Bonjour ! Un chapitre un peu court mais dans les temps. Hm, j'espère qu'il vous plaira.
KirinTor : Merci pour cette review ! Tu m'as fais rire une fois de plus. J'espère que ce update te rendra heureuse encore une fois, et que tu me feras l'honneur d'une nouvelle review ! (: (Mon dieu ton je te guette m'a achevé...) #Salutationdistingué
Bonne lecture !
Samedi 24 Septembre :
Bokuto se laissa faiblement tomber sur le lit. Il était épuisé, physiquement, psychologiquement. Psychologiquement principalement. Il avait été surpris lorsque les parents avaient fait cette demande au médecin. Mais d'autant plus lorsqu'ils la lui avaient faite. Mentir. Il détestait faire ça. Encore plus lorsqu'il s'agissait de mentir à son meilleur ami. Mais c'était la condition, la seule condition, et il avait promis. Et Bokuto était un homme de parole, Bokuto tenait ses promesses. Alors Bokuto allait mentir. Cette idée lui tordit l'estomac.
« Putain bro ça fait une heure que j'essaie de te joindre ! »
Bokuto se tritura nerveusement les doigts avant d'inspirer profondément.
« Excuse Bro, j'suis allé voir ses parents et on est allés à l'hôpi…
-Des nouvelles ? »
L'ancien capitaine souffla, il n'aimait pas qu'on lui coupe la parole surtout quand le sujet était important.
« J'étais en train de parler.
-Excuse bro mais je suis nerveux… C'est compréhensible non ?
-Oui, t'inquiète pas. »
Et il lui raconta. Mot pour mot ce qu'on lui avait dit de dire. C'était ancré dans son crâne, cela sortait avec un tel naturel que pour peu il se serait pris à son propre mensonge.
« Bon ok, et tu sais à partir de quand on peut aller le voir ? »
Bokuto resta sans voix. Il ne pouvait pas. Il ne pouvait pas dire ça à son meilleur ami, c'était trop dur, c'était cruel. C'était, injustifié, complètement injustifié.
« Bro ? T'es sûr que ça va ? »
L'angoisse perceptible dans la voix du chat fit frissonner l'ancien capitaine qui renifla bruyamment.
« Tu n'as pas le droit d'aller le voir. »
Il le savait que tout irait mal, que tout serait compliqué. Il le savait mais ne s'y était pas préparé, personne ne s'était préparé à ça. Personne n'aurait pu penser qu'il arriverait cela, et encore moins Bokuto. Parce que Bokuto voyait le bon côté des choses, parce que Bokuto était ce qu'il était et que rien n'aurait pu le changer. Rien mis à part ça peut être. Le ton de son interlocuteur changea du tout au tout. « Ok », et il raccrocha. Ok, rien qu'un ok. Mais Bokuto n'y était pour rien, il n'avait rien demandé. Il avait même essayé de les faire changer d'avis, leur rappelant la relation unissant le garçon à leur fils. Mais ils n'avaient rien voulu entendre. C'était de sa faute apparemment, il n'avait pas compris. Il n'avait pas voulu chercher à comprendre, il avait baissé la tête. Tant qu'il le voyait. C'était égoïste probablement. Probablement… Non, ça l'était. Il le savait mais il s'en fichait. Tant qu'il le voyait. Sur cette idée Bokuto ferma les yeux.
Le médecin le leur avait dit mais il se refusait à le croire, ce n'était pas quelque chose d'envisageable quand on connaissait Akaashi. Il était trop… lui. Il n'aurait jamais fait ça. Le médecin se trompait et Bokuto refusait de le croire tant qu'il n'avait pas vu de ses propres yeux ce dont il parlait, tant qu'Akaashi ne l'avait pas confirmé. Il ne le confirmerait pas, il s'en sortirait, il pourrait le voir. Le serrer encore dans ses bras. Cette idée lui retourna l'estomac et les larmes menacèrent de couler à nouveau, les souvenirs le submergeant. Il était son meilleur ami et l'inverse était vrai, il était son meilleur ami et lui n'avait probablement rien vu. Le corps du volleyeur se mit à trembler alors qu'il serait un peu plus fort contre lui le pull emprunté à son ami. Son odeur imprégnée dans le tissu eut raison de Bokuto qui essuya rageusement les larmes coulant le long de ses joues. L'ace se recroquevilla un peu plus sur lui-même se couvrant avec la couverture par la même occasion, il était épuisé. Il était épuisé et n'avait pas le droit de se plaindre, il était épuisé mais vivant. Pelotonner contre le pull Bokuto sombra dans le sommeil lentement. Lorsque vint l'heure de se lever l'ace ne bougea pas du lit. Il avait mal dormit. S'était réveillé en nage à de multiple reprise et avait pris une douche à chaque fois réveillant par la même occasion le restant des habitants de la maison.
Dimanche 25 Septembre :
C'est qu'il n'était pas du genre discret, et encore moins lorsqu'il se réveillait au beau milieu de la nuit. Sa mère allait venir le voir, il le savait, alors caché sous la couverture l'ancien capitaine réfléchissait. Que pouvait-il bien lui dire. Qu'il avait eu un pressentiment, que son meilleur ami s'était probablement foutu en l'air et qu'il attendait patiemment de mourir dans un lit d'hôpital ? Bokuto se claqua les joues avec forces. Le sarcasme ce n'était pas son truc, c'était celui de Kuroo. Kuroo. Il fronça les sourcils, encore blessé du comportement de son ami.
-Kotaro ?
Le moment était arrivé. Une tête émergea de sous les couvertures et Bokuto regarda sa mère approcher, partagé entre lui dire la vérité ou lui mentir. Une fois de plus, une fois de moins, il n'était plus à cela près. Une main se posa sur son épaule. Il allait finir par prendre l'habitude. Elle remonta lentement pour glisser dans ses cheveux qu'elle caressa. Ca ne servait à rien de mentir, il ne pouvait pas, il ne pouvait plus. Pas quand elle se comportait comme ça, pas quand elle le regardait avec ses yeux là, pas quand elle parlait avec ce ton-là.
-Je t'ai mentis…
Sa voix ne fut qu'un murmure, le regard bas, fixant avec acharnement ses mains tremblantes.
-Je sais.
Ses sourcils se froncèrent à nouveau. Bien sûr qu'elle le savait. Cette femme savait tout. Elle le savait mais l'avait laissé faire durant tant de temps.
-Mais je ne sais pas jusqu'à quel point tu l'as fait, elle soupira et ses épaules s'abaissèrent.
-Akaashi a tenté de se suicider.
Elle ne s'y attendait pas, non, et Bokuto non plus. Il ouvrit la bouche, horrifié. Non. Il n'avait pas dit ça. Akaashi n'avait pas tenté de se suicider, Kuroo se trompait, le médecin et ses parents aussi. Ils se trompaient tous, Akaashi n'aurait jamais fait ça, Akaashi ne lui aurait jamais fait ça. Les larmes coulèrent une fois de plus sans que le garçon ne s'en rende compte. Le désespoir perçant son visage de part en part. Akaashi ne pouvait pas lui avoir fait ça. Akaashi n'était pas comme ça. Alors Kotaro attrapa sa couverture et cacha son visage derrière celle-ci pour se protéger du regard de sa mère. Mère qui, encore choqué des mots de son fils cligna plusieurs fois des yeux. Ses bras passèrent autour du corps de son garçon qu'elle attira contre elle.
Ils étaient revenus dix ans en arrière, Bokuto enfant larmoyant lové dans les bras de sa mère. Mère qui ne savait pas quoi dire ni quoi faire pour apaiser les maux tiraillant son enfant.
-Maman…
La voix brisé Bokuto agrippa un des avants bras de sa mère.
-Il ne peut pas m'avoir fait ça…
-Non, bien sûr que non.
La femme pressa sa joue contre le crâne du garçon alors qu'une de ses mains allait et venait dans un mouvement régulier sur le dos humide de l'ace. Non, bien sur que non. Akaashi n'était pas égoïste.
-Il est hospitalisé. Hier ils ne savaient pas s'il allait passer la nuit.
Les mots lui écorchaient la bouche provoquant des hauts le cœur à intervalle régulier. Pitoyable. Il se mordit les lèvres et resserra un peu plus sa prise sur l'avant-bras.
-J'ai même pas l'droit d'en parler à Kuroo. Je l'ai promis à ses parents.
L'étreinte s'affirma. Elle pensait à quelque chose, il le savait. Son visage aussi expressif que le sien le lui disait. Et vu l'expression, cela n'était pas bon. Il soupira et se dégagea de l'étreinte maternelle avant de se pelotonner sous la couverture. Epuisé, il était épuisé, tant pis pour l'entraînement. La femme comprit le message et quitta la pièce après avoir déposé un baiser sur le front de son fils.
C'est tellement dur de faire du mal à Bokuto, le pauvre. Il mérite pas ce qu'il lui arrive. Et ce qu'il va lui arriver. :fui:
Merci d'avoir lu et n'hésitez pas à laisser une review, positive comme négative. Ca aide à écrire.
