Chapitre 9 Edward

— Je vois. Je crois qu'il est tant qu'on s'arrête, la voiture à soif et dans ce cas—là on est obligé de lui obéir. Cela tombe bien il y a un 24/24 plus loin à droite.

— Carte de crédit ?

Je sors montre mon portefeuille en lui disant.

— Toute une collection.

Tout en nourrissant mon Aston Martin je regarde ma montre.

— Le temps est vite passé, je crois qu'on devrait rentrer, lui dis—je.

— Je doute qu'on est le temps, avant l'aube.

— N'est aucune crainte, je prends le volant.

— Je ne veux pas te contrarier petit, mais cette voiture n'est pas prévue pour rouler aussi vite à l'origine.

— A l'origine oui, mais Rosalie est passé par là, de plus je suis un conducteur hors paire. En voiture et on attache sa ceinture.

— Rosalie ? Un garçon manqué, je présume.

J'accélère au maximum et la voiture part comme une fusée, le soleil ne toucherai pas Angel aujourd'hui.

Je sors à nouveau mon portefeuille et lui tend les quelques photos, dont une de toute ma famille.

— Rosalie c'est la belle blonde.

— Très joli brin de fille, tu sais que j'aime les blondes.

— A côté, c'est Emmett son mari.

— Impressionnant aussi. Bon et si tu prenais le relais et me raconter ta vie.

— J'ai l'impression d'avoir vécu une vie de rêve par rapport à toi. Je suis né en 1901 à Chicago.

— Un pur américain !

— Yep, élève au grain. Nous avions une vie aisée, mon père était avocat et moi je rêvais de partir faire la guerre en Europe. En 1918 nous sommes tout tombé malade, la grippe espagnole. C'est mon père qui est décédé en premier. Ma mère n'en avait pas pour longtemps, il semblerait qu'elle est comprise la véritable nature de notre médecin. Elle le supplia de me sauver, lui disant que lui seul le pouvait et de me prendre avec lui. À la mort de ma mère il m'a emmené avec lui, il m'a mordu tout en injectant son venin dans mon corps. Après trois jours de souffrance j'étais un vampire nouveau—né.

— Intéressant le principe du venin me dit Angel.

— On y reviendra. Le médecin c'était Carlisle, mon père adoptif. Il a fait ma nouvelle éducation, m'a appris à chasser les animaux pour leur sang. M'a donné la passion des livres, de la musique, de la médecine. J'ai eu beaucoup plus de chance que toi. Bref en 1921 ma mère nous à rejoins. Mon père l'avait déjà rencontré en 1911 et depuis il en était éperdument amoureux. Esmée c'était jeté d'une falaise suite à la mort de son nourrisson. Pour les humains, Carlisle était l'époux d'Esmé et moi j'étais le petit frère. Regarde, le couple à l'arrière c'est eux.

— Ton père appartient à quel siècle ?

— XVII ème, il est anglais.

— Je vois, il a l'air si avenant et ta mère est vraiment belle.

— Merci. Mais en 1928 je les ai quittés pour vivre par moi—même. J'ai commencé à me nourrir de sang humain, à tuer les personnes qui voulaient commettre des meurtres ou des viols. Cela a duré trois ans, mais j'ai compris que c'était Carlisle qui avait raison et je suis rentré à la maison.

— Petite crise d'adolescent.

— C'est comme ça que je le vois aussi. En 1933 mon père a transformé Rosalie une jeune fille qui était sur le point de mourir violer et agressé par un groupe d'hommes dont son fiancé faisait partie. Carlisle pensait qu'elle pourrait être mon Esmée, mais ça ne marcha pas entre nous.

— Chacun ces goûts, Au fait ton père il adopte encore? Car moi je suis au pauvre orphelin

— Très drôle, mais sache que tu es le bienvenue dans notre maison. Donc nous voilà en 1935, Rosalie, pendant une partie de chasse, est tombé sur Emmett sauvagement blessé par un ours. Elle l'a porté sur 150 km, jusqu'à mon père pour le transformer. Ils sont maintenant mariés et pas que une fois. Enfin en 1950 les deux derniers membres de notre famille nous on rejoints, Jasper et Alice.

— Celle qui t'appelle tout le temps !

— Exact, elle est elle aussi douée du don de claire voyance et c'est bien utile. Alice ne se rappelle pas de sa vie humaine, pour elle, elle a toujours été un vampire. Quant à Jasper il a vécu les guerres de vampire du sud.

— Ce n'est donc pas une fable ces guerres. Je comprends mieux les légendes sur les vampires qui pouvaient sortir au soleil aussi brillant que mille diamants. Et moi qui pensais que c'était des histoires pour faire peur aux humains.

— Le début de sa vie de vampire n'a été que guerre, violence et meurtres. Je ne pense pas qu'un jour j'arriverais à imaginer ce qu'il a vécu, de plus je ne pense pas en avoir envie.

— C'est marrant quand je t'ai parlé de ma vie, je n'ai presque parlé que de moi, de mes meurtres et de sang. Toi quand tu racontes la tienne, c'est la vie de ta famille que tu racontes de vos liens. Et tu doutes d'avoir une âme ? Pour moi t'en à une.

— Je ne sais pas quoi répondre. Nos vies sont rythmés par la chasse, les études, les parties de foot, de base—ball ainsi que nos passe—temps.

— C'est moi qui ne sais plus quoi dire à tout ça, sauf que je suis de plus en plus curieux. J'ai une proposition à te faire. Veux—tu t'installer quelques jours chez moi, ma crypte est aménagée.

— Pourquoi pas. Je te dépose au cimetière, je passe chercher mes affaires et je te rejoins. Mais que dira Buffy ?

— Buffy comprendra et elle t'apprécie.

— Donc au programme pyjama party dans ta garçonnière. Après, j'ai prévu de partir quelques temps en Italie, avec ma soeur Alice. Elle est fâchée contre moi, car je ne suis pas rentré. Mais quelques jours de shopping devraient la radoucir.

— A tout à l'heure, je te parlerais du programme de la nuit prochaine, car demain c'est moi qui mène la danse.