Bonne lecture !


Chapter 10 : Secrets, ou comment s'isoler du reste du monde.

Les BladeBreakers n'aimaient pas Moscou. Ils n'avaient rien en particulier contre la Russie même ou encore ses habitants, bien que les rares russes qu'ils connaissaient n'étaient pas les personnes les plus agréables du monde, mais cette ville semblait s'acharner sur eux avec une telle force qu'ils ne pouvaient que se sentir mal tant que le froid de cette ville les entourait. Ils avaient supporté tant de choses depuis qu'ils avaient posé les pieds dans cet endroit pour la deuxième fois qu'ils ne pouvaient qu'en conclure que la chance les avait totalement abandonné. Quoique la situation aurait pu être pire, le propriétaire de l'hôtel les avait juste mit dehors, il aurait pu les faire travailler pour payer les deux nuits qu'ils avaient passé illégalement dans l'une des chambres de l'établissement, ou encore porter plainte. Heureusement qu'ils étaient champions du monde de Beyblade et qu'ils avaient promis que Mr Dickenson se chargerait de tout rembourser dès qu'il en aurait l'occasion.

Mais le problème de logement revenait sur le tapis. Car maintenant, même s'ils avaient l'argent pour, ce qui n'était pas le cas, ils ne pourraient pas partir pour diverses raisons. Pour commencer, Max était toujours chez les Demolotion Boys, probablement encore malade. Et puis…

Kenny : Tiens, Tyson.

L'interpellé releva la tête vers son ami, qui lui tendait ce qui ressemblait à un sandwich qu'il attrapa, se forçant à sourire en remerciement. Mais même l'estomac sur pattes qu'il était n'était pas d'humeur à manger. Kenny s'installa sur le banc à côté de lui, les deux restant silencieux pendant qu'ils mangeaient, ou en tout cas essayaient de manger. Les évènements de la veille trottait dans leurs têtes et étaient loin d'être des bonnes choses, ce qui était visible sur leurs traits fatigués et déprimés.

Flash-back

POV Tyson

Quand je suis finalement retourné à la chambre d'hôtel, il était tard, Kenny et Ray, qui était apparemment rentré depuis un moment, me l'ont d'ailleurs fait remarqué. Mais ils ont vite su par mon air déprimé que quelque chose était arrivé. Je leur ai alors expliqué, ma rencontre avec Nina, mes recherches avec elle, puis l'abbaye où nous avons trouvé Kai, leur discussion… Puis les mots de Kai.

Faire des sacrifices. Faire des sacrifices… Des sacrifices… Nous.

Kai… Kai ne reviendra pas, que je leur ai dis. Et répété, car ils ne m'ont pas cru tout de suite. Kai va retourner auprès de ces Beybladeurs, les Wolves. J'ignore qui ils sont et ce qu'ils représentent pour Kai, si ce n'est cette fille, Nina, sa sœur. Peut-être que… c'est mieux pour lui d'être auprès d'elle mais…

Pourquoi ? Si au moins il me l'avait expliqué… Mais il ne m'a pas laissé d'autre choix que de partir, de le laisser. Et j'ai traîné dans les rues froides jusqu'à cet instant. À vrai dire, j'étais un peu perdu aussi, j'ai eu du mal à retrouver mon chemin vers l'hôtel. Hum…

Fin du Flash-back

Tyson : Crétin de Kai…

Kenny : … Ne t'en fais pas, Tyson. On va le retrouver et le ramener. Tout comme on l'a fait la fois où il nous a laissé pour les Demolition Boys, tu verra. Il finira bien par regretter.

Tyson : Hum ouais. Tu as raison.

Kenny réussi plus ou moins à apporter un espoir à son ami, et les deux sourirent avant de continuer leur maigre repas. Mais à vrai dire, Tyson était encore très inquiet et le binoclard était trop absorbé par un autre problème pour pouvoir lui remonter totalement le moral.

En effet, l'incident de la veille avec Ian ne le laissait pas en paix mais il n'allait pas prendre le risque d'en parler à qui que ce soit. Le fait que le Demolition Boy soit maladroit au point de se prendre un pied dans le tapis du salon et de s'étaler complètement sur le pauvre BladeBreaker, ainsi que le fait que ce dernier avait inconsciemment mais sûrement posé ses fines lèvres sur celles de l'autre, tout ceci ne regardait personne. Non, autant garder tout ceci pour lui.

Tyson : Kenny ?

Kenny : Heu-heu oui ?

Tyson : T'es tout rouge, t'es sûr que ça va ?

Kenny : Heu ou-oui, fait chaud ici. Ahah…

Tyson : Chaud ? T'aurais pas choppé la même crève que Max toi ?

Kenny : Heu non, ça va, t'inquiète…

Tyson : Ah bon.

Moment de silence durant lequel le pauvre Kenny reprenait son souffle et Tyson finissait son sandwich.

Tyson : Au fait, où crois-tu que Ray soit aller ?

XxxxxX

Ray était quelqu'un de naturellement calme. Dans n'importe quelle situation, il savait garder son sang-froid, réfléchir, anticiper, gardant un sérieux appréciable dans les moments difficiles, tout en étant quelqu'un d'agréable à côtoyer. Il était rare de le voir en colère, il en fallait beaucoup pour le pousser à bout et en général, il regrettait souvent de s'être mit en rogne après.

Pourtant, ce matin-là, il était dans une telle fureur noire que le grand Kai lui-même aurait fuit comme une fillette, queue entre les jambes, face au chinois. Ce dernier avait pourtant une posture normale, mains dans les poches de son gros manteau, yeux fixant intensément le sol enneigé, mais les ondes négatives qui se dégageaient de son être était si fortes que les passants n'osaient pas l'approcher, préférant changer de trottoir avec des regards inquiets.

Finalement, un passant s'approcha de lui, LE passant que le chinois attendait depuis plus d'une heure, CE passant qui traînait mollement des pieds d'un air pas très réveillé.

Ray : Bordel, tu sais l'heure qu'il est ? Ça fait une éternité que je t'attends ici, avec ce froid pas possible ! T'aurais pu avoir l'amabilité de te bouger un peu le cul, non ?

Bryan : Wouho, t'es enragé le matin, toi. Quelle agressivité pas très digne de ton image de mec calme. Tu devrais te détendre un peu. Tu veux une clope ?

Ray ne pu rien sortir d'autre de sa bouche qu'un grognement colérique alors que l'autre s'allumait une paisible cigarette sous son nez. Ce garçon aux cheveux violets avait un don particulier pour le mettre hors de lui et semblait s'y amuser en plus ! La veille, le chinois avait dû le supporter une bonne partie de l'après-midi et si ce n'était pas lui qui lui avait demandé de l'aide, jamais il ne se serrait forcé à rester avec quelqu'un d'aussi sadique et mesquin.

Flash-back

Ray : Modifier ma toupie ? Pas de triche, hein.

Bryan : Nan, c'est juste pour qu'elle puisse donner cet effet coupant à l'air en tournant, comme la mienne. Ça sera la seule chose à modifier, vu qu'elle est déjà assez rapide.

Ray : Et… tu es sûr que je peux la confier à ce Jo' ?

Bryan : Évidemment. C'est un pote, laisses lui ta toupie une nuit et demain il t'aura installé la pièce qu'il te faut. Gratos en plus, vu qu'il me devait une faveur. Tu devrais me remercier.

Ray : Mouais…

Bryan : Hey, fais moi un peu confiance, quoi.

Ray : … Désolé de dire ça, mais tu n'es pas vraiment une personne en qui on peut avoir confiance.

Bryan ne pu que lancer un regard noir au chinois avant que Jo' ne revienne de l'arrière boutique dans laquelle ils se trouvaient.

Jo' : C'est une chouette toupie, dis donc. Celui qui l'a faite s'y connaît bien. Du coup ça devrait être rapide de trouver la pièce adéquate, mais j'ai d'autres clients qui passent avant, désolé. Il faudra donc repasser demain la chercher.

Bryan : Merci, Jo'.

Jo' : Pas de problème, vieux.

Les deux Beybladeurs sortirent enfin de la boutique et le russe en profita pour allumer une clope, ce qui sauta aux yeux du chinois.

Ray : Tu fumes ?

Bryan : … Ça m'arrive. Tu veux ?

Il tendit sa cigarette allumée vers l'autre afin de lui proposer une bouffée, une cigarette entière étant hors de question, vu leur prix élevé.

Ray : Heu… Sans façon.

Bryan : J'en étais sûr.

Bryan ricana doucement, remettant l'objet cancérigène entre ses lèvres souriantes; un sourire amusé mais non moqueur, un sourire doux, comme celui qu'il émit la nuit où les deux garçons avaient passé la nuit dans le même lit. Un sourire qu'il lui allait à merveille, le rendant…

Ray : Adorable…

Bryan : Hein ?

Ray : R-rien, je me disais juste que… tu sembles bien plus émotif qu'auparavant, ça saute aux yeux.

Bryan : … Tu veux mon poing dans la gueule ?

Ray : Ah. J'en étais sûr.

Bryan : S-sûr de quoi ? Hey ! C'est quoi ce sourire débile ? Arrêtes ça tout de suite !

En effet, c'était au tour de Ray de sourire et même de rire amusé à la vue d'un Bryan perdant totalement son habituelle assurance et bégayant même. Et, oh, n'était-ce pas du rouge sur ses joues juste là ?

Ray : Ah, on dirait que j'ai même réussi à te gêner hein ? Ahah !

Le fou rire du chinois parti de plus belle dans les hauteurs tandis que le russe jurait, rouge de colère et, effectivement, de gêne.

Bryan : Rah mais ta gueule putain, tout le monde nous regarde ! Hey ! Bordel, je vais te massacrer, tête de con ! Fermes-la !

Ray : Ahahahahah ! Ahah… Haaa… Désolé mais c'est si… hum, chou ? Ahahahahahah !

Bryan : Ch-chou ? Bordel de merde ! Rah pis merde, tu me le payera !

Le BladeBreaker s'arrêta difficilement, mais tenta tout de même de se calmer, fixant avec un grand sourire le visage furieux et vexé de l'autre.

Bryan : Tssss… Rendez-vous ici demain pour récup' ta toupie. Et sois pas en retard !

Bryan lui donna une heure bien précise et tourna les talons pour enfin pouvoir rentrer chez lui. Ray le regarda s'éloigner toujours souriant, puis fit de même.

Fin du Flash-Back

Bryan : Bon, Jo' n'ouvre que l'aprèm donc on a encore une petite demi-heure avant de pouvoir récup' ta toupie.

Ray : Qu-quoi ? Mais pourquoi m'avoir fait venir aussi tôt alors ?

Bryan : Bah, pour te faire chier bien sûr.

On pouvait très distinctement voir le mot « meurtre » écrit en gros sur le front de Ray, mais cela n'eût pour effet que de faire rire le russe, un rire des plus sadiques, qui attira l'attention de tous les passants. C'était un rire effrayant, pourtant Ray avait l'impression d'y être habitué maintenant, au point de l'accepter en tant que trait particulier appartenant à Bryan. Ça ne le gênait plus maintenant. En se rendant compte de ça, sa colère s'abaissa doucement. Il n'aurait jamais imaginé qu'un rire démoniaque provenant de la bouche de quelqu'un qu'il détestait pourrait le calmer.

Bryan : Muahahahahahah ! Haaa… Avoues que c'était quand même amusant ?

Ray : … Qu'est-ce qu'on fait en attendant ?

Bryan : Eh bien. Il est temps que ma boniche personnelle se mette au travail, tu ne crois pas ?

Ray ne put empêcher ses yeux de s'écarquiller bêtement, ce qui provoqua un autre fou rire cruel chez Bryan.

XxxxxX

Personne n'aime être malade. Sauf peut-être les gamins, pour échapper aux jours d'école et rester tranquille chez eux près de leurs mères attendrissantes. Mais Max n'était plus un gosse, de plus, son hyperactivité l'empêchait de se sentir bien dans un lit durant une si longue période. Et puis, savoir ses amis dehors, loin de lui le rendait mélancolique, sans parler du fait qu'il se trouvait dans la maison des Demolition Boys, qui, d'après ce qu'il savait d'eux, étaient loin d'être des personnes agréables.

Pourtant, en cet instant précis, alors que son regard se perdait dans la tisane qu'il tenait fermement entre ses mains moites, tout ceci était passé en second plan dans sa liste des inquiétudes du jour. En effet, la seule chose qui le gênait et refusait d'ailleurs de sortir de ses pensées était la nuit qu'il venait de passer. Sa fièvre bouillonnante l'empêchait de se rappeler entièrement mais il se souvint des mots, du contact, surtout le contact et l'immense embarra qu'il avait ressenti. Embarra qu'il ressentait encore d'ailleurs, à chaque fois que Spencer entrait dans la pièce. Embarra que celui-ci semblait ressentir aussi.

Flash-back

POV Max

Je ne me rappelle pas m'être déjà senti aussi mal auparavant. J'ai chaud mais je tremble d'un froid incontrôlable et alors que mes halètements hantent mes oreilles, j'entends cette voix affolé au-dessus de moi. Spencer… Ma vue est trouble, je n'arrive pas à distinguer son visage ou ce qu'il fait, je sens juste qu'il panique. Est-ce que je suis dans un état critique ? Est-ce que… Est-ce que je vais mourir ? Je veux pas mourir. Non. Je veux pas.

Une main se pose sur mon front. Quel touché agréable… Pourvu qu'il ne l'enlève pas, jamais. Si j'avais la force de lui dire… Je tente tout de même d'étirer mon bras afin de poser ma main sur la sienne, peut-être comprendra-t-il. Il ne bouge pas, ne parle plus. Est-ce que ça veut dire que c'est la fin ? Mes yeux se ferment et je concentre alors toute mon attention sur cette délicieuse sensation provenant de ce doux contact. Je n'aurais jamais cru qu'un simple touché pourrait me faire autant de bien.

Alors c'est un halètement plaintif qui quitte mes lèvres quand sa main se dégage de mon front. Je l'entend murmurer quelque chose dans un soupir puis de nouveau je sens son contact, sur ma nuque cette fois, qui me relève doucement et je grimace dû à l'effort. Je le sens tant bien que mal enlever mon haut de pyjama puis me reposer avant de s'attaquer au bas… Il me déshabille ? Entièrement ? Je n'ai pas vraiment la force de me questionner ou même de me sentir gêner, ces vêtements étaient de toute manière tellement humide de transpiration que ne plus les sentir collés sur ma peau est un vrai soulagement.

Me revoilà sous les couvertures, nu mais j'ai déjà moins chaud. Par contre, c'est une autre sorte de chaleur qui m'envahit quand je sens quelque chose se glisser à mes côtés, un contact, le même que celui précédemment sur mon front et ma nuque, à présent entourant ma taille, se collant littéralement à moi. C'est doux mais… ce n'est pas du tissu. S-Spencer… Est-il… nu lui aussi ? P-Pourquoi je trouve cette sensation agréable ? D'un autre côté, je ne me sens vraiment pas bien… Qu'est-ce que…Qu'est-ce qui se passe ?

Une voix. Sa voix. Dans mon oreille. Qui me parle, qui me rassure. La sensation de gêne s'en va doucement sous les paroles de Spencer et mes yeux se referment une fois de plus. Je sens que je vais enfin pouvoir trouver un peu de repos.

Fin du Flash-back

Ce n'était pas un rêve, Max le savait pertinemment, et ses joues ne pouvaient que rougir en se remémorant cette étrange nuit. Toute l'attention que Spencer lui apportait… Il voulait le remercier. D'une manière ou d'une autre.

Mais il n'eût pas le temps d'y réfléchir pour le moment car la porte s'ouvrit avec rapidité, laissant place à un Tyson et un Kenny tout sourire, qui provoquèrent une joie sans nom au pauvre blond malade. Enfin il avait de la visite !

Et ses visiteurs leur racontèrent les derniers évènements, pas très agréables, ce qui fit rapidement disparaître la joie de Max. Ce dernier quand à lui garda tous les détails de sa guérison pour lui, mieux valait ne pas mettre Spencer dans une situation délicate après tout ce qu'il avait fait pour lui.

Tyson : Tu ne vas pas mieux alors ?

Max : Pas vraiment… Je suis désolé de ne pas pouvoir vous aider.

Kenny : Et nous on est désolés de devoir te laisser ici, ça doit pas être facile non plus.

Max : Oh, ça va. Spencer… prend bien soin de moi, je vous assure.

Tyson : Il a intérêt !

: Qu'est-ce que vous branlez ici ?

Les BladeBreakers se tournèrent vers la porte pour y voir Tala accompagné de Spencer et de Ian, qui fit vite demi-tour en voyant Kenny.

Tyson : On est venus rendre visite à Max, on a le droit quand même nan ?

Tala : Où est Kai ?

Tyson : …

Kenny : Kai ne fait… temporairement plus parti de notre équipe.

Tala : Pardon ?

Tyson : Il a rejoint certains gars appelés Wolves.

Tala : … Pauvre connard…

Tyson : QUOI ?

Mais le roux quitta précipitamment la pièce, puis la maison après avoir enfilé son manteau, alors ce fut Spencer qui stoppa un Tyson en furie.

Spencer : Il parlait de Kai.

Tyson : Tsssss… Il connaît ces gars ?

Spencer : Nous les connaissons, oui. Alex en fait parti.

Tyson : Hein ?

Max : Spencer… Tu pourrais… nous expliquer, s'il te plait ?

Les co-équipiers du blond furent un peu surpris du ton doux que celui-ci employait pour s'adresser au Demolition Boy. Pourtant, cela semblait marcher car Spencer soupira d'un air résigné, comme s'il ne pouvait rien refuser au malade à présent.

Spencer : Je vais essayer.

XxxxxX

Bryan : T'es vraiment un piètre voleur.

Ray : Fermes-la, on va nous repérer.

Le chinois jeta encore un regard furtif du coin de la ruelle où les deux se trouvaient. Apparemment, les poursuivants étaient partis. Il soupira alors à pleins poumons, leur course l'ayant drôlement fatigué et essayant par la même occasion de faire partir sa honte, mais rien à faire.

Bryan avait vraiment des idées tordues. En fait, Bryan était déjà quelqu'un de tordu à la base. Et le terme de « chieur » lui allait à merveille d'ailleurs. Ray commençait sérieusement à croire que celui qui avait inventé l'expression « Les malheurs des uns fait le bonheur des autres » était un proche de Bryan. En effet, il prenait un malin plaisir à voir les autres souffrir. Et le chinois était loin, très loin d'être une personne capable de le comprendre.

De plus, quand Ray lui avait proposé de devenir sa boniche en échange d'un entraînement au Beyblade, celui-ci ne se doutait pas que Bryan lui demanderait de faire de telles choses.

Le BladeBreaker avait dû d'abord trouver un marchant de rue, bien au chaud dans une petite cabane en bois, vendant principalement des cafés et des marrons chauds en cette froide saison, mais possédant d'autres choses, comme par exemple, des glaces. Mais il ne s'attendait pas à ce qu'un chinois vienne lui en demander deux de différents parfums alors que la température extérieure était bien en dessous de zéro. Ray força alors le pauvre homme à farfouiller dans un petit congélo pour trouver les fameuses glaces, puis dans des boîtes pour trouver les connes en biscuit, pour finalement faire deux glaces compliqué à la demande du Beybladeur. Et, comme ordonné par Bryan sous peine de ne pas l'entraîner, il dû s'enfuir sans payer au moment où le marchant replaçait les glaces dans le congélateur.

Évidemment, courir avec une glace dans chaque main sans les faire tomber, ce n'est pas évident et certains passants qui avaient vu la scène suivirent Ray pour l'arrêter, ainsi que Bryan qui se mit à courir à son tour en voyant le spectacle. Mais apparemment, ils avaient réussi à se débarrasser des gêneurs.

Ray : Quelle idée…

Le russe l'ignora, se jetant sur sa précieuse glace et la dévorant à pleines dents. Ray observa quelques instant cette scène unique d'un Bryan souriant comme un enfant face à une simple glace et attaqua finalement la sienne, à présent plus détendu.

Ray : C'est froid.

Bryan : Évidemment, c'est une glace, abruti.

Ray : Manger une glace alors qu'il fait froid c'est… bizarre.

Bryan : Oui. Mais ce qui est bizarre est forcément attirant.

Attirant…

Oui. Cet instant partagé avec Bryan était plus qu'étrange, mais Ray savait à présent pourquoi malgré tout il ne se sentait pas mal. Simplement parce que, malgré son caractère bizarre, le russe avait quelque chose d'attirant.

Bryan : Pourquoi tu souris aussi stupidement ?

Ray : Rien. Je me disais juste que cette glace est plutôt bonne, malgré le froid. Donc j'en conclu que ce qui est bizarre et attirant peut aussi être agréable ?

Bryan : … Tu dis vraiment des conneries.

Ray : Moui, tu commences à déteindre sur moi je crois.

Les injures que balança Bryan furent si fortes, que les deux garçons ne purent finir leurs glaces, car les poursuivants les avaient retrouvés en suivant les cris…

To be continued…


N/A: Roh putain ce que j'ai adoré écrire ce chap ! Entre Ray et Bryan qui s'aiment plus qu'ils ne l'osent se l'avouer et la relation entre Spencer et Max qui devient chaude-bouillante… Rah ! :D

La suite ? Hum, je sais pas, vous avez été sages aujourd'hui ? Pas du tout ? Bonne réponse ! Voici la suite !