Nouveau chapitre !

J'ai bien aimé ce chapitre, je le trouve, malgrès sa noiceur évidente, assez marrant :p

Chanson du chapitre: "If I ever feel better" de phoenix. Et vu que je suis sympa, je vous file le lien parceque cetet chanson va tellement bien avec l'histoire...(traduction à la fin du chapitre)

Merci de toujours suivre les histoire de mes deux protagonistes.

deezer . com /track/ 16 (sans les espaces)

__________________________________________________

Une semaine.

Cela faisait une semaine que Sirius était cloitré chez lui à regarder son plafond. Il ne mangeait rien, ou très peu. Il dormait, se réveillait pour prendre une douche, boire un verre de whisky et se rendormir plus profondément. Il avait pensé... espéré, qu'après son petit manège de l'autre jour, Junes viendrait chez lui pour essayer de le ramener à la raison. Lui faire comprendre à quel point elle était exceptionnelle et à quel point il avait fait une erreur en la repoussant. Comme l'avait fait les autres, pleurant, hurlant lui disant qu'il était une pourriture, un salop.. Mais rien. Il semblerait qu'il l'ai vraiment sous estimé.

La vérité c'est qu'il était une pourriture, et une belle. Une relation, simple, douce, ça ne lui convenait pas. Il avait besoin de se faire violence, de trahir, de blesser, c'était tellement plus excitant.. La vérité c'était.. qu'elle l'avait touché. Bien plus qu'il ne l'avouerai jamais. Elle était comme un miroir de lui même, belle, glacée en apparence et pourtant si chaude intérieurement. Il la savait chatte et ma foi.. tellement douée.. Il la savait fragile, plus que n'importe qui, blésée, faillée.. des bouts étaient partis et impossible de les recoller mais... lui était sur de pouvoir.

They say an end can be a start
Feels like I've been buried yet I'm still alive
It's like a bad day that never ends

I feel the chaos around me.

Enfin, non c'était faux. Il ne le pouvait plus. Il ne lui aurait suffi que d'un mot, murmuré dans le creux de son oreille, une caresse ou un baiser et elle aurait était à lui. Il aurait pu l'aimer, le rendre heureuse, ça c'était sur. Mais c'était trop simple, hein?

Pourquoi se simplifier la vie?

Sirius Black aimait le défi, le jeu, plus que tout. C'était pas drôle sans ça.

They say love ain't nothing but a sore
I don't even know what love is
Too many tears have had to fall

Don't you know I'm so tired of it all.

Seulement, normalement c'était lui qui gagnait le jeu. Et là... il n'était pas perdant, mais pas vainqueur non plus. Alors comme ça elle n'avait pas encaissé son chèque.. Elle était donc plus forte qu'il ne se l'était imaginé. Elle voulait se débrouiller toute seule et ne l'avait réclamé alors que pour... pourquoi au fait ? Le revoir ? Rêve pas trop Black..

Merlin, cette fille..Son regard, sa voix, ses jambes.. ça lui tournait la tête. En fait, il avait peur de tout ça. C'était trop fort, elle était trop fragile, il était trop fragile. Ça donnait quoi deux paumés ensemble?

Un chaos gigantesque. Une bordel pas possible. Ils se seraient enfoncés, tous deux encore plus profond, sombrant, s'enlisant dans leur propre d'échéance. Sirius sourit.

Ça lui semblait plutôt cool dit comme ça..

Mais il ne voulait pas être dépendant, non. Il aimait plus que tout sa liberté. Ouais. Et faut voir à quoi ça l'avait mené. Il était tout seul comme un con, depuis une semaine, sans voir personne et surtout pas Junes.

Il se demandait bien ce qu'elle pouvait faire à ce moment précis..22h12. Elle travaillait surement dans son restaurant, là où un jour il avait mangé une tarte aux myrtilles et des frites. Elle était tellement belle dans son ensemble classe de serveuse, ses cheveux relevés, dévoilant sa nuque.. Il soupira en portant son bras contre son front.

You know I don't want to be clever
To be brilliant or superior
True like ice, true like fire

Now I know that a breeze can blow me away.

Il avait envie de la revoir, même si c'était avouer qu'elle était la plus forte. Non. Hors de question. Elle ne gagnerait pas.

Cela faisait une semaine qu'à partir de 20h il la sentait vivante, en lui. Il la sentait proche de lui, il pouvait presque sentir son parfum. Il savait qu'elle n'était pas loin et qu'il saurait où la trouver mais.. il savait très bien comment elle l'accueillerai. Et ça lui bouffait le ventre de se rabaisser. De devoir s'excuser. Il bu une nouvelle gorgée de whisky, les yeux tournée vers la neige qui tombait dru dehors quand on sonna à la porte. ll se leva sans prendre la peine de boutonner sa chemise noir. Il adorait le noir, il se savait attirant dans du noir, du cuir. Ça renforçait l'impression qu'il était fort et inviolable. Il ouvrit la porte pour découvrir sur le seuil une jeune femme brune qu'il connaissait bien. Elena. Elle lui souriait, ses yeux bruns pétillants derrière sa frange. Elle n'était pas très grande, de jolis seins une bouche pulpeuse. Elle suçait bien.

"Salut Sirius, ça fait un bail ? " Elle avait négligemment balancé sa hanche sur le coté révélant légèrement sa peau dénudée, son t-shirt remontant.

"Eléna.." Il lui sourit, charmeur, ses yeux détaillant sans vergogne son corps mit en valeur par ses vêtements plus que moulant. Ils étaient sortis ensemble il n'y a pas si longtemps, peut être il y a 6 mois..avant qu'il ne rompe pour il ne savait plus trop quelle raison. Envie d'aller voir ailleurs surement.

"Je passais pas loin.. " commença t-elle.

"Et tu as décidé de venir sonner chez moi.." finit-il ses yeux maintenant arrêtés sur sa bouche pulpeuse. Elle passa sa langue dessus et se rapprocha de lui .

"Tu ne m'invites pas à entrer? " demanda t-elle en posant une main sur son torse, les yeux levés vers lui, son genoux effleurant le sien. Il s'écarta pour la laissé passer, en pensant qu'après tout ce temps, elle n'avait pas du tout changée. Elle pénétra dans la pièce sombre et marcha quelques pas, détaillant l'endroit, ses yeux s'attardant sur l'unique source de couleur: le tableau.

"C'est nouveau ? " demanda t-elle en se tournant vers Sirius.

"Oui, je l'ai acheté il y a peu. Il te plait? " Il avait fermé la porte à clef et se rapprocha d'elle avant de poser une main délicate sur sa hanche.

"J'aime bien oui. C'est Picasso? "

Qu'elle était conne.

"Ouais c'est ça. C'est Picasso. " Il alla s'assoir sur le lit songeant à Junes qui elle connaissait ce tableau et son peintre fabuleux.. Eléna se tourna vers lui en sentant sa main s'éloigner de sa hanche. Elle riva son regard marron vers le verre au pied du lit :

"Tu bois toujours autant à ce que je vois ? " Elle sourit, provocante, voulant sans doute lui rappeler les nuits de sexe qu'ils passaient tous les deux quand Sirius était bourré.

"Oui toujours." Il la regardait dans les yeux et s'allongea à demi, appuyé sur ses coudes, écartant légèrement les jambes. Elle se rapprocha et posa ses mains sur ses genoux, son visage près du sien.

"Tu m'as manqué Sirius." Elle monta sur lui, une jambe de chaque coté de ses hanches, sa jupe remontant sur ses cuisses dénudées.

"Ah oui ?" Il leva un sourcil sans cesser de sourire. Il ne bougeait toujours pas, la laissant faire.

"Oui.." elle se pencha d'avantage sur lui, lui laissant admirer son décolté profond. Elle se pencha à son oreille et souffla :

"Mon nouveau copain n'est pas aussi bon que toi au lit.. Je m'ennuie.. Ton sexe me manque.." Elle se voulait provocante, ses hanches frottant lascivement contre son bas ventre, mais ces mots sonnaient faux dans sa bouche. Il songea un instant à l'effet qu'ils lui feraient s'ils sortaient des lèvres pâles de Junes...

"Tu bandes Sirius ? demanda t-elle en mordillant son lobe, se cambrant de plus en plus.

"Pas vraiment, non." Il avait parlé normalement, ne faisant que dire la vérité. Elle se redressa soudainement, les yeux grands ouverts, le souffle court. Elle était sans aucun doute stupéfaite et le sourire de Sirius ne fit que s'élargir. Il se redressa, s'asseyant, Eléna toujours sur lui, et posa une main sur sa hanche, l'autre dans ses cheveux qu'il tira en arrière d'un brusque mouvement. Il se pencha à son tour à son oreille et murmura de sa voix grave :

"Mais je sais ce qui pourrait m'exciter ..." Eléna frémit. Elle savait les ombres qui se cachait en Sirius, elle n'ignorait pas les folies que parfois, la nuit il révélait. Elle en avait subit bon nombre après tout.. Mais cette fois c'était différent. Elle le sentait carnassier et prêt à tout. Elle laissa échapper un gémissement d'entre ses lèvres, et ferma les yeux attendant que Sirius la fasse sienne de nouveau.

Mais Sirius se décolla d'elle avant de se lever et se dirigea vers son placard d'où il tira une veste en cuir. Il avança alors vers la porte tout en l'enfilant, attrapa le casque posé sur une chaise et le lança à Eléna.

"Tu viens? On sort." Il partit alors laissant la porte ouverte derrière lui, commençant déjà à dévaler les escaliers. Eléna se relava et le suivit. Quand elle arriva devant la porte d'entrée de l'immeuble Sirius n'était plus là . Elle attendit quelques secondes pour le voir arriver, ses cheveux attachés en une queue de cheval lâche, une énorme moto noire coincée entre ses jambes. Il s'arrêta devant elle lui lançant un regard froid.

"Tu montes ?" Il ne posait la question que par pure rhétorique. Elle savait très bien que de toute façon elle n'avait pas le choix... Elle n'arriverait pas à faire autrement que de le suivre. Elle monta donc à l'arrière de l'engin, enfila le casque et ils partirent à toute allure à travers les rues de Londres.

Now I know there's much more dignity
In defeat than in the brightest victory
I'm losing my balance on the tight rope
Tell me please, tell me please, tell me please...

Sirius n'avait que faire des limitations de vitesse, il filait à toute vitesse entre les voitures son regard toujours indéchiffrable. Eléna commençait à baliser un peu, elle se demandait où il l'emmenait.. La réponse arriva plus vite qu'elle ne pensait quand la moto s'arrêta devant une impasse où une forte musique résonnait. Du Hard rock . Elle détestait ça. Elle, elle préférait la musique de boite, rythmée, où elle pouvait danser. Sirius lui attrapa la main et l'entraina dans la ruelle, déserte à l'exception d'un videur de taille imposante. Arrivé à sa hauteur il s'adressa à Sirius d'une voix caverneuse :

"Salut mec. Entre ." Ils se connaissaient. Sirius devait avoir ses habitudes ici alors.

En entrant Eléna cru que le bruit allait lui transpercer les tympans. C'était une boite de striptease. Des filles dansaient sur des tables, des alcools forts circulaient et des gros mecs se rinçaient l'œil sans aucune gène. Elle se sentit immédiatement mal à l'aise. Pourquoi l'avait il emmené là ?

Ils se dirigèrent vers une table au fond d'une seconde salle plus sombre. Ils s' asséyèrent sur une banquette loin de la scène où une fille dansait lascivement. Une serveuse vint les interpeller, détaillant Sirius, intéressée.

"Qu'est ce que je vous sers ? " demanda t-elle , les jambes écartées penchée sur le coté, provocante.

"Une absinthe pour moi et.." il se tourna vers Eléna qui semblait un peu affolée.

"Euh.. une menthe à l'eau s'il vous plait." La serveuse se retint tout juste de rire et partit en direction du bar. Eléna se tourna alors vers Sirius et lui demanda d'une petite voix à l'oreille :

"Pourquoi tu m'as emmené ici ? " Elle détaillait les filles toutes plus belles les unes que les autres dans leurs tenues de cuir qui laissaient ma foi, très peu de place à l'imagination. Sirius nonchalamment appuyé sur la banquette, ses bras écartés de chaque coté du dossier scrutait la foule. Il répondit sans dénier lever les yeux vers elle :

"C'est excitant non ? "

Mouef. Si on voulait.. Elle aurait quand même préféré une bonne partie de jambe en l'air dans sa chambre. Mais bon puis ce qu'elle était là, dans ce lieu de débauche.. autant en profiter. Elle posa la main sur la cuisse de Sirius qui tourna instantanément les yeux vers elle. Il sourit. Il n'en attendait pas moins d'elle. Elle commença à l'embrasser dans le cou, son regard retournant à l'inspection de la salle. Il détaillait chaque personne, chaque fille, la cherchant parmi toutes les danseuses. Ça n'était pas possible ! On était samedi soir, elle travaillait forcément ! Eléna se faisait plus pressante , ses doigts remontant de plus en plus vers son sexe, qu'elle frôla avant de passer un main sous son t shirt.

Sirius ne faisait pas tellement attention, occupé à chercher Junes. Elle ne passait pas inaperçu pourtant, il aurait du la repérer tout de suite...

Finalement il la vit. Il la reconnu non pas à ses cheveux comme il s'y attendait, mais à ses yeux quand son regard rencontra le sien. Elle portait une perruque rose, longue qui lui tombait sur les épaules. Elle était habillée d'une tenue assortie, en vinyle fushia des talons hauts complétant le tout. Elle était magnifique. Incroyablement sexy, érotique, sa jupe la moulant à l'extrême dévoilant ses jambes à couper le souffle. Un bustier mettait sa poitrine en valeur en laissant apercevoir son tatouage..Comment n'avait il pas pu la voir avant ? Il sourit à lui même sachant qu'elle l'avait aperçu avec Eléna, et que même si elle ne montrait rien, il savait que son cœur battait plus vite. Il s'assit plus confortablement et laissa Elena continuer son exploration.

"Tu as toujours le même parfum.." murmura t-elle en s'affairant à lui faire un suçon dans le cou, ses dents mordillant sa peau fine.

"On ne change pas une affaire qui marche."

C'est le moment que choisit la serveuse pour revenir un plateau dans la main. Elle déposa les consommations devant eux et partie. Sirius se redressa et bu une gorgée du liquide vert clair. Une douce chaleur se rependit en lui, lui conférant encore un peu plus de témérité. Il fixait toujours Junes, qui lui tournait délibérément le dos, occupée avec un client qui la faisant apparemment mourir de rire. Pourquoi elle ne riait pas avec lui, hein ? Il fut tiré de ses pensées en entendant Eléna soupirer à coté de lui.

"Qu'est ce qu'il y a? " demanda t-il, passablement énervé.

"J'avais demandé une menthe à l'eau et elle m'a apporté une fraise à l'eau..." .

...

Merlin qu'elle était conne...

"Et bien demande à ce qu'on te la change..." soupira t-il, blasé, avant qu'une idée ne traverse son esprit " Tiens il y a une serveuse là bas, demande lui." Il montrait Junes de la tête. Il sourit, carnassier.

"Mademoiselle ? Mademoiselle s'il vous plait ! " cria Eléna à l'attention de Junes qui tourna vers elle un regard étonné.

"Oui c'est à vous que je parle. " Elle lui fit signe d'approcher en prenant un air supérieur. Junes leva un sourcil et avança finalement vers eux de sa démarche féline.

"Que puis je pour vous ? " demanda t-elle d'une voix froide, son sourcil toujours haut sur son front.

"J'avais commandé une menthe à l'eau.., elle montra son verre,...et on m'a apporté ça. Croyez vous que se soit de la menthe ? " Junes était perplexe et se demandait visiblement si c'était une plaisanterie.

"Il ne semblerait pas, en effet..." dit elle, les mots s'échappant saccadés d'entre ses lèvres.

"Exactement. Alors, auriez vous l'obligeance de me changer mon verre, s'il vous plait? "

Sirius eut un élan de gratitude envers elle. Elle était si hautaine et froide, tout ce qu'il désirait.. Junes attrapa le verre qu'on lui tendait et après un dernier regard vers Eléna, partie d'un pas rapide vers le bar. ll jubilait. Il se pencha alors à l'oreille d'Eléna et commença à la lui lécher consciencieusement. Il mordillait, suçait, et obtint bientôt en réponse des petits gémissements. Sa main se glissa entre ses cuisses à la limite de sa jupe, son pouce caressant sa peau bronzée. Du coin de l'œil il guettait le retour de Junes et mais ne dénia pas lever les yeux vers elle quand elle posa enfin une menthe à l'eau devant Eléna. Il n'apercevait que ses jambes à travers les cheveux d'Eléna. Il lui souffla à l'oreille:

"Commande moi un nouveau verre..." Ce qu'elle fit, la respiration de plus en plus haletante pendant qu'il remontait vers sa culotte. Il arriva à se relever légèrement pour apercevoir le visage de Junes qui souriait à une de ses collègues. Elle ne le regardait même pas. Son petit manège ne fonctionnait pas. Elle partit et il se redressa, oubliant ce qu'il faisait une seconde plus tôt.

"Continues.. "souffla Eléna qui était décidément bien excitée.

"Plus envie." dit brusquement Sirius en se rasseyant correctement, les bras croisées sur sa poitrine. Junes revint et posa le verre sur la table ainsi que le ticket de caisse. Elle ne réagit même pas quand le regard de Sirius se planta dans le sien, attendant un mot, une réplique, un sanglot, n'importe quoi. Elle ne fit rien et repartit comme elle était venue.

"Qu'est ce qu'on fait ? Je m'ennuie..." Elena bailla en étendant ses jambes sur le sol.

"On s'en va." répondit Sirius en attrapant l'addition posée sur la table. La réponse fit sourire Eléna qui commença à ranger ses affaires. Il lu le prix indiquée sur le papier en sortant son porte monnaie, il remarqua par transparence des lettres écrites derrière. Son cœur manqua un battement et un sourire s'étirant de nouveau sur ses lèvres, il retourna le papier dévoilant l'écriture fine et penchée de Junes.

Rejoins moi aux toilettes dans 5 min. Il la chercha dans la salle mais aucune trace de sa jupette rose. Elle l'avait donc remarquée..

Cela faisait déjà 5 bonnes minutes et Eléna était déjà debout prête à partir.

"Attends moi 2 min, je reviens." Il se leva et se dirigea le cœur battant vers les toilettes. Il ouvrit à la volée la porte pour se retrouver face à une salle vide. Des lavabos s'étendaient à droite en dessous d'une rangée de miroirs ternes. Il jeta un coup d'œil se permettant un léger "Junes..?" avant de tourner le regard vers un miroir où il avait cru voir bouger quelque chose. Il s'avança légèrement et vis par l'entrebâillement d'une porte le dos d'un homme. Bizarre.. c'était pourtant les toilettes pour femme.. il n'y avait que lui pour y entrer. A moins que..

Il s'approcha à pas lents, son cœur devenu tambour, lui martelant les côtes, un léger gout de sang dans la bouche. Il s'arrêta devant la porte et la poussa.

Junes était là. Plaquée contre le mur opposé, les jambes grandes ouvertes. Elle subissait les assauts d'un homme dont Sirius ne distinguait pas le visage. A son intrusion, elle leva son regard bleu ciel vers lui et redressa légèrement sa tête en se mordant les lèvres. Elle laissa échapper un gémissement de plaisir feins, pendant que le mec se terminait, se vidant en un soupir rauque. Se vidant à l'interieur de Junes.

Le sang de Sirius ne fit qu'un tour et il attrapa le mec par le dos de sa veste le projetant à terre. Il ne lui laissa pas le temps de s'étonner et lui balança un coup de pied dans le ventre avant de se baisser et de lui écraser le nez contre le carrelage. Le mec ne bougeait plus, mais la rage de Sirius ne s'était pas estompée. Il se tourna vers Junes, qui se tenait debout devant lui , allumant négligemment une cigarette sortit d'on ne sait où. Il se releva lentement, la rage lui comprimant le cœur, lui bouffant le ventre, il aurait voulu l'écraser comme le mec par terre, lui faire mal, comme elle lui avait fait mal. Elle restait pourtant impassible appuyée sur la cloison en bois, à peine un regard pour le mec à terre, elle ne s'étonna pas lorsque Sirius lui attrapa la cigarette et la jeta dans les toilettes d'un geste vif. Ses yeux étaient sombre, sa vue comme brouillée, ses poings ne se dés seraient pas.

Elle éclata de rire. D'un rire sans joie et posa sa main sur sa joue mal rasée.

"Tu vois Amour, tu avais tord. " Elle lui caressa la peau avec une douceur extrême un sourire sur le visage. Un sourire de maman à son petit garçon après qu'il ai reçu sa première claque dans la gueule. Comme pour lui dire, et oui c'est la vie mon gars, t'en prendra d'autre.

"Ce n'est pas toi qui m'a baisé dans les toilettes et ce n'est pas ton sperme qui dégouline entre mes cuisses." Elle déposa un léger baiser sur ses lèvres avant de lancer :

"Echec et mat."

Et là, à ce moment précis il comprit.

Il comprit qu'elle était la reine dans ce putain de jeu d'échec et que comme chacun le sait, la reine c'est la plus forte. Elle avait son cœur et Merlin ce que ça pouvait être douloureux... et en même temps si exultant. Elle se marrait. Elle était vraiment, littéralement morte de rire, le regardant toujours dans les yeux. Et il se surprit à sourire lui aussi. Il lui attrapa sa perruque et la balança par terre, ses cheveux blonds retombant en cascade sur ses épaules. Il prit entre ses doigts une mèche d'un blond doré et la porta à son nez, sentant son parfum sucré, comme celui d'une petite fille. Elle rigolait encore et lui commençait à peine. Ils étaient à quelques millimètres l'un de l'autre, leurs lèvres se défiant sans se froler.

"Pute..." souffla t-il un sourire étirant ses lèvres.

"Perdant.." lui répondit elle tout aussi doucement. Elle s'écarta alors de lui, le jaugeant du regard, une lueur malicieuse dans les yeux. Elle leva la tête et se mit à hurler. A littéralement hurler. Elle hurlait à l'assassin, au violeur, au perdant.

Sirius rigola. Cette fille était décidément tarée. Il passa sa main dans ses cheveux, les décoiffant légèrement quand Junes arrêta de crier. Elle pencha sa tête sur le coté et lui souffla :

"Cours..."

It's like somebody took my place
I ain't even playing my own game
The rules have changed well I didn't know
There are things in my life I can't control

Il réalisa enfin la scène : le mec à terre ensanglanté, Junes à moitié déshabillée et lui... Lui au beau milieu de tout ça. Son sourire s'élargit de plus belle, une lueur d'admiration dans les yeux. Elle était forte, très forte. Elle avait tout manigancée et il était tombé dans le panneau comme un débutant. Semblant lire dans ses pensées et elle fit une révérence et murmura :

"Oh tu le mérites, crois moi. "

Putain qu'elle était belle.

Il claqua la porte, bouscula le videur attrapa la main d'Eléna qui poirotait toujours et couru jusqu'à la porte, jusqu'à la moto, jusqu'à chez lui, le même sourire tatoué sur la face. Arrivé dans sa chambre il ne laissa pas le temps à Eléna de dire quoi que ce soit et la plaqua contre le mur. Il la déshabilla et c'est en pensant à Junes qu'il la pénétra. Violemment. C'est en pensant à Junes qu'il s'enfonça en elle, de plus en plus vite sous les cris et les gémissement. C'est en pensant à Junes qu'il partit dans un flash libérateur, emporté par le plaisir que seul une reine était capable de lui prodiguer.

Il s'écroula sur son lit la tête lui tournant n'ayant cure des mots d'Elana. Il s'endormit.

Sa reine. Sa garce de reine...

If I ever feel better
Remind me to spend some good time with you
You can give me your number
When it's all over I'll let you know..

______________________________________________________

Comme promis la traduction de cette super chanson, pour que vous compreniez mieux pourquoi je l'ai choisie.

Au fait, est ce que certains d'entre vous, écoute les musique associée aux chapitres ? J'aimerai bien savoir. (Reviews? ^^')

Gros bisous. Oxe'

Ils disent qu'une fin peut-être un départ
J'ai la sensation d'avoir été enterré, pourtant je suis toujours en vie
C'est comme un mauvaise journée sans fin
Je sens le chaos m'entourer
Quelque chose que je n'essaie pas de nier
Je ferais mieux d'apprendre à l'accepter
Il y a des éléments dans ma vie que je ne peux contrôler

Ils disent que l'amour n'est rien d'autre que de la douleur
Je ne sais même pas ce qu'est l'amour
Trop de larmes ont dû couler
Ne sais-tu pas que je suis épuisé par tout ça
J'ai connu de terribles vacillements
Découvrant des secrets que les mots ne peuvent décrire
Quoi que ce soit, ça ne peut être nommé
Une part de mon monde s'éclipse

Tu sais que je ne veux pas être intelligent
Etre brillant ou supérieur
Vrai comme la glace, vrai comme le feu
Je sais désormais qu'un souffle peut m'emporter
Je sais désormais qu'il y a plus de dignité
Dans une défaite que dans la plus glorieuse des victoires
Je perds mon équilibre sur la corde raide
Dis-moi je t'en prie, dis-moi je t'en prie, dis-moi je t'en prie....

Je me raccroche aux bons jours
Je peux m'appuyer sur mes amis
Ils m'aident à traverser les mauvaises passes
Mais je nourris l'ennemi
Je suis de connivence avec l'adversaire
Reproche-moi ce qu'il se passe
Je ne peux essayer, je ne peux essayer, je ne peux essayer....

Personne ne connait les périodes difficiles par lesquelles je suis passé
Si le bonheur s'est présenté à moi, j'avais le dos tourné
Les jours houleux ne sont pas encore derrière moi
J'ai joué et perdu mais je pense en avoir payé le prix
Maintenant que j'ai vu tous mes châteaux s'écrouler
Ils étaient faits de poussière, après tout
Un jour tout ce désordre me fera rire
Je ne peux attendre, je ne peux attendre, je ne peux attendre..

Si jamais je me sens mieux
Rappelle-moi de passer du bon temps avec toi
Tu peux me donner ton numéro
Quand tout sera passé, je te tiendrai au courant..