Hello tout le monde !!
Je suis désolée des longs délais…
Et en plus, le chapitre est plus court que les autres. C'est normal, la journée a été tronquée par le réveillon de la veille…
Le prochain chapitre est normalement plus long…
Bonne lecture !
Chapitre cinquième :
Quand les mamans font leur loi
6 heures du matin, Manoir Malfoy…
Molly s'entretenait en ce Jeudi matin avec Lucius Malfoy avant qu'il ne parte travailler…
-Vous pourriez prendre simplement un jour de congés, Lucius… C'est tout de même noël… même si je ne suis pas votre épouse, vous avez tout de même un fils avec qui partager ce moment !!! Il doit ouvrir ses présents ! C'est une obligation que vous soyez à la maison !!!!
-Mais vous êtes vraiment bornée ma parole !!!! Je travaille moi, pour le bien de la communauté sorcière !!!!! Je ne peux pas rester les bras croisés, surtout que j'ai beaucoup de choses à faire aujourd'hui…
-Ok, je vous donne votre matinée, vous n'avez surtout pas intérêt à laisser votre fils en plan cet après midi !!!
-Déjà, demandez à son elfe de le réveiller, afin qu'il puisse travailler ! Il a raté ses examens !!!!
-Lucius Malfoy !!!!!!! Un enfant qui arrive second de sa promotion n'a en aucun cas raté ses examens ! Au contraire !!!! Et puis selon MA conception de l'éducation, on ne fait pas un enfant travailler le jour de Noël ! Draco va ouvrir ses cadeaux en votre présence aujourd'hui à treize heures, et ensuite, vous passerez l'après midi avec lui, afin de discuter de tout sauf de l'école, compris !!!!!!!
-Ce n'est pas une pauvresse comme vous qui ferez la loi dans MA maison !!!!!
-Ah oui ??? Il me semble que pendant trois jours je me suis pliée à vos règles…
-Je ne me plierai pas aux vôtres !!!!!! Il n'en est pas question !!!!!
-Allez vous en plaindre à celui qui a décidé de nous nominer pour faire ce jeu…. Vous ne voulez pas finir en prison pour non coopération, non ? Alors allez faire ce que vous avez à faire, et revenez à treize heures pour votre fils ! Bonne matinée !!!!!
Et sans un mot, Molly se rendit dans la cuisine afin de superviser le repas et d'aider les elfes.
Neuf heures du matin, au Terrier…
Ron se réveilla ce matin la sous l'appel de son estomac qui grondait comme un dragon enchainé. Sortant de son lit, il se décida à réveiller son colocataire Harry, qui partageait toujours sa chambre, mais en voyant le sourire heureux du survivant, il décida de le laisser dormir et d'aller manger.
Il ne s'attendait point, en descendant, à voir une Madame Malfoy en train de faire un petit déjeuner de lendemain de fête. Le bacon avait été remplacé par des restes de dinde et exhalait une odeur qui le tortura : il avait faim.
Deux petites filles se trouvaient déjà devant lui, en train de manger allègrement tout ce qui se trouvait devant elles…
-Hé, mais si elles mangent tout, il va rester quoi pour le reste de la famille ?
La voix d'Hermione le fit sursauter :
-Pas pour le reste de la famille, mais plus pour ton propre ventre, n'est-ce pas ?
Le début de dispute fit rire Narcissa.
A dix heures, tout le monde était réveillé. Seul Harry manquait à l'appel. Ce dernier venait de se rendre compte de ce qui se cachait sous son oreiller.
Quatre peluches : un cerf, une biche, un loup gris et un chien noir. Quatre jouets qui bougeaient comme s'ils étaient de vrais animaux.
Un doute le saisit. Si ces jouets étaient là, ce n'était certainement pas le fruit de l'un de ses amis, ni de son parrain… Mais Sirius était tellement imprévisible que…
Il se précipita vers la cheminée du salon en ne saluant personne sur son passage, lança une pincée de poudre de cheminette dans l'âtre et s'écria : « 12, square Grimmaurd, chambre de Patmol ! »
Sirius, lui, cuvait allègrement son vin. Même si cela ne se voyait pas, cela s'entendait parfaitement… le Patmol n'était pas prêt d'être réveillé…
Il attendrait alors.
Du côté de tous les sorciers d'Angleterre, pendant la matinée…
Les sorciers avaient pratiquement tous regardé la TV la veille, pendant le réveillon. Seulement, ils ne s'était pas rendus compte immédiatement, trop pris par l'alcool, qu'il y avait eu des révélations croustillantes la veille. Seulement, certains reporters ne dormaient point, surtout compte tenu du fait qu'ils tenaient tous un scoop.
Seulement, la question était la suivante : le dire maintenant ou attendre encore un peu ?
Midi, au Manoir Malfoy…
Draco venait de se réveiller. Après ses ablutions matinales, il descendit dans le salon, où il savait qu'il aurait ses présents à ouvrir. Molly s'y trouvait déjà, en grande discution avec Severus Snape, qui avait dormi, comme à chaque grande fête donnée par les Malfoy, dans le manoir.
La femme se retourna vers lui et lui dit : « Bonjour Draco, joyeux Noel mon chéri !!! »
Draco se rendit auprès d'elle, la salua, la remercia, salua son professeur, et se rendit auprès des cadeaux…
-Non, non !!! Attends Draco, tu les ouvriras quand ton père reviendra, c'est-à-dire normalement dans une heure….
-Ah, s'étonna Draco, père passera ce midi ?
-Non, il rentre ce midi et il doit passer la fin de la journée avec toi.
Draco fit un petit sourire qu'il s'empressa de cacher quand elle le regarda. Si seulement le temps pouvait passer plus vite !
Midi et demi, au Terrier…
Le trio d'or était dehors, en train de faire une bataille de boules de neige contre les jumeaux et Bill. Charlie, lui, était simplement assis, deux petites filles sur les genoux, en train de regarder le massacre.
Les jumeaux, dignes héritiers spirituels des maraudeurs, avaient plus d'un tour dans leur sac. Avec eux, c'était la victoire assurée, s'ils prenaient en compte tous les paramètres, ce qu'ils n'avaient bien évidement point fait, comme l'on pouvait s'y attendre de deux gryffondors purs et durs.
Ils avaient tout simplement oublié le côté maraudeur de Harry et son côté serpentard. Harry était le fils de l'un des maraudeurs, et le filleul d'un autre. Forcément, à un moment donné, il fallait bien que cet héritage ressurgisse surtout au moment où plus aucune menace ne pesait sur son existence…
Les jumeaux bombardaient le trio de boules de neige pour le moins assez collantes. En effet, comme il s'agissait d'une bataille magique, les sorts utilisés étaient calculés pour pouvoir causer plus de dommages à l'équipe adverse. Deux panneaux comptabilisaient les boules reçues par chaque camp. Celui qui serait moins touché serait déclaré vainqueur…
Pour le moment, le clan exclusivement Weasley menait. Mais ils avaient oublié un paramètre essentiel. Profitant d'un moment d'inattention des jumeaux, Harry était passé à l'attaque. Les jumeaux n'eurent que le temps de se dire que ce n'était pas normal que le temps se couvre aussi rapidement. Une grosse boule de neige, composée d'une multitude de boules de neige, s'abattit sur eux, donnant par la même la victoire au trio d'or de Poudlard.
Gred et Forge, soumis à une violente avalanche de boules de neige, se retrouvèrent ensevelis dessous, leur tête seule en dépassant !
Bill mourrait littéralement de rire, n'ayant pas pu sauver son camp de l'inventivité de leurs adversaires.
Les petites filles, assises sur Charlie, bien au chaud sous une énorme couverture, avaient les larmes aux yeux à force de rire.
Narcissa les appela tous pour boire un bon lait de poule et ouvrir tous les cadeaux.
Ils passeraient à table plus tard, après la cérémonie des cadeaux.
Tout le monde reçut au moins deux présents, même Narcissa qui fut émue quand elle vit une enveloppe frappée aux armoiries des Potter. Harry était d'accord pour le projet qu'ils avaient évoqué...
13h45, Manoir Malfoy…
Une Molly furieuse arpentait le salon de long en large. Un Severus amusé se dit qu'il resterait aux premières loges quand Lucius rentrerait et se ferait passer un savon mémorable. Un Draco était déçu de l'absence de son père, comme d'habitude. Il avait vraiment envie d'avoir un père présent, et pas simplement tout ce qu'il demandait…
Molly décida de passer à l'action. Lucius Malfoy allait regretter d'avoir été travailler un 25 décembre.
14 heures, au Ministère, Bureau du Ministre de la Magie, Monsieur Cornélius Fudge…
Lucius était au bureau du Ministre, en train de discuter de la proposition de loi sur qui devrait bientôt être votée par le Magenmagot. Un hibou tapa du bec contre la fenêtre, et le ministre le fit entrer. Le volatile, frigorifié, se mit sur un perchoir à côté de la cheminée, tout en lâchant l'enveloppe rouge fumante qu'il tenait juste sur la tête de l'aristocrate blond.
Lucius n'eut que le temps de l'ouvrir avant qu'elle n'explose. Une voix qu'il connaissait bien retentit alors dans toute l'aile qui était réservée au Ministre et à ses collaborateurs les plus hautement gradés :
« LUCIUS MALFOY !!!!!!... »
COMMENT OSEZ-VOUS LAISSER VOTRE FILS SEUL LE JOUR DE NOËL ! VOUS N'EPROUVEZ-VOUS AUCUNE HONTE, AUCUN REMORD A LAISSER LE PAUVRE PETIT TOUT SEUL AVEC UNE ETRANGERE, SANS LA MOINDRE PRESENCE PARENTALE LE JOUR DE NOEL ? CE N'EST PAS PARCE QU'IL EST MAJEUR QU'IL PEUT PASSER NOËL SEUL SANS SA FAMILLLE !!!!!!
VOUS ALLEZ ME FAIRE LE PLAISIR DE REVENIR IMMEDIATEMENT A LA MAISON A MOINS DE VOULOIR PASSER POUR UN HOMME SANS AUCUNE PAROLE !!!!!
VOUS AVEZ EXACTEMENT 2 MINUTES POUR RENTRER !!!
NON MAIS, FRANCHEMENT, LA GRANDE SOCIETE SORCIERE A PERDU TOUT BON SENS OU QUOI ????
SI VOUS N'ÊTES PAS LA DANS LES TEMPS IMPARTIS, JE VIENS MOI-MÊME VOUS CHERCHER PAR LA PEAU DU COU S'IL LE FAUT !!!
Et la missive rouge brula par la suite, laissant Lucius ainsi que tout le reste des personnes présentes dans le bureau abasourdies. Lucius se reprit au bout de quelques secondes, se disant qu'il ne risquait rien, qu'elle ne pourrait pas passer la dragonne qui tenait lieu de secrétaire au ministre de la magie.
Il avait tord.
Deux minutes plus tard, une rouquine furibarde fit irruption dans le bureau du ministre et, sans un mot pour quiconque, attrapa le blond par le bras et transplanna au pied de la grille du domaine Malfoy. (oui, je sais, normalement, les gens ne transplannent pas dans le Ministère de la Magie… mais c'est pour les besoins de l'histoire !!!)
Avant d'avoir eu le temps de dire quoi que ce soit, elle le traina à travers tout le domaine jusqu'à l'arrivée dans le manoir en lui-même.
Si Lucius avait au départ eu l'intention de se plaindre des mauvais traitements qu'il venait de subir, il n'eut pas l'occasion d'ouvrir la bouche :
-Maintenant, j'espère que vous allez m'écouter quand je vous demande quelque chose ! Vous allez vous excuser de votre retard auprès de votre fils et passer l'après midi avec lui. Et ce, sans broncher une seule fois, ni faire votre tête de scroutt en colère… Je ne veux pas vous entendre vous plaindre sinon, je vous en ferais voir du pays !!!!!
Alors, Lucius se fit petit, alla dans le salon réservé à la famille, s'excusa auprès de son fils de son retard et la cérémonie de l'ouverture des cadeaux à la Weasley commença.
Draco cachait tant bien que mal son enthousiasme afin de faire comme toutes les autres années où il ouvrait seul ses cadeaux et remerciait poliment ses parents, quand ceux-ci étaient rentrés d'il ne savait où. Mais cette année resterait à jamais gravée dans son cœur, tout ça, grâce à la mère de son ennemi roux… comme quoi, les Weasley sur terre n'étaient pas si néfastes que son père le prétendait.
13 heures 55, Le Terrier…
Tout le monde faisait la sieste, la nuit ayant été courte.
Seulement, Harry était réveillé et fixait des yeux les quatre animaux en peluche qui s'agitaient doucement…
Il décida d'aller rendre visite à son parrain afin d'en savoir plus.
Après avoir laissé un mot à l'attention des habitants de la maison, il se rendit chez Sirius par voie de cheminette. Après tout, il était important qu'il sache aujourd'hui même ce qui se passait…
Seulement, Sirius n'était point réveillé. Le bruit que le jeune homme fit en atterrissant brutalement dans le salon des Black réveilla le portrait râleur de la mère indigne qu'était Walburga Black, et cette dernière hurla dans toute la maisonnée tant elle était indignée qu'un Sang Mêlé apparaisse comme ça dans sa maison et salisse tout avec son sang de dégénéré…
Ce cri, bien entendu, réveilla le dernier survivant de cette famille qui cuvait passionnément son vin, lamentablement allongé sur sa descente de lit.
Tiré de ses ronflements, Sirius eut un mal communément appelé par les experts en la matière « gueule de bois ».
Après avoir hurlé une bonne dizaine de fois à son elfe de maison récalcitrant de lui donner une potion contre la fameuse gueule de bois, Sirius consentit à se lever et à descendre voir qui était le malotru qui avait envahi sans raison ni autorisation le salon des Black.
Sa mauvaise humeur disparut quand il se rendit compte qu'il s'agissait de son Prongsie adoré, son filleul, le fils de feu son meilleur ami.
Après que la potion ait agit, il peut rentrer dans le vif du sujet : « Mais Harry, qu'est ce qui t'amène ici ? Et qu'est-ce que tu as dans ton sac ? Ne me dis pas qu'ils t'ont jeté hors du Terrier ? »
Après un sourire, Harry consenti à lui révéler le contenu du sac. A la vue des peluches, un sourire nostalgique et mélancolique apparut sur le visage de l'ex prisonnier…
-Je vais te raconter une histoire. Celle d'un bébé qui était impatiemment attendu par 5… non, 4 personnes…
Harry sourit et se cala plus profondément dans le fauteuil dans lequel il avait posé ses adorables petites fesses.
-C'était au moment où James nous a annoncé que Lily était enceinte. Ta maman était si pâle que cela nous avait tous inquiétés, du coup, nous l'avions forcé à aller consulter un médecin. A ce moment là, je ne sais pas qui avait été le plus heureux, si c'était James ou si c'était nous… il faut dire qu'à l'époque, voir le bonheur de Lily et James nous faisait vivre une relation par procuration… Personne n'était casé sauf Prongs… Et puis, tu es né, apportant tous les jours un peu plus de joie dans nos vies. Tes sourires, tes premiers mots, tes premiers pas, ton premier anniversaire… A cette occasion, nous avions tous été chercher plein de cadeaux pour toi. James t'avait offert un balai pour enfant, Remus, des livres moldus et sorciers pour enfants, Lily, des vêtements, Peter, ça avait été deux petites tenues d'équipes de Quidditch, et moi, c'était une belle gourmette pour un beau bébé… et tout le monde avait en plus acheté une peluche le représentant parfaitement. La biche, c'est l'animagus de Lily…
-Oui, mais je ne comprends pas pourquoi elles étaient sous mon oreiller ce matin au réveil !!!
-Tu as fait un vœu avant de t'endormir, n'est ce pas ? Il y a une légende de Noel qui dit que si un cœur meurtri fait un vœu sincère, dans la journée, ça se réalise… Ceci est une preuve de notre amour pour un petit bébé coquin qui est devenu un adorable sorcier… Harry, c'est la preuve qu'où que tu sois, tes parents veillent sur toi…
Des larmes d'émotion perlaient aux yeux du jeune homme. Même dans la mort, ses parents l'aimaient tellement qu'ils voulaient le lui prouver…
Après quelques heures passées en compagnie de son parrain, Harry se prépara à se rendre de nouveau au Terrier. Seulement, une fois devant la cheminée, un homme était en train d'en sortir.
-Snivellus !!! Je vais faire condamner ma cheminée ! Mon labo n'est pas disponible pour toi !!!
-Ta gueule chien galeux, ton casse pieds de filleul est en train de nous faire une crise cardiaque !!!
Leurs attitudes étaient bizarres. Jamais ils ne se fuyaient du regard avant…
Harry éclata soudainement de rire…
-Par tous les poils de la barbe de Merlin, ne me dites pas que c'est à quoi je pense ? Toutes ces disputes année après année pour finalement vous retrouver ensemble ???
-Monsieur Potter, je vous prierai de ne pas spéculer sur ma personne !!! Jamais je ne me mettrai en relation avec ce sale cabot qui envoie ses camarades de classe à la mort ! Vous serez en retenue une fois la rentrée effectuée…
-Harry, c'est pas ce que tu crois, il me harcèle simplement pour… Et pis déjà, Servilus, tu ne menaces pas mon filleul ! Si t'as un truc à régler, fais-le avec moi !!!
-Sirius, tu crois que je n'ai pas vu hier tes regards tristes posés sur l'Horizon, en direction du Manoir Malfoy ! Professeur, c'est pas la peine de nier, vos yeux me disent tout… Et puis, Sirius, tu n'as pas de labo ici… tu l'as entièrement détruit quand tu es retourné ici…
Harry déguerpit avant de se faire trucider. Seulement, il tiendrait sa langue jusqu'à ce que les deux zouaves de l'autre côté de la cheminée assument leur relation… Il y avait bien de quoi se divertir pendant une éternité…
15 heures, au Manoir Malfoy…
Jamais Lucius ne s'était autant ennuyé de toute sa vie. Et oui, c'est exactement comme ça qu'il pensait. Devoir faire quelque chose contre son gré alors que c'était, de toute façon contre les principes de sa famille… jamais il ne pardonnerait à cette mégère rousse. Elle paierait…
Faire des activités indignes de son rang…
Molly, de son côté, observait avec fascination l'homme et son fils interagir… l'ainé était complètement gauche avec son fils, le plus jeune rayonnait, malgré son air complètement malfoyen. A l'heure du gouter, la rousse les appela…
Lucius Malfoy sentit sa baguette le démanger lourdement. Il aurait voulu être à l'abri des caméras et autres médias. Un Doloris aurait réellement été approprié, surtout quand on sait à quel point ça soulage de passer ainsi ses nerfs…
Son fils était heureux, il pouvait le sentir.
Lucius capitula face à Molly et dut mettre sa baguette à contribution pour battre une pate à gateau. En même temps, il est difficile de tenir tête à une mégère telle qu'elle :
-Lucius, vous mettez votre baguette près des ingrédients et vous devez lancer la formule pour battre la pate…
-Je ne vois pas pourquoi je dois le faire, vu que je suis un homme et que j'ai des elfes de maison…
-LUCIUS MALFOY !!!!! VOUS DEVEZ FAIRE CE GATEAU AVEC VOTRE FILS !!!! QUEL SORCIER ETES VOUS SI VOUS NE POUVEZ PAS RESPECTER VOTRE PAROLE ??? COMMENT VOULEZ VOUS QUE VOTRE FILS SOIT FIER DE VOUS ?????
-NE CRIEZ PAS !!!!! Je suis un homme, je ne vais pas faire de gâteau !
-Ne me faites pas rire ! Tout homme qui se respecte sera heureux de montrer qu'il maitrise complètement sa magie ! Seriez vous un sorcier si médiocre que ça ?
-Je… Je ne vois pas pourquoi je vous répondrai. C'est quoi la formule ?
- Mesculare. *
Seul un éclat de rire retentit dans la pièce.
Celui de Molly… car bien évidement, Draco ne se permettrait en aucun cas de se gausser de son propre père…
Lucius s'était retrouvé avec de la pâte à gâteau sur sa robe toute neuve, ses cheveux blond platine détrempant dans une mixture gluante, collante et liquide sentant le chocolat et étant aussi foncée que du chocolat noir…
Les liens se tissaient lentement avec son fils sans qu'il ne s'en rende compte… et c'était très bien comme ça…
-Lucius, après avoir utilisé la cuisine, il faut la nettoyer… les elfes sont en quartier libre pour la fin de l'après midi. Il faut bien qu'ils célèbrent Noël eux aussi…
Et le grand Lord Lucius Malfoy se retrouva avec un chiffon à la main, en train d'essuyer la vaisselle fragile tout en maudissant la mégère rousse et toute sa descendance…
De retour au Terrier, vers 16 heures…
Ronald Weasley ne comprenait pas ce qui se passait dans la demeure familiale. Une furie blonde avait finalement prit possession des lieux, faisant le tri dans les vêtements de tout le monde.
-Demain, les enfants, nous allons sur le chemin de traverse faire du shopping…
-Sans vouloir vous offenser Madame Malfoy, je ne pense pas que nos parents ont assez d'argent pour se permettre de nous offrir à tous une nouvelle garde robe, avait dit Ginny, des regrets perceptibles dans sa voix.
-Je vous offrirai des vêtements…
-Madame Malfoy, notre famille n'a pas besoin de charité.
La voix de Ron avait retentit, essayant de se défaire de ce sentiment d'humiliation que lui apportait la pitié des autres.
-Ce n'est pas de la charité les enfants ! C'est un dispositif facultatif mais qui est nécessaire au bon fonctionnement de la société sorcière… Sous l'égide de Madame Cliffard, nous avons organisé des soirées de charité dans lesquelles nous donnons de l'argent pour que les familles pauvres puissent bénéficier d'une aide à l'amélioration de leur vie. Seulement, d'après ce que je vois, cela semble caché… Ce n'est en tous cas pas de la pitié, mais réellement un devoir pour chaque grande famille sorcière envers les autres familles de sorciers… Les parents de Harry s'y rendaient toujours de leur vivant…
Après une discussion pour le moins houleuse, les enfants acceptèrent. Après tout, dans le parchemin de Fudge, ils étaient censés obéir à l'intruse pour les trois prochains jours… Mais bon, d'ici samedi, ce serait terminé… Molly serait de retour à la maison pour le bien être de tout le monde…
-Maintenant, amenez-moi vos vêtements que je puisse les trier réellement, et je dis bien tous vos vêtements.
La fin de la journée fut assez folklorique : Ron s'était enfermé dans sa chambre avec sa garde robe car il refusait de la jeter. Heureusement pour Madame Malfoy, il ne connaissait pas de sorts de magie noire pour bannir les personnes d'une pièce, sinon, elle n'aurait pas pu faire ce qu'elle désirait…
-Ronald, je te promets qu'on ne jettera pas tout ! Mais il faut que tu sois mieux habillé !!!!
-Non ! Laissez mes vêtements tranquilles !!!!!
Harry contemplait la scène, assis sous un arbre, les deux petites filles avec lui, et il secouait la tête, désolé pour Narcissa qui avait fort à faire pour pouvoir faire ce qu'elle voulait de cet entêté.
Narcissa faisait léviter les vêtements et les entrainait vers elle, seulement, la grande carcasse de Ron s'y agrippait résolument, ne voulant pas s'en séparer… Ce fut Hermione qui dût lui lancer un somnus afin qu'il reste tranquille…
Il s'était avéré que les trois quarts des affaires du dernier rouquin de la famille étaient bons à jeter. Aussi, quand le sort se dissipa, Ronald Bilius Weasley poussa simplement un cri de rage et de désespoir. Il s'y était attaché à ses vieux vêtements ! Ils avaient tous appartenu à Charlie avant, mais il avait de bons souvenirs qui s'y rattachaient !
Narcissa avait clairement décidé de faire réellement comme si elle était chez elle : elle allait complètement changer leur cadre de vie.
Elle demanda à Arthur d'agrandir le hangar qui lui servait de pièce où il remisait toute sa collection d'artisanat moldu.
Narcissa y mit la majorité des meubles du salon de la maison :
-Ginny, Hermione, j'ai invité des sorcières du voisinage à venir prendre le thé à dix-sept heures. J'aimerais que vous soyez prêtes afin d'y participer. J'ai commandé des gateaux qui ne devraient pas tarder à arriver.
Ginny, en descendant de sa chambre poussa un cri : le salon n'était plus du tout encombré. De tous les meubles, il ne restait qu'un sofa et deux fauteuils ainsi qu'une table basse et le buffet au fond de la pièce.
Certes, l'ensemble était joli, mais sa mère allait les tuer… le reste des meubles appartenait à la défunte tante Tessie, qui est décédée il y a quelques années.
Hermione, elle, se contenta simplement d'attendre et de voir la réaction de Molly quand elle reviendrait. C'était la seule chose à faire.
La voix de Narcissa retentit dans toute la maisonnée.
-Ronald ? Peux-tu mettre ta robe se sorcier bleu marine et venir dans le salon ?
Ron poussa un cri de rage et entreprit, dans sa chambre, de se changer. Cette bonne femme allait le lui payer.
Quand il descendit, il eut un mouvement de recul. La chaise à bascule de sa maman avait disparu, ainsi que les meubles provenant de leur héritage. Seuls restaient en place le minimum syndical pour 5 personnes. Ils étaient une bonne douzaine au Terrier.
Quand l'heure arriva, des voisines transplannèrent à l'entrée de la propriété des Weasley, accompagnées de jeunes filles ou de jeunes hommes.
Et là, même Hermione ne put retenir un soupir de frustration. Elle aurait dû partir avec ses parents en vacances… là, elle était coincée avec une femme qui ne voulait qu'une seule chose : participer à des réceptions mondaines.
La visite des voisins dura deux heures. Deux longues heures où une jeune femme et deux jeunes hommes avaient été présentés à Ginny, Hermione et Ron.
Narcissa les avait obligés à aller dehors afin de s'amuser un peu et de « faire connaissance ». Si Hermione était enchantée de connaître des jeunes gens qui n'allaient pas à l'école mais qui étaient instruits à la maison, le frère et la sœur, eux, serrèrent les dents afin de ne pas hurler de rage. La situation était très simple : Narcissa Malfoy essayait de les caser avec plus riches qu'eux pour mieux paraître dans la société. Et elle n'avait pas invité quelqu'un pour Harry.
Et surtout, surtout, surtout, Molly détestait les dites voisines…
Le soir venu, deux rouquins refusèrent de manger et allèrent se coucher, encore en colère contre la blonde.
Et dire que le lendemain, ce serait une journée shopping…
18h30, manoir Malfoy.
Lucius ne comprenant pas l'utilisation des sortilèges de nettoyage, il avait fini par prendre un seau et une serpillière, afin de rendre la cuisine de nouveau praticable.
Epuisé par la colère qui l'avait abrité toute l'après-midi, il poussa un cri de rage quand il vit le message sur son lit dans sa chambre au moment de se doucher et se changer :
Lucius.
Ce soir, nous dînons dans le petit salon. Il serait temps pour vous de vous décoincer un peu.
Demain, nous allons en promenade sur le chemin de traverse. L'après midi, vous allez jouer avec votre fils au Quidditch ou vous allez parler, mais vous allez faire une activité avec lui ! Et ne ronchonnez pas ! C'est une mauvaise habitude qui donne des rides !!!
Molly.
Après s'être changé, le blond redescendit dans le petit salon, recherchant la cause de ses tourments.
-Madame Weasley !
-Dans les règles de l'émission, vous devez m'appeler par mon prénom. Et avant que vous ne protestiez, réglez ça avec le ministre ! C'est lui qui a choisi les règles !!! Que désirez-vous Lucius ?
-Je peux savoir pour quelle raison je devrais aller sur le chemin de traverse demain ? Je travaille moi !!!!
-Vous allez prendre deux jours de congés, que vous le vouliez ou non, et vous allez très clairement exécuter les ordres. Demain matin, nous partons en promenade sur le chemin de traverse et demain après midi, vous allez jouer au Quidditch avec votre fils, ou alors voler simplement, mais vous allez faire quelque chose avec lui pendant que je vous surveillerai !!!!! Vous vous devez d'avoir des activités avec votre fils !!!!! Et si vous ne voulez pas, je ferai de votre vie un enfer pendant les quelques jours qu'il nous reste à passer ensemble!!!
Lucius alla s'enfermer dans son bureau et Molly prépara le petit salon pour le dîner. Severus avait dit qu'il rentrerait sous peu.
20 heures 30. C'était l'heure de manger.
-Molly, pourquoi le petit salon, questionna habilement Severus.
-Tout simplement parce que Draco ne parle pas à table. Il est suffisamment âgé pour participer aux conversations. Comme il ne veut pas déroger à la bienséance, j'ai décidé qu'on mangerait tous dans cette pièce, en dehors des conventions sociales. Surtout qu'en famille, on ne devrait pas avoir d'étiquette à tenir… c'est vrai quoi, il ne s'agit pas de la reine et de ses descendants que je sache !!!!
Lucius était encore attendu dix minutes plus tard. Quand un elfe l'avait appelé, il l'avait simplement congédié en le maudissant. Mais quand son fils frappa à la porte, il ne put ignorer le bruit qui le dérangeait dans ses réflexions.
-Qu'est ce que tu veux Draco ? Tu n'en as pas assez fait pour aujourd'hui ?
Le jeune homme se rembrunit et lui dit sèchement :
-Vous êtes attendu en bas pour le dîner.
Et Draco sortit de la pièce, le dos raide.
Le jeune homme avait décidé de dire bonne nuit à Severus et à Molly et de partir dans sa chambre, mais c'était sans compter sur la rousse qui le persuada de rester avec eux.
Dix minutes plus tard, le chef de famille n'était pas du tout descendu. Molly, en colère, dit simplement aux deux autres de manger, et qu'elle revenait avec l'énergumène qui faisait sa tête d'hypoggriffe. Elle allait devoir hurler encore une fois.
Après 10 minutes de cris, de hurlements et de bruits de bataille, Lucius reparut, décoiffé et s'assit sur un fauteuil, la mine renfrognée. Une Molly tout sourire l'accompagnait.
L'adulte blond mangea sans un seul mot, puis partit au moment du dessert, arguant qu'il n'avait plus faim. Draco, lui, en profita pour s'éclipser et se réfugier dans sa chambre. Le lendemain serait dur… il prit un livre de cours pour continuer ses devoirs.
22heures 30, Le Terrier…
Harry était mort de rire. Après la séquence « brûlons les vieux vêtements des Weasley », Harry était remonté à l'étage et avait accompagné les deux petites filles dans leur chambre. Puis, il s'effondra sur le lit et repensa à ce qu'il avait découvert chez son parrain. Il s'endormit, le sourire aux lèvres.
Lorsque Ron lui avait raconté ce qui leur était arrivé en fin d'après midi, il hurla de rire. Anastasia, la fille de la voisine, lui avait dit qu'elle voulait d'un homme bâti comme lui. Elle lui avait fait réellement beaucoup de charme, tellement que, selon Ron, ce n'était pas naturel.
Oui, c'est sans doute juste pour passer à la Télé quoi…
Les deux garçons s'endormirent par la suite, encore fatigués du réveillon de la veille.
Le lendemain s'annonçait laborieux pour le clan Weasley et ses enfants adoptifs ou presque.
Pendant la nuit, un cerf et une biche en peluches se câlinaient tendrement, sous le regard de deux peluches canines en train de se taquiner. A leur manière, les jouets veillaient sur l'adolescent. Deux étoiles scintillèrent plus fort dans le ciel, que l'on pouvait apercevoir par la fenêtre.
Narcissa, elle ne dormait toujours pas. Elle errait, telle une âme en peine, dans le salon, une tasse de thé à la main. Son Lucius lui manquait énormément. Il était plus que tant que Dimanche arrive. Plus que quelques jours à tenir…
comment Molly Weasley faisait-elle pour faire vivre tous ses enfants avec un seul et misérable salaire à la maison?
*Mesculare signifie en latin Mélanger. D'où l'utilisation de ce terme.
J'espère que vous avez bien aimé ce chapitre, je suis déjà en train d'écrire le suivant. Comme d'habitude, le titre et un extrait !
Quand deux familles ennemies se rencontrent sur le chemin de traverse/ Un après midi de rêve...
« Ron vit Narcissa rougir comme une écolière et fixer une personne derrière lui. Il se retourna lentement et vit pour la première fois Lucius Malfoy, l'être le plus froid qu'il connaissait, avec un sourire tendre aux lèvres.
Sous le choc, il grimaça de dégoût, et se retourna pour s'éloigner… et tomba dans le caniveau, trempant et souillant ses vêtements. »
…
« Lucius s'était pris au jeu. Il avait métamorphosé quelques objets en obstacles, et il faisait du vol à pleine vitesse contre son fils. Pour laver son honneur… Il était impensable que son fils gagne…
Et il réussit à prendre la tête de la course. Se retournant pour narguer son fils par un sarcasme, il se cogna la tête contre un poteau volant…
Voyant sa dignité bafouée, il descendit dans un mot de son balai, et rentra dans le manoir. Pour mieux trébucher contre les marches qui se situaient dans le hall d'entrée… »
A bientôt pour la suite !!!
OoctoO
