Chapitre 6
Salut! Aux quelques lecteurs, je dis: désolée du retard, je suis vraiment occupée en ce moment --' c'est dur la terminale... bref, je vous souhaites a tous une bonne lecture, en esperant que ça vous plaise!
Gaara ne pensa pas une seule seconde à dire non à Naruto. Même s'il ne sagissait que d'un caprice, qui n'était pas des moindres, il allait faire en sorte que Naruto le réalise. Parce que Naruto l'avait sauvé de son ennemi le plus cruel et le seul qu'il ne pouvait toucher: lui-même. Parce qu'il était le lien le plus précieux qu'il avait, son petit frère de coeur, le seul qui puisse le comprendre, le seul qui l'avait totalement accépté malgré sa méchanceté. Mais il avait changé. De son retour à la vie normale, Sasuke y était pour beaucoup. Il avait même été l'élément le plus crucial de sa prise de conscience. Quand il avait vu Sasuke pour la première fois, c'était ses yeux qui l'avait marqué au plus profond de lui. Les même que les siens, avec la seule différence qu'il restait à Sasuke encore plein d'innocence que seul un observateur attentif pouvait remarquer.
Sortant de ses pensées assez nostalgiques, Gaara regarda sa soeur monter dans la voiture où il somnolait.
-Tu en a mis du temps! Bougonna t'il.
-Dis-donc, réserver des place d'hôtel prend du temps! Tu pourrais me remercier. Allez à Oto no kuni m'arrange pour mon boulot mais je vais me taper la marmaille, moi! D'ailleurs j'éspère que tu as bien prévenu tes copains, je ne peux prendre que trois passagers en plus de toi.
La jeune femme blonde et énergique du nom de Temari ébouriffa les cheveux roux de son cadet.
-Eh! Pesta Gaara. Touche pas à mes cheveux!
-Quelle charmante réaction, vraiment! Temari enclencha le moteur en souriant.
Avant, elle n'osait pas toucher Gaara car sa violence, même pour les membres de sa famille, était féroce. Cette violence qui s'était développée dans ce stupide orphelinat quand il avait sept ans. Cette violence qui s'était accrue quand il avait croisé la route de Sasuke, cette violence qui s'était évaporée à la connaissance de Naruto. Temari ne le remercirait jamais assez. C'était sans doute pour ça qu'elle avait décidé de les accompagner à Oto pour retrouvé Sasuke. C'était risqué, pensait-elle, mais ils étaient tous trop décidés pour reculer maintenant.
Naruto trépignait d'impatience; que faisait Gaara, bon sang? Il lui avait promit d'être là à 10 heure et 11 heure venait de sonner à cette stupide église de la place principale du troisième faubourg de konoha.
...ding, ding, ding! La cloche termina fièrement sa litanie de toutes les heures, ce qui hélas n'était pas au goût d'un certain blond qui sautilla sur place en beuglant sur l'église indignée:
-La ferme, l'église inutile! Je suis au courant qu'il est si tard! Tu peux la fermer de toute façon tu sert à rien!
-Naruto, pitié, calme-toi.
Naruto bouda encore un peu avant de continuer à s'énerver tout seul. Kakahi soupira. Comment faisait Sakura pour rester si calme? D'habitude elle était la première à remettre Naruto à sa place. En fait, Sakura était plongée dans la lecture des infos que Shika lui avait remit. Celui-ci n'avait pas pu venir, sa mère considérant que son fils prendrait des risques inutiles comme son père. Et elle n'avait sans doute aucune envie de perdre l'un des deux. Sakura, elle, avait réussi à convaincre ses parents de la laissée partir en pretextant qu'elle allait à un voyage scolaire. Kakahi était indispensable à l'expédition, Temari du haut de ses vingt ans n'aurait pas suffit.
Ino et les autres avait été pour la plupart assez déçus de ne pas pouvoir venir mais Gaara leur avait bien dit; le strict minimum. Sakura était pour sa part très heureuse que Kakashi soit venu. Avec lui, elle n'avait pas peur. Elle repensa à la semaine frénétique qu'elle venait de vivre. Naruto avait contacté Gaara très rapidement et celui-ci n'avait pas refusé la demande de Naruto qui était de l'emmener à Oto pour au moins trois jours, donc de payer l'hôtel et le voyage. Mais Gaara était le fils du PDG le plus important de Suna. Il avait fallu une semaine pour organiser le voyage et tout planifier. Il avait été convenu qu'ils passeraient quatre jours à Oto sans compter les deux demi-journées qu'il leur fallait pour y aller et en revenir.
Sakura repensa aussi à Gaara. Elle ne savait presque rien de lui, ni de son lien avec Naruto. Ce dont elle se souvenait, par contre, c'était qu'il était extrèmement mauvais de le fréquenter. Il avait été dans le même orphelinat que Sasuke sans aller dans la même école. Il y avait eu entre lui et Sasuke une grave altercation un mois aprés l'entrée de Sasuke à l'orphelinat. Ils s'étaient mutuellement défenêstrés et Sasuke était sortit indemne. Ça avait fait la une des journaux de l'époque. Personne n'avait jamais su ce qu'il s'était réellement passé. Deux ans plus tard, alors qu'on croyait que Gaara avait disparu, il avait carrément intégré leur école et avait profité de la faiblesse de Sasuke qui sortait de l'hôpital aprés l'accident. Seulement Naruto ne l'avait pas laissé faire. Et ça, c'était tout ce qu'elle savait.
Plus tard, Gaara s'était révélé quelqu'un de très doux et plein de remords sur son passé. Naruto l'avait transformé. Mais l'arrivée de Gaara dans l'amitié de Sasuke et de Naruto avait causé bien des problèmes. Gaara s'était accaparé Naruto et Sasuke l'avait très mal prit. Il n'avait plus cotoyé Naruto , lui reprochant beaucoup de choses et ne cessant pas de le blesser avec sa toute nouvelle arme, sans doute la plus puissante, la parole. Ses remarques étaient plus acides, tranchantes et froides les unes que les autres. Ça avait profondément blessé Naruto. De ça, Sakura s'en souvenait bien. Sasuke avait bien mené le jeu et Gaara s'était éloigné pour ne plus revenir.
La relation entre Naruto et Sasuke n'avait plus été la même.
Pourtant ils ne s'étaient plus disputés par la suite.
En fait, personne n'avait réussi à les cerner.
Et quatre mois plus tard Sasuke était parti.
-Là! Il arrive!
Sakura leva la tête. En effet la clio rouge de Gaara était en train de se garer. Gaara en sortit le premier. Il a un peu changé, pensa Sakura. Il avait grandi, bien sur, mais ses cheveux avaient poussés et il portait un simple jean gris et un t-shirt rouge pourpre, ce qui le changeait de ses éternels habits en cuir noir.
-Gaara! Tu m'as manqué! Fit Naruto en sautant au cou de son ami.
Sakura eu un pincement au coeur. En y réfléchissant bien, il devenait évident que Sasuke s'était sentit abandonné par Naruto quand Gaara était arrivé. Puis le regard de Sakura se détourna de l'éttreinte affective de Naruto et Gaara pour se diriger vers Temari qui sortait de la voiture. Qu'elle est belle... Temari portait un jean moulant et un petit haut assez provocant qui disparu rapidement sous un gilet rose.
-Il fait assez froid dites donc! À Suna il fait encore très chaud pourtant.
La jeune fille sourit gentiment à Sakura puis adressa un clin d'oeil a Kakashi.
-On se dépêche? Je vous croyait préssés, moi!
Temari rigola et attrapa le sac de Sakura en se dirigeant vers la voiture sous le regard amusé de Kakashi, éberlué de Naruto, agacé de Gaara et admiratif de Sakura.
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Derrière la maison bleue, en face de la place d'où venait de démarrer la clio rouge, quatre ombres observaient attentivement le déroulement des opérations. L'une était même munie d'une paire de jumelles dernier cri. Cette même ombre, un homme assez grand visiblement, finit par déclarer théâtralement:
-Cible repérée! Nous n'avons plus qu'a la suivre! Montez dans la voiture vite, nous ne devons perdre aucune seconde.
-Ouais, dépêchons-nous! Hurla la voix appartenant à une ombre plus petite.
-Mais calmez-vous, zut à la fin! On n'est pas dans un film d'espionnage. La seule silhouette féminine du petit groupe faisait entendre la voix de la raison.
-... Par contre la dernière ne disait pas grand-chose.
-Nous avons quand même une mission, et nous somme payés pour la réussir! Alors j'aimerais un peu plus d'enthousiasme dans l'équipe! Fit le chef de l'équipe en question, sous le soupir de la jeune fille et le sourire du plus petit.
-Il est temps d'y aller. Fit soudain le plus calme des quatre. Mais pourquoi dois-je faire mon test d'aptitude sur terrain en compagnie de ces idiots?
Étrangement, les trois autre l'écoutèrent immédiatement, et une minute plus tard une fiat grise partait sur la piste de la clio rouge.
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Pandant tous ces événement très insolites se déroulant bien loin de lui, mais par sa faute, Sasuke affrontait le terrible regard sévère de son tuteur, de retour depuis hier soir. La seule chose dont il était fier, au final, c'était d'avoir eu le temps de cacher son cher carnet dans sa fameuse cachette avant qu'Orochi' le voit. Ce carnet dans lequel il avait enfermé la moitié du peu de ses souvenirs.
Flash-back... POV Sasuke
Avant de raconter le premier évenement intérréssant que je pourrais écrire, il est primordial de parler de ma première periode dans le monde et de mon Réveil. La première chose dont je me souviens c'est le noir total. Quand j'y repense aujourd'hui, j'ai du mal à décrire les sensations qui m'envahissaient. J'avais peur, tout seul dans le noir. J'était angoissé et je ne parvenais pas à hurler. Pourtant, au bout de quelques temps, j'ai entendu une phrase. Une phrase unique, prononcée, me semble t'il, par une voix inquiete et triste. Cette phrase à été mon seul point de repère et je m'y suis raccroché de toutes mes forces. Au fur et à mesure, j'entendais d'autres sons indistincts qui se sont terminés par des cris. Je suis incapable de me souvenir de ce que disait ces voix. Mais en tout cas je n'ai pas voulu les entendre, puisque je me suis Réveiller.
En fait, je n'ai pas eu l'impression d'ouvrir les yeux. Le noir est juste devenu blanc et les voix se sont transformées en un bip encore plus angoissant. J'ai eu alors un réflexe qui m'etonne encore. Un réflexe de semi-conscience, à mon avis. Je me suis jetté hors de mon lit (je suis sur de ne pas avoir eu conscience de mes gestes et du materiel à ce moment précis) et j'ai chercher une feuille et un stylo. Il fallait que je me raccroche à cette voix qui avait disparue en même temps que le noir qui m'entourait juste avant. Par chance, il y avait sur ma table de chevet un livre le paradis du batifolage (je ne suis pas sur d'avoir lu le titre sur le moment mais maintenant je le sais) j'ai arraché la première page du livre, celle qui est toujours blanche, et j'ai pris le stylo qui se trouvait au pied de mon lit, à côté d'un drôle de tableau (je n'ai pas cherché à comprendre pourquoi ils dessinaient des pyramides dessus) et j'ai écrit la phrase. « sois fort, Sasuke, survis. »
La suite est un peu confuse, j'ai glissé le papier sous mon matelas sans me poser de questions, comme une habitude. C'est aprés que j'ai commencé à me demandé qui j'étais. Je n'avais pas d'idée sur la signification des quatre mots de la phrase sous le matelas et j'ai eu peur. J'ai essayé de me rappeler, mais on m'a dit plus tard que le traumatisme était trop fort et que je ne retrouverais peut-être jamais mes souvenirs. Sur le coup, réfléchir m'a donné mal à la tête et une étrange sensation d'insécurité s'est faite ressentir dans mes entrailles. J'ai eu brusquement envie de vomir et je me suis recouché. Je pense m'être évanoui, car le reste est vraiment flou.
Les sensations se sont bousculées quand je me suis réveillé pour la seconde fois, entouré de plusieures personnes en blouses blanches qui me regardait étrangement. Puis, j'ai compris que je ne me souvenais de rien, ni de mon nom, de mon âge, ni de pourquoi j'était là. Ne pas savoir mon âge m'as terrorisé et, en paniquant, je pense avoir voulu hurler. Les médecins m'ont dit plus tard que j'avais eu une réele crise de terreur en me rendant compte que je ne pouvais pas parler. Sans les calmants, je n'aurais peut-être jamais réussi à écrire correctement les questions fondamentales que je me posais. Mais de toute façon, personne n'a pu m'éclairer. Ils ignoraient tout autant que moi.
Je ne me suis réellement calmé que lorsque, des heures plus tard, j'ai pu récupéré ma feuille et relire la seule chose qui me rassurait. Cette phrase me prouvais que je n'étais pas seul, que j'existais pour quelqu'un qui me connaissais, moi. J'ai alors réalisé ce que le troisième mot signifiait. C'était tout simplement mon prénom. J'ai alors arrêter d'avoir peur, sans doute parce que j'avais retrouvé un semblant d'identité. Je ne me souvenais de rien d'autre mais je sentais bien que j'avais en moi certaines connaissances et certains réflexes qu'il fallait juste laisser doucement remonter. À partir de là, je me suis forgé un caractère doux mais qui cachait une capacité d'observation incroyable. Par contre je ne savais pas, ou plus, sourire.
Aprés, je sais que j'ai posé beaucoup d'ennuis à la directrice, qui venait souvent me voir pour s'enquiérir de ma santé. Elle ne savait pas quoi faire de moi. Ce sentiment de ne pas être à ma place, qui a duré longtemps, je l'ai ressentis pour la première fois ce jour-là. Il paraît qu'on a fait des recherches sur ma famille, mais elles n'ont jamais abouties. Je suis rester deux semaines à l'hôpital. Je me remettais de mes blessures en me disant qu'une fois guéris, je pourrais de nouveau m'exprimer. Ça ne s'est pas passé comme je l'espèrait. Une fois sur pied, on m'a envoyé dans une petite école de quartier pour se débarrasser de moi, vu que personne ne venait me chercher.
Là, sont apparus deux sentiments inconnus: la passion en premier, celle d'écrire, parce que j'étais obligé et qu'il n'y avait que comme ça que j'extériorisais mes craintes. La haine ensuite, parce cette prétendue famille que je devais avoir ne montrait pas signe de vie. Je destestais aussi cette voix qui ne venait pas me chercher et qui ne me suffisait plus à tenir. Je haissais tous ces gens stupides qui gravitaient autour de moi et qui ne savaient pas comment se comporter avec moi, alors que j'avais juste besoin d'une famille. En fait, j'avais peur que personne ne veuille de moi. Mais j'ai très vite enterré ce sentiment, le ressentant comme une faiblesse. Et pour « survivre » je décidais de chercher, et de trouver cette voix qui était mon seul point de repère.
J'ai connu un semblant de famille, si l'on peut dire ça, avec Hayate et la jolie vendeuse de ma librairie préférée. Hayate à été le seul qui faisait attention à moi durant une époque. C'était un simple enseignant de l'école à la santé défaillante, mais il à dû s'occuper de moi pandant les premiers mois de mon séjour à l'orphelinat. Je pense qu'il s'était prit d'affection pour le petit garçon étrange que j'ai été. Quand il s'est mit en couple avec la vendeuse (je n'ai jamais su son nom, Hayate l'appelait ma fleur) qu'il avait rencontrée grâce à moi (les circonstances de cette rencontre sont assez drôles mais je ne m'étends pas dessus) il venait me chercher tous les mercredis aprés-midis et nous faisions une promenade dans le parc tous les trois.
Elle n'a pas duré longtemps, cette belle époque. Trois mois plus tard, Hayate à été transféré dans un grand hôpital à Suna pour être opéré d'un grave cancer. Ils sont partis tous les deux, et il n'y a plus eu la moindre sortie dans le parc, même tout seul. Un jour, je me souviens avoir écouté une conversation entre eux, où ils évoquaient leur futur mariage et ma possible adoption. J'y ai vraiment cru. J'aurais eu une famille, même de substitution. Mais ces stupides illusions se sont envolées quand ils ont dû partir. Et je ne sais pas ce qu'ils sont devenus.
Le premier événement qui me semble vraiment important est sans aucun doute ma rencontre avec Gaara. On ne peut pas dire qu'il à été mon ami, pas du tout. Mais il à éveillé et développé quelque chose en moi qui pour certains est néfaste, et pour d'autres bénéfique. La violence. Il ne faut pas croire que j'invente, non. Personne ne peut se souvenir aussi précisément de ses sentiments étant enfant. Sauf que moi j'écrivais tout ça dans mes cahiers, achetés, offerts ou volés. Et en les relisant, je retrouve toutes les sensations éprouvées et je peux les retranscrires fidelèment. C'était mon seul moyen d'evasion quand ma voix n'existait pas encore.
Flash-back, p.o.v Sasuke
ça fait une semaine que je suis à l'orphelinat. Ils sont tous gentils. Pour de faux. Des fois, j'ai envie de leur crier dessus, que je ne suis pas stupide, que j'ai compris ma situation. Mais je ne peux même pas. Alors j'écoute, je lis, et j'écris.
-Sasuke! C'est l'heure de dormir, d'accord? Tu éteins la lumière et tu vas te coucher.
Qu'est-ce qu'elle veut que je réponde? Ma mère, elle, me donnait un bisou avant que j'aille me coucher. ... Quoique en fait j'en sais rien, j'ai lu ça dans un livre. Il vaut mieux que j'éteigne, j'aurais des ennuis sinon. Je ferme mon livre et le met son mon oreiller. Ça aussi c'est un réflexe lointain.
Des coups de feu. Un, non deux. Plusieurs. Tellement qu'on entend plus rien d'autre. Et des voix, des appels à l'aide, au secours, des voix différentes et mélangées, un bruit assourdissant. Et il fait froid, très froid. Il y a un rideau blanc qui tourbillone devant mes yeux. C'est glacé... Comme la main que je tiens si fort. Et puis d'un seul coup une profonde chaleur, rassurante en premier et terrifiante quand on se rend compte de son aura destructrice. Sans réfléchir, il faut s'élancer vers une probable issue de secours. Même si on abandonne quelque chose qui nous était cher. Même si on ne sais pas où on va et où on est. Et si on tombe, il faut se relever, sous peine de ne plus jamais pouvoir le refaire.
-Sasuke!!
Il ne faut même pas se retourner, dans un tel cas, c'est chacun pour soi...
-Oh! Sasuke! Tu te réveille, oui? Tu es en retard. Tu devrais me remercier, je suis gentil de te réveiller alors que tu me parle jamais.
Non! J'ai ouvert les yeux! Le rêve est déjà partit ! Il faut que je me rappelle, que je me rappelle... peur, j'ai peur! C'est tout ce qu'il me reste? Avoir peur, c'est tout ce que je saurai? Non... et merdeuh. C'est la deuxième fois. La deuxième fois que les fantômes de mon passé ressurgissent et s'en vont dés que j'ouvre les yeux. Pourquoi je ne m'en rappelle pas?
-Ahaha! Sasuke, t'es en train de chialer! Je t'ai vu!
Barre-toi Zenko! Dégage! Ce sale prétentieux qui me réveille tous les matins, il en profite! Ah, il s'en va. Je l'ai regardé méchament, il faut dire. Et maintenant, c'est vraiment trop tard. Les derniers nuages de mon rêve s'éfilochent entre mes doigts... C'est plus que de la brume...Cette sensation de vide est affreuse...
-Je te jure, maman, Sasuke à été mechant avec moi! Il m'a fait mal!
-Pourtant ce petit Sasuke est innofensif, Zenko. Quoique, on sait jamais, il a peut-être des crises...
pff... il est allé se plaindre à sa mère, quel crétin! Il habite ici parce que sa mère est une des surveillantes. Il me deteste. Je ne sais même pas pourquoi.
-Allons, Sasuke, qu'est-ce qui ne vas pas? Tu as fait un cauchemar? Sèche vite tes larmes mon poussin.
C'est quoi ce surnom débile? Elle me tend un mouchoir, zut. C'est vrai que mes joues sont trempées, pourquoi je pleure? C'est à cause de mon rêve?
-Maman, je veux un calin.
-Qu'y a t'il mon ange? Tu est triste pour Sasuke? Tu es vraiment adorable.
J'y crois pas, il me nargue? Il me sourit méchament dans les bras de sa mère. Il est peut-être jaloux quand elle s'occupe de moi. Jaloux... au fond je suis sur que je le suis. J'ai mal. Elle ne me prend pas dans ses bras, elle ne m'appelle pas « mon ange » elle ne me fait pas de bisous. Tout ça c'est réservé a Zenko, alors de quoi il se plaint? Ils sont tous aveugles! Stupides! Je voudrai...
-Sasuke, tu vas bien? Écoute tu n'as pas l'air d'être, euh, dans ton assiette. Je vais prévenir l'école, aujourd'hui tu vas te reposer. Viens Zenko, on y va.
Hum? Il a l'air éffrayé. Et elle est partie assez vite. Aie... mes pensées se sont-elle lues dans mes yeux? Je ferais attention. Il faut que je note ça dans mon carnet.
Ce n'était pas un cauchemar, c'était un souvenir.
It was not a nightmare, it was a memories.
Maman
mum
mon ange
my angel
-Alors Sasuke, Shizuka m'a dit que tu n'allait pas bien. Oh, je t'ai fait peur?
Glups, le directeur! Il m'a fait sursauter. Heureusement j'ai eu le temps de cacher mon carnet.
-Descends manger, aprés tu pourra rester dans la salle de jeu. Viens, je t'attends, tu as dix minutes.
Je m'ennuis. La salle de jeu ne contient pas grand chose, il n'y a pas de bibliothèque et je n'ai pas eu le temps de prendre mon carnet. Il n'y a que des livres d'images. Et puis le directeur n'est pas gentil, je préfère être à l'école. Y a personne en plus.
Hum? La porte s'ouvre, justement. Tiens, je ne l'ai jamais vu, lui. Il m'a remarqué. Pourquoi il me dévisage comme ça? Il vient par ici! Je fais quoi? C'est qu'il a pas l'air sympa. D'abord il est maquillé bizarrement, comme s'il avait des cernes. Ou alors c'est vraiment des cernes? Et puis à son âge on porte pas des vêtements moulants noirs. Il se prend pour qui? En plus il a un tatouage rouge sur le front, ça va bien avec ses cheveux. Il paraît plus grand que son âge, sans doute le même que le mien.
Mais il s'est carrément planté devant moi! Bon d'accord, peut-être que je suis un peu impressioné... Mais son regard est franchement effrayant, comme fou... J'ai l'impression d'avoir déjà vu un tel regard...
Il se rapproche encore! Qu'est-ce qu'il veut? C'est presque comme si... s'il était un prédateur et que...
Je me lève pour lui faire face, sans peur dans mes yeux.
Je ne suis la proie de personne!
Je le regarde bien. On est trop proches. Trop prés. Et son regard est trop profond...
-Toi, dis-moi ce que tu recherche.
Hein? Ce type est vraiment étrange. Mais là, on dirait qu'il me menace. Et sa voix est trop rauque pour être normale.
-Sans doute la même chose que moi.
C'est dur de rester impassible face à lui. J'ai envie de fuir. Il me bat dans le domaine de la froideur. Eh! Il m'a coincé contre le mur. Je ne peux plus partir.
-Tu cherche quelque chose que tu ignore, que tu ne sais pas où trouver.
C'est vrai... Mais pourquoi il murmure? Mince je commence a paniquer. Je tremble. Il ne faut pas! Ça lui montre que j'ai peur! Mon rêve, j'ai presque aussi peur que dans mon rêve...
-Tu veux exister. Exister aux yeux de quelqu'un. Comme moi.
Qu'est-ce qu'il me chante? Je n'ai personne! Je veux juste vivre, je n'ai pas besoin des autres! Euh... pourquoi a t'il l'air faché d'un coup?
-Je vais te montrer que j'existe.
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fin du flash-back
Je ne me souviens plus de ce qu'il s'est passé ensuite. On m'a expliqué que Gaara avait eu une crise de folie et que c'était pour ça que mon oeil était gonflé, ma joue droite entaillée et ma dent cassée. Il avait du me frappé très fort, j'étais sérieusement estropié. Si je le revois un jour, je lui demenderai pourquoi il n'avait frappé que mon visage et ma tête. En tout cas j'ai perdu connaissance et j'avais connu pour la première fois, me semblais-t-il, la violence physique. J'ai deviné alors qu'on pouvait faire très mal en frappant. Et je me suis juré que c'était la dernière fois qu'on me traitait ainsi.
Trois semaines plus tard, guéri et plus glacial qu'avant, j'ai rendu la pareille à Gaara. J'avait supporté Zenko pendant trop longtemps et je pense que j'étais à bout de nerfs. Hayate venait de partir. On avait pas renvoyé Gaara, son père payait bien pour qu'il reste dans ce batîment immonde.
Bref, vingt jours aprés, donc, je me suis battu avec lui pour la deuxième fois. Sauf que là c'est moi qui l'est provoqué. Il s'est enervé assez vite et ça m'a facilité la tâche, je l'admet. On s'est bagarrés longtemps et ça aurait pu finir très mal. J'ai appris a me battre et a rester stoique en plein combat. J'avais surtout l'impression étrange que je savais déjà me battre. Car Gaara n'a pas réussi à me blesser une seule fois. À la fin, il a prit une chaise pour me la jetée dessus. En réalité, il est physiquement bien plus fort que moi.
Pour ce combat où je savais que je le battrais, je l'avais amené dans une salle vide du premier étage. Je ne m'en féliciterais jamais assez. Avec un pur reflexe, j'ai évité la chaise qui à fracassée la fenêtre derrière moi. Le bruit de verre brisé m'a destabilisé un instant,sans doute encore a cause d'un lointain souvenir, et il a foncé sur moi. J'ai eu juste le temps de me relever avant qu'il ne m'attrape par le col de ma chemise et me pousse. J'ai heurté le mur sous la fenêtre, qui n'était pas haut.
Tout c'est passé assez vite et j'ai eu vraiment très peur, quoique je n'en ai peut-être même pas eu le temps. Je suis tombé du rebord qui arrivait a la hauteur de mes cuisses. Mais juste avant d'être entrainé par le vide, j'ai saisi la main de Gaara et l'ai serrée de toutes mes forces. On est tombés tous les deux, cassant les derniers morceaux de la vitre. J'ai atterri dans la haie, le regard vers le ciel, en plein milieu de la petite cour interieure, a côté de l'unique banc.
Gaara a eu moins de chance. Il s'est prit des bouts de verres qui restaient accrochés a leur lieu d'origine et ceux qui étaient par terre, plus un pied de la chaise qui s'était écrasée en bas. Et il était tombé face contre terre.
En gros je l'ai humilié. Parce que c'est moi qui, en me rendant soudain compte que je n'avais rien, suis allé chercher des secours. La haie m'avais éraflée et je saignais un peu, mais je ne sentais rien. Je ne sais plus comment j'ai pus m'en extirper. Gaara s'est cassé deux côtes a cause de la chaise et s'est décrocé la machoire a cause du choc. De plus il avait une grosse éraflure au ventre, et encore des morceaux de verre dedans. Il s'est aussi félé le genoux, je crois.
On étaient tombés quand même de trois mètres. Les pompiers ont dis que j'avais eu de la chance.
Le lendemain, la soeur de Gaara m'a dit que j'étais le premier a avoir réussi à le blesser . J'en est été fier, et j'esperais vraiment qu'il allait se souvenir de moi. Deux ans plus tard, je me souviens avoir pensé l'inverse et souhaité qu'il m'oubli. Je n'ai jamais été le voir durant les deux mois qu'il a passé a l'hôpital. Cette affaire a fait du bruit et l'orphelinat s'est retrouvé dans une position délicate. On m'a détesté pour ça. Et j'ai gagné la réputation de mauvaise graine. Et on m'a évité.
J'ai donc passé quelques mois, presque un an
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Sasuke ne se sentit même pas sombrer dans le sommeil. La lumière avait baissée d'un coup, signifiant que le soleil se couchait. Sasuke avait écrit pendant des heures, et n'avait même pas mangé. Inconsciament, il s'était roulé en boule dans ses maigres couvretures, et avait continué à écrire à moitié allongé, malgré la lumière qui diminuait de plus en plus. Sa dernière pensée fut peut-être la fin de sa phrase, avant qu'il ne puisse résister à la douce langueure s'emparant de lui.
« ...quasiment tout seul. »
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Je m'excuse encore une fois du retard. J'espère que cette fic plait toujours à celles (et ceux) qui la lise. Par contre je ne suis pas fière de moi, j'ai l'impression que mes chapitres sont plutôt plats, surtout au niveau de la description et des sentiments des persos. N'hesitez pas a me faire part de vos conseils, si vous en avez, et de vos avis, tous pris en considération.
Le prochain chapitre risque d'être assez long a venir (je m'en excuse profondément) mais je pars en voyage culturel.
Voilà! Donc, bzous a tous et ...
reviews?
