Hello every beautiful people !!!!!! octo revient avec beaucoup de retard pour un nouveau chapitre de On a échangé nos mamans… J'en ai malheureusement conscience et j'en suis complètement désolée… Même si je n'ai aucune excuse, je vous suppliée de me pardonner..

Je tiens à vous remercier vraiment, vous tous, d'avoir lu mon histoire et surtout d'avoir laissé des commentaires aussi gentils ! Ça me touche vraiment ! Tout ça pour vous dire, que ce chapitre est dédié à tous mes lecteurs…

A propos, Na… j'ai pas du tout réussi à mettre la phrase que tu voulais dans ce chapitre… je m'excuse…

Une spéciale dédicace à Cindelle qui m'avait préparé un poème magnifique mais que j'ai perdu à cause de mon pc qui avait buggé j'avais perdu alors tout ce que j'étais en train d'écrire… c'est absolument frustrant comme situation…

Bref, je vous souhaite une bonne lecture pour ce chapitre qui vous réservera des surprises chez l'un des personnages principaux…

Chapitre troisième :

Noël, joyeux Noël…


Tôt le matin, aux heures où le Lucius fulmine déjà, au Manoir Malfoy…

Le timide soleil d'hiver n'était pas encore levé en cette matinée glaciale de la veille de Noël. Mais Molly avait déjà été agressée par une elfe psychopathe afin de se rendre dans le grand salon de la famille Malfoy où elle était expressément attendue par le patriarche de cette famille en personne. Elle avait dix minutes pour se préparer et y aller, sans quoi, elle se ferait encore houspiller alors qu'elle n'avait rien demandé à personne… fichu ministre de la magie à la noix !!!

Elle se perdit encore dans les couloirs… c'est vrai quoi, elle avait la chambre la plus éloignée du manoir… si elle marchait trop vite, elle se perdait inexorablement… C'est à se demander si elle ne devait pas faire une carte magique pour se repérer, une carte qui parlerait, qui lui indiquerait le chemin à suivre et qui lui dirait : « dans cinq mètres, tournez à droite », même s'il s'agissait d'une voix horripilante…

Elle arriva avec dix minutes de retard dans le salon de réception, habillée d'une robe noire toute simple. Elle n'avait pas eu le temps de choisir une tenue convenable.

Lucius Malfoy avait eu le temps de maudire cent fois la dernière des Prewett pendant ces dix minutes. Il ne devait absolument pas être en retard ! Il était six heures du matin. Dans une demi-heure, il devait être au bureau, au ministère… Pas de congés en cette veille de Noël ! D'habitude, il partait tranquille, mais cette année, ce n'était pas le cas. Pas de précieuse Narcissa pour tout organiser, mais une espèce de rousse qui avait tout oublié de son éducation mondaine. Du coup, il était inquiet quant au déroulement de cette soirée… Heureusement que le Dress Code avait déjà été établi l'année dernière… Bleu et Blanc. Couleurs de marins, certes, mais aussi couleurs de nuits enneigées… il espérait que tout irait pour le mieux.

Il renonça à s'énerver quand elle arriva enfin.

« Madame Weasley. Je vais juste vous faire les dernières recommandations de mise : je sors du travail ce soir exceptionnellement à dix-huit heures ce soir. J'aurai juste une heure pour me préparer avant que les premiers invités ne transplannent devant le domaine Malfoy. Ils auront un quart d'heure en calèche afin d'arriver devant le porche de la maison. Durant ce quart d'heure, j'inspecterai votre tenue. La demi-heure d'avant sera réservée à l'inspection générale du manoir : décoration, plan de table, etc. Si jamais une seule catastrophe se produit dans mon manoir à l'occasion de cette réception, je vous promets que je ruine tous vos enfants sans parler de vous. A la fin, il ne vous restera que vos yeux pour pleurer. J'espère que vous avez bien compris ! »

Sans attendre de réponse de la part de la rousse, Lucius se rendit dans la salle à manger pour déjeuner. Une demi-heure plus tard, il était à son bureau, en train de traiter les dossiers les plus urgents.

De son côté, Molly fulminait.

Immonde.

Lucius Malfoy était un être immonde, machiavélique, horrible et à la personnalité répugnante. Il n'allait pas jouer bien longtemps. Elle tacherait de rendre ce réveillon exceptionnel, sans aucune fausse note. Mais à minuit, ce serait à son tour d'éditer les règles… déjà, pour commencer, le réveillon de Noël était un événement familial. Pourquoi inviter des personnes externes à la famille ? Ensuite, aménager un cachot avec plein de livres pour faire étudier un gamin brillant simplement parce qu'il n'est pas à la première place, ça n'avait aucun sens. Elle s'assurerait que ça ne se reproduise pas, en tous cas tant qu'elle serait dans cette maison glaciale de fous.

Autant commencer à préparer ce réveillon tout de suite. Elle laisserait Draco dormir jusqu'à 10 heures. Après tout, un enfant ne devait pas se réveiller aussi tôt pendant les vacances juste pour contenter l'égo familial surdimensionné des Malfoy. Pas question de martyriser cet enfant plus que nécessaire. Elle remonta dans sa chambre, prit ses deux jeux d'aguilles à tricoter et ensorcela des pelotes de laine pour en faire des pulls avec l'initiale de Lucius et de Draco. Elle avait bien noté que ces pulls devaient être verts afin que l'appartenance lointaine ou encore d'actualité à la maison du fondateur honni soit honorée… après tout, les serpentards, comme toutes les autres maisons, avaient des défauts et des qualités.

Après une furtive pensée pour Narcissa, qui ne serait à cette soirée mondaine mais qui serait dans son humble maison, elle se mit au travail. Au programme, mettre la table, finaliser le plan de table, décorer les pièces, monter, avec Draco et Lucius, le sapin et le décorer, mettre les cadeaux qui étaient en cours de fabrication dessous, superviser les elfes, faire préparer des appartements pour certains invités… La journée serait bien pleine.


Tôt le matin, aux heures où les poules se lèvent à peine, au Terrier…

De son côté, Narcissa se réveilla aux alentours de cinq heures du matin. Son Lucius lui manquait affreusement. Surtout pendant la période hivernale où elle s'endormait et se réveillait dans ses bras… Elle tuerait ce ministre de pacotilles à la fin de la semaine pour l'avoir séparée de son mari et de son fils. Son pauvre Draco. Il lui manquait tellement… Il faisait toutefois confiance à Molly pour le dorloter comme elle aimait le faire quand son mari était absent…

Sachant qu'elle ne pourrait plus se rendormir, elle mit une robe bien épaisse en laine magique, prit sa cape sous le bras, et décida de préparer le petit déjeuner… Finalement, c'était pas si mal la vie à la campagne !

Elle mit les œufs dans un panier, prépara une grosse théière de thé vert et décida de lire dans le salon. Elle mit une machine en route, transforma un fauteuil en divan et s'y installa sous un plaid avec un livre à lire. Elle ne vit pas à quel moment elle s'endormit. Ce fut une main qui la secoua sans ménagement qui la fit se réveiller en sursaut, la faisant tomber au sol…

Ron se réveilla à l'heure habituelle. Six heures et des poussières. L'heure de remplir son ventre. Il plissa le nez, essayant de se diriger par l'odeur de la nourriture, n'étant toujours pas bien réveillé… Mais aucune odeur ne sortait des fourneaux du terrier… quand il descendit, il vit les jumeaux faire sécher sans protester des vêtements qui avaient été lavés, Hermione et Ginny en train de faire leurs devoirs, le reste de la fratrie dehors… qui en train de couper du bois, qui en train de dresser une immense tente magique, qui en train de poser des barrières contre les intrus et des sortilèges contre le froid, qui sortait les tables et les chaises afin de les mettre sous la tente. Il ne comprit pas tout de suite… puis il lui revint à l'esprit qu'il s'agissait du réveillon de Noël. Dinde farcie… feuilleté de saumon… foie gras !!! Du grand plaisir en perspective. Seulement, où était passée sa mère ? Il lui revint à l'esprit qu'il s'agissait de Narcissa qui avait remplacé sa mère pour la semaine, sous ordre du ministre, qui avait sans doute du fumer un truc pas net quand il a eu cette idée ignoble…

Il se souvint alors que le repas ne serait pas fameux, l'aristocrate ne sachant pas cuisiner…

Cette dernière n'avait pas non plus préparé le petit déjeuner… Elle allait en voir du pays elle, si elle continuait à se moquer de lui de cette manière. Il la trouva dans le salon, endormie, un livre sur la poitrine.

Passé le moment où il s'extasia devant la grande beauté de la femme, il la secoua afin de la réveiller… Il avait simplement oublié qu'il ne s'agissait pas d'un de ses cothurnes qui s'amusait à lui faire des blagues et elle tomba.

Ron lui vociféra encore au visage toute son incompétence, lui expliquant de façon fortement civilisée tout en lui cassant les oreilles ses devoirs en tant que matriarche provisoire de la famille Weasley… Seulement, il n'avait pas prévu qu'il serait entendu par le Sauveur lui-même, son meilleur ami… Il se figea en sentant une magie agressive, et pourtant connue, virevolter dans la pièce, créant une pression atmosphérique assez suffocante…

Harry Potter était fâché. Trèèèèèèèèès fâché… Fou de rage contre celui qui était son meilleur ami… Ron ne put qu'essayer de disparaître quand Harry rugit dans la pièce.

« RON ! T'ES UN GRAND MALADE !!! ELLE T'A RIEN FAIT ! ELLE ESSAYAIT DE RECUPERER DES CRASSES QUE VOUS LUI AVEZ FAIT AU DEBUT DE LA SEMAINE ET TOI, T'ARRIVES, TU LA REVEILLES COMME S'IL S'AGISSAIT D'UN DE TES CAMARADES DE DORTOIR !!! MAIS TU VAS PAS BIEN !!!!! T'ES VRAIMENT IMMONDE AVEC ELLE ALORS QU'ELLE T'AS RIEN FAIT !!!!!!!!!! TU DIRAIS QUOI SI T'ETAIS PARACHUTTE DANS UN MONDE QUI N'EST PAS LE TIEN ? TU CROIS QUE TU POURRAIS SURVIVRE DANS LE MONDE MOLDU SANS AIDE ??????? JE TE PREVIENS. C'EST LA DERNIERE FOIS QUE JE TE VOIS T'EN PRENDRE A MADAME MALFOY. EN FAIT, ÇA VAUT POUR TOUT LE MONDE !»

Ron n'essaya même pas de s'excuser. Il savait qu'il était en tord. Il baissa la tête, honteux, et il essaya de réparer les dégâts. Mais la voix d'un Harry très déçu revint à la charge, mais cette fois, un peu plus douce.

« Quand je pense que je revenais faire le p'tit dèj pour toi… Toi, c'est comme ça que tu traites les personnes qui vivent sous ton toit ? Démerdes toi seul pour manger ce matin ! Moi, je me casse. Ça commence à bien faire. Je reviens ce soir, surtout, ne me cherchez pas. Je veux être seul. »

Et Harry transplanna hors de la propriété des Weasley, laissant les autres se débrouiller seuls… trop déçu par l'attitude de la famille qu'il considérait comme sienne.

Ginny se sentit coupable. Elle avait négligé la femme blonde qui était sa mère pour cette semaine, alors que sa vraie maman lui avait demandé de l'aider dans les tâches ménagères… La pauvre ne savait rien faire… fallait bien l'aider…

Harry avait raison, la famille Weasley, pourtant connue pour son grand cœur, avait eu un comportement ignoble envers la femme, sous prétexte qu'elle était la mère de Draco Malfoy, celui qui avait pourri la vie des 5 derniers rouquins à Pourdlard… Brusquement Ginny eut honte de son comportement. Elle se leva, alla vers la blonde et proposa son aide pour faire le déjeuner. Ainsi que le repas du réveillon de Noël…

Mais il était difficile d'apprendre la cuisine quand un rouquin vous avait serré l'épaule si fort qu'il vous était impossible de la mouvoir à cause des contusions…

Du coup, la moitié des plats étaient un peu trop cuits. Ou pas assez retournés, ou pas cuits uniformément… enfin bref, c'était pas la cuisine de Molly… Heureusement que c'était pour le repas du midi…

L'après midi se déroula également avec les mêmes occupations pour tout le monde. Seulement, vers seize heures, la petite voix hésitante de Hermione dérangea la concentration de tout le monde.

« Madame Malfoy, je suis désolée de vous déranger, mais je voulais vous demander si c'était possible que vous m'accompagnez chez mes parents. J'ai en effet oublié les cadeaux que je voulais offrir à tout le monde, et du coup, ça craint d'être la seule à ne pas offrir de cadeaux… C'est vrai que j'ai eu mon diplôme de transplannage, mais j'aime pas le faire… j'ai peur de me désartibuler…»

Narcissa stoppa toute activité quant elle entendit les mots suivants : chez mes parents, vous, accompagnez… Enfin, bref, elle compris qu'elle devait aller dans le monde moldu…

Pour commencer, comment on s'habille dans le monde moldu ? Elle-même ne le savait pas. Elle se résolut à questionner Hermione.

« Miss Granger, je voudrais juste savoir comment une personne de mon standing s'habille dans votre monde. »

Une personne de SON standing ? Dans la petite banlieue où habitaient ses parents… Dans la petite banlieue où aucun aristocrate ne mettait les pieds… « Mais de quelle maladie souffrent les Malfoy pour penser qu'ils sont supérieurs au reste du monde ? » se questionna la brune. Au bout d'un moment, elle se résolut à répondre à sa question.

« Madame Malfoy, il ne s'agit pas de s'habiller avec classe. On ne va pas dans une réception de riches. Nous allons juste transplanner derrière ma maison, entrer par la porte de derrière, prendre les cadeaux, les rapetisser et rentrer au Terrier. Personne ne nous verra, excepté si mes parents ne sont pas encore partis pour leur cinquième lune de miel. Aussi, je transformerai vos vêtements quand nous partirons. »

Narcissa ne sut que dire. Elle se tut, mais se questionna tout de même. C'est vrai quoi, Miss Granger n'avait aucune classe pour s'habiller. Comment pouvait-elle croire qu'elle pourrait métamorphoser ses vêtements comme ça, sans aucun avis ? Enfin, les lions caractériels, elle les connaissait depuis son cousin… seulement, Hermione était encore plus caractérielle que Sirius.

Lorsque quatre heures et demi sonnèrent au clocher de l'église de Loutry Sainte Chaspoule, lieu où se situait le Terrier, Hermione, sans un mot, visualisa dans son esprit sa maison, fit un hologramme à l'attention de Narcissa, et en profita pour métamorphoser les vêtements de la blonde pendant que cette dernière visualisait le lieu d'arrivée…

Narcissa se retrouva avec un jean, des bottes à talons hauts, un pull over très chaud ainsi un trench coat duveteux à souhait, le tout dans les matières les plus chaudes pour la période de l'année. Hermione avait aussi mis un jean, sauf que ce dernier était assez usé, comme elle les aimait, avec des tas de trous, dessous, des collants opaques rouges, ses bottes à talons plats marrons, ainsi qu'un pull over à col roulé et un long manteau en laine noire, sans compter l'écharpe bleue comme le jean.

La blonde les fit transplanner derrière la maison, et elles entrèrent par la cuisine.

Hermione chercha ses cadeaux, les rapetissa, et les fit entrer sans son sac à mains… au moment de revenir au Terrier, elle se souvint qu'elle n'avait pas eu le temps d'acheter les cadeaux de Ginny et de Narcissa. Un petit tour au centre commercial moldu s'imposait.

« Madame Malfoy, pouvez vous nous faire transplanner au chaudron baveur s'il vous plait ? J'ai oublié d'acheter quelque chose… Ne défaites pas la métamorphose de vos vêtements, nous resterons dans le monde moldu. »

Et Narcissa se retrouva obligée d'aller dans le monde moldu. Elle fit la connaissance du métro, de la promiscuité dans les rues, dans les transports… enfin bref, c'était compliqué pour elle. Les gens transpiraient, d'autres faisaient la manche dans le métro, dans la rue… elle vit même deux enfants, orphelins, courir se cacher pour ne pas que la police, qui circulait en ce moment, ne puisse les attraper et les séparer dans des orphelinats différents. Elle ne pouvait les laisser là, un 24 décembre… Narcissa prit alors la première grande décision de sa vie, excepté le mariage et la participation dans des galas de charité. Entrainant Hermione à sa suite, elle suivit les enfants et sentit qu'ils avaient de la magie en eux. Elle leur intima le silence, et, dans une ruelle, transplanna avec eux jusqu'au terrier. Elle demanda à Bill, qui était présent à ce moment la, de s'occuper d'eux. Elle reviendrait dans pas longtemps. Retournant dans Londres, elle demanda à Hermione d'expédier les achats le plus rapidement possible. Heureusement qu'elle avait pensé à demander à Griphook, le gobelin responsable de son coffre, de lui faire une carte qui fonctionnerait partout… dans le monde moldu, ça s'appellait une carte bleue… Elle ne comprenait d'ailleurs pas pourquoi, vu que la sienne était dorée. Hermione la laissa dans un magasin pour enfants et parti chercher les cadeaux qu'elle voulait, lui demandant de regarder et d'attendre son retour.

Entretemps, Bill avait demandé à sa petite sœur de s'occuper des deux enfants, vu qu'il s'agissait de deux filles, et la remplaçait à la surveillance de l'énorme de dinde qui cuisait dans le four magique. Il s'agissait de deux petites filles blondes, âgées respectivement de 5 et 9 ans. Léna et Ichana… Ichana étant l'ainée… elles avaient été lavées, et deux grands T-shirt leur avaient été donnés en attendant le retour de la grande blonde. Bill vit la Malfoy sous un nouveau jour… elle ne semblait pas si cruelle que ça, finalement. A bien réfléchir, elle n'avait pas l'air cruelle du tout. Pour rapporter des enfants ayant des vêtements moldus, alors quelle était la femme du plus riche sang pur de l'Angleterre, il fallait bien qu'elle ait un cœur !

Pendant que les rouquins s'occupaient des deux enfants, leur faisant prendre un bain et les mettant au chaud, avec une bonne tasse de chocolat chaud et des cookies, les deux sorcières étaient en train d'acheter plein de vêtements pour les enfants. Cela allait des pyjamas aux vêtements de soirées, sans compter toutes les serviettes de bain et autres accessoires. Narcissa était aux anges. Elle avait enfin trouvé à quoi vouer sa vie, et il a fallu qu'elle aille dans le monde moldu pour ça !

Elles passèrent ensuite acheter des jouets pour les petites et, à la discrétion d'une ruelle abandonnée, transplannèrent de nouveau à Loutry, juste devant la propriété des Weasley.


Dans l'après-midi, au manoir Malfoy…

Molly avait trouvé le temps long. Elle avait commencé par donner des ordres aux elfes. Mais elle ne supportait pas de ne rien faire. Du coup, elle avait préparé elle-même le dessert, malgré les protestations des elfes de maison. De la tarde à la mélasse, dans compter la glace à la vanille… (vive la magie).

Molly avait eu le temps de préparer un plan de table théorique dans sa tête. Elle alla chercher Draco pour lui demander son avis.

Ils se placèrent quelques minutes plus tard dans la bibliothèque, afin de revérifier le tout.

Le plan de table aurait été parfait, si seulement Molly avait su que les Grengrass et les Parkison ne se supportaient pas du tout. Aussi, il a fallu tout changer. Puisque si l'on plaçait les Parkinson à côté des Crabbe, tout tournerait à la catastrophe, puisque à côté, il y aurait les Zabinni, connus pour leur guerre incessante contre les Parkinson ainsi que les Grengrass.

Lorsque le plan idéal fut enfin trouvé, Molly remarqua qu'il était déjà seize heures. L'heure de faire les cartons de table était déjà arrivée.

S'il y avait un sort « ménager » mondain qu'elle avait gardé en mémoire, c'était bien celui des cartons pour le plan de table. Aussi avait-elle fait apparaître des petits cartons bleu nuit, qu'elle avait magiquement remplis d'une écriture blanche stylisée pour les femmes, et l'inverse pour les hommes. Des arabesques bleu glacier décoraient les dits cartons. Ces derniers étaient posés devant les assiettes.

Si l'on regardait la table, cette dernière avait été merveilleusement décorée. Les plus grandes assiettes étaient blanches, tout comme la nappe qui ornait l'immense table des Malfoy. Une quarantaine d'assiettes… des petits « chemins de table » bleu roy parcouraient la table dans le sens de la largeur. Un pour deux assiettes. Des bannettes à pain en osier recouverts de tissu bleu roy avec des arabesques bleu glacier se trouvaient au centre de la table à manger… ensuite, une assiette bleu glacier était posée dans chaque grande assiette blanche. Une assiette à soupe ou velouté de la couleur des yeux de Draco…

Après tous les préparatifs, il ne restait que le sapin à décorer. Molly avait décidé de le décorer en « famille », c'est-à-dire Draco, Lucius, et elle, puisque Narcissa se trouvait chez elle… du coup, à dix-sept heures trente, Molly se fit couler un bain, attendant l'acariâtre chef de la famille où elle avait été obligée de séjourner pour Noël.

Lucius rentrerait exactement à dix-huit heures précises. A dix-sept heures cinquante huit, Molly et Draco se trouvaient dans le hall d'entrée, attendant le grand méchant blond pour décorer le sapin. Oh… elle ne le lâcherait pas tant que le sapin ne serait pas décoré.

La grande porte du manoir s'ouvrit enfin. Un homme grand, à la carrure de poursuiveur de Quidditch entra dans le hall de sa maison. Il était fatigué. Le ministre, qui l'avait mis dans une situation inextricable ne l'avait pas lâché d'une semelle. Lucius n'avait même pas pu déjeuner aujourd'hui. Alors qu'il n'aspirait qu'à un bon sandwich ainsi qu'on bon verre de vieil Ogden, une rousse et un blondinet lui intimèrent de le suivre dans le grand salon. Parfait, c'était là que se trouvait la bouteille de Whisky pur feu. Dans sa naïveté due à son grand état de fatigue, il se dit qu'on allait l'installer et le dorloter un peu…

Sauf qu'on l'avait attendu de pied ferme juste pour mettre des décorations sur un sapin.

« Ecoutez, Molly Weasley. Je ne suis vraiment pas d'humeur à mettre des décorations sur un putain de sapin. Foutez moi la paix et faites moi préparer un petit encas rapidement. »

Sauf que Molly n'était vraiment pas d'humeur. Déjà que la robe de ce soir devait être encore portée avec l'instrument de torture suprême autrement nommé corset, fallait vraiment pas la contrarier ce soir. Elle le fit savoir de façon assez vindicative :

« Lucius Abraxas Malfoy ! Si vous voulez un encas, vous appelez l'un de vos elfes. Je ne vais pas le faire à votre place. Pour commencer, vous allez lever vos fesses de ce fauteuil et décorer ce sapin avec votre fils et moi ! Noël est une fête familiale ! Déjà que vous ne respectez pas du tout la tradition en faisant de cet événement un dîner mondain, vous allez faire ce que je vous dis immédiatement si vous ne voulez pas que je vous fiche une raclée à cous de maléfices dont vous ne vous remettrez jamais. Et vous vous levez MAINTENANT ! », avait rugi Molly.

Lucius, sans un mot, s'était immédiatement levé, et avait conjuré des boites de décorations. Il n'avait même pas pensé à rétorquer à Molly que son fils était maintenant un grand garçon, majeur et qu'il s'agissait d'enfantillages. Il commença à décorer machinalement le sapin. Seulement, il n'avait pas prévu que la rousse soit aussi pointilleuse que sa propre femme en matière de décoration.

Molly avait, d'un sortilège, rembarré toutes les décorations vertes du sapin blanc vers les boites où elles se situaient au départ.

« Monsieur Malfoy, au risque de vous paraître insolente, je vous rappelle que les couleurs de cette soirée non familiale alors qu'elle aurait du l'être au départ sont le bleu et le blanc. Vous prendrez donc, comme l'exige ce code de couleurs, des décorations bleues, puisque le sapin est tout blanc, sachant que toute la décoration du manoir est en ce moment Bleu Roy, Blanc et Bleu Glacier. Je vous remercie de faire attention à ces couleurs quand vous décorez le sapin, et sans bougonner, ni protester à voix haute. Par avance, merci. »

Molly avait pris sa voix de matriarche infernale qui ne s'activait que quand ses jumeaux avaient fait une monumentale connerie et l'avait utilisée contre cette tête brulée de Lucius. Draco était soufflé. Même sa grand-mère, qu'il avait connu plus jeune, qui était loin d'être connue pour sa gentillesse et son tact, n'avait jamais fait obéir Lucius de la sorte. Molly Weasley devait diriger son foyer d'une main de maître…

Draco, heureux de cet événement, en avait profité pour se placer aux côtés de son père pour aider à la décoration.

La voix de Molly, beaucoup plus douce, avait retenti dans la pièce : « Draco mon chéri, tu devrais demander à ton père de te porter pour mettre l'étoile au sommet de l'arbre… »

Lucius regardait la femme rousse comme si elle devait être enfermée à la section psychiatrique de Sainte Mangouste. On ne portait pas ses enfants dans sa famille…

Il allait protester, mais un regard virulent de la rousse aux yeux bleus l'en empêcha…

Sans un mot, il prit son fils par la taille et le souleva pour qu'il puisse mettre cette étoile de malheur à son sommet.

Draco, lui, exultait en catimini : son père l'avait porté pour la première fois de sa vie. Selon sa mère, même lors de son baptême sorcier, son père avait refusé de le porter… Il regrettait de n'avoir pas de photo de cet événement à montrer à sa mère.

Mais bon, il n'allait pas s'en plaindre. Molly avait été fantastique… elle avait réussi à faire son père le prendre dans ses bras, pour la première fois de sa vie… quand il le pourrait, il lui achèterait une maison pour la remercier… nan, un grand manoir et des elfes…

Un Malfoy étant loyal, Draco se dit qu'il ne devait aucunement manquer à sa promesse muette… Il remercierait Madame Weasley à la manière des Malfoy : avec classe et grandeur…

« Draco, Lucius, votre tenue vous attend sur vos lits. Et non, Lucius, je ne suis pas rentrée dans vos chambres, c'est Krisy qui m'a montré vos diverses robes de bal. Toutefois, les tenues ne sont pas négociables. Vous porterez cela, ou rien d'autre, et vous passerez me montrer ce qu'il en est avant de descendre. Et il n'est pas question que vous pensiez une seule seconde à boycotter la soirée… Il nous reste environ une heure pour finir de nous préparer. »

Draco monta immédiatement dans ses appartements afin d'être le plus beau de la soirée. Son elfe personnel était content de la tenue optée par la rousse qui avait ''remplacé'' « Maîtresse Narcissa » pour la semaine…

Narcissa avait ensuite demandé à un elfe de préparer un encas pour le pauvre Lucius qui n'avait pas mangé depuis le matin. Un sandwich à la dinde ainsi que du jus de citrouille et un bon morceau de chocolat, sans compter la potion contre les migraines… puisque le Sieur Lucius Malfoy avait une migraine abominable, comme d'habitude… pire qu'une femme qui tient à échapper à la corvée conjugale…

Molly alla se préparer, Lucius aussi, mais après son repas improvisé… Finalement, elle n'était pas si ignoble que ça la rousse… même s'il s'agissait d'une traitresse à son sang… Franchement, sympathiser avec des moldus… c'était vraiment le pire sur terre…


Au même moment, au Terrier…

Narcissa et Hermione étaient rentrées à la maison, et avaient vu les deux petites filles dans le salon, des chaussettes trop grandes aux pieds qui redescendaient en accordéon sur leurs chevilles et des T-shirt immenses. Les deux enfants étaient apeurés et Lana pleurait doucement dans les bras d'Ichana, malgré les jeux pourtant rigolos que leur avaient donnés les jumeaux…

Hermione se souvint brusquement d'une chose : les enfants n'avaient pas été consultés avant d'être brusquement, transplannés au Terrier… Elle se demanda si Narcissa avait simplement enlevé les enfants. Et elle fut surprise de la réponse qui fut apportée sans qu'elle n'ait énoncé cette question à voix haute.

« Non, Miss Granger. Je n'ai pas enlevé ces enfants. Elles fuyaient pour ne se pas se faire remarquer des policiers qui circulaient dans la rue. De plus, ce sont des sorcières… forcément, elles ne voulaient pas êtres séparées, ni mises dans un orphelinat… d'ailleurs, ça ne m'étonnerait pas qu'elles se soient échappées d'un orphelinat non plus… Et non, Miss Granger, vous n'avez pas parlé à voix haute, je suis legilimens. »

Narcissa apprit que les petites filles avaient été abandonnées par leur maman dans un orphelinat parce que cette dernière n'arrivait pas à les nourrir. Leur papa, elles ne les connaissaient pas. Comme dans un flash, l'aristocrate se souvint de la conversation de la veille avec Harry… Narcissa donnait des sommes astronomiques pour les bonnes œuvres sorcières et ne voyait pourtant pas où passait cet argent. Harry, lui, évoqua les enfants sorciers qui étaient maltraités par leurs relatifs moldus, que ce soit dans leurs familles ou dans un orphelinat. Il prit exemple sur Tom Riddle, alias Voldemort, qui était devenu ignoble à cause de ces brimades… Pour Harry, comme pour Narcissa, il fallait que les maltraitances envers les sorciers d'origine moldue cessent, afin qu'un autre Voldemort, qui avait été vaincu au ministère, ne vienne aucunement au pouvoir.

Narcissa demanda à tous les enfants d'aller se préparer, et alla elle-même habiller les enfants, qui dormiraient dans sa chambre ce soir. Après un sortilège de dédoublement de l'espace, elle mit un lit à étage contre un mur de sa chambre et alla se préparer, demandant aux enfants de patienter, les rassurant quant à une éventuelle dénonciation aux services sociaux moldus… Narcissa allait monter un orphelinat, avec l'aide de Harry Potter, et ça, son mari ne le savait pas encore…


18 heures et 55 minutes, au Manoir Malfoy.

Draco et Lucius étaient déjà prêts, dans la grande salle de réception devant le grand hall d'entrée, attendant la matriarche Weasley.

Un petit bruit de chaussures, étouffé par le tapis de qualité se situant dans les escaliers, les fit se retourner. A son origine, une femme rousse, assez replète, portant une robe bleu roy à longues manches pagodes.

Pour une matriarche pauvre, elle s'en sortait admirablement bien, par rapport aux futures invitées qui allaient, comme à chaque année, sortir leurs plus beaux atours achetés exclusivement pour l'occasion.

A exactement 19 heures, le carillon retentit pour la première fois de la soirée. Les invités arrivaient, et il était l'heure pour Molly d'aller à son poste afin de les accueillir…

Severus Snape, la seule personne qui serait vraiment sincère lors de cette soirée… C'était simple : le célèbre professeur de Poudlard était connu pour son mépris manifeste envers tous les autres humains qu'il côtoyait ou non.

Régulièrement, les calèches conduisaient les personnes des portes du domaine au porche du manoir. Lucius, Draco et Molly étaient assez épuisés car il fallait accueillir les invités à la porte, leur donner l'impression qu'ils étaient les personnes les plus importantes de la terre, leur faire la conversation en répétant pour chaque personne les mêmes banalités et les conduire dans la salle de réception, mais surtout, il fallait également s'assurer qu'ils ne s'ennuyaient pas…

Assez vite, une migraine se déclencha chez Molly… elle plaignait même Narcissa… Comment arriver à supporter ce supplice chaque année ????

A 20 heures, tous les invités étaient arrivés, excepté Madame Cliffard, qui avait bien averti qu'elle n'irait aucunement à cette réception.

Les invités échangeaient des propos d'une affligeante banalité allant du temps pour le moins capricieux du mois de décembre aux derniers rebondissements politiques en passant par les dernières tendances vestimentaires et les futures alliances entre les familles de sang pur.

Il allait être 21 heures, ils allaient, comme toute l'Angleterre sorcière, passer à table.

19 heures, au Terrier…

Narcissa vérifiait une dernière fois l'état des troupes. Ongles lavés, cheveux coiffés, vêtements de fête bien mis… seulement, une tête brune manquait.

-Vous avez des nouvelles de Harry ?

Seulement, la tribu rousse ne savait pas où était passé le jeune homme. Et les invités allaient arriver…

En particulier, un nom dans la liste la faisait frémir… Il allait en profiter pour la railler… Il n'avait jamais été d'accord avec ses choix, ses allégeances et surtout, son mariage. Oui, elle, Narcissa Black Malfoy, craignait de tout son être les remarques sarcastiques de son cousin, Sirius Orion Black…

Un « plop » retentit dans toute la maison, les alarmes annonçant qu'une personne était arrivée. Par bonheur, il s'agissait du brun manquant à l'appel. Narcissa n'eut même pas le temps d'ouvrir la bouche qu'une certaine gryffondor brune usa de sa douce voix de colonel frustré :

-Harry !!! T'étais où ? C'est maintenant que t'arrives ? Vas te préparer !!!! Plus vite que ça !!!!!! Ton parrain va bientôt arriver et t'es même pas encore prêt pour l'accueillir !!!!!!

Sans un mot, le jeune homme monta dans la chambre qu'il partageait avec son meilleur ami et frère de cœur, et se prépara pour la fête.

19 heures 30. Un parrain frustré de ne pas voir son filleul adoré ouvrit une porte. Ce qu'il découvrit lui provoqua un fou rire qui dura plusieurs minutes : Prongsie, en boxer noir où un Bambi gambadait joyeusement, sautant d'une fesse à l'autre, en train d'essayer désespérément de choisir des vêtements pour la soirée.

-T'es aussi doué que ton papa quand il s'agit de mondanités…

-Au lieu de te marrer, Ô parrain détesté, aides moi à choisir des vêtements pour cette fameuse soirée !!!!!!

Après un éclat de rire, Sirius lui sélectionna une chemise vert émeraude, de la même couleur que ses yeux, et un jean noir qui lui allaient à ravir. Par-dessus, Harry passa une robe de sorcier qui lui permettrait de se promener en dehors des barrières anti-climatiques dressées par les Weasley.

L'heure qui suivit resta mémorable, surtout quand Harry vit les deux petites filles, accrochées aux basques de Narcissa, en train d'essayer désespérément de se cacher de tous les regards.

Rapidement informé de leur situation, il se mit à leur niveau, devant la grande blonde, et se présenta. En un clin d'œil, les enfants passèrent des robes de Narcissa à celles de Harry…

Sirius étouffa un rire. Puis, il commença à taquiner sa blonde cousine sur leur enfance… Androméda et Narcissa prirent part également au jeu, et c'était finalement à celui qui raconterait le plus d'éléments sujets à chantage sur l'autre. On apprit alors que Sirius, quand il était petit, passait tout son temps nu, dès que sa mère avait tourné le dos pour s'occuper de son frère cadet. Androméda avait pour doudou un soutien gorge qui appartenait à sa mère. Narcissa, elle, passait son temps, petite, à cambrioler la boite à bijoux de sa mère pour ressembler à une madone…

Les trois avaient amené des photos avec eux. L'assistance était écroulée de rire.

Entretemps, Harry valsait gauchement avec une des deux fillettes et changeait régulièrement de partenaire, afin que l'une ne se sente pas abandonnée par rapport à l'autre.

Minerva et Albus, dans leur coin, contemplaient tous ces élèves qu'ils eurent, se remémorant les plus grandes frasques des sacripants… Ils établissaient les records des enfants, car pour eux, il s'agissait toujours d'enfants…

Le trio d'or actuel de Poudlard, composé de Harry, Hermione et Ron avait à leur actif plus d'une centaine de manquement au règlement… Que ce soit pour sauver le monde ou pour aller chercher à manger ou encore pour consulter un livre interdit, ces enfants étaient les plus inventifs.

Les maraudeurs, représentés actuellement par les deux seuls membres restant, Sirius et Remus, se disputaient la palme des blagues les plus inventives avec les Jumeaux Weasley.

Andromeda et Narcissa étaient les élèves les plus studieuses de leur génération, mais elles étaient largement surpassées par Lily Evans, de son vivant, ainsi que par l'actuelle préfète en chef Hermione Granger.

Les autres enfants Weasley étaient chacun un génie dans leur branche, même Ron qui était largement bon en tant que stratège. Il était excellent aux echecs et aux jeux de logique. Seulement, à part pour les échecs, il négligeait tout ce qu'il entreprenait, pressé de retourner à ses occupations pour le moins infructueuses. Harry, lui, était le génie de la DCFM ainsi que le plus talentueux de tous les attrapeurs de l'école…

Quant à Ginny, elle était très douée dans la pratique des runes…

Il allait être temps de manger, tout le monde s'installa à sa place sur la grande table. Narcissa était à côté d'Arthur, comme le voulait la tradition dans cette famille. L'autre bout de la table étant occupé par le vénérable Albus Dumbledore…


20 heures 45, manoir Malfoy.

Molly venait d'ouvrir la grande salle à manger. Les dames étaient éblouies par la décoration de la table, les hommes étaient reconnaissants de voir leurs femmes s'extasier. Pour la première fois, elles avaient l'air plus sincère et moins hypocrite que pendant les autres réveillons. Sans doute Molly Weasley était-elle à l'origine de ce léger changement. Cette femme ne s'embarrassait point d'enrobages sucrés pour dire ce qu'elle avait sur le cœur. Aussi, quelque part, tout le monde, même Lucius Malfoy, était contraint à un peu plus de sincérité.

Un elfe vit avertir Molly de la présence d'une personne aux portes du domaine. Elle lui indiqua de faire parvenir une calèche à cette personne. Seulement, elle savait que son calvaire ne faisait que commencer. Elle demanda à un autre elfe de prévenir son maître qu'elle avait besoin immédiatement de son soutien. Le devenir de la soirée en dépendait.

Dans l'entrée, elle informa le chef de cette illustre famille qu'une personne qui s'était décommandée allait venir dans cette fête.

Un quart d'heure plus tard, la dame arriva. Molly avait eu le temps de définir la place de cette personne à table, de lui mettre des couverts et des assiettes de d'informer les elfes qu'une personne en plus serait présente à table, afin qu'ils préparent les bonnes rations pour la table.

Madame Cliffard, un regard détestable posé sur la silhouette de Molly, descendit majestueusement de la calèche et lança, sans un seul mot, sa cape d'hiver en plein dans le visage de Molly, qui n'eut que le temps de s'écarter, avant de la recevoir de plein fouet sur son nez fort fragile.

La dame s'était encore tout de noir vêtue.

-Veuillez me conduire dans un salon afin que je puisse prendre un apéritif tout en me réchauffant.

Le ton était incisif et glacial. Molly décida de ne pas se laisser faire.

-Bonsoir Madame Cliffard, je suis fort aise de voir que vous avez pu vous libérer de vos occupations pour cette soirée. Seulement, vous auriez du mettre les couleurs exigées sur le carton d'invitation. Ce n'est pas grave… Suivez moi, je vais vous conduire à la salle à manger…

-Je vous ai demandé un verre de Firewhisky ainsi que de me conduire dans un salon pour que je puisse le boire !!!

Madame Cliffard avait augmenté d'un ton. Severus et Lucius vinrent voir ce qui se passait… Au moment où le propriétaire des lieux allait protester envers la vieille dame, la voix de matriarche de Molly retentit dans tout le grand hall :

-Vous allez vous dépêcher de vous rendre dans la salle à manger. Les autres invités, qui ont eu la décence d'arriver à l'heure sont déjà attablés. Dans 5 minutes il va être l'heure de commencer le dîner, et il n'est clairement pas question que nous prenions du retard pour que vous ailliez le temps de boire votre alcool !!!! Il aurait fallu que vous veniez plus tôt pour ça ! Maintenant, vous vous taisez, et vous suivez Lucius qui va vous mener à votre place à table.

Madame Cliffard se tut instantanément et, d'un air boudeur, suivit le blond jusqu'à sa place où elle s'assit sans nulle grâce et demanda un verre immédiatement. Un regard glacial de Molly la fit taire.

La grande horloge des Malfoy sonna 21 heures. Il était temps de commmencer.


20 heures 55, Le Terrier.

Tout le monde était installé à sa place. Excepté Narcissa, qui avait accompagné les deux petites aux toilettes…

La voix d'Androméda retentit alors dans tout le domaine des Weasley :

-Vite Cissa !!!!! Il va bientôt être l'heure !!!!!!!!!

Et Narcissa revint en courant, les mains des deux petites filles dans les siennes. Il fallait se dépêcher, il serait bientôt l'heure…

21 heures précises (heure internationale), dans tous les foyers sorciers du monde.

Le chef du foyer se leva, attirant par la même l'attention de toutes les personnes présentes.

Chaque année, c'était le même rituel. On se levait, on déclamait un court conte en remerciement, toujours le même conte, sous forme de vers qui ne rimaient pas...

A cette époque,

Il n'y avait aucune manifestation de la Magie.

Mère nature avait décidé de se retirer du monde des Humains.

Puis, Merlin naquit,

Innocent, frêle, délicat et sensible,

Ouvert à toutes sortes de connaissances.

Mère nature avait enfin trouvé

Celui qui serait le premier mage

Merlin, l'enchanteur, connu par les Moldus, connu par les Sorciers,

Unissant tout le monde par sa légende même…

Mère nature avait décidé de lui

Faire don de sa magie.

Il devait revenir par la suite avec

Dix apprentis qui deviendraient à leur tour

De grands sorciers…

Ils aidèrent à vaincre des mages noirs,

Transmirent leurs connaissances

A leurs enfants comme à leurs apprentis

Et ils firent de grandes découvertes

Jusqu'à ce que certains lieux ne voient ou revoient le jour…

Dont les lieux les plus symboliques de la magie

Où Mère Nature résidait à l'époque

Les écoles, les ministères, les villages sorciers,

Les divers monuments de l'antiquité

Présents dans le monde entier…

Le monde le découvrirait beaucoup plus tard…

Avec les 4 fondateurs de chaque école

Que la magie règne en Maitresse

Peu importe le lieu où nous nous trouvons,

Avec l'héritage de nos ancêtres…

Nous sommes tous descendants

De Merlin,

Nous devrions toujours y penser,

Et toujours respecter la magie

Si nous voulons qu'elle nous la laisse l'utiliser

Comme nous le souhaitons…

Remercions Mère Nature de nous avoir laissé

Une seconde chance d'être liés à elle…


21heures 10, au Manoir Malfoy…

Une certaine dame très âgée refusait de faire comme tout le monde, c'est-à-dire tenir la main aux autres pendant que le Patriarche vivant dans les lieux où se déroulait le réveillon.

En effet, ceux qui en étaient capables devaient manifester leur Aura Magique pendant tout le récit, tout en tenant la main de ses voisins de table afin de former un cercle qui permettrait à Mère Nature de manifester son contentement.

En réalité, cette tradition avait pour but, à la base, de renforcer les protections dont bénéficiaient les personnes qui portaient des amulettes. A l'époque de Merlin, la médecine n'étant pas aussi évoluée qu'à l'heure actuelle, les disciples du grand mage portaient tous des amulettes confectionnées par leur maître afin de s'assurer une protection contre les maladies et certains mauvais sorts…

Cette tradition était encore suivie par pratiquement tous les sorciers dits de Sang Pur mais également aux sorciers de sang-mêlé.

Seulement, Madame Cliffard trouvait cette tradition pour le moins obsolète… actuellement, il n'y avait plus aucune menace maléfique, Vous-Savez-Qui ayant été vaincu par le Survivant. Alors, sincèrement, à quoi bon faire semblant d'appeler la bénédiction de ma Magie sur des larves hypocrites qu'elle ne respectait pour rien au monde ?


21 heures 10, Le Terrier…

Deux petites filles étaient vraiment heureuses. Encadrant un survivant pour le moins jovial et souriant, elles avaient donné la main et participé à cette tradition pour la première fois de leur vie… C'était tellement grisant, tellement agréable ressentir la magie vibrer autour de tout le monde…

Et, en guise de manifestation de la magie, surtout au vu de la puissance magique des personnes présentes, des médaillons avaient atterri devant ceux qui n'en avaient pas, à savoir Hermione, Harry et les petites filles.

Immédiatement, Narcissa fit apparaître quatre chaines en or qui maintiendraient ces médaillons tout près de leur cœur.

L'on pouvait commencer à manger… comme dans toutes les familles de sorciers.


A la même heure, dans les autres familles de sorciers…

La Télévision Magique, récemment apparue dans le monde magique, était restée allumée chez pratiquement tout le monde. En effet, tout le monde voudrait savoir ce qui se passerait dans les deux familles. Apparemment, Molly s'en sortait bien, remettant à sa place une femme qui était plus que snob tout en lui faisant remarquer qu'elle n'était vraiment pas dans les tons de la soirée… Soit dit en passant, la même dame qui l'avait incendiée lors de sa propre soirée parce que sa robe n'était pas de la même teinte que les couleurs de ses murs… un comble…

Narcissa avait l'air de s'être faite à la vie à la campagne, même si elle faisait toujours autant la grimace quand elle allait chercher les œufs…

Le monde sorcier s'était pris d'affection pour ces deux mères de famille. Tout le monde pensait que Narcissa était une femme qui avait une vie plus que facile, qui était née avec une cuiller en argent dans la bouche, mais, jusqu'alors, personne ne s'était rendu compte des efforts qu'elle devait faire pour satisfaire aux obligations des Malfoy. Elle était persévérante. Si elle ne l'était pas, elle ne serait pas restée une minute de plus dans cette famille de dingues après la blague sur la goule de la veille…

Et puis elle s'entendait bien avec le plus jeune héros du siècle, de quoi susciter la sympathie de tout le monde…

L'on avait appris que Molly avait laissé sa riche famille pour pouvoir vivre avec Arthur Weasley alors qu'il n'était point aisé financièrement. Elle était si charismatique, malgré son physique actuel dû à six grossesses… Et, comble du comble, elle arrivait à faire plier le patriarche Malfoy, alors que personne n'y arrivait à la base…

Le fait de pouvoir observer ces deux familles dans leur habitat naturel, si l'on puis dire, et surtout, hors de l'image habituelle qu'ils véhiculent publiquement d'eux, vraiment intéressé l'opinion publique, au point de délaisser pendant plusieurs jours les loisirs et même les sorties.

Les cafés et tavernes sorcières avaient décidé d'investir dans des télévisions grand écran afin que les clients puissent bien visionner les familles tout en consommant… Leur chiffre d'affaire avait vraiment augmenté.


21 heures 35, au manoir Malfoy…

Il était temps de servir le velouté de potirons.

Molly se leva, encore une fois, et Draco aussi, afin de l'aider. Lucius, lui, regardait son fils se transformer en femme d'intérieur alors qu'à la base, il devait rester assis lui aussi… monde cruel… Sa femme allait sans doute lui en vouloir à vie…

Molly faisait le service d'un côté, et Draco de l'autre. Seulement, Molly servait à gauche alors qu'il fallait servir à droite. Lucius ne pouvait rien lui dire afin de ne point l'embarrasser plus que nécessaire, il aurait bien le temps de le lui faire regretter après cette réception…

Comble du malheur, la soirée aurait bien pu se passer, pour le propriétaire du manoir, si la vieille bique en noir qui se trouvait à ses côtés faisait en sorte de ne pas grogner pour un oui ou un non. Malheureusement, Madame Cliffard tenait réellement à ce que cette soirée se passe sous les plus mauvais auspices pour tout le monde, à commencer par lui…

Arrivée auprès de Grégory Crabbe senior, elle le servit, seulement, alors qu'elle allait vers l'assiette suivante, elle se sentit frappée par quelque chose d'assez massif.

La soupière, percutée par la tête de Grégory Goyle senior, fit un décollage exponentiel et atterrit de l'autre côté de la table, sur la tête d'une Pansy dégoulinante de velouté aux potirons dans un Splash retentissant.

« Par le nom de Merlin ! Gregory ! C'est de la porcelaine de Limoges. Tu sais combien ça coûte ? »

« Je suis désolé Draco. Mais c'est juste que j'ai sursauté en prenant l'odeur de mon parfum féminin préféré derrière moi… »

Molly prit son rouge le plus éclatant.

Il fallait préciser que Goyle et Crabbe senior, tenant lieu de gardes du corps à Lucius, étaient tutoyés par le petit Draco depuis qu'il savait parler, aussi, c'était sans aucun remord qu'il les tutoyait quand il leur parlait…

Pansy fulminait, maudissant cette femme qui ne faisait que les humilier, elle et sa famille, depuis l'invention de ce jeu stupide par un ministre pour le moins encore plus stupide. Elle allait se faire un plaisir de descendre non seulement l'abruti qui édictait des lois plus stupides encore que lui, mais également ridiculiser encore plus la famille Weasley en s'assurant que le père soit viré.

C'est en maudissant cette femme rousse qu'elle se fit escorter par Draco jusqu'à la cheminée la plus proche afin qu'elle aille chez elle se changer… seulement, ce qu'elle ne savait pas, c'est qu'elle pouvait partir du manoir, mais pas y retourner par se biais.

-Bon débarras, avait dit Draco, tout bas, jubilant de l'absence de cette pimbêche nymphomane qui s'amusait à le ploter allègrement lors de chaque soirée, sans compter les fois où elle le poursuivait dans l'école…


22 heures, au Terrier…

Alors que les soupières volaient à l'autre bout de l'Angleterre, ici, tout le monde riait, surtout du fait de la présence à cette table de deux farceurs invétérés ainsi que de leurs descendants spirituels… C'était le concours de ceux qui avaient effectué les plus belles farces…

Les maraudeurs étaient très doués, mais les jumeaux les supplantaient largement.

-De toutes façons, avait dit Fred (ou Georges), nous savons tous que les jeunes doivent surpasser leurs ainés… La preuve avec Harry… Son père était l'un des plus talentueux Aurors du monde Sorcier, lui, il est tout simplement un Héros… Demain, les enfants qu'il fera avec notre sœur, parce que oui, nous nous assurerons qu'il y en ait plusieurs, seront respectivement Ministre, Ministre et Ministre… et de bons ministres…

Tout le monde avait apprécié la boutade (sauf Harry qui rougit de gêne et Ginny qui n'appréciait pas trop qu'on parle de sa vie sans son autorisation). C'était vraiment rafraichissant de les avoir tous les quatre à table…

-Pendant mon année en tant que professeur, j'ai pu voir la plus belle des farces à mes yeux, même si elle n'était pas volontaire… Sirius, savais-tu que Neville a réussi à faire Snape endosser les vêtements d'Augusta ?

Il y eut un petit bug dans la tête de Sirius… Il essayait désespérément d'imaginer le résultat de cette farce… puis, un fou rire le prit… Les larmes aux yeux, il demanda des explications.

-En fait, nous étudions les épouvantards. Et donc, la plus grande peur de Neville était, à l'époque, ce cher Severus…

-Ce que je comprends tout à fait, le coupa Sirius, toujours en train de rire.

-Et donc, pour vaincre sa peur, je lui ai demandé d'imaginer ce cher maître de potions avec les vêtements de sa grand-mère…

Et Sirius eut droit à un hologramme, ce qui l'acheva. Le maraudeur pleurait réellement de rire tout en félicitant, lorsqu'il arrivait à sortir une syllabe, ce cher Neville en bout de table aux côtés de sa matriarche de grand-mère, cette dernière ayant jeté un regard plus que glacial à Remus, comme pour le punir d'avoir suggéré cela à son adorable petit fils.

Narcissa se souvenait encore des fois où les maraudeurs avaient brimé le malheureux à l'époque. Elle secoua simplement la tête de dépit et dit :

-Sirius, heureusement, dans un sens, que ce n'était pas toi le professeur à l'époque… Je crois que Sev en aurait fait une syncope…

Harry eut un sourire nostalgique à ce propos… Seulement, les immenses buches de Noël arrivèrent, ce qui lui demanda de l'attention… certes, il ne mangeait pas comme son meilleur ami et gouffre sur pattes, mais il se débrouillait toutefois, surtout quand il s'agissait de buches de Noël…

Narcissa devait servir elle-même les parts de buche. Mais elle n'avait pas prévu que les nains sur le dessert seraient si hostiles à ce que la buche soit découpée…

Ces petits nuisibles, selon elle, avaient créé un tunnel dans la buche, et ils en sortaient les pépites de chocolat à l'intérieur comme s'il s'agissait d'une mine de diamants… Elle entendit comme un chant lancé d'une voix couinante.

Alors, elle demanda de faire silence. Et tout le monde put entendre distinctement les nains chanter, mettant du cœur à l'ouvrage. Harry et Hermione en rirent aux éclats… les deux petites aussi. En fait, les nains étaient tout simplement en train de chanter, faux, précisons le, la chanson des nains dans Blanche-Neige et les sept nains. Et les petites filles reprenaient en chœur avec les décorations la chanson. Découragée, Narcissa se rassit et se demanda sincèrement ce qu'elle foutait dans un endroit pareil… au moins, chez elle, les décorations des desserts savaient bien se tenir…

La vois de Harry la tira de ses ruminations intérieures :

-En fait, c'est pour moi le seul inconvénient du monde sorcier… les décorations qui font ce qu'elles veulent et quand elles le veulent alors que j'ai encore faim…

-Harry, pourquoi tu n'as pas reprit de rôti alors ?

Harry et Ron firent un sourire à leur meilleure amie et lui répondirent, d'une même voix que c'était justement ce qui était le plus intéressant dans le repas de Noël, le dessert !!!

-En fait, avait dit Bill, être ami avec Ron ne peut que t'ouvrir l'estomac !

Le reste de la tablée rigola.


22 heures 30, au manoir Malfoy…

Il était l'heure pour tout le monde de passer dans la salle de bal. En effet, cette réception était non seulement un repas entre personnes de la haute société, mais également une sorte de bal où tout le monde pouvait s'amuser un peu sans pour cela consolider les alliances entre les familles par des négociations de mariage et autres billevesées dont la teneur accentuait habituellement la migraine de Lucius…

Heureusement, l'elfe personnel de Malfoy senior remarqua le petit pli entre les deux sourcils de son maître et se dépêcha de lui apporter une potion anti migraineuse.

Draco était dans un coin en train de parler avec Théo et Blaise quand, soudain, une jeune fille ayant l'air plus que masculin l'enleva sans un mot afin de danser. Millicent Bulstrode était une jeune fille assez cavalière, ayant pour habitude de se procurer ce qu'elle voulait quand elle le voulait. Néanmoins, dès la petite dans terminée, le jeune blond se rendit à l'autre bout de la salle, afin d'avertir son père des actions de la mijaurée…

Cela lui avait fortement déplut que ce soit la jeune fille qui l'ait invité, comme s'il n'était pas capable de le faire lui-même. En même temps, soyons logiques, il n'aurait jamais dansé avec elle s'il n'y avait pas été obligé…

Une robe de couleur émeraude retint son attention. Dedans, Astoria Grengrass s'y trouvait, jeune fille de deux ans sa cadette. Il serait fort aise de danser avec elle.

Après avoir fait son invitation à danser dans les bonnes et dues formes, comme il était écrit dans les livres de bienséance, il valsait avec elle.

A la fin de la danse, alors qu'il raccompagnait la jeune fille auprès de sa mère, il vit son père lui faire un léger signe de tête, approuvant sa cavalière… Il pourrait alors l'inviter pour plusieurs danses…


Même heure, au Terrier…

Tous ceux qui le voulaient se déhanchaient plus ou moins en rythme sur un morceau des Bizzar Sister's. Sirius essayait désespérément d'apprendre à son filleul à danser. Seulement, cela ne marchait pas aussi bien que prévu… Il avait déjà percuté sa meilleure amie qui s'était retrouvée à terre, tout cela, sous le rire de deux petites blondinettes que devraient déjà être au lit. En fait, les enfants, en pyjama, observaient, de la fenêtre, les adultes et les jeunes évoluer sur la piste de danse. Voir Harry se déhancher alors que la musique incitait fortement à plus sautiller qu'autre chose était assez hallucinant. Il avait hérité du même sens du rythme que son père. Remus, sur son siège, était écroulé de rire…

La fête, pour les deux familles dura jusqu'aux petites heures du jour où les invités, alors fatigués, prenaient la poudre de cheminette pour rentrer chez eux. Au manoir Malfoy, seulement Severus Snape resta. Il était assez intime avec la famille pour avoir sa propre chambre dans l'aile des membres de la famille, ce qui était un honneur.


4 heures 30, au Manoir Malfoy…

Lucius et Molly étaient abasourdis par Madame Cliffard. Cette dernière était un tel monstre de cruauté et d'égoïsme ! Elle ne s'était pas privée de se servir de Molly comme elfe personnel pendant toute la soirée ! Non, une bouteille d'alcool ne devait pas être tenue par des elfes !!!!! Cela risquerait de faire tourner le nectar des dieux qui s'y trouvait en un vinaigre des plus ordinaires ! Non, elle ne voulait pas changer de place car elle se sentait bien, assise comme une reine parmi les hommes qui parlaient entre eux… ce furent ces derniers qui avaient dû changer de place…

Seulement, Molly avait fait une autre découverte, qui s'avérait capitale pour toute l'aristocratie sorcière…

Quand le monde le saurait, elle rirait bien en voyant le visage des nobles sorciers !


4 heures 30, au Terrier…

Les invités étaient tous partis. Tout le monde avait bien rit quand le professeur Dumbledore avait entamé une gigue irlandaise avec une McGonagall échevelée, ou encore mieux, quand, par un gage, Sirius avait dansé un slow avec Remus, contre leur gré à tous les deux. Harry avait immortalisé ce moment par des photos pour le moins compromettantes…

C'était une bonne idée pour faire son parrain se tenir tranquille de temps en temps !

Dans le ciel, alors que Harry regardait par la fenêtre, deux étoiles scintillèrent, comme pour lui souhaiter un joyeux noël.

Une voix lui vint en mémoire, une voix qui venait de ses plus profonds souvenirs…

« Si nous sommes séparés un jour, mon fils, et que tu vois une étoile scintiller, alors ça veut dire que je penserai particulièrement à toi, mon enfant… »

Une autre voix, féminine, disait :

« Si jamais je ne suis plus là, je veillerai toujours sur toi, mon adorable petit bébé... Je t'aime... »

Il s'agissait de souvenirs d'enfance… souvenirs de l'unique année passée avec ses parents, souvenirs d'une vie où il était chouchouté par deux adultes qui avaient concrétisé leur amour par sa conception puis sa naissance…

Harry s'endormit le sourire aux lèvres.

Pendant la nuit, quatre petites peluches se glissèrent sous son oreiller… Il aurait une belle surprise le matin au réveil…

Fin du chapitre !!!

Prochain chapitre, voici le titre et l'extrait, comme à chaque fois…

Chapitre cinquième : les mamans font leurs lois.

Extrait :

Lucius était au bureau du Ministre, en train de discuter de la proposition de loi sur qui devrait bientôt être votée par le Magenmagot. Un hibou tapa du bec contre la fenêtre, et le ministre le fit entrer. Le volatile, frigorifié, se mit sur un perchoir à côté de la cheminée, tout en lâchant l'enveloppe rouge qu'il tenait juste sur la tête de l'aristocrate blond.

Lucius n'eut que le temps de l'ouvrir avant qu'elle n'explose. Une voix qu'il connaissait bien retentit alors dans toute l'aile qui était réservée au Ministre et à ses collaborateurs les plus hautement gradés :

« LUCIUS MALFOY !!!!!!... »

En tous cas, j'ai lutté pour écrire ces 20 pages. Il est actuellement 23 heures 55 heure à laquelle j'aurai déjà dû finir ma vaisselle depuis longtemps et être en train de me prélasser devant un bon bouquin, ou devant FF point Net en train de lire des fics…

Je tenais, même si je ne pense pas qu'elles lisent ma fic, à féliciter deux auteurs qui, en ce moment, me font me languir d'impatience à cause de leurs fics pour le moins palpitantes… Kelokelo et Elisabeth Canden… (Eli, je crois que tu sais à quel point je suis impatiente de lire la suite !!!!!!!)

Bien, je vous laisse ici, et vous souhaite de très joyeuses fêtes, vu que je ne sais pas quand je vais poster la suite, étant assez occupée pour le moment…

OoctoO