger n'avait peur de rien, ni du Mage Noir, ni de la mort, ni d'un Doloris. Drago Malefoy n'était franchement pas menaçant face à tout cela.
Et pourtant, d'une certaine façon, elle avait peur. Elle était même carrément terrifiée. Pas par Malefoy lui même, mais plutôt par ce qu'il provoquait chez elle : le désir qu'il faisait naître, le feu entre ses reins, les fourmillements de ses cuisses. C'était du désir, du sexe, de la passion dont elle flippait. Et Malefoy était très étroitement associé à ces trois derniers depuis quelques jours.
Malefoy la regardait. Jamais il ne l'avait vue de si près. Il compta quatre tâches de rousseur sur l'arête de son nez, et remarqua à quel point ses cheveux semblaient doux. Ses cils étaient un peu trop longs, la peau de son front brillait un peu trop, ses sourcils étaient épais, mais c'étaient tous ces défauts ensemble qui la rendait presque mignonne parce qu'ils la rendaient unique.
Parce qu'au fond, qu'est ce qu'était vraiment la beauté ? Respecter les codes, ou être unique et accepter ses défauts ? Pendant longtemps, il avait eu l'impression d'embrasser et de coucher avec la même fille des dizaines de fois. Toutes avaient le même rouge à lèvres, les mêmes expressions, les mêmes sous vêtements. Il était sur que Granger ne porterait jamais de culotte en dentelles, ne crierait jamais fort pendant un orgasme pour se faire entendre, ne se mettrait jamais de vernis à ongles noir. Pourtant, n'était-elle pas plus jolie en étant elle même ? N'aurait-il pas plus de plaisir à faire l'amour avec quelqu'un comme elle plutôt qu'avec une de ses groupies ?
Elle remarqua qu'il avait les yeux dans le vide. A quoi pensait-il ? A elle ?
Elle tenta de profiter de son moment d'inatention pour se dégager. Tentative qui échoua misérablement.
- Où pensais-tu aller comme ça Granger ? Demanda-t-il, les yeux bien rivés sur elle cette fois
- J'aimerais pouvoir rentrer à ma chambre.
- Pour quoi faire ?
- Cela ne te regarde pas, Maelfoy.
- A part si je participe à tes activités.
Elle rougit violemment, et se débattit sous ses yeux moqueurs.
- Granger.
- Laisse moi partir.
- Granger.
- Tu m'énerves ! Tu ne peux pas agir contre la volonté des autres à ce point.
- Granger.
- Je ne comprends même pas pourquoi tu es comme ça. Pourquoi tu me suis, pourquoi tu t'intéresses autant à ma misérable personne.
- Granger ?
- Oui.
- Je te laisserai partir quand tu me diras ce que tu as.
Elle soupira. Si elle ne lui avouait pas, elle ne pourrait jamais lui reparler parce que ça la traumatisait vraiment trop. D'un autre côté, si elle lui racontait tout, peut être se fâcherait-il ?
Bizarrement, l'idée de ne plus pouvoir lui parler lui donnait mal au ventre. Par Merlin, depuis quand était-il devenu important pour elle ? Elle inspira à nouveau un grand coup, et parvint à distinguer les notes ambrées de son parfum.
- Alors ?
- Si je te dis...tu promets de ne pas te fâcher ? Murmura-t-elle
Il lui saisit le visage en coupe.
- Promis, Granger.
Elle ignora la bouffée de chaleur qui s'empara d'elle.
- Il y a quelques jours, après t'avoir soigné, j'ai trouvé un morceau de parchemin écrit de ta main. Il indiquait une salle au septième étage. Je m'y suis rendue. J'ai découvert une salle pleine d'objets de toutes sortes et de livres dans des bibliothèques et il y avait un lit et je-
Elle ne put terminer sa phrase car il partit dans un fou rire incroyable. Il se tenait le ventre et pleurait presque de rire tout en la regardant.
Hermione fronça les sourcils, presque vexée. Voilà qu'elle se confiait finalement à lui, et sa seule réaction était de rire ?!
- Oh par Merlin... souffla-t-il, les larmes aux yeux.
- Je peux savoir ce qui te fait autant rire ? Enfin je sais pas, c'est assez gênant pour toi non ? Répliqua-t-elle sèchement
Sa remarque sembla faire redescendre son état d'euphorie quelque peu, mais il conserva un sourire en coin.
- Je ne veux même pas imaginer ta tête quand tu es rentrée dans la Salle Rouge.
- La Salle Rouge ?
- Je l'ai aménagée en sixième année. J'avais besoin d'un espace pour emmener mes conquêtes, tu vois.
- Non.
- Rho, ne sois pas si prude Granger ! Tu as aimé ?
- Quoi donc ? Demanda-t-elle
- La salle !
Elle écarquilla les yeux. Il lui demandait son avis sur la déco ou elle rêvait ?
- Je...Je n'ai pas eu le temps de regarder. A vrai dire...
- Tu t'es enfuie en courant dès que tu as compris n'est ce pas ?
Sans même attendre de réponse, il repartit dans un fou rire, tandis qu'elle faisait la moue. Il se moquait clairement d'elle, et ça n'était pas très agréable.
- Bon, je vais te laisser te marrer comme une baleine tout seul, dit-elle, acerbe.
Mais alors qu'elle allait lui tourner le dos, il lui saisit la main et sans qu'elle s'en rende compte, commença à la faire avancer.
Ses jambes marchaient de manière mécanique dans le couloir, tandis que Malefoy tirait son bras. Après plusieurs secondes seulement, lorsqu'elle comprit où il l'emmenait, elle commença à se débattre. En vain.
- Non, non, non, Malefoy ! Je n'irai pas la bas !
- Allez Granger, ça va te faire plaisir, je te jure.
Elle s'étouffa avec sa salive en saisissant les connotations cachées derrière la phrase du blond.
- Lâche moi tout de suite !
- N'exagère pas, Granger, je ne vais pas te faire de mal. Bien au contraire.
Elle poussa un cri de rage en essayant d'ignorer son intimité déjà humide. Morgane, que quelqu'un la sauve !
Lorsqu'ils arrivèrent devant le tableau, Malefoy prononça le mot de passe et la poussa dans le couloir sombre tandis que le tableau se refermait derrière eux.
Dans le noir, il pouvait percevoir son souffle hâché. Elle était enervée, sans aucun doute, mais pas que. Il connaissait les femmes par cœur, et il savait ce qui perturbait Granger : c'était son désir.
Il s'avança vers elle et se délécta de sentir son cœur s'accélerer. Il lui prit la main et sourit en palpant la chair de poule de ses bras. Il sentait son parfum, touchait sa peau douce, entendait sa respiration, et il s'imagina réveiller ses sens, la faire gémir, lui donner un orgasme. Depuis quand avait-il ce genre de pensées concernant Granger ? C'était surement l'endroit qui faisait monter en lui cette excitation.
Il sortit la clé de sa poche et entendit la brune ricaner.
- J'ai dévérouillé cette porte en deux temps trois mouvements.
Il sourit et se pencha vers elle, peut être plus près qu'il ne l'aurait voulu.
- Je vois que tu étais impatiente d'entrer.
Malgré l'obscurité, il perçut la rougeur de ses joues.
Hermione l'entendit ouvrir la porte, et s'avança à l'intérieur de la Salle Rouge. Elle était comme elle l'avait laissée. La note de Padma traînait toujours sur la couverture, et le blond la lu avant de hausser un sourcil.
- Pas étonnant qu'elle m'ait écrit ça. Je lui avais donné trois orgasmes d'affilé cette nuit là.
La Gryffondor déglutit, gênée. Elle ne voulait pas connaître les détails de la sexualité de son amie !
Comme la première fois, elle s'avança vers les bibliothèques et il la suivit.
- Celui ci est mon préféré, fit Malefoy en faisant léviter un ouvrage.
Elle le saisit entre ses mains et lu « Connaître les femmes et leurs zones érogènes ». Elle étouffa un petit rire avant de sortir :
- Tu as vraiment lu tous ces bouquins pour...t'instruire ?
- Bien sur, c'est comme ça que j'ai acquis mes capacités hors du commun, fit-il en lui lançant un clin d'oeil
Hermione sourit doucement, s'imaginant le blond négliger ses devoirs de Métamorphose pour lire ça. Elle n'avait jamais pensé à considérer le sexe comme un enseignement.
Le blond la regarda lire les tranches de chaque livre. Elle se mordait la lèvre lorsque le titre était un peu osé, ou souriait lorsqu'elle trouvait cela à la limite du ridicule. Ses cheveux étaient rejettés en arrière et elle penchait doucement la tête, laissant sa nuque à la vue du Serpentard. Et lui la dévorait littéralement des yeux, tant elle lui semblait désirable dans la lumière tamisée de la chambre.
Il l'emmena voir ensuite les objets. Il comprit à son expression qu'elle ne connaissait pas grand chose de leur utilité, et il s'amusa à lui donner des explications qui la faisaient rougir.
- Ca ce sont des boules de geisha. Tu peux les mettre dans le vagin, ou l'anus. Chaque boule contient une bille, qui roule et provoque des sensations très agréables, crois moi. Chez certaines, l'orgasme est immédiat.
Hermione écoutait, les mains moites. Chaque objet lui paraissait étrange au premier abord, mais en s'imaginant Malefoy jouer avec, elle trouvait ça extrêmement sexy.
Lorsqu'elle se pencha pour attraper un objet long et dur, Malefoy put suivre des yeux le mouvement de sa jupe qui remontait, dévoilant ses cuisses enveloppées de collants épais de laine. Il dut réfrener une pulsion et plaça ses mains devant son sexe, histoire qu'elle ne prenne pas peur en voyant que si peu parvenait à l'exciter.
- Et ce truc, c'est pour quoi ?
Elle était presque devenue curieuse. Elle ne connaissait rien au sexe et au plaisir, elle devait se l'avouer. Ce nouveau monde la fascinait presque, des centaines de questions trottaient dans son esprit.
- C'est un godemichet. Tu remarqueras qu'il a la forme et taille d'un pénis. Les femmes se le mettent dans le vagin pour simuler l'acte sexuel. Ensuite, elles appuyent sur ce bouton ici pour activer les vibrations.
- Mais...c'est énorme ! S'étonna-t-elle. Comment les femmes pouvaient elles faire rentrer ce truc géant en elles ?
- Non, c'est une taille moyenne, treize centimètres. Mon pénis est bien plus grand, si tu veux tout savoir.
Elle se racla la gorge, gênée. Quelle situation étrange était-ce de discuter de sexe avec son ex-ennemi...
Malefoy se retenait difficilement. Son innocence, sa curiosité étaient carrément bandantes. Il aurait souhaité lui montrer un pénis en grandeur nature.
Elle replaça le godemichet en bas, laissant à nouveau au blond le plaisir d'observer ses cuisses. Lorsqu'elle se remit droite, elle sentit un torse contre son dos, des mains sur ses hanches, un souffle dans sa nuque et quelque chose de dur contre ses fesses. Oh. Merlin.
- Malefoy, que.. ?
- Chut, Granger. Laisse moi te montrer.
Il lui attrapa les hanches délicatement et la dirigea jusqu'au lit. Devant le lit, ils se mirent face à face et se regardèrent dans les yeux.
Elle aurait voulu s'enfuir. Sa raison lui criait de partir aussi vite que possible, mais son corps lui envoyait un tout autre signal. Et ses jambes refusaient de bouger.
Il posa une main sur son épaule et la remonta dans son cou, en une douce caresse. Il passa sa main sur ses joues, ses doigts se glissèrent dans sa bouche. Il joua avec ses cheveux, descendit sa main jusqu'à la naissance de son col claudine. Pendant ce temps, elle l'observait et se sentait suffoquer par moments. Par exemple, quand il caressa ses fesses par dessus sa jupe, ou quand il effleura ses cuisses enveloppées dans le collant. Il lui provoquait des frissons, sa peau se tendait à son passage, ses poils se dressaient.
Il replaça ses mains sur ses hanches et la poussa délicatement sur le lit, où elle tomba sans un bruit, lui au dessus d'elle. Il palpa ses cuisses, son ventre, ses seins tandis qu'elle se mordait les lèvres, en attente de plus. Jamais elle n'avait eu si chaud dans son uniforme.
Il était la, au dessus d'elle, et la dévorait du regard. Ses yeux bleus scrutaient chaque parcelle de son visage, de sa peau et elle se sentait fondre. Merlin qu'il était beau.
Délicatement, il lui dénoua ses chaussures et les fit tomber au pied du lit. Il enleva ensuite son pull, qu'il fit passer par dessus sa tête. Doucement, il fit glisser ses mains sous sa jupe, la faisant se cambrer lorsqu'il empoigna ses fesses. Ses doigts agrippèrent le bord du collant et il le fit descendre le long de ses jambes, en une douce caresse.
Elle n'avait plus que sa chemise et sa jupe, et se sentait encore trop habillée. Elle ressentait le besoin d'avoir les mains du blond sur sa peau nue.
Il s'attaqua ensuite à sa chemise, et défit un à un les boutons jusqu'à révéler un soutien gorge noir simple, mais qui faisait tout son effet en créeant un contraste hypnotique avec sa peau laiteuse. Il jeta le vêtement au loin et entreprit de s'occuper de sa poitrine. Il palpa ses seins, la faisant gémir, puis les malaxa, faisant accélerer sa respiration. D'un geste habile, il dégraffa son soutien gorge, et admira ses seins, qui étaient ni trop gros ni trop petits.
Il embrassa sa poitrine doucement, lécha ses mamelons, mordilla ses pointes. Ses coups de langues la faisaient se cambrer, et elle sentait l'humidité ruisseler entre ses jambes. Il pressa une dernière fois ses deux globes avant de passer aux choses sérieuses.
Il posa ses mains sur ses hanches à nouveau, et fit glisser sa jupe jusqu'à ses pieds, la laissant frissonante. Elle était presque nue, exposée devant lui. Elle lui lança un regard anxieux et il lui embrassa la joue délicatement :
- Je ne te ferai pas de mal Granger.
Il glissa sa main entre ses cuisses, et commença à caresser son intimité par dessus sa culotte de coton noir. Il perçevait à quel point il était humide et s'en félicita.
Hermione était transportée dans un autre dimension. Jamais elle ne s'était sentie aussi bien de sa vie. Ce que Malefoy lui faisait était doux mais divin.
Après avoir frotté ses doigts contre sa culotte, il lui retira le dernier rempard, exposant son intimité. Et sans lui laisser le temps de rougir, il plaça son majeur contre ses chairs humides.
Il frotta son doigt contre son clitoris, et elle poussa un cri tant c'était bon. Après quelques instants, il enfonça son majeur dans son vagin, en continuant de caresser son clitoris de l'autre main, pour éviter qu'elle ait trop mal.
Si Hermione pensait déjà avoir atteint le septième ciel, elle en était encore loin. Et elle s'en rendit compte lorsqu'il posa sa bouche contre son sexe.
Il lécha ses lèvres et elle serra les poings en rejetant la tête en arrière. Il commença par la lécher puis mordilla son clitoris, tandis qu'elle promenait ses doigts dans sa chevelure dorée, le poussant davantage vers elle. Lorsque sa langue pénétra son vagin, elle se sentit partir. Son corps se contracta jusqu'à ses orteils, et elle poussa un cri, les yeux fermés. Son premier orgasme.
- Alors, Granger ?
Il était de nouveau au niveau de son visage et la regardait, amusé. Elle avait les joues rouges et les cheveux en bataille, et cela la rendait incroyablement belle. Plus aucun doute, il avait vraiment envie de lui faire l'amour.
Elle ne répondit rien, mais posa ses mains sur son torse. Hésitants, ses doigts fins commencèrent à défaire les boutons de sa chemise, alors qu'il l'observait froncer les sourcils, concentrée à sa tâche. Lorsqu'elle eut terminé, elle l'admira enlever son vêtement, dévoilant son torse pâle et musclé. Ce torse qui l'avait déjà tant faite fantasmer.
Rapidement, il se retrouva en caleçon, et sentit la tension monter d'un cran. Hermione était anxieuse, mais il voyait dans ses yeux qu'elle en avait envie autant que lui.
Quand il fut nu, elle l'observa. Il était bien bâti, musclé mais pas trop. Son sexe semblait se tendait vers elle, et elle comprit qu'il en avait envie autant qu'elle.
Il s'allongea à nouveau au dessus d'elle et passa une main entre ses cuisses pour titiller son clitoris à nouveau, enfin de la rendre prête à l'accueillir. Elle gémit doucement tout en le regardant dans les yeux.
- Vas-y, souffla-t-elle sans même réfléchir, sa raison s'étant fait la malle depuis une vingtaine de minutes maintenant
Il posa les mains près de sa tête, caressa sa joue et s'enfonça en elle doucement, bien conscient que c'était sa première fois.
Hermione étouffa un cri en sentant son initimité la brûler. Le sexe de Malefoy était épais et long, et écartait ses chairs intimes. Il commença un léger mouvement de vas et viens, se balançant au dessus d'elle. Après plusieurs minutes, la brûlure s'atténua, et elle replia ses jambes dans son dos, l'encourageant à approfondir son mouvement.
Malefoy comprit que le plus dur était passé et accéléra ses mouvements en agrippant ses hanches. Une goutte de sueur glissa sur son front tandis qu'il bougeait en elle plus fortement.
Hermione commença à ressentir du plaisir lorsqu'il stimula son clitoris, la faisant soupirer. Elle continuait de l'observer s'activer en elle, joignant leurs sexes plus violemment à chaque coup.
Après plusieurs minutes, il se sentit venir, et poussa un râle en éjaculant. Il sortit d'elle et s'allongea à ses côtés, le bras autour de sa hanche.
Hermione regardait le plafon, les pensées au loin, réalisant pleinement son acte. Elle avait fait l'amour avec Drago Malefoy. Et bizarrement, elle ne le regrettait pas.
Ce fut une caresse sur sa joue qui la réveilla. Elle ouvrit les yeux et rencontra le regard amusé du Serpentard.
- Bien dormi ?
Elle rougit légèrement et sourit en guise de réponse. Merlin, elle l'avait fait, elle n'avait pas rêvé.
- Tu te sens comment ? Demanda-t-il
- Parfaitement bien, souffla-t-elle en le regardant
Il sourit et se pencha sur elle pour l'embrasser doucement sur la joue. Hermione enroula les bras autour de son cou, la rapprochant d'elle. Puis elle murmura à son oreille :
- On peut recommencer ?
Le blond étouffa une exclamation de surprise, mais un sourire en coin prit bientôt place sur ses lèvres. Sacrée Granger.
D'un coup de hanche, il la renversa au dessus de lui. Elle le regarda d'un air étrange, et il sourit :
- Chevauche moi, Granger, fit-il d'une voix rauque
Hermione sentit l'humidité renaître entre ses jambes au son de sa voix. Elle se mit au dessus de lui et, suivant ses indications, unit leurs deux sexes à nouveau.
Elle commença à monter et descendre sur lui, tandis qu'il lui malaxait les seins, la faisant gémir. La tête rejettée en arrière, elle se laissait guider par ses sensations.
Après quelques temps, il lui attrapa les fesses et la fit s'enfoncer plus profondément sur son pénis dur comme la pierre. Elle lâcha un cri et glissa plus rapidement sur sa hampe. Très vite, elle sentit le plaisir exploser dans son bas ventre et cria. Elle l'enserra fortement, ce qui le fit venir presque en même temps. Il éjacula en elle, alors qu'elle s'affalait sur son torse.
Il passa une main dans ses cheveux emmêlés, respirant difficilement. Par Morgane, Granger était un excellent coup. Elle était passionnée, bouillonante et naturelle. Et putain, il adorait ça.
Hermione avait les yeux fermés, couchée sur le torse du blond. Elle se sentait flotter. Qu'est ce qu'elle était bien. Elle aurait voulu que ce moment dure pour toujours. Oui, elle aurait voulu que ce moment avec Drago Malefoy ne s'arrête jamais.
Il était intelligent, sexy, drôle, et excellent au lit. Et nom d'un vomi de Sombral, elle adorait ça.
La journée passa rapidement pour Hermione. Elle était comme sur un petit nuage, l'esprit plus ailleurs que jamais. Son entrejambe brulante lui rappelait la nuit qu'elle avait passé, et lui donnait envie de recommencer.
- Hermione tu viens avec moi ?
- Pardon ?
Harry poussa un soupir exaspéré. Ne l'écoutait-elle jamais ?
- Je disais que j'ai besoin de finir un devoir à la bibliothèque. Tu viens avec moi ?
- Euh non, désolée Harry. Je vais plutôt rentrer me reposer dans ma chambre.
Il écarquilla les yeux comme jamais tandis qu'elle tournait les talons. Depuis quand Hermione Granger refusait-elle d'aller à la bibliothèque. Intrigué comme jamais, il décida de la suivre. Quelque chose clochait.
Hermione traversait le couloir de Métamorphose lorsqu'elle entendit un chuchotement sur sa gauche. Surprise, elle se retourna pour trouver Drago Malefoy, accolé à la porte de la salle de classe, un sourire charmeur aux lèvres.
- J'ai très envie de te kidnapper, ma petite Granger.
Et sans qu'elle ne puisse répliquer, il la saisit de ses bras puissants, la poussa dans la salle vide et claqua la porte derrière eux.
A quelques mètres de là, Harry Potter sentit ses mains devenir moites. Par Merlin, qu'est ce que cela signifiait ?
- Malefoy qu'est ce que-
Il ne la laissa pas finir et la poussa contre la porte, leurs corps s'emboitant parfaitement. Il commença à lui picorer la nuque alors qu'elle enroulait ses bras autour de son con, ressentant déjà les vagues de plaisir en elle.
Il passa ses mains sous sa chemise et caressa ses seins et elle se cambra. D'une main experte, il releva sa jupe et abaissa ses collants. Il mit sa main sous sa culotte et caressa son intimité humide.
Pendant ce temps, elle avait défait sa ceinture et son pantalon était tombé au sol. Il l'aida à sortir son membre, et il faillit défaillir lorsqu'elle commença doucement à le branler. Elle ne savait pas vraiment s'y prendre, mais il appréciait tout de même.
Elle enroula ses jambes autour de ses hanches, et il la porta jusqu'au bureau du professeur McGonngall. Il l'allongea là, la jupe toujours remontée exposant son sexe. Il eut un sourire un coin, et à la plus grande surprise de Hermione, sortit une baguette.
- J'ai très envie de t'initier.
Elle haussa un sourcil interrogateur, et il secoua brutalement la baguette dans l'air jusqu'à ce qu'elle transforme en godemichet sous les yeux ébahis de la brune.
- Ce sextoy a fait un carton l'année dernière, expliqua-t-il. Et tu vas avoir la chance de le tester.
Elle ne répondit pas, appréhendant un peu la sensation. Mais elle n'eut pas le temps de se poser trop de questions, car il enfonça l'objet dans ses chairs intimes. Elle se cambra, emerveillée par la surface rugueuse du jouet qui frottait délicieusement en elle. Et lorsqu'il actionna les vibrations, elle se sentit partir.
Elle poussa un cri et rejeta la tête brutalement en arrière, se cognant contre le bureau en bois.
- Tu aimes Granger.
Ca n'était pas une question, mais elle y répondit tout de même en gémissant bruyamment.
L'objet titillait ses parties les plus sensibles de la manière la plus délicieuse qui soit. Et la main de Malefoy sur son sein gauche n'arrangeait pas les choses.
Quand il augmenta la vitesse, il l'entendit pousser un cri plus fort que les autres et comprit qu'elle venait d'avoir un orgasme. Il sortit l'objet de son vagin, en profitant pour caresser son clitoris érigé, la faisant mouiller comme jamais.
N'en pouvant plus d'attendre, il la pénétra brutalement. Il enchaina les coups de rein puissants, faisant balancer le bureau fragile. Il releva ses jambes sur ses épaules, rendant la pénétration plus profonde.
Lorsqu'il se sentit prêt à venir, il décida de changer de position pour faire durer le plaisir. Il la retourna sur le bureau et elle s'y allongea sur le ventre. Il malaxa ses fesses puis la prit fortement à nouveau, tandis qu'elle agrippait le bureau de ses mains, les yeux fermés et la bouche entre-ouverte, ivre de plaisir.
Il attrapa sa nuque si fine et la serra doucement entre ses doigts, savourant la domination qu'il exerçait sur la Gryffondor. Et enfin, lorsque les contractions vaginales arrivèrent, elle poussa un enième cri et il se déversa en elle. Elle gémit en sentant son sperme chaud dévaler entre ses cuisses.
Epuisée, elle resta quelques minutes allongée sur le bureau, les cuisses ouvertes. Il admira cette vision et se sentit durcir à nouveau mais décida de l'épargner. Elle devait être extenuée.
- Malefoy, souffla-t-elle
Il s'approcha d'elle et effleura son dos en une caresse presque tendre. Il nettoya son entrejambe où leurs fluides se mélangeaient, et l'aida à se relever.
Elle réajusta ses vêtements, les yeux à peine ouverts. Elle ne tenait plus debout.
Délicatement, il la prit dans ses bras et déverouilla la porte de la salle de classe. Il se dirigea ensuite vers la Salle Rouge pour lui accorder une nuit de sommeil bien méritée. Tout ça sous le regard noir de Harry Potter, qui n'avait rien loupé de la scène.
Le lendemain matin, Hermione se réveilla doucement. Ses yeux papillonèrent autour de la chambre et elle reconnut l'endroit. Elle était affamée et remarqua un plateau de nourriture au pied du lit. Elle attrapa une pomme et se servit un verre de lait et s'assit en tailleur sur le lit, près du blond qui dormait.
Tout en croquant dans son fruit, elle l'observa. La couverture couvrait à peine son torse et elle put se rincer l'oeil à souhait. Son visage était paisible et ses cheveux ébourrifés retombaient devant ses yeux.
Par Morgane, elle avait couché avec lui. Trois fois. Elle qui avait toujours méprisé Lavande et ses pulsions sexuelles, elle ne savait plus où se mettre. Elle comprenait presque leur obsession. Merlin, le sexe c'était vraiment très bon, et pas de doute, le partenaire y était pour beaucoup.
Malefoy était experimenté mais savait être doux quand il le fallait. Il prenait soin de sa conquête, et l'emmenait doucement mais surement jusqu'au septième ciel. Et il la rendait accro. Accro au sexe, accro à son parfum, accro à ses doigts, accro à lui.
Elle lâcha brutalement la pomme en réalisant tout ce que cela impliquait. Elle avait envie de lui, encore et encore. Elle aimait ce qu'il lui faisait, elle aimait sa présence, elle aimait son caractère. Hors de question qu'elle commence à l'aimer tout court.
Elle sortit des couvertures rapidement, comme si un démon était à ses trousses. Elle enfila ses chaussures, et attrapa son sac.
Le bruit de la porte qui claqua réveilla le Serpent. Il fronça les sourcils et roula sur le dos pour découvrir les draps défaits, et le fruit tombé au sol. Il soupira en passant une main dans ses cheveux. Elle avait du réaliser dans quel pétrin ils s'étaient fourrés.
Hermione s'assit au deuxième rang comme à son habitude. Severus Rogue leur ordonna de se presser et les élèves remplir rapidement la salle. Harry tira la chaise à sa droite et s'y laissa tomber. Elle se tourna vers lui, un petit sourire aux lèvres. Sourire qui se fâna dès qu'elle vit son air grave.
- Harry ?
Il lui envoya un regard noir pour toute réponse.
Elle en eut le souffle coupé. Jamais elle ne l'avait vu en colère ainsi contre elle.
- Franchement, je pensais qu'on était amis et qu'on se disait tout. Tu sais très bien que depuis que Ron est parti, je n'ai plus que toi, Hermione.
- Mais de quoi tu parles ?
- Miss Granger et Monsieur Potter, dix points en moins pour Gryffondor. Silence à présent, vos petites histoires ne nous intéressent point.
Tous les yeux se tournèrent vers eux quand le professeur parla, et elle sentit son regard lui bruler le dos.
Elle regarda à nouveau Harry, qui conservait son air énervé.
- Pourquoi tu ne m'as pas dit pour toi et Malefoy ?
Elle lâcha sa plume qui tomba au sol. En la ramassant, sa tête se cogna contre le bureau et elle jura silencieusement.
- Je n'arrive pas à croire que tu m'aies caché ça. Je ne suis pas aveugle, Hermione. J'ai bien vu que quelque chose avait changé ces dernières semaines.
- Je ne-
- Je t'ai vu l'autre jour dans le couloir avec lui. Et les cris que tu as poussé ne laissent aucun doute quant à tes activités dans cette classe.
Elle rougit jusqu'à la racine des cheveux. Quelle situation gênante. Elle se racla la gorge et commença :
- Ecoute, je peux comprendre que tu sois énervé. Je te jure que je n'avais pas prévu de coucher avec lui au départ mais-
- Hermione. Je ne suis pas faché parce que tu as couché avec lui.
- Hein ?! S'exclama-t-elle. Mais pourquoi alors ?
- Je suis énervé parce que tu ne m'as rien dit !
Elle n'en revenait pas. Il ne lui en voulait pas d'avoir couché avec Drago Malefoy, le Roi des Serpentards, l'ex-ennemi ?
- Sincèrement, ça me vexe que tu me prennes pour quelqu'un comme ça. Je ne considère plus les Serpentards comme le diable en personne, et je sais que Malefoy a changé. Enfin Hermione, il faut grandir. La guerre est terminée depuis presque un an maintenant.
Elle se sentait presque stupide face à son regard exaspéré. Il avait raison. A présent, elle pouvait avoir n'importe quelle sorte de relation avec Malefoy, rien ne l'en empêchait. A part peut être sa conscience.
- Bon explique moi tout. Tu l'aimes ?
- N-non !
Elle avait sursauté en entendant la question. Il lui lança un regard qui disait clairement qu'il savait très bien ce qu'elle refusait d'admettre.
- Bref passons. Ca fait longtemps que ça dure, votre « relation » ?
- Au début, on se voyait à la bibliothèque. Et puis il y a deux jours on a...couché ensemble.
- C'était si bien que ce que Padma dit tout le temps ?
Elle faillit s'étouffer avec sa salive. Harry Potter, l'Elu, le Survivant lui parlait...potins ?
- Oui, c'était très bien.
- Il ne t'a pas fait mal ?
- Non, Harry, murmura-t-elle en rougissant à nouveau
Il parut satisfait.
- J'ai toujours su qu'il avait un bon fond. Et tant qu'il ne fait rien de mal, je ne vois pas trop où est le problème, fit-il en haussant des épaules.
Puis il retourna à son chaudron et se mit à remuer sa mixture.
C'était tout ? Hermione était restée bouche bée devant tant de tolérance envers le blond.
- Tu ne m'en veux plus ?
- Non, je vois bien que tu es totalement perturbée. Je préfère te laisser réfléchir seule. Je sais que tu feras le bon choix.
- Mais...
- Hermione.
Il posa sa baguette sur la table et se tourna vers elle pour la regarder dans les yeux.
- On a assez combattu le mal comme ça, donc ne le vois pas partout où il n'y est pas. Les gens ne sont pas tous mauvais, même s'ils en ont souvent l'air.
- Je-
- De plus, Voldemort nous a privé de plusieurs années de jeunesse. Arrête de trop réfléchir, et agis. Le temps est précieux, et tu en as déjà assez perdu.
Suite à ces sages paroles, la cloche retentit et Harry partit après lui avoir déposé un baiser sur le front.
Hermione ramassa ses affaires comme au ralenti, les pensées se bousculant dans sa tête. Faire ce dont elle avait envie, d'accord. Mais que voulait-elle vraiment ? L'image du visage souriant du Serpentard s'imposa dans son esprit. Et merde.
Elle marchait rapidement dans le couloir, essayant de rattraper la silhouette qu'elle distinguait au loin. Ses mouvements étaient frénétiques, et elle était anxieuse.
- Malefoy ! Cria-t-elle, le faisant se retourner
Elle courut quelques mètres pour le rejoindre. Elle vit Blaise Zabini lui jeter un regard amusé, et il se détourna d'eux, non sans avoir lancé un clin d'oeil à son ami.
- Granger, la salua-t-il
- J'ai à te parler.
Sa voix tremblait, révélant le peu de contrôle qu'elle avait sur ses émotions.
Il inclina la tête, l'incitant à poursuivre. Elle ouvrit la bouche, puis la referma, cherchant comment formuler ce qu'elle avait à dire.
Il lui adressa un sourire en coin et prit la parole à sa place.
- Ecoute Granger, je suis désolé si je t'ai blessé de quelque manière que ce soit. Je n'ai jamais cherché à te faire du mal, sache le. Et si tu veux qu'on arrête tout, je l'accepterai.
Il avait dit les derniers mots d'un ton presque mélancolique.
- Je veux que tu saches qu'aucune fille ne m'a jamais donné autant de plaisir en si peu de temps. C'est pourquoi je pense que notre relation serait purement incroyable, mais ce n'est que mon avis.
Elle rougit sous le compliment, et il continua en chuchotant presque :
- Et même avant la Salle Rouge, je crois que j'ai commencé à t'apprécier, Granger. Tu es juste fascinante, honnêtement.
Elle fixa son regard sur le sol, entortillant ses mains. Elle se racla la gorge, et se sentit prête à parler. A sceller son destin.
Elle leva les yeux et croisa son regard gris. Il avait totalement tord. Elle n'était pas fascinante, c'était lui qui l'était.
- Je ne suis pas venue te dire que je ne voulais plus jamais te voir, au contraire. Personne ne m'a jamais fait me sentir aussi bien. J'apprécie aussi ta compagnie. Tu as une personnalité intéressante, et des... atouts fantastiques.
Elle ne put s'empêcher de lâcher un rire nerveux mais continua tout de même sous son regard intense:
- Et je suis venue te demander si tu voulais concrétiser notre étrange relation.
Il l'observa. Ses joues étaient rouges, ses cheveux décoiffés, sa chemise de travers mais elle était elle, Hermione Granger.
Il s'approcha d'elle et il la sentit se tendre. Il s'empara de ses hanches et elle posa doucement sa tête sur son épaule alors qu'il lui murmurait doucement :
- Je ne peux pas refuser cette offre, Hermione Granger.
Sur ce, il saisit son visage en coupe et l'embrassa pour la première fois.
Et par Merlin, ce baiser passionné valait tous les orgasmes du monde.
Et voilà, THE END.
J'espère sincèrement que vous avez aimé :) N'hésitez pas à laisser votre avis dans une review!
Comme dans SS Coach, je n'ai pas voulu partir dans des "je t'aime" à tout bout de champ. Même s'ils sont implicites. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais Drago n'embrasse Hermione qu'à la fin... Eh oui, on a tous notre propre manière de démontrer notre affection.
Je vous retrouve bientôt pour de nouvelles aventures!
Pencilcase.03
