Photo couleur – Chapitre 1

« Le jour où a été prise cette photo, je m'en souviens, c'était en octobre…

On sortait tous de nos cours différents, et on avait prévu de se retrouver pour prendre cette photo depuis une semaine. A la base on devait aller à Pré au lard mais finalement, je ne sais plus pour quelle raison, la sortie avait été annulée. Kate et Sirius persistaient en disant qu'une fois de plus ou de moins qu'on enfreigne le règlement… Finalement, on l'avait prise devant le patio, comme tu le vois. Il me semble que c'est Frank qui l'avait prise. Frank Londubat. »


« Sirius ! Sirius, rend-moi ça tout de suite ! SIRIUS ! Sirius, allez, rend-la-moi ! Sirius ! Allez, arrête de faire le gamin !…

La jeune femme courait après son ami en hurlant, à bout de souffle, les cheveux dans tous les sens, l'uniforme froissé et la cravate de travers.
- Siriuuuus ! Tu vas me rendre dingue, je te jure !

Le dénommé Sirius, lui, une écharpe dans les mains, courait de partout comme un enfant autour d'un banc de pierre. De temps en temps il s'arrêtait, rigolait, levait haut l'écharpe pour empêcher Kate de l'attraper puis repartait en courant et en riant.
Soudain, il s'arrêta et se retourna, riant toujours. Il attendit un instant le temps de retrouver son souffle, puis, le sourire aux lèvres :
- Un bisou et je te la rend.

Kate, qui avait pilé devant lui pour ne pas tomber, et qui avait les mains sur les coudes et le souffle court, se redressa soudain.
- Mais… Mais, mais c'est du chantage !
- Moui… fit Sirius en observant ses ongles – parfaits.
- T'as pas honte de faire ça à une amie proche ?!
- Hmm… Non…
- Monstre ! s'écria Kate avant de bondir en avant.

Sirius eut le temps d'écarquiller les yeux et se retrouva par terre, allongé sur le dos, Kate assise sur son ventre. Elle ricanait doucement.
- On vous dérange ? Demanda soudain une voix – pas inconnue.
- Jamesie ! Ca par exemple! Tu me rejoins ? demanda Kate en tapotant le ventre de Sirius à côté d'elle.
- Boh, pourquoi pas ? fit James en s'asseyant.
- Allez-y, ne vous gênez pas surtout !
- Oh, merci, Sirius, j'avais les jambes lourdes, s'entendit-il répondre de la part de Lucy. Il ne la vit pas car elle était cachée par la tignasse de James, mais il la sentit s'affaler sur ses jambes.
- C'est une manie chez vous… Bon allez, tout le monde se lève, fit-il en s'appuyant sur ses coudes.

Il y eut un blanc, puis les trois personnes assises éclatèrent de rire.
- C'est qu'il est marrant quand il s'y met ! Tu devrais faire carrière dans le comique, Sirichou, ajouta James à l'attention de son ami.
- Gna gna gna… J'ai horreur qu'on m'appelle Sirichou. C'est tout à fait ridicule. Allez, lève-toi.
- Ok… Bon. Allez les filles, debout.

Mais « les filles », elles, n'avaient de toute évidence aucune envie de se lever et papotaient tranquillement sur l'abdomen de Sirius. Il fallut l'intervention de Peter, qui arrivait, pour qu'elles partent :
- Salut tout le monde ! Sirius, tu feras gaffe, t'as une araignée sur le bras.
-Quoi ?! Où ça ?! Où ?! S'écrièrent Kate et Lucy en se levant précipitamment. Elles braillaient en s'époussetant inutilement et ne se calmèrent que lorsqu' elles aperçurent Sirius et James ricaner et Peter soupirer puis lever les yeux au ciel. Entre-temps, Sirius s'était bien sûr relevé…
- On attend qui ? demanda Lucy pour changer de sujet, en évitant les regards narquois des garçons. Kate, de son côté, remettait son écharpe comme si de rien n'était.
- Ben… Lily et Remus. C'est bête comme question, ça.
- Oh, James, ça va, hein !
- Je sais qu'on vous a humiliées, les filles, mais c'est pas une raison pour nous parler avec… autant de… enfin je… Vous avez l'air... Non, rien. Bref. De quoi on parlait ?
- De rien. Oh, Lily, ma chériiie ! s'écria Lucy en voyant arriver son amie. Alors, ce tête-à… ce cours de potions ?
- … Ca…allait.
- Oh. Bien, alors.
- ... Non, pas bien ! Ca n'allait pas ! Rien n'allait, rien ne va, même mes cheveux ne vont pas, tu as vu comme ils frisent ?!
- Oh ma biche… Mais non ils ne frisent pas…
- Si, ils frisent, lui assena Lily, furibonde. Et qu'on ne me parle pas de boucles, je n'ai pas de boucles, ce sont des frisettes ! J'ai des frisettes, des frisettes, tu te rend compte ?! On croirait Pétunia !
- Oh, ma biche… Mais non, ne t'inquiète pas… Euhm, sinon, tu sais où est Remus ? fit Lucy pour changer de sujet. Non que la vue de… toi… t'égosillant en t'arrachant les cheveux ne me plaise pas, bien sûr. Mais nous discuterons du cours de potions quand tu seras calmée seulement. En attendant, nous allons conclure un pacte simple : nous allons instaurer entre toi et moi une distance de sécurité d'un mètre cinquante .
Ce disant, Lucy recula de deux pas en arrière, puis reprit :
-Vooiilàà… Donc. Où est Remus ?
- Ici, fit une voix dans son dos.

La jeune fille se retourna pour voir le jeune homme qu'ils attendaient, les mains dans les poches, appuyé contre un arbre du patio.
- Tiens !
- Je ne voulais pas déranger votre… votre discussion. Mais on vous attend depuis cinq minutes.
- Ah ? Bon. Où donc ? Pourquoi ? demanda Lucy, étonnée.
- Ben… Au banc de pierre. Pour la photo.
- Ah ? Bon. On arrive alors. Kaaaate ! hurla Lucy en courant vers la jeune fille.

Lily et Remus restèrent un instant interdits, puis Remus dit simplement :
- Elle est étonnante. »


« Mais… Mais on avait dit à Pré au lard !
- Oui, mais la sortie est annulée. On n'a qu'à la faire ici, c'est très bien ! répéta James pour la énième fois.
- Oui, devant l'arbre par exemple. Ce sera joli, argumenta Lily.
- Mais… Mais et Pré au lard ?!
- Pré au lard tant pis.
- Comment ça, « Pré au lard tant pis » ?! s'indigna Sirius. James, Comment oses-tu infliger ça à mes pauvres oreilles ?!
- Et aux miennes ?! Ajouta Kate, outrée.
- Oh, vos oreilles…
- Mes oreilles sont fragiles, fit la jeune fille en relevant le menton et en croisant les bras.
- Kate… Tu auras droit à un dragée surprise.

Kate resta figée un instant, puis tourna la tête vers James, les yeux plissés.
- Les nouveaux ? demanda-t-elle d'un air suspicieux.
- Les nouveaux.
- C'est d'accord pour moi, acheva l'adolescence en se rangeant au côté de James. Sirius ?
- Bon. Il faut savoir se résigner. Le patio.
- Par contre, Lily… ce n'est pas contre toi, vraiment pas, mais… Pas devant l'arbre, fit Kate en grimaçant.
- Hé, Frank ! fit soudain Peter en agitant le bras. Viens voir !
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Tu pourrais nous prendre en photo ?
- Oui, si vous voulez… Vous avez un appareil convertible ?
- Hein ? Comestible ?! Demanda Lily. Ca se mange ?!
- Convertible, rectifia Sirius, ça veut dire qu'on bougera sur la photo.
- Oh !… Oh. Je pensais qu'il suffisait d'un sort. On a un appareil convertible ?
- Oui, fit Peter en le sortant de son sac. Tiens, ajouta-t-il en le tendant à Frank. Nous on va sur le banc et toi… Tu prends la photo.
- C'est parti ! »

S'ensuivit une course effrénée vers le banc de pierre, sur lequel Lucy sauta avec grâce, et sur lequel Kate sauta avec moins de grâce –autant dire qu'elle s'affala par terre- pour finalement décréter qu'on ne la ferait pas monter sur « un banc qui bouge ». Sirius et James convinrent d'une pose avantageuse pour tous deux pendant que Peter s'appuyait avec nonchalance contre Lucy en manquant de la renverser. Elle rit aux éclats en se raccrochant à lui, l'autre bras levé pour ne pas perdre l'équilibre. Kate, décidée à déstabiliser Sirius, entreprit de lui lécher la joue ; elle fut retenue par Remus qui, debout à côté du petit groupe, tenait dans son dos les mains de la jeune femme. Elle lui jeta un regard, lui sourit avec un mélange de malice et de douceur qui n'appartenait qu'à elle, puis se reporta à Sirius.
Lily apposa son menton dans le cou de James, sa joue contre l'os de la mâchoire du jeune homme, juste dans le creux où la peau est plus douce ; elle put sentir le sourire de James s'élargir tout contre sa joue, et elle sourit doucement.

Et dans un clac!, l'appareil photo de Peter Pettigrow, aidé de Frank, immortalisa cet instant ainsi que l'amitié qui les unissait.


Allongé sur son lit, les bras croisés sous sa tête et les yeux dans le vague, Sirius n'entendit pas James l'appeler tout de suite.
« Sirius ?
- Pardon. Je t'écoute.
- Je voulais te demander… A ton avis, c'est mort pour Lily ?

Sirius sourit doucement.
- Non, je ne pense pas que ce soit mort. Déjà, tu ne l'appelles plus Evans à longueur de temps.
- Oui, c'est Remus qui me l'a conseillé. Ca a l'air plutôt bénéfique, non ?
- Ouais, plus ou moins… En effet.

Tous deux cessèrent de parler pendant un instant, puis James reprit :
- Lucy t'intéresse, n'est-ce pas ?

Toujours allongé sur le dos, Sirius attendit un moment avant de répondre.
- Je ne suis pas son genre, je crois.
- Ne fais pas comme si je ne te connaissais pas. Tu penses qu'elle ne voudra pas de toi à cause de tes faux airs de coureur de jupons.
- Je pense que je ne suis pas le genre qu'il lui faut, persista Sirius. Il lui faut… mieux, souffla-t-il en fermant les yeux.
- Seulement, Sirius, le genre qu'il lui faut, c'est un mec qui l'aime.
- Je sais.
- Tu l'aimes, n'est-ce pas ?
- J'en sais rien. Je connais pas ça, moi, c'est votre domaine… Les sentiments, le cœur qui bat… J'y connais rien. C'est toi l'acharné, c'est Remus le poète romantique et c'est Peter le timide. Moi je ne suis rien de tout ça, termina Sirius en tournant la tête vers son ami, qui était assis sur le lit de Remus, le plus proche du sien.
- T'es autre chose, répondit James.
- Ouais, fit Sirius, le visage à nouveau tourné vers le plafond, un rictus mauvais planté sur ses lèvres. Autre chose.
- Sirius…
- Ca va, le coupa le jeune homme.
- Je ne voulais pas dire ça.
- Je sais. Ca va.

James se leva soudain et s'assit près de son ami, les coudes sur les genoux, la tête penchée en avant. Lorsqu'il posa la main sur le bras de Sirius, celui-ci ne tiqua même pas. Il répéta simplement :
- Ca va, j'ai dit. Va rejoindre ta Lily.
- Sirius…
- Putain, James. Ca va. Je suis juste… de mauvaise humeur.
- OK… Utilise les miroirs si… je sais pas. Je suis là. »

James serra l'épaule de Sirius puis se leva et sortit de leur dortoir sans se retourner. Sirius l'écouta descendre les escaliers menant à la salle commune et attendit de ne plus entendre le bruit de ses pas sur les marches de bois, attendit que le silence règne, attendit d'être seul pour se retourner sur le ventre et hurler dans son oreiller, les poings serrés. Il se redressa ensuite et, assis sur son lit, essuya d'un geste vif l'unique larme qui roulait sur sa joue. Puis il rejoignit ses amis dans la salle commune.


« Purée, ce qu'il fait froid !
- On se croirait en novembre !
- Kate, novembre est dans deux jours.
- Et alors ? Je voulais dire par là : « on se croirait en plein novembre », mais de toute façon je suis une incomprise.
- Oui, c'est ça.
- Il n'y a que Lucy qui me comprenne, ajouta la jeune fille, la main sur le cœur.
- Je ne crois pas, non…
- Ah ? Qui d'autre alors ?
- Ben…
- Tu vois, tu ne trouves pas !
- Pfff… souffla Remus, un sourire au coin des lèvres.
- Oh, Rem, ne te vexe pas…
- Je ne me vexe jamais, tu sais bien, fit Remus en souriant.
- Je sais, oui, répondit la jeune fille, sérieusement.

Kate s'était arrêtée en disant cela, et Remus, à son tour, cessa de marcher pour se retourner vers son amie après une inspiration.
- Remus, pourquoi tu ne fais jamais un pas de côté ?
- Je ne vois pas ce que tu veux dire, mentit Remus. Il savait qu'il lui rendait la tâche plus difficile encore, mais il mentit tout de même.
- Comme Sirius, comme Peter, comme James… Comme Lucy ou moi, et même Lily parfois… Tu restes toujours serein et… comme inaccessible.
- C'est faux, tu le sais.
- C'est vrai. Et d'ailleurs, comment pourrais-je le savoir ?!
- Kate… Pas maintenant…
- Tu dis ça à chaque fois !

Remus se passa la main dans les cheveux puis sur les yeux.
- Je sais, oui, je dis toujours la même chose…
- Même à moi, Remus !
- Justement, oui, surtout à toi, répondit-il avec un léger rire nerveux.
- Remus, s'il te plaît…
- Kate, ne me supplie pas, tu vaux mieux que ça.
- Remus, ne m'oblige pas à te supplier. Ce n'est pas ton genre. Ton genre, c'est d'être l'oreille attentive, toujours à l'écoute de tes amis. D'être aimable en toutes circonstances. De faire attention aux problèmes de chacun, quitte à t'en créer à toi. Mais que je ne te supplie pas… ça ne dépend que de toi, acheva Kate en se retournant.
- Kate, s'il te plaît…
- Remus, je n'en peux plus ! s'écria soudain la jeune fille en se tournant vers lui. J'ai eu le malheur de penser il fut un temps que nous étions ensemble, mais en fait non, et puis cet après-midi tu recommences à… je ne sais même pas à quoi tu joues ! Je ne sais plus, Remus ! Et quand je te pose une question sérieuse mais simple, une simple question, Remus ! On en arrive encore à parler de nous ! Non, lâche-moi ! Remus !

Mais les bras de Remus s'étaient déjà refermés sur la silhouette gracile de Kate, accrochaient son dos, et bien qu'elle se débatte de toute ses forces et frappe le torse de Remus, elle ne parvenait pas à se défaire des bras du jeune homme serrés autour de ses omoplates.
- Kate, calme-toi… dit doucement le jeune homme à l'oreille de Kate qui retenait ses pleurs.
- Remus, j'en ai assez, lâcha-t-elle finalement après une profonde inspiration. On n'est plus ensemble et pourtant on traîne toujours ensemble, on n'est pas vraiment en couple mais dès que je suis un peu éméchée je te roule un patin, on n'a jamais couché ensemble et pourtant tu es jaloux dès qu'un autre mec m'approche… je le sais, tu ne dis rien parce que tu estimes que ce n'est pas tes affaires, mais bordel, Remus, soit on est ensemble et tu peux être jaloux, soit on n'est pas ensemble et alors tu n'as pas le droit.

Remus, qui était à présent dans son dos et enserrait ses bras, souffla doucement dans son cou ; étrangement, c'était dans des moments comme celui-ci, des crises ou des fortes disputes qu'ils se sentaient le plus proche ; peut-être parce qu'ils partageaient alors leurs problèmes sans les éviter ?
- Remus, dis quelque chose, je me sens tout à fait ridicule.

Après une nouvelle expiration puissante, Remus posa son front sur l'épaule de Kate pour s'entendre dire :
- J'aimerais être avec toi, vraiment, et pouvoir être jaloux sans me dire que je ne devrais pas l'être et même te rouler des pelles sans que tu sois complètement bourrée…
- Mais… ?
- … Mais je ne peux pas. Si je pouvais, pense bien que je te plaquerais contre un mur et que je te ferais le suçon le plus magistral qu'on aie jamais vu.
- Romantique, sourit Kate.
- Je ne peux pas, Kate.
- Pourquoi ?
- On en revient à la première question que tu m'as posée.
- Ca fait un an que je te la pose, Remus. Viens, on va s'asseoir, j'ai des trucs à te raconter.
- Kate, il pèle et les autres nous attendent.
- M'en fous. J'ai des choses à te raconter.

Tirant Remus par la main, Kate se dirigea d'un pas vif, comme à son habitude, vers le banc de pierre du patio pour s'y asseoir.
- Prend ma cape.
- Non, pas besoin. Attention, ouvre tes oreilles mon grand.
- Vas-y, je t'écoute, fit Remus en s'asseyant.
- Je connais déjà la réponse à ma question.

- Au vu de tes yeux grands ouverts, tu ne t'y attendais pas.
- Je… tu… depuis quand ?
- Presque un an et demi. Depuis le jour où Severus vous a suivis sous le Saule Cogneur, en fait. Oui, c'est ce jour-là que j'en ai été certaine.
- Tu ne me l'as jamais dit.
- Mais je t'ai souvent demandé. Je voulais juste que tu me le dises toi, comme tu l'as déjà dit à Lily et Lucy.

Remus baissa la tête, coupable.
- Je voulais t'en protéger.
- C'est stupide.
- Pas tant que ça. Tu n'imagines pas ce que c'est. Et tu n'imagines pas non plus tout ce que j'ai fait pour que tu ne sois pas au courant, ajouta Remus, amer.
- Si. Je suis au courant de tout, absolument tout. J'attendais que tu me le dises par toi-même, et… putain, Remus, tu l'as dit à tout le monde sauf à moi !
- Je ne l'ai pas dit à Lily. Elle a deviné. Lucy aussi, même si elle a été beaucoup moins délicate, grimaça Remus. Elle s'est ramenée un jour dans notre dortoir et a dit : « Remus petit cachottier, je ne te savais pas aussi grr ». J'étais mort de honte et les mecs morts de rire.
- Je pense plutôt qu'elle a beuglé : « Remuuuuusss, petit cachottier ! Je ne te savais pas aussi… GrrrRRRrr ! », en faisant la panthère.
- Oui, à peu de choses près… tu l'imites assez bien.
- Merci.

Tous deux restèrent silencieux un moment, puis Kate relança la conversation :
- Bon, maintenant que je suis au courant, tu m'embrasses ?
- Si je t'embrasse maintenant, tu pourras dire à tes petits-enfants : « Et là il m'a embrassée, je me serait crue dans un film ! », fit Remus en lui souriant.
- C'est tentant, lui répondit Kate, le visage tourné vers lui.
- Très », acheva Remus en posant ses lèvres sur les siennes.