Bon, je ne sais pas vraiment quoi dire à part que j'aurais aimé poster ce chapitre quelques jours avant, moi qui voulait être régulier...
Merci pour les reviews, et vous, chers inconnus, voici vos réponses.
4554 : Donc tu l'aimes ou tu ne l'aimes pas ? Tel est la question !
Hahahahaha mystère... (a) Non plus sérieusement, tu ne le sauras pas maintenant, peut être dans le prochain chapitre qui sait ?
Je ne dirai rien à ce sujet.
KirinTor : Hey ! Merci à toi c'est gentil ! Par contre c'est pas gentil pour Akaashi, le pauvre... Mais ne t'inquiète pas tu vas être servis normalement...
Voilà la suite!
Sur ce, bonne lecture !
Samedi 24 Septembre :
C'est Akaashi-san… Il est à l'hôpital. Il s'est écroulé. Je pense qu'il a tenté de se suicider. Bokuto-san. Il s'est écroulé. Je pense qu'il a tenté de se suicider.
C'était pire qu'un brouhaha. Les phrases résonnaient et ricochaient dans son crâne. C'était douloureux. Non, c'était mille fois pire que douloureux. Je pense qu'il a tenté de se suicider. Le monde autour de lui s'humidifia alors que sa gorge se serrait.
-Oh… Merci de m'avoir prévenu. Je… Je vais aller voir s'il va bien, à plus.
Bokuto adressa un sourire qu'il savait fade à Onaga avant de récupérer son sac, tombé à terre quelques instants auparavant.
« Bro ? »
« Qu'est ce qui te fait dire ça ? »
Demanda la chouette d'une voix larmoyante. Il a tenté de se suicider. Une phrase, six mots, un seul sens. Bien qu'idiot il n'avait pas pu mal interpréter les propos de son ami.
« Je… Je ne sais pas. Une intuition. Il n'allait pas très bien en ce moment. Alors quand j'ai reçu le message j'ai pensé à ça directement. »
Il n'allait pas très bien en ce moment. Il s'en était rendu compte, le plus jeune avait prétexté les entraînements et les leçons. Et lui l'avait cru. Akaashi ne lui avait jamais mentis. Lui avait-il seulement menti d'ailleurs ? Peut-être avait juste-t-il fait de l'anémie ou de l'hypoglycémie. Ou un malaise quelconque. Ou alors il lui avait réellement mentis. Non cela n'avait pas de sens. Il était son meilleur ami, si quelque chose n'allait pas il lui aurait forcément dit.
« Bro… Dis-toi qu'il va bien. Si c'était grave ses parents t'auraient forcément prévenu. »
« C'est vrai. Tu as raison… Je. Je te laisse chaton, tu m'appelles s'il y a quoique ce soit. »
Un « t'inquiète bro » retentit dans le combiné avant que l'ace ne raccroche. Le pressentiment s'était envolé laissant ancré au plus profond de lui un sentiment d'angoisse. Il fallait qu'il trouve un moyen de contacter son ami, ou plutôt ses parents. Sans prendre le temps de déposer ses affaires chez lui l'ancien capitaine courut jusqu'à la maison de la chouette sans se perdre étrangement. Il hésita de longue secondes et au moment où son poing chancelant s'abattait sur la porte celle-ci s'ouvrait en grand sur la mère de son ami, les yeux gonflé et rougis. Les deux se regardèrent avant que l'ace ne s'incline respectueusement face à la femme, il profita de cet instant pour essayer de reprendre contenance. Du revers de la main il sécha ses larmes avant de se redresser.
-Je. Keiji. Onaga. Et.
Des mots aléatoires sortirent de la bouche du garçon qui se retrouva rapidement en larme sur le perron de la maison familiale. Il n'était sûr de rien, si cela se trouvait son ami allait bien, mais il avait juste besoin de craquer. Se laisser aller après de nombreuses semaines à se retenir coûte que coûte. Une étreinte maternelle l'enveloppa alors qu'une main allait et venait le long de son dos pour l'apaiser, peu à peu sa respiration se fit plus calme et les larmes finirent par cesser de couler. Il renifla disgracieusement avant de sortir un mouchoir de son sac. Dans un silence lourd, la femme le fit rentrer dans la maison, ils s'installèrent en silence dans le salon, l'un en face de l'autre. Bokuto s'apprêtait à prendre la parole lorsque la mère de son ami prit la parole.
-Mon mari y est déjà, elle essuya à l'aide d'un tissu les larmes perlant au coin de ses yeux, je dois préparer un sac avec ses affaires puis les apporter, mais je n'arrive pas à pénétrer dans sa chambre. Elle se redressa et croisa le regard humide du hibou, Nous ne savons rien, ils ne nous ont rien dit. Nous avons juste reçu un appel.
Madame Akaashi étouffa un sanglot avant de passer une main sur ses joues humides. La douleur perceptible sur ses traits fit mal à l'ace qui se releva avant de murmurer timidement :
-Si vous voulez, je peux m'en occuper… Ça ne me dérange pas, et si cela peut vous aider…
La femme acquiesça et sans dire un mot de plus Bokuto monta l'escalier. Il connaissait le chemin par cœur, il était venu ici tellement de fois qu'il pouvait se repérer dans la maison les yeux fermés. Le hibou passa la première porte et s'engouffra dans la seconde à droite. Comme à son habitude la pièce était propre, rangée. Néanmoins un détail attira son attention. Après avoir froncé les sourcils il s'approcha lentement du bureau de son ami ou il laissa courir ses doigts. Délicatement l'ace redressa le cadre photo retourné et regarda, troublé, le verre brisé. Il connaissait cette photo, il l'avait prise quelques temps auparavant dessus, Akaashi et Kuroo souriant regardaient quelque chose qu'eux seuls semblaient voir. L'ace hésita quelques secondes puis reposa le cadre photo à son emplacement, sur le bon côté. Akaashi avait dû le faire tomber le matin même en allant à l'école. Le voir se briser avait dû le chambouler. Il tenait à cette photo, Bokuto le savait. Et pour cause, son ami le lui avait répété un grand nombre de fois. Le hibou soupira et attrapa sous le lit de son ami un sac au hasard qu'il épousseta bien que cela ne soit pas utile. Le cœur serré l'ancien capitaine ouvrit l'armoire de son ami, il fallait qu'il se dépêche, Akida attendait après lui pour rejoindre son fils et son mari à l'hôpital. Il fallait qu'il se dépêche, d'une main hasardeuse l'ace fit tomber quelqu'un vêtement dans le sac. Les larmes lui montèrent une fois de plus aux yeux lorsque sa main attrapa le pull préféré du plus jeune, il se mordit la lèvre inférieur, détourna le regard avant de le glisser dans son propre sac, il le lui rendrait à sa sortie.
Le sac fait, l'ace redescendit dans le salon ou Akida l'attendait, elle se mit rapidement sur pied et se dirigea vers la porte d'entrée.
-Tu viens ?
Bokuto ne prit pas la peine de répondre, c'était évident qu'il venait. Les deux sautèrent dans la voiture, le cœur lourd. La route se fit en silence, cette pensée fit sourire amèrement l'ace. Lui qui parlait sans cesse avec la femme ne trouvait aucun mot pour la soutenir, c'était son meilleur ami, mais c'était aussi et avant tout le fils d'Akida. La douleur qu'elle ressentait devait être mille fois supérieure à celle qui le rongeait depuis la visite d'Onaga.
C'était son meilleur ami. Une main se posa sur son épaule alors qu'ils pénétraient dans l'hôpital. Au loin le hibou discerna une personne qu'il identifia être le père de son ami en train de parler. Ses jambes devinrent lourdes, son estomac se tordit et le mauvais pressentiment qui ne l'avait lâché qu'aujourd'hui revint à grande foulée. Akida pressa doucement son articulation et lui adressa un faible sourire, il tremblait et s'était immobilisé dans le hall sans même s'en rendre compte. Gêné, il passa une main sur sa nuque avant de s'excuser à demi-mots en souriant tout aussi faussement que l'adulte. Les deux parcoururent la distance les séparant du médecin en silence, seul le bruit de leurs chaussures sur le sol ébranlait le silence étonnant de la pièce.
-Vous avez des nouvelles ?!
L'entrée brusque de Bokuto dans la conversation fit tourner la tête aux deux hommes qui le regardèrent sans dire un mot. Le père de son ami regarda son épouse avant de reporter son attention sur le jeune adulte.
-Le médecin allait justement nous en donner...
Bokuto ouvrit la bouche avant de la refermer, les joues rougies par la gêne. Après s'être excusé à demi-mots ses doigts s'entre mêlèrent. Il le sentait mal, très mal. Et dieu seul sait à quel point son instinct ne se trompait pas en ce moment. L'homme vêtu de blanc inspira profondément avant de murmurer sur un ton doux :
-Je vous conseille de vous asseoir, cela risque d'être dur à entendre.
A cet instant les parents de son ami s'assirent l'un près de l'autre, l'homme enserrant fortement la main de son épouse.
-Je suis navré mais l'état de votre fils est trop instable pour que nous puissions nous prononcer dessus… Nous pensons que s'il passe la nuit le plus dur sera derrière lui mais il faut savoir qu'il y a de forte chance pour qu'il n'y parvienne pas…
-Je... Est-ce que nous pouvons aller voir notre fils ?
La voix tremblante d'Akida fit baisser les yeux au médecin qui hésita longuement, cherchant ses mots.
-Excusez-moi madame mais vous ne pouvez pas, il est trop instable pour ça, nous devons évitez au maximum les risques infectieux. Vous ferriez mieux de rentrer chez vous et de vous reposer, et si je peux faire quoique ce soit pour vous n'hésitez pas. Je vous tiendrai au courant si son état évolue bien évidemment.
Trop choqué pour réagir Bokuto fixa avec insistance le médecin. Le regard vide, humide, les poings serrés. Trop instable. Trop instable, de forte chance pour qu'il n'y parvienne pas. Les mots arrivèrent au cerveau de l'ancien capitaine qui écarta les yeux. Ses pupilles se rétractèrent alors qu'il fondait en larme au milieu du hall de l'hôpital.
-C'est pas possible, vous mentez, il a fait un malaise, il a juste fait un malaise vous devez vous tromper !
Les mots s'échappèrent de la bouche du garçon formant un cri de détresse. Le corps secoué de spasme, les pupilles rétracté par la peur, le garçon se laissa tomber lourdement sur un fauteuil. Ses mains agrippant avec nervosité le tissu de son short.
-Vous vous trompez, c'est faux, c'est pas possible…
Une main passa lentement sur le dos de l'ace tandis que des larmes dévalaient le long de ses joues, ces quelques mots se répétant sans fin. Après avoir lancé un regard au père du patient le médecin s'agenouilla face à Bokuto puis posa une main sur son épaule qu'il pressa doucement.
-Votre ami est malade, ce n'est pas incurable, nous soignons des patients régulièrement, mais il arrive que la maladie soit parfois plus forte, sur ces mots, les muscles du hibou se contractèrent, votre ami est fort, cela se voit tout de suite. Il vaincra la maladie, ayez confiance en lui.
-J'ai confiance en lui…
Ce chapitre est bof bof mais j'espère qu'il vous aura plus, si c'est le cas n'hésitez pas à laisser une review !
Merci d'avoir lu. (:
