Coucou à tous !
Voilà un nouveau chapitre , toujours raconté du point de vue de Junes , mais on repassera vite à Sirius promis :p
Ce sont donc les retrouvailles des deux protagonistes peut être pas celles auxquelles on s'attend . .
Je voulais ici étoffer, enrichir un peu leur relation, je vous laisse juger .
J'avais oublié de le signaler pour les précédents chapitres mais , je les écris en écoutant une chanson particulière à chaque fois : pour le chapitre 1 c'était l'Homme pressé de Noir Désir .
chapitre 2 , For blue Skies de Stray's don't sleep
Et ce chapitre ci est à lire en écoutant Showbiz , de Muse .
Vous pouvez toujours relire les précédents chapitres en écoutant la musique hein ( fille qui a de l'espoir.. ) ^^
Sinon merci beaucoup pour vos reviews , elles m'encouragent à continuer et promis Sherazade , je vais faire attention aux fautes de frappes :p . Merci pour tes conseils .
Merci à vous tous et puis euh ... Continuez, j'adore ça ! XD
Bisous . Oxe
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Controlling my
feelings for too long
Controlling my feelings for too long
Controlling my feelings for too long
Controlling my feelings
for too long
Junes marchait dans la rue sombre , son sac noir en faux cuir se balançant négligemment au bout de son bras. Elle avait relu et re-relu le petit papier des dizaines de fois et à chaque fois, son cœur faisait un bon, bien trop haut. Était-ce de la peur ? Pas si sur . Et après tout il ne lui avait toujours pas filé son fric ..
N'arrivant pas a décider ce qu'elle allait faire , elle errait dans le quartier de l'inconnu, opposé parfait du sien. De grandes maisons aux façades blanches s'élevaient de chaque coté de rues parfaitement entretenues.
Des arbres, (encore feuillus à cette saison ?), s'étendaient, alignés parfaitement avec les maisons. On se serait cru dans un décor de cinéma, et bizarrement ce n'était pas elle l'actrice principal du film. Elle avait l'impression d'être comme une touriste un peu gauche dans un musée empreinté, ses talons aiguilles claquant sur le sol parfaitement lisse et propre. Les gens ne mâchaient donc pas chewing-gum ici?
Numéro 2. C'était donc là. Junes avait l'impression que la maison était encore plus belle que les autres . Le montant de la porte était finement ouvragé et devant le péron s'étendait un escalier dans lequel on aurait pu se regarder. Sa main tremblait imperceptiblement en serrant le papier dont les écritures commençaient à s'effacer. Elle avait pris sa décision. Demain matin le mari de sa propriétaire lui réclamerait son loyer et elle n'aurait d'autre choix que de lui donner ou de céder à ses avances. Réprimant un frisson de dégout, elle se décida à monter les marches la séparant de la porte en bois sombre. Elle demandera son fric pour hier et elle partirait. Oui. Elle fera ça .
Devant la porte elle se demanda quelle attitude adopter. Elle verrait bien, de toute façon elle avait sa bombe lacrymogène au cas où. Se raccrochant à cette idée elle sonna. Mister Black. Quelle ironie .
Aucune réponse. Elle attendit une minute et s'apprêtant à réessayer, son doigt levé vers l'interphone, elle entendit une voix grave répondre :
"Oui? "
"Euh .. bonjour. Enfin bonsoir. C'est Junes, je ... enfin ..." se rappelant qu'elle ne lui avait jamais dit son nom, elle se retrouva bête quelques secondes. " La fille du Noir désir , je suis venue pour l'argent , enfin... pour celui d'hier soir .."
"Ah oui, bien sur. Entre. Junes ." Son nom dans sa bouche semblait d'un coup bien plus grave et sérieux. N'ayant pas vraiment prévu qu'il la ferait entrer, elle fut surprise d'entendre un bruit sourd signifiant que la porte s'était déverrouillée.
Elle se mordit la lèvre assez fortement. A l'intérieur, elle se sentit encore plus mal à l'aise : un escalier tout en marbre semblait déservir des appartements dans les étages supérieurs . Des boites aux lettres, trois, étaient accrochées sur le mur d'à coté . Au pire elle pourrait toujours hurler pour qu'on vienne la sauver, les voisins viendraient peut être l'aider. A moins qu'ils ne soient tous dans le coup. Elle s'imagina alors, tout en montant les marches, un espèce de gang kidnappeur qui l'aurait séquestré dans une cave sordide . Se penchant soudainement par dessus la rambarde de l'escalier massif, elle ne remarqua aucune porte descendant vers une quelconque cave. Rassurée furtivement par cette idée , elle continua à gravir les marches. Le bruit de ses talons lui semblait de plus en plus fort, s'accordant au rythme de son cœur, parfois rapide, parfois très lent. Elle avait l'impression de ne plus rien contrôler.
Controlling my felling for too long
Elle stoppa soudainement sa montée mécanique. Il n'y avait plus d'escalier à gravir. Sur le palier il n'y avait qu'une unique porte faite du même bois sombre que celle de l'entrée et sur la sonnette on pouvait lire Mister Sirius Black. Là elle ne pouvait plus reculer, surtout qu'à peine le pied posé devant la porte, cette dernière s'ouvrit. Dans l'entrebâillement se tenait le jeune homme brun. Il ne semblait pas très bien réveillé, ses cheveux en bataille, lui donnant un air négligé assez sexy , il fallait l'avouer . Sa chemise avait, semblait il était reboutonnée à la va vite car quelques boutons n'étaient pas à la bonne place. Une cravate noir tombait de son cou , elle était tellement déserrée qu'on se demandait comment elle pouvait bien encore tenir.
Controlling my felling for too long
Il la regardait d'un air fatigué un léger sourire planant sur ses lèvres . "Tu es venue." dit il simplement . "Entre. "
Elle le regarda droit dans les yeux , son cœur semblant vouloir s'échapper à tout prix de sa poitrine, tapant farouchement contre ses côtes. Ses yeux gris étaient doux et comme dans un rêve elle entra. Le réveil fut brutal quand elle entendit la lourde porte claquer derrière elle.
Merde.
Il se dirigea immédiatement vers un bar en bois noir et elle cru vaguement l'entendre lui parler de whisky , mais son cœur battait trop fort à ses tempes et l'empêchait de réfléchir. Elle détailla la pièce s'attardant dans les recoins sombres, cherchant des yeux un éclat acier témoin d'une lame cachée, d'un pistolet ou de menottes accrochées aux murs. Mais elle en vit rien de tout ça . Au milieu de la pièce trônait un grand lit au drap noir en soie . Songeant qu'il ne lui manquait plus qu'un miroir au plafond elle détailla alors un tableau qu'elle connaissait bien . Elle s'avança devant ce dernier et elle du se plonger un peu trop longtemps dans ses pensées car elle ne réalisa ce qu'elle faisait que lorsque l'inconnu lui tendit un verre de whisky en murmurant :
"Marc Chagall ."
"Le violoniste bleu." finit elle.
Il la regarda un instant surpris, comme si une serveuse d'un bar de striptease ne pouvait reconnaitre un tableau de grand maitre. Ses yeux se firent alors plus doux et il sourit .
"Je ne pensais pas que tu viendrais." ses yeux se perdant dans le bleu profond du tableau .
"Moi non plus.. " Sa voix n'était plus qu'un très léger souffle et pendant un long moment personne ne dit mot. Ils regardaient tous deux le tableau et le silence ne fut briser que par le bruit des pas que fit Sirius quand il alla s'assoir sur le lit. Il posa son verre de martini sur le parquet et demanda :
"Combien veux tu ? Je n'ai pas vraiment l'habitude de faire ça alors .. je ne sais pas quels sont les tarifs .." il semblait gêné, sa voix baissant de volume au fur et à mesure .
And forcing our darkest souls to unfold
Junes ne répondit pas, elle se retourna juste pour lui faire face. Il la détailla une nouvelle fois, de façon beaucoup plus douce, s'attardant sur ses jambes dévoilées, son décolté profond d'où dépassait légèrement un soutien gorge en dentelle noir . Il toussota et baissa les yeux pour masquer son désir, se donnant contenance en buvant une nouvelle gorgée de whisky. Junes sourit . On aurait vraiment dit un enfant prit en faute .
Reposant son verre il continua, sa voix un peu plus forte, sans doute encouragé par l'alcool :
"500, 1000 livres ? Il faut que tu me dises tu sais.. " il sourit gêné. Le soucis c'est que Junes n'avait aucune idée des tarifs en vigueur, mais ses yeux s'agrandirent légèrement quand elle entendit les sommes proposées. Mille Livres ? Avec ça elle pourrait payer son loyer pour des mois à l'avance !
Elle acquiesça alors d'un mouvement rapide de tête et Sirius sourit. Il se leva et se dirigea vers le bar, son verre vide à la main. Junes s' interressa enfin au sien, un liquide d'un jaune sombre remplissait le fond d'un très beau verre sans aucun doute en cristal. Elle en sentit le contenu. Et si c'était du poison ? Elle chassa cette idée d'un geste de la tête et bu d'une traite son verre . La tête lui tourna un instant et elle décida donc de s'assoir sur le bord du lit . Elle posa le verre sur le parquet comme l'avait fait Sirius une minute avant. Sirius. Sirius Black . Un prénom vraiment bizarre. Junes se demanda d'où ça pouvait venir (peut être français? )... Lui reconnaissant alors un certain charme français elle se détendit . Après tout, il était de notoriété publique que les français étaient des gentlemans. Sur ce, elle étendit ses jambes devant elle et les regarda, gantées dans des bas résilles noir, ses chaussures à talons aiguilles dérapant sur le parquet sombre. Elle se sentit d'une vulgarité sans nom dans ce décor si sobre et élégant. Pour remédier à ça elle décida d'enlever ses chaussures en faux cuir verni et les cacha sous le sommier du lit . C'est ce moment que choisit Sirius pour revenir les mains chargée d'un verre plein et d'une bouteille en cristal remplit du même liquide ambre que celui des verres. Il la regarda, ses chaussures enlevées.
"Dommage, je les aimais bien..." soupira t-il. Il remplit le verre vide de Junes et posa le reste par terre. Il s'asseya alors à coté d'elle, trop proche, et bu son verre. Lentement. Junes s'obstinait à garder son regard fixé droit devant, cachant la chaleur que sa présence répandait dans son corps. Elle avait de plus en plus de mal à respirer, et au fur et à mesure qu'elle buvait le liquide sombre, la tête lui tournait . Sa poitrine commençait à se soulever trop rapidement et elle du ouvrir la bouche pour ne pas suffoquer .
Pushing us into self
destruction
Pushing us into self destruction
"Dis, Junes, combien tu prendrais pour passer la nuit ici ? "
Son cerveau se mit alors à tourner à mille à l'heure. Quoi ? Mais pour qui la prenait-il ?
"Je suis juste venue récupérer mon argent et c'est tout ." dit elle en se levant brusquement . "Il n'est pas question que je reste ici une minute de plus ." Elle se leva alors et partit en direction de la porte. Avant qu'elle ait pu faire quoi que ce soit , il était devant elle et bloquait toute retraite .
"Je t'en pris, écoute ... Ce n'est pas ce que je voulais dire. Je .. Je ne te toucherai pas, je te le promets . Tu n'as rien à craindre de moi, j'aimerai juste ... enfin .. . " Il la regardait droit dans les yeux et sa main vint frôler sa joue, avec une douceur extrême. "Ne me prends pas pour un dingue hein...," il sourit à cette idée " , enfin je le suis peut être.. mais je ne te veux aucun mal. Je ne te forcerai à rien "
"Passe juste la nuit avec moi. Je ne nierai pas que je te désir, mais si tu ne le veux pas, je ne te toucherai pas. Tu as ma parole de gentleman. "
Sa parole de gentleman ?
Français !!! Elle éclata de rire à cette idée. Il sourit alors, se détendant d'entendre un rire aussi doux .
"Tu veux bien rester alors ? Ton prix sera le mien . " Sa voix était si faible que Junes en fut ému. Leurs yeux ne se lâchaient plus et elle finit par dire d'une voix tranchante :
"Dix Milles Livres." Le montant lui était venu comme ça, sans réfléchir et elle se trouva d'un coup vraiment grotesque. Mais c'était sans compter le sourire qui s'étira sur les lèvres de Sirius .
"Dix milles." répéta t-il. Sa main glissa alors de sa joue à sa main , et il l'entraina vers le lit ou il la fit s'assoir . Lui intimant de ne pas bouger, il se dirigea vers le bar d'où il sortit son porte feuille. Il en retira des billets . Beaucoup .
"Je n'ai que deux milles sur moi, est ce que je peux te faire un chèque pour le reste ? " demanda t-il comme il aurait demandé si boire du thé à la place du café ne la dérangeait pas.
Elle murmura un léger oui , abasourdi par ce qu'il se passait . Il gribouilla alors sur un chéquier un montant qu'elle pensa important et revint vers elle . Il s'allongea sur le lit et s'étira , sa chemise remontant légèrement sur une fine ligne de poils qui partait de son nombril pour s'enfoncer dans son pantalon noir.. Il sourit à Junes. Et elle lui répondit, s'allongeant à ses cotés . Ils ne cessèrent de se regarder dans les yeux et elle en profita alors pour le détailler plus précisément : ses yeux étaient .. magnifiques . Pas d'autres mots ne pouvaient les décrire . D'un gris acier ils auraient pu être froids mais du tout. Une douceur incomparable se dégageait d'eux et Junes se surprit à penser qu'un regard pareil ne pouvait être que celui de quelqu'un de bien. Un nez droit , plutôt fin se terminait sur une légère barbe de trois jours encadrant des lèvres pleines , d'un rose pâle . Il était très beau. Sa peau était aussi brune que celle de Junes était blanche, ses cheveux aussi noir que les siens étaient blonds, seul leurs yeux semblaient s'accorder à merveille, le gris se fondant au bleu, comme un pâle matin d'hiver .
"Est ce que je peux te caresser les cheveux ? " lui demanda t-il alors . Elle acquiesça et une main aux long doigts fins vint lui caresser avec douceur ses longues mèches dorés. Il s'amusait à enrouler autour de son doigt une mèche comme pour essayer désespérément de les boucler, mais ils retombaient toujours aussi raides, lisses.
"Tu as des cheveux magnifiques .." souffla t-il " ... Tu es magnifique .." continua t il après un moment . Elle sourit à ses mots et se laissa emporter par la douceur du moment . Jamais personne ne l'avait autant regardé, admiré, presque .. aimé. S'en était vraiment troublant , et les papillons au fond de son ventre ne cessaient de le lui rappeler . Le sommeil commençait à pointer et elle remarqua que les yeux de Sirius se fermaient. Doucement . Comme une litanie, il lui caressait l'avant bras de haut en bas , de bas en haut , ses doigts s'attardant un peu plus semblait il, sur l'intérieur de ses coudes. Elle frissonnait .
"Ton argent est sur le bar , "dit il d'une voix calme ", tu peux partir quand tu le souhaites, attends juste, que je me sois endormi. S'il te plait . "
Après quelque minutes sa respiration devint régulière et le mouvement sur son bras s'arrêta. Il s'était endormi, sa bouche légèrement entrouverte laissait échapper un souffle dont Junes sentait la chaleur sur ses lèvres. Qu'était elle censé faire ? Prendre son chèque et partir ? Le laisser dormir et s'enfuir comme une voleuse ? Après tout c'est ce qu'il lui avait dit de faire .. Se mordant la lèvre elle se leva le plus doucement possible, et attrapant son chèque et le liquide sur le bar elle sortit sans claquer la porte derrière elle.
Et merde.
" Mes pompes ..." se fustigea t-elle dans un murmure. Elle ne pouvait quand même pas le réveiller pour ça , il faut vraiment être débile quand même.. Tant pis , elle rentrerait sans ses chaussures . La dureté du sol extérieur ne lui fit que plus regretter son erreur sans compter qu'à peine quelque mètres franchis, une pluie drue commença à tomber. Elle éclata alors de rire et se mit à courir un sourire fiché sur le visage .
Elle arriva chez elle, trempée, dégoulinant d'eau et les pieds vraiment douloureux. Mais son sourire était toujours là. La douche chaude lui fit du bien et elle se détendit enfin quand sous sa couette elle étendit ses longues jambes nues . Elle laissa le sommeil s'emparer d'elle .. Mais se releva en sursaut, sa tête cognant avec un bruit sourd la poutre au dessus du lit . Le chèque devait être trempé lui aussi ! Elle alluma la lumière et remarqua sur le sol un amoncellement de papier. Elle se dirigea le plus vite qu'elle pu à quatre pattes vers le tas et ramassa le chèque certes, un peu mouillé mais dont l'encre était intacte . Les billets avaient également subi le même traitement . Elle les étala à plat rapprochant le chauffage électrique de ces derniers . S'apprêtant à poser le chèque au même endroit elle remarqua alors ce qu'il y avait écrit dessus . Le montant était tracé d'une ligne fine et penché : 8500 Livres pour 'Mlle Junes ... '. Elle attrapa alors un crayon et écrit de sa plus belle écriture : Brennan. Junes Brennan .
And they make me
Make
me dream your dreams
Elle retourna alors dans son lit et s'endormit instantanément.
4h58.
Make me scream , your scream .
