Hello tout le monde !
Je suis agréablement surprise par le nombre de lecteurs qui se sont penchés sur ma fic, et par aussi le nombre de reviews.
Je remercie de tout mon cœur !
Tout d'abord, je voudrais répondre à Lils :
Pour commencer, merci beaucoup. Ensuite, pour cette question, je ne peux pas te fournir de réponses tout simplement parce que j'aimerais que tu précises ton idée, qui me semble fort intéressante, je dois l'avouer... Enfin, si tu pouvais me laisser ton adresse mail que je puisse te répondre, ce serait génial…
Bref, je voudrais dédicacer ce chapitre à Superlils qui s'est sacrifiée à la première review et je demande une hola pour Yuitsu qui m'a donné quelques idées pour ce chapitre.
Dédicace spéciale à Mistycal sans qui je n'aurai pas pu publier ce chapitre au bout du délai imparti… Merci la puce !
Note de début de chapitre :
Ne m'en voulez pas pour ce que je fais subir aux personnages. Se sont les aléas de la vie, tout simplement… C'est ce qui s'appelle l'apprentissage de la vie… Et je n'ai rien, absolument rien contre les blondes ! C'est juste une fic pas sérieuse afin de rigoler un bon coup… Franchement, vous les blondes, vous êtes formidables et fabuleuses !
Très bonne lecture !
Chapitre premier :
Quand deux mamans sont submergées par leurs nouvelles tâches ménagères et/ou mondaines et essayent de survivre hors de leur habitat naturel…
Au manoir Malfoy…
Molly était assez abasourdie par l'opulence des lieux… Mais quelle froideur dans entre les murs de pierre de cette maison… si on pouvait la nommer ainsi…
En épousant Arthur, Molly avait renoncé à la richesse, car pour elle, la chaleur d'un foyer, l'amour dans le couple et l'amour porté aux enfants était vraiment le plus important dans la vie. Une famille ne se construit qu'à travers l'amour, c'était les dernières paroles de sa mère…
La rousse était surprise pas le labyrinthe des couloirs du mini-château. Elle rechercha la lettre de Narcissa, mais se retrouva dans une galerie de portraits, avec l'incapacité de retrouver son chemin.
Elle interrogea le premier portrait : Scorpius Malfoy. Ancêtre incontesté des Malfoy. Fierté de la maison serpentard, né en 1016 et mort en 1092… (Une longue vie à cette époque) Inventeur du sortilège de décapitation. Un homme vraiment charmant…
« Bonjour Monsieur… »
Le portrait ouvrit lentement ses yeux. « Ce serait plus Messire, chère Damoiselle… »
« Oh, veuillez m'excuser Messire, je n'ai pas d'ancêtres qui remonte aussi loin que vous, alors je ne connais rien de l'ancien anglais… pourriez-vous m'indiquer le grand hall s'il vous plait, je crois m'être perdue. Je vous en remercie d'avance… »
Le portrait la jaugea de regard, étudiant longuement son apparence…
« Ne seriez vous pas l'héritière de Silvianus Black ? Ce faquin était aussi roux que vous ne l'êtes. »
Molly regarda le portrait, surprise par tant de mépris dans sa voix pourtant faible.
« Alors, tout simplement parce que je suis rousse comme un homme que je en connais même pas, vous vous permettez de me mépriser de la sorte ? »
Le premier des Malfoy n'eut pas le temps de répondre. Une voix de femme, face au portrait du premier blond, lui répondit, la faisant sursauter : « Veuillez excuser l'impudence de mon époux, très chère. Comment vous nommez vous ? »
« Je suis Molly Prewett Weasley », répondit laconiquement Molly, soudain effrayée par le regard bleu glacier et perçant de cette femme dans ce portrait.
« Mon époux ne s'est pas trompé de beaucoup. Vous êtes mariée à un descendant des Black. Vous savez, j'ai demandé à l'actuelle Madame Malfoy de me renseigner sur les évolutions actuelles du monde sorcier. Elle m'a tenu informée de chaque mariage, chaque célébration, chaque descendance, de chaque événement majeur et surtout, de chaque famille… Toutefois, si vous voulez retrouver la sortie, appelez un elfe de maison, ces horribles créatures sont là pour ça voyons… »
Et là, la femme dans le tableau s'en alla, laissant une Molly époustouflée par tant de suffisance. Mais elle avait raison, il fallait appeler un elfe pour s'en sortir. Elle claqua des doigts tout en laissant passer une petite décharge de magie, et un vieil elfe apparut devant elle, vêtu en tout et pour tout d'une taie d'oreiller aux armoiries de la famille qu'il servait.
« Bonjour Madame Weasley, Krisy est là pour guider la nouvelle maîtresse. Que peut faire Krisy pour vous maitresse ? »
« Bonjour Krisy, je te remercie de m'accueillir aussi gentiment. Pourrais-tu me conduire vers la lettre que ta maitresse a laissé à mon attention s'il te plait ? »
L'elfe, un sourire de joie aux lèvres, conduisit la rousse jusqu'au hall où, posé sur un guéridon, se trouvait un lourd parchemin bien roulé. Molly le prit, le décacheta, et fut surprise de trouver un rouleau de parchemin où s'étalait une écriture ronde comme celle d'une maitresse d'école primaire.
Krisy la conduisit dans le petit salon réservé à la lecture. Soupirant de découragement, Molly s'assit et entreprit la lecture de sa nouvelle bible pour les trois jours à venir.
Au Terrier…
Narcissa a cru qu'elle allait faire une crise de nerfs…
Elle reposa la lettre qu'elle avait malheureusement ouverte à peine quelques minutes plus tôt. Les règles de cette maison étaient simples : chaque personne avait une tâche particulière à charge. Et ce, pour chaque jour. Sans compter les tâches récurrentes telles faire la nourriture, la vaisselle, dépoussiérer, réparer les vêtements où il y a des accrocs, faire la lessive, nourrir les animaux et tant d'autres règles si dégradantes pour une personne de sa condition que Narcissa songeait sérieusement à se faire emprisonner pour ne pas avoir à subir cela…
Les tâches du mardi étaient les pires à ses yeux : faire sortir la goule du grenier et la laver. Si elle ne n'y arrive pas, mobiliser toutes les personnes présentes et le faire. Dégnomer le jardin, sans tuer ces pauvres bêtes. Lessiver entièrement la chambre des jumeaux. Ne toucher à aucune des expériences se trouvant dans leur chambre.
Narcissa essaya de se calmer et, devant l'heure, décida de voir ce qui était facile à cuisiner en attendant que la famille n'arrive.
Une recette avait été posée sous les aimants d'un étrange meuble blanc avec deux portes. Une béchamel de légumes gratinée… Oh, par Salazar…
On lui avait tout expliqué de A à Z sur la préparation, sauf : comment couper des pommes de terre en morceaux sans qu'elles n'atterrissent toutes par terre ? Narcissa, sous le choc, s'assit lourdement sur la pauvre chaise qui se trouvait là par hasard et qui n'avait rien demandé à personne. Elle remarqua qu'il était onze heures. Et la réalisation de cette recette prenait au bas mot pratiquement une heure et demi… clairement, elle n'était pas sortie de l'auberge. Résignée, elle se mit au travail, essayant d'exécuter religieusement le protocole de préparation qui avait été noté sur le parchemin…
« Je crois que vous avez besoin d'aide… »
Narcissa sursauta et laissa échapper la malheureuse pomme de terre qui se trouvait dans sa main. Elle se retourna et vit en face d'elle un jeune homme brun, aux cheveux noirs épais et en bataille, les yeux émeraude et l'air si adorable qu'elle en fut instantanément attendrie…
« Bonjour jeune homme… je crois que tu n'as pas tord… j'ai des soucis en ce moment avec les pommes de terre.. »
« Bonjour Madame Malfoy… Si vous voulez bien, je vais vous aider… Il est préférable d'utiliser la magie en cuisine quand on est en retard… DIFFINDO ! Et voilà !! »
Les pommes de terre étaient coupées en carrés ainsi que les autres légumes…
Harry la laissa et retourna à ses occupations : discuter avec ses amis à têtes rousses.
Narcissa entendit distinctement les commentaires des enfants Weasley qui demandaient au survivant la raison pour laquelle il avait aidé l'aristocrate à découper des légumes…
Puis, elle se désintéressa de la réponse du petit brunet et continua de vaquer à ses occupations...
Du côté de Molly…
Molly avait enfin pu terminer de lire son immense parchemin. Elle avait demandé à Krisy de lui montrer le chemin de la cuisine… afin qu'elle fasse le repas…
L'elfe de maison était scandalisé. De quel droit cette femme osait-elle faire la cuisine ? Si la noble famille Malfoy avait des elfes, c'était pour s'en servir…
Alors, une petite révolte d'elfes mécontents commença dans la maison. Ces derniers avaient enfermés Molly dans une pièce, seule, afin qu'elle relise son parchemin et trouve les règles relatives aux elfes de maison.
« Mais je ne les comprends pas… pourtant, ils ne sont pas heureux d'être traités aussi méchamment par les Malfoy… Pourquoi sont-ils en colère alors ? »
C'était la grande question que se posa Lucius en rentrant.
« Capri ! Viens ici immédiatement…. Peux-tu m'expliquer ce qui se passe ici ? »
Le pauvre elfe commença à trembler… son maître allait encore le soumettre aux doloris…
« Seigneur Malfoy Maître est enfin rentré… Madame Weasley voulait absolument cuisiner et ne voulait pas comprendre que c'est notre charge, Maître… »
« Et bien maintenant, tu nous prépares le repas que mon épouse avait programmé pour ce jour. »
« Bien Maître, tout de suite Maître »
Le pauvre elfe transplanna directement dans la cuisine afin de donner ses ordres. Il fallait mieux ne pas rester auprès de son maître. Pour une fois qu'Il ne l'avait pas puni… Par mesure de précaution, il se punît tout de même et entama la cuisson du repas. Un velouté de poireaux, une salade de crudités accompagnée de pain et de caviar, un énorme brochet poché accompagné de légumes verts, un ragout de bœuf accompagné de pommes de terre, des fromages de France dont Molly Weasley ne connaitrait même pas le nom. Et comme dessert, un magnifique clafoutis aux myrtilles accompagné de glace à la vanille…
Chez les Weasley…
Il était treize heures. Treize heures et l'heure du déjeuner était passée d'une demi heure…
Le ventre de Ron grognait comme s'il s'agissait d'un moteur de tracteur moldu.
Ron avait faim. Et quand Ron avait faim, tout le monde était sur les nerfs, vu qu'il agressait tout le monde.
Narcissa demanda de l'aide aux enfants afin de mettre la table. Puis, après les ablutions rituelles pour manger (lavage de mains et autres), tout le monde s'assit, la blonde amenant les deux plats de légumes gratinés. Ils étaient bizarrement rouges. Ron ne dit rien, trop pressé de remplir son ventre qui manifestait de façon très bruyante son mécontentement. A peine servi, il commença à plisser du nez. En effet, une odeur bizarre s'échappait de la nourriture.
« Vous deviez préparer quoi, Madame Malfoy ? » demanda innocemment Ginny.
« Une béchamel de légumes et pommes de terre gratinés. » répondit celle-ci d'une voix peu assurée.
« Mais il n'y a pas de tomates dans ce plat à la base ! » s'exclama la seule rouquine de la table.
Les jumeaux commençaient déjà à rire sous cape. En effet, la situation était hilarante.
« Ben goûtez avant de critiquer », fit remarquer judicieusement Hermione.
Ron, affamé, fut le premier à goûter le plat… il mâcha un peu, puis rejeta directement sa bouchée pratiquement sur la face de la pauvre blonde qui avait un tant soit peu essayé de cuisiner pour la première fois de sa vie.
« Nan mais ça va pas ? Vous voulez nous empoisonner ou quoi ? Vous savez qu'on ne met pas de sucre dans une béchamel ?? » Ron hurlait littéralement, clouant tout le monde sur sa chaise par surprise, tant sa voix montait haut dans les décibels. Le dernier rouquin de la famille était rouge de rage et vert de dégoût…
« Oui mais, j'ai essayé de faire ce qui était écrit dans la recette mise à disposition par votre mère jeune homme… » Narcissa essayait vainement de se justifier auprès d'un lion affamé et écœuré par le poison qui lui avait été servi.
« Mais qu'est ce que c'est que ça ?? Vous savez lire au moins ou c'est l'un de vos nombreux elfes de maison qui vous fait la lecture ?? Vous savez qu'il est écrit « sel » sur le pot de sel de maman ? À croire que c'est compliqué de différencier le sucre de canne et le sel… Il ne vous est pas venu à l'esprit de demander de l'aide à une personne si vous n'arriviez pas à identifier les aliments ??»
Ron fulminait littéralement. De quel droit cette blonde écervelée osait-elle saper tout un repas ? D'accord, les aristocrates ne savaient pas cuisiner à la base, mais ils étaient assez intelligents pour demander de l'aide… Mais celle là, c'était vraiment le pompom. Elle n'avait même pas demandé à un seul d'entre eux de l'aider…
Il décida donc de se lever pour se faire un casse-croute digne de ce nom.
Une voix le cloua cependant sur place.
« RONALD BILIUS WEASLEY ! DE QUEL DROIT TU TE PERMETS DE HURLER DE LA SORTE SUR UN ADULTE ? QUI PLUS EST SUR MADAME MALFOY ? ELLE A FAIT SON POSSIBLE POUR ESSAYER FAIRE CE PLAT POUR NOUS ! TU CROIS QUE C'EST FACILE POUR UNE PERSONNE QUI N'A JAMAIS FAIT LA CUISINE DE RÉUSSIR UNE BÉCHAMEL DU PREMIER COUP ? SURTOUT QUE TU L'AS PROFONDÉMENT BLESSÉE EN LUI HURLANT DESSUS DE LA SORTE ! C'EST PAS MALFOY ! C'EST SA MERE !! UN PEU PLUS DE RESPECT ! FLUTE ALORS !!
DÉPECHES TOI DE T'EXCUSER ! TU N'AIMERAIS PAS QU'ON TE FASSE REMARQUER QUE TU NE SAIS PAS TE TENIR DANS UNE RECEPTION MONDAINE !! »
Ron ainsi que toute personne se trouvant dans cette maison se retrouva littéralement secoué par la voix d'Hermione. En effet, la jeune fille s'était exprimée avec sa délicatesse et sa douceur habituelles…
« D'une part Hermione, je ne te permets pas de juger si je sais me tenir correctement dans une réception mondaine ou pas, ce que nous savons tous faire dans ma famille. De plus, riche ou pas, première fois ou pas, il me semble que personne ne se trompe entre un plat sucré et un plat salé, surtout que pour une fois, c'est une question de bon sens et pas de connaissances… Ensuite, je ne te permets pas de me HURLER DESSUS ALORS QUE J'AI FAIM ET QUE LE REPAS A UN RETARD DE PRES DE 40 MINUTES… Enfin, il me semble que quand on ne sait pas faire, on demande de l'aide ! C'est pourtant pas compliqué ! Maintenant, je vais me faire un casse-croute pour grailler un peu. La prochaine fois que vous voulez faire à manger, prévenez nous de manger avant Madame Malfoy, histoire qu'on ne meure pas involontairement… »
Sur ces entrefaites, Ron sortit de table, laissant Narcissa Malfoy complètement effondrée intérieurement et tout le reste de l'assemblée abasourdi. Il prit de quoi se faire un gros sandwich français et monta dans sa chambre.
« Je suis vraiment désolé Madame Malfoy, je n'avais pas idée que vous ne saviez pas faire des légumes en béchamel, si je savais, je vous aurais aidé… »
Harry avait l'air sincèrement désolé pour cette pauvre dame qui n'avait rien demandé à personne et qui s'était retrouvée parachutée dans une émission qu'elle n'avait même pas demandé à tourner…
« Non, jeune Potter, je suis vraiment touchée que vous m'ayez aidé à couper les légumes… Mais ce n'était pas à vous de m'aider à faire la cuisine… Veuillez m'excuser, je vais débarrasser la table. Quelqu'un veut bien m'aider à préparer un petit quelque chose pour caler vos estomacs pour ce midi ? »
Harry, portant une grosse pile d'assiettes, fila dans la cuisine et donna un cours tout simple de cuisine à l'aristocrate : comment faire des omelettes, une salade et une vinaigrette qui tienne la route.
Une demi-heure plus tard, le reste de la tribu Weasley mangeait. Ils n'avaient pas osé ouvrir la bouche pour discuter de ce qui s'était passé à table avant. Même Hermione.
Cette dernière était dans une colère noire vis-à-vis de celui qu'elle aimait en cachette. Comment osait-il agresser verbalement une femme sachant que tout était retransmis à la TV sorcière en direct ?
Et surtout, comment osait-il ne pas s'excuser d'avoir été odieux avec cette femme ?
Quelque part, Hermione n'était pas tant fâchée pour ça que pour le fait que Ron avait raison. Aucune personne normale ne se trompait entre le sucre de canne et le sel… et entre les plats sucrés et les plats salés. De plus, des sorts permettaient de connaître les aliments, leurs propriétés et leurs diverses utilisations.
Après avoir débarrassé la table à nouveau, Narcissa monta dans sa chambre et pleura un bon coup, tandis que Harry partait à la recherche de Ron afin d'essayer de recoller les morceaux entre lui et la blonde.
De son côté, Hermione faisait la morale à Ginny. Elle savait qu'elle devait aider la noble blonde à la cuisine, mais elle n'avait pas bougé d'un pouce, sachant que l'aristocrate n'allait jamais demander son aide, ni celle d'une autre personne… Ginny s'en voulait un peu, mais c'est vrai que sur le coup elle avait eu tord…
Du côté de Lucius Malfoy…
C'était enfin l'heure de déjeuner. Molly Weasley devait être là afin de donner le coup d'envoi du service. Mais elle n'était pas là, même si elle n'était pas loin de la salle à manger selon Krisy… alors il envoya l'elfe chercher la rousse replète de service et un autre elfe quémander Draco.
Ce ne furent que 10 minutes plus tard qu'arriva Molly, ayant été guidée à travers la maison par un elfe particulièrement revanchard qui l'a fait passer par un chemin digne des jeux de Fort-Boyard.
Il était treize heures et quart. Inconsciente du chaos qui se déroulait chez elle, elle commença à s'installer à table quand la voix tranchante de Lucius retentit tel un couperet :
« Vous ne comptez pas vous changer pour déjeuner ? »
« Euh, je n'avais aucune idée qu'il fallait que je me change pour un déjeuner à la maison en petit comité… »
« Draco, vas l'aider à choisir une tenue dans sa garde-robe pour déjeuner en « famille » et ce n'est pas une raison pour trainer. Vous avez touts les deux 10 minutes. »
Molly, obligée de se soumettre aux règles de vie de la famille pendant les trois premiers jours s'en fut, guidée par le pauvre Draco qui n'avait rien demandé à personne, se changer.
Ce dernier l'obligea à revêtir sa seule robe de soirée pour déjeuner ce midi-là. C'est en fulminant, rouge de rage, que la matriarche de la famille Weasley fut de retour onze minutes plus tard.
Quand elle revint, Lucius écarquilla les yeux. Qu'est ce que c'était encore que cette tenue ? c'est une tenue pour après midi détente dans le jardin ?
« Cette tenue ne convient absolument pas pour un déjeuner… »
« Père, je n'ai trouvé que ce vêtement qui ne soit pas jetable… »
« Par Merlin ! Quel est donc le sort de ma Narcissa sous votre toit Madame… Bien, nous déjeunons, je retourne travailler, et ensuite vous irez vous procurer des vêtements décents à Paris avec mon fils cet après-midi. Nous avons un gala de charité ce soir chez Madame Cliffard et ce n'est pas négociable non plus. Entretemps, Draco se chargera de vous faire réviser l'étiquette en société. Maintenant, mangeons. »
Lucius en profita afin de corriger toutes les mauvaises habitudes de Molly concernant l'étiquette à table. Il y avait des couverts à utiliser, et d'autres non. Et les reproches avaient duré pendant tout le repas.
« Vous êtes une demoiselle Prewett, non ? Alors dans ce cas, faites ressortir la bonne éducation que votre mère a daigné vous donner… »
Et les sarcasmes durèrent tant qu'à la fin du repas.
« Non mais tenez correctement votre fourchette ! Ce n'est pas une plume ! »
« Rassurez-moi, il existe bien des couteaux chez vous, non ? Alors pourquoi n'utilisez-vous pas celui qui est nécessaire pour poser le caviar sur le pain ? Oui, c'est vrai, vous n'en avez jamais mangé, vous… »
« Vous êtes sure que vous utilisez des fourchettes chez vous ? C'est à croire que non, vu comment vous utilisez celle-ci… Ce n'est pas parce qu'elle a trois dents qu'elle est détériorée Weasley ! C'est une fourchette à poisson, il est normal qu'elle soit comme cela… prenez la délicatement et utilisez la comme une personne civilisée… »
De temps en temps, Draco essayait d'intervenir, afin de limiter les dégâts moraux engendrés par son père…
« Madame Weasley ? On ne mange pas la peau du brochet… elle est juste la pour la décoration… »
Molly avait retrouvé le masque d'indifférence qu'on lui avait inculqué quand elle était enfant, juste avant d'entrer à l'école des sorciers. Intérieurement, elle désirait de tout son cœur dépecer Malfoy père, les faire rôtir à la broche après l'avoir éviscéré et trépané et le servir aux veracrasses mutants de Hagrid… Mais ce n'était pas possible. Les meurtres auraient lieu après cette fichue émission. Et Fudge accompagnerait cet imbécile pour avoir pondu une loi aussi stupide…
Après une heure et demie de supplice, Lucius libéra enfin la table, attirant deux soupirs de soulagement discrets. En retournant à son travail, il lança, debout devant la cheminée qu'il était intolérable que le repas ait été préparé aussi tard et que c'était la dernière fois que l'on déjeunait après 12h30.
Draco, lui, prit deux capes, une grosse bourse d'argent, et entrainât Molly vers la cheminée des déplacements en Europe. Il la revêtit de cette cape et lui donna les instructions afin d'arriver dans la boutique MagicChannel de Paris. Le long périple de Molly pouvait commencer. Elle était interrogée sur les mœurs en gala de charité tout en essayant des vêtements aux couleurs les plus saugrenues…
Finalement, la vendeuse et styliste, prenant pitié d'elle, lui fit une garde robe dans les tons marron glacé, chocolat au lait, chocolat noir, noir intense, anthracite, et vert forêt… parce que selon l'employée de cette maison de couture, ce qui va le mieux à une rousse, c'est le vert… après tout, tout le monde savait que le vert était le nouveau noir, non ? Apparemment pas cette rousse.
Après une après-midi des plus épuisantes à rechercher les bons vêtements, les bons accessoires allant avec, des chaussures confortables pour la rousse ainsi qu'une nouvelle coiffure, Molly et Draco s'installèrent chez un glacier parisien, complètement épuisés tous les deux. Cela se voyait que la femme allait craquer. Après avoir discuté tous les deux devant une bonne glace, ils retournèrent au manoir, les mains pleines de sacs. Malgré la froideur du jeune garçon, la conversation fut agréable. Surtout quand il comprit que Molly Prewett Weasley, sa cousine très éloignée par alliance, était vraiment cultivée.
Du côté des Weasley…
Narcissa s'était fait une raison. Ce n'est pas en montrant à tout prix sa force et sa supériorité qu'on réussit, surtout quand on n'a jamais eu ce genre de préoccupations. Aussi décida-t-elle de demander de l'aide aux enfants afin de pouvoir faire ses tâches ménagères.
Elle mit une robe un peu moins habillée et descendit dans le salon, où se trouvaient les deux adolescentes qui pourraient l'aider…
« Mesdemoiselles, connaitriez-vous le sortilège pour dépoussiérer les meubles s'il vous plait ? Je connais bien le RECURVITE, mais ça a un résultat décapant. De plus, je m'en voudrais d'abimer les meubles de Molly Weasley… »
Après avoir appris le sort et le mouvement de baguette qui allait avec, la noble commença à dépoussiérer les meubles du salon, puis, Hermione lui fit apprends d'autres sorts, dont celui de pliage des vêtements et celui de lavage. Narcissa s'en sortait plutôt bien. Elle fit, à l'aide des deux filles, toute la maisonnée, sauf la chambre de Percy, qui tenait à faire seul son ménage, puis elle se rendit dans la chambre des jumeaux.
Hermione lui avait appris le sort particulier à utiliser dans la chambre des jumeaux afin de ne pas altérer les expériences qui étaient en ce moment en train de mijoter tranquillement. Le LIPIDA.
Le LIPIDA était une sorte d'ACCIO, mais sur les petits éléments microscopiques, voire atomiques. Il s'agissait de nommer ce qu'il fallait attirer vers soi et de le diriger dans un récipient. Elle se mit donc à l'entrée de la chambre en question, pointa la baguette, et lança le sort LIPIDA POUSSIERA. Toutefois, la puissance de Narcissa était telle qu'un tourbillon de poussière se fit dans la chambre.
Tout s'accéléra soudain et KABOOM !!
La chambre se retrouva toute maculée de potions et de préparations d'une couleur peu ragoutante. Tout dans la chambre des jumeaux était tapissé d'une sorte de liquide gluant vert fleuri à poids roses rayés d'orange… (NdA : ne me demandez pas comment c'est possible… je ne sais pas d'où cette connerie est sortie de ma tête).
Tous les habitants de la maison, excepté Percy, se rendirent directement dans la chambre incriminée. Et les jumeaux éclatèrent de rire.
« Franchement ! Chapeau Madame Malfoy ! Surtout, ne touchez à rien ! On n'a jamais réussi à faire ça nous-mêmes !!
Dites nous…
… comment vous avez…
… réussi à faire…
… cette merveille… »
Les jumeaux étaient morts de rire, des larmes plein leurs yeux.
Ils savaient que la blonde serait énervée, pensant qu'ils se moquaient d'elle, mais ce n'était pas du tout le cas. Ils étaient positivement époustouflés par un résultat aussi coloré… surtout qu'au départ, les mixtures qui se trouvaient dans leurs chambres étaient marron, kaki, et autres couleurs sombres…
Narcissa, honteuse, ne savait où se mettre…
« Je voulais juste retirer la poussière… je n'avais pas prévu de faire une tornade moi… »
A la fin, Narcissa rit de bon cœur avec les autres. Enfin, tous les autres excepté Ron qui boudait sous le peuplier du jardin.
Les jumeaux assurèrent qu'ils nettoieraient tout, et la blonde retourna se changer, le bas de sa robe maculé de cette mixture inqualifiable.
Les frères homozygotes en profitèrent afin de recueillir cette substance dans trois fioles et bientôt, un hibou partit avec l'une d'entre elles vers un destinataire pas si inconnu que ça, accompagnée d'un parchemin explicatif.
Narcissa était descendue dans la buanderie. Il fallait à tout prix qu'elle fasse la lessive. Elle prit une brassée de pulls de couleur foncés et la mit dans la magic-lesiv afin de les nettoyer. Elle s'interrogea sur l'utilité dans une maison d'un nombre aussi important de pulls vert sapin. Mais bon, elle laissa cela de côté quand elle vit que la machine se mit à cracher d'importants jets de mousse. Heureusement, cela s'arrêta assez vite.
La nouvelle mère de famille nombreuse finit par aller requérir l'avis des enfants pour savoir ce qu'elle devait préparer à dîner. Mais pour ne pas avoir l'air trop stupide, elle commença par aller chercher une recette pas très compliquée. Elle tomba sur un risotto.
Narcissa demanda aux enfants, qui étaient regroupés dans le jardin, leur avis ce su plat pour le dîner… et elle s'en fut, agressée par Ron qui lui indiqua sèchement que pour commencer, des œufs durs seraient préférables. C'est le seul plat qu'aucune personne normale ne rate.
Il fallait d'abord recueillir les œufs. Alors Narcissa se rendit dans le poulailler avec un panier, recueillit les œufs, et se fit poursuivre dans la basse cour par une trentaine de poules et deux coqs qui voulaient du grain. Elle réussit à s'en sortit mais cassa au moins 6 œufs entre la porte du poulailler et cette de la cuisine.
Ensuite, elle commença à casser les œufs. Au bout de trois, elle s'interrogea fortement : « comment on fait pour deviner ceux qui sont durs ? »
Malheureusement pour elle, Percy passait par là. « Madame ! Les œufs durs le deviennent quand on les fait cuire ! »
Narcissa, à bout de nerfs, se rendit dans le jardin et demanda si l'une des filles voudrait bien l'assister. Hermione expliquait à Ron et Harry un point délicat. Alors, de mauvaise grâce, Ginny se rendit à l'abattoir.
« Pour faire des œufs durs, vous prenez une grande casserole, vous mettez les œufs, vous recouvrez d'eau, vous laisser cuire. »
« Et on fait comment pour savoir qu'ils sont durs ? »
« Quand il y a plein de mousse sur le dessus des œufs ou quand ils sont fendillés. »
Elle remercia la jeune fille récalcitrante qui s'en alla et fit ce qu'on lui avait dit de faire.
Ensuite, elle passa dans la buanderie, sa machine étant terminée, et mit les pulls dans le sèche-linge, puissance maximale. Comme ça, les enfants pourront les mettre ce soir, se dit-elle, contente de faire quelque chose de bien pour une fois depuis le matin.
Au moment du dîner, elle remarqua que Arthur n'était toujours pas revenu. Après avoir eu l'assurance, par les enfants, qu'il rentrerait, elle lui laissa son dîner dans une assiette au chaud et remit à chaque enfant Weasley un pull, ainsi qu'à Hermione.
« Bien, avant de manger, Molly voulait que je vous donne ceci à mettre. Je crois qu'ils reprendront leur forme première quand vous les aurez mis… Harry, dans la lettre qu'elle m'a laissée, elle dit qu'elle n'a pas pu t'en faire un car il ne restait pas de laine vert émeraude pour ton initiale… Elle en est désolée…»
Et tous furent obligés de mettre le pull traditionnel fait par Molly. Chaque année, cette dernière confectionnait des pulls en laine vert sapin avec les initiales de chaque enfant Weasley. Ce pull, différent des autres, se voyait orné de petites étoiles dorées et chaque initiale était écrite de la couleur préférée des enfants. De plus, cette année, elle en avait rajouté un pour Hermione, dont la couleur préférée était le turquoise. Les trois ainés de la famille se demandaient dans quelle dimension ils étaient tombés. Chaque année, le 22 décembre, leur maman exigeait leur présence afin de leur remettre ce pull. Chaque année, ils venaient donc dîner avec leur famille et revêtaient ce pull. Cette année, cela s'avérerait difficile.
En effet, les pulls étaient rétrécis. Hors, il fallait respecter la tradition…
Plus tard, beaucoup plus tard, à Sainte-Mangouste plus précisément, Hermione et Harry se demandèrent comment cela avait pu se terminer de la sorte…
Les enfants étaient en train de râler à cause de l'étroitesse du pull. « Tiens Ginny, ce pull est parfait pour toi, disaient les jumeaux. Tu es la plus petite et c'est un taille 6 ans… »
« Ben justement j'en ai 16, et j'ai des seins ! Le pull ne passe pas… »
Narcissa, afin de les aider, lança un sortillège d'agrandissement des vêtements… n'éanmoins, en prononçant mal le sort, elle fit une erreur monumentale. Harry, étant allé chercher à la cuisine le plat qu'il avait confectionné durant l'après midi afin d'éviter les crises d'hystérie de Ron par la suite ainsi que la tristesse de Narcissa vit avec étonnement tout le monde en train d'enfler, son meilleur ami devenant encore plus rouge que lorsqu'il était surpris dans la douche... Tout le monde se retrouva avec un pull trop petit sur le dos, et en train de gonfler comme la tante Marge…
Narcissa sous le choc, les autres étant en difficulté, il appela par cheminée, les urgences de l'hôpital sorcier.
Une minute plus tard, des brancardiers et des médicomages transplannaient dans la cour du terrier et emmenaient tout ce beau monde, par voie de cheminée, aux urgences. C'était le moyen le plus sur pour que tout le monde arrive assez vit et assez en bonne santé.
Quelques minutes plus tard, Harry vit avec soulagement tout le monde sortir, d'une couleur normale et avec une corpulence normale, sans pull sur le dos, Ron le dernier.
Madame Malfoy était encore sous le choc, inquiète à l'idée que l'un des enfants ne meure. Si le sauveur du monde sorcier n'avait pas été là, Merlin seul sait ce qu'il serait advenu de la progéniture rousse.
Un médecin, reçut par la suite les 10 personnes dans une salle de réunion et demanda des explications sur ce qui s'est passé…
Après avoir tout entendu, ce dernier, sous le choc, éclata de rire. Cela le changeait des urgences dramatiques et des mutilés qu'il recevait en tant normal !
« Mais, Madame Malfoy… vous avec laver ces pulls avec quoi ? Parce que si nous regardons bien, c'est à cause de ces pulls que tout est arrivé, non ?
Sincèrement, répondit Narcissa, je les ai lavés, puis mis dans le sèche-linge, et je les ai donnés aux enfants pour qu'ils respectent leur tradition familiale ! Je n'allais quand même pas leur donner un pull mouillé non plus ! »
Et Ron s'insurgea encore : « Mais, par tous les poils de la sainte barbe de Merlin ! Qu'est-ce qu'on vous a fait ! Vous vouliez notre mort, c'est ça ? Ça vous rendrait service ou quoi. Vous nous en voulez tant que ça ? Mais franchement, faut vraiment être blonde pour arriver à faire tant de conneries en une journée ! Ah, mais j'oubliais, vous êtres blonde… »
Sur ces paroles, il transplanna directement chez lui, laissant toute une armada de rouquins désemparés par l'attitude de leur frère…
Harry, le seul à ne pas être si secoué que ça, à part par l'attitude désobligeante de son meilleur ami, demanda au médecin s'ils pouvaient tous prendre congé, et il indiqua à tout le monde qu'il était tant de rentrer, car il y avait le dîner qui les attendait.
Au coucher, une heure plus tard, Narcissa espérait fortement que Molly s'en sortait beaucoup mieux qu'elle…
Bon ! j'espère que ça vous a plu… franchement, 12 pages word pour vous, que demande le peuple !
Il ne me reste qu'à vous donner rendez-vous dans deux semaines environ pour la suite !
A moins que je ne sois inspirée pour des gags encore…
Un petit extrait pour vous…
« Madame Malfoy… Vous savez, nous devions nettoyer la goule aujourd'hui et la sortir… mais elle est devenue toute verte. Vert pétant. On a peur qu'elle soit malade… et franchement, nous n'avons pas envie qu'elle meure… vous savez, elle est venue dans le grenier le jour de la naissance de Bill. Maman y tient … Est-ce que vous pouvez l'emmener chez le vétomage s'il vous plait ? »
Et Narcissa se retrouva avec une goule endormie au bout de sa baguette, façon de parler, sur le chemin de traverse…
Voilà !!
Bisous à tous, et encore merci à mes lecteurs !
