Je crois que je n'ai rien à dire au début de ce chapitre à part : merci à tous ceux qui ont laissé une review et à ma beta emicrazy pour la relecture !

La suite mercredi ou jeudi...


CHAPITRE 10

Kurt émergea de son sommeil avec une lenteur infinie. Il mit plusieurs minutes à prendre conscience qu'il avait un corps et plusieurs autres à comprendre qu'il était en position allongée. Aucun de ses sens ne semblait fonctionner. Il avait l'impression d'être dans une bulle étanche et silencieuse, sombre mais rassurante.

La première pensée concrète qui lui vint à l'esprit fut qu'il était épuisé. Son cerveau semblait absolument incapable d'organiser le moindre mouvement. La seule chose qu'il désirait sur le moment était de replonger dans le sommeil, de se déconnecter de nouveau du monde réel. Mais au bout de dix bonnes minutes, il dut se rendre à l'évidence : il n'arrivait pas à se rendormir.

Il poussa un petit soupir et essaya de se concentrer sur son propre corps. Il lui semblait ankylosé, comme si on lui avait coulé plusieurs litres de béton à l'intérieur. Il ne se sentait pas tellement bien, en réalité. Le sommeil s'éloignait, et une sensation de mal-être l'envahissait peu à peu. Il se sentait soudain nauséeux et une douleur palpitante lui comprimait le cerveau.

Des sons confus commençaient à lui parvenir aux oreilles, et un goût amer lui piquait la langue. Ses sens lui revinrent doucement, et il regretta aussitôt la bulle dans laquelle il se trouvait quelques minutes plus tôt.

Ce bip régulier que ses oreilles percevaient de plus en plus nettement, cette odeur de produits d'entretien, cette lumière artificielle qui perçait à travers ses paupières closes, cette sensation dérangeante dans le pli de son coude droit... il était à peu près certain de se trouver dans un hôpital.

Un froid intense l'envahit. Que s'était-il passé ? Qu'est-ce qu'il faisait là ? Il essaya de rassembler ses souvenirs, mais sa mémoire ne lui accorda que de brefs flashs d'information qu'il ne parvint pas à analyser. Est-ce qu'il était blessé ? Il essaya de bouger, mais son corps était encore trop lourd. Il ne ressentait pas de douleur, hormis celle qui lui martelait le cerveau. Il était plus dans une sensation d'inconfort, de malaise.

Il se rappela soudain pourquoi tout ce qu'il ressentait lui était étrangement familier. La dernière fois qu'il s'était réveillé dans de telles circonstances, la première chose qu'il avait apprise en ouvrant les yeux était la mort de son père. S'il en avait eu la force, il aurait certainement pleuré. Il fit un effort considérable pour essayer de se rappeler comment il avait atterri là. Le souvenir le plus récent qui lui parvenait était McKinley, une salle de cours, Santana et...Blaine. Le souvenir du garçon lui arracha un grognement. Considérant le nombre de merdes qui lui étaient arrivées depuis qu'il était entré dans sa vie, il ne devait certainement pas être étranger à tout ça.

Une vague d'énergie l'envahit et il essaya d'ouvrir les yeux. La lumière de la pièce l'agressa, et il les referma aussitôt. En une fraction de seconde, il avait cependant eu le temps d'apercevoir une forme indistincte, assise à quelques mètres de lui sur ce qui semblait être un fauteuil. De ce qu'il avait perçu, il aurait dit que c'était Rachel. Ou Tina. Mais plutôt Rachel, à en juger par la taille.

Cette conclusion ne le réjouit pas particulièrement. Quoi qu'il soit arrivé, l'implication de Rachel n'annonçait rien de bon. Il poussa un soupir et essaya de nouveau d'ouvrir les yeux. La personne qui se trouvait dans la pièce avait quitté sa place sur le fauteuil et s'était approchée de lui. Il était à présent certain que c'était Rachel, car il reconnait sa frange brune et ses yeux sombres.

"R...ra...ch..."

Le son qui sortait de sa bouche était ridicule.

"Ra...che...parvint-il à articuler avec difficulté."

La jeune fille disparut de la chambre en courant. Kurt poussa un autre grognement et laissa à ses yeux le temps de s'adapter à la lumière. Il était allongé sur le côté, et la première chose qu'il vit en baissant le regard fut son bras gauche parsemé de points rouges.

Une nouvelle vague d'informations le heurta de plein fouet. Il comprenait tout à coup le sentiment de malaise et la nausée qu'il ressentait. Il était en manque. Il devait être là depuis plusieurs jours, et ils devaient sûrement lui donner des médicaments pour pallier sa dépendance, d'où la faiblesse des symptômes. Il se souvenait à présent être rentré en furie de McKinley et s'être jeté sur la morphine. Il se rappelait avoir été tellement mal à ce moment-là qu'il avait augmenté un petit peu la dose, juste pour accroitre les effets de la drogue. Il frissonna en réalisant qu'il avait sûrement fait une overdose.

Pour la première fois, il avait franchi la limite. Et il avait failli y rester. Il sentait qu'il aurait du en être terrifié et décider d'arrêter la drogue sur le champ, mais le manque qu'il ressentait sur le moment l'obligeait à admettre que s'il avait eu une seringue sous la main, il n'aurait pas hésité à l'utiliser. Il devait vraiment être un cas désespéré.

"Kurt ? Kurt ! Est-ce que tu m'entends ?"

Une voix familière résonna à ses oreilles. Une voix de femme. Carole. Il fit un nouvel effort pour ouvrir les yeux. Sa tutrice n'était pas seule, un homme en blouse blanche se tenait également à ses côtés. Il ne voyait pas encore très net, mais il pouvait discerner des larmes de soulagement dans les yeux de Carole. Il poussa un nouveau soupir. Il se doutait que les prochaines heures allaient être difficiles.

~oOo~

Dès qu'il apprit que Kurt s'était réveillé, Blaine quitta l'hôpital. Il s'était immédiatement senti soulagé, et l'étau qui enserrait sa poitrine depuis plusieurs jours s'était enfin relâché. Il avait laissé un message sur le portable de Lea, qui était encore avec les médecins, pour l'avertir qu'il partait et pour la remercier de tout ce qu'elle avait fait pour lui ces derniers jours.

Il savait qu'il était en quelque sorte en train de prendre la fuite, mais il était terrifié à l'idée d'affronter Kurt. Il ne savait pas du tout ce qu'il était supposé lui dire, de ce qu'il était supposé faire. Il était de plus à peu près certain de Kurt ne voulait pas de lui à ses côtés. Après tout, c'était lui qui l'avait envoyé là.

Enfin, le jeune homme allait certainement être obligé de répondre à des dizaines de questions devant les forces de l'ordre, et il ne voulait pas être impliqué de près ou de loin. Il n'avait jamais aimé les flics et il savait qu'ils ne se priveraient pas de mettre le nez dans son dossier judiciaire.

Il fallait d'abord qu'il récupère sa moto, qui était restée tout ce temps devant la maison des Hummel. Il voulait profiter de l'absence de Finn et de sa mère pour récupérer l'engin sans avoir à interférer avec eux. La tutrice de Kurt avait plusieurs fois essayé de lui parler, mais il l'avait évitée soigneusement. Il ne voulait pas être obligé de lui expliquer qu'il était au courant pour l'addiction de Kurt et que c'était en partie sa faute s'il avait fait une overdose.

Il fit du stop jusqu'à chez Kurt, puis repartit en moto vers le centre ville de Lima. Il n'avait pas envie de rentrer chez lui. Il n'avait pas envie de répondre aux questions de ses parents qui s'étaient immanquablement demandés où il était passé durant les trois derniers jours. Lea avait promis de ne rien dire, et il avait été très évasif quand sa mère l'avait appelé. Il ne pouvait pas leur parler de Kurt. Non seulement Kurt était gay, mais en plus il était drogué et avait un comportement discutable. Et ils avaient couché ensemble. Il était difficile de trouver de meilleures raisons pour que son père le méprise.

Blaine se résigna. Il n'allait pas rentrer chez lui, il allait faire comme à chaque fois qu'il ne se sentait pas le courage d'affronter ses parents. Il allait passer la soirée dans un bar ou une discothèque, et la finir dans le lit de quelqu'un d'autre. Au moins cela lui permettrait de se changer les idées et de passer un peu de bon temps.

~oOo~

Depuis trois jours qu'il était sorti du coma, Kurt n'avait aucune nouvelle de Blaine, et il en était presque soulagé. Se remémorer les évènements qui l'avaient poussé à l'overdose avait été douloureux, et il avait décidé de ne plus jamais interagir avec le jeune homme. C'est pourquoi un sentiment de profond dégoût s'empara de lui quand il le vit à la porte de sa chambre au matin du quatrième jour.

Les deux garçons restèrent plusieurs longues secondes à s'observer en silence. Blaine semblait étonnement réservé, voire timide, alors que Kurt ne cherchait pas à cacher la haine qui brillait dans ses yeux.

"Tu ne me lâches pas une remarque cinglante ? demanda Kurt d'un ton agressif."

Blaine ne desserra pas les lèvres. Il avait du s'attendre à un tel accueil.

"Ça me gêne énormément que tu me regardes dormir, reprit Kurt. Mais ce n'est rien comparé au fait que je viens de me réveiller avec ta gueule dans mon champ de vision."

Il s'étira et se laissa tomber sur son oreiller. C'était assez étrange pour Blaine de le voir ainsi, sans maquillage et les cheveux en bataille. Il faisait plus jeune, plus fragile.

"Bon, tu accouches ? Qu'est-ce que tu veux ? Si tu veux t'excuser commence par te mettre à genoux, crache le morceau et casse-toi.

- Je ne suis pas venu pour m'excuser, dit enfin Blaine."

Kurt parut sincèrement surpris.

"Sérieusement ? Alors casse-toi d'autant plus vite, je ne veux plus jamais voir ta tronche, c'est compris ? Achète-toi une vie au lieu de ruiner celle des autres.

- Je ne t'ai jamais planté une aiguille dans le bras, gronda Blaine, dont la colère montait peu à peu.

- Tu ne sais rien de ma vie, ok ? Alors CASSE-TOI !

- Tu veux aller faire un tour de moto ?

- Quoi ?"

Kurt était certain d'avoir mal entendu. Mais Blaine semblait sérieux, et il venait de remarquer qu'il avait deux casques à la main.

"Tu es stupide ou tu le fais exprès ? Tu penses qu'il y a vraiment la moindre chance pour que j'aie envie de monter sur ta moto ? Avec toi ?

- Ouais, en fait je me dis que tu en crèves d'envie, parce que tu es enfermé ici depuis presque une semaine et que tu ne sais même plus ce que ça fait de respirer de l'air extérieur.

- Merci, je sors faire un tour quand je veux, je n'ai pas besoin que tu me prennes par la main."

Blaine resta silencieux. Kurt faisait tout son possible pour être désagréable, mais il voyait son opposition s'émousser lentement.

"De toute façon, je ne peux pas sortir.

- Tu mens, tes valises sont prêtes, tu vas bientôt quitter l'hosto, fit remarquer Blaine en désignant la valise d'un signe de tête.

- Non mais tu penses vraiment que j'ai envie de passer du temps en ta compagnie ? Après ce que tu m'as fait ?

- Je suis le seul en possession d'une moto et disposé à te laisser montrer dessus, répliqua Blaine. Et puis, je veux que nous parlions.

- Je n'ai rien à te dire. Fous-moi la paix maintenant.

- Ce n'est pas ce qu'il m'a semblé quand j'ai découvert ces conneries sur ton bras. Tu étais tellement soulagé qu'on aurait dit que j'avais enlevé le balais que tu avais dans le c-

- Les choses ont changé, répondit Kurt d'un ton hargneux. Maintenant Carole sait, je ne suis plus à la recherche désespérée du premier débile sur qui décharger mes secrets. Et d'ailleurs, fais-moi penser à t'en mettre une pour avoir prévenu Rachel. Tu n'es vraiment qu'un salaud.

- Je...je n'ai pas parlé à Rachel... comment veux-tu que ce soit arrivé ? Je ne suis pas retourné au lycée depuis que... "

Sa voix mourut dans sa gorge.

"Ne me prends pas pour un débile, elle était là, dans cette chambre. C'est elle qui m'a vu sortir du coma.

- Finn doit lui avoir dit. C'est simple à comprendre.

- Carole m'a assuré qu'elle a dit à Finn de la fermer. Et je suis à peu près sûr que pour une fois il l'a fait.

- C'est qui d'abord, Carole ? demanda Blaine."

Kurt fit claquer sa langue contre son palais comme s'il s'en voulait d'en avoir trop dit. Blaine remarqua au passage que les soignants lui avaient ôté son piercing. Il s'avança et posa un casque sur le lit.

"Je te laisse une demi-heure pour t'habiller et me rejoindre, je suis garé sur le parking à droite de l'entrée principale. Ou alors tu peux rester moisir ici en bon chienchien jusqu'à ce qu'ils aient signé ton bon de sortie."

Et il disparut. Kurt était furieux que Blaine l'ait aussi bien cerné. Il ne voulait pas lui céder, mais il devait admettre que la proposition était alléchante. Il commençait à devenir fou, coincé dans cette chambre blanche, allongé toute la journée sur un lit. Il avait envie de remettre ses propres vêtements, de se maquiller et de se coiffer. De revivre. Il n'était pas vraiment sûr qu'il avait le droit de s'accorder une telle escapade, mais il estimait qu'il avait été trop sage jusque là, répondant docilement à toutes les questions qu'on lui posait et faisant ce qu'on lui demandait. Il avait besoin de réaffirmer son caractère. De plus, c'était l'occasion ou jamais d'en savoir plus à propos de Blaine.

Trois quarts d'heure plus tard, il sortit de l'hôpital et rejoignit Blaine, qui l'attendait, sagement assis sur son engin. Celui-ci ne fit pas de remarque sur son manque de ponctualité, car il devait se douter que Kurt l'avait fait exprès.

Le jeune homme s'était fait un plaisir de remettre ses anciens vêtements et de passer de nouveau du temps à se maquiller et se coiffer. Il avait l'impression d'être libre et se sentait de nouveau séduisant, serré dans son jean noir à ceinture cloutée, protégé par sa veste en cuir préférée et chaussé de ses bottes fétiches. Il s'était dessiné le contour des yeux en noir, avait agencé ses cheveux en une crête savamment inclinée et avait remis son piercing à la langue. Il avait même récupéré ses gants en cuir noir pour se protéger du froid. Il se sentait renaître.

Blaine le détailla de haut en bas et parut avoir du mal à détacher les yeux de lui. Il lui fit signe de s'asseoir derrière et les lèvres de Kurt s'étirèrent en un sourire narquois. Il s'était attendu à une remarque déplacée sur ses fesses, ou au moins sur le fait qu'il allait le tenir entre ses cuisses pendant toute la durée de leur escapade, mais visiblement Blaine avait décidé de s'écraser.

"Ils t'ont castré pendant que j'étais dans le coma ? demanda-t-il, sincèrement étonné par le mutisme de Blaine."

Il se sentait totalement en position de force sur Blaine, et après tout ce qui s'était passé entre eux, ce sentiment était jouissif. Il grimaça quand Blaine lui intima de mettre son casque. Il avait bien fait d'emporter une glace et de la laque, car cette abomination allait ruiner sa coiffure.

C'est alors qu'il la vit. L'insulte gravée sur la carrosserie. L'insulte qui avait tout déclenché. Le visage de Kurt se rembrunit. Blaine suivit son regard et eut soudain l'air très en colère.

"Le pire...murmura Kurt d'une voix posée, c'est que tu as employé une insulte à peu près similaire dans le bureau de Figgins. Quand nous avons été convoqués tous les deux.

- Je ne l'ai pas employée dans ce sens, répondit Blaine, agacé.

- Peu importe le sens, tu vois bien que c'est le mot en lui-même qui blesse.

- Je l'ai méritée, c'est ça ? Ne m'agace pas, je peux encore te laisser planté là comme un con."

Kurt lui lança un regard insolent et enjamba la moto pour s'asseoir derrière lui. Il ne pouvait nier que c'était un bel engin, et Blaine devait sûrement en prendre soin comme la prunelle de ses yeux. Une fois qu'ils eurent mis leurs casques, le jeune homme mit les gaz et Kurt lui agrippa la taille.

Il se rendit rapidement compte que cette sortie en moto avait été une idée de génie. Il avait neigé la veille, et tous les paysages qu'ils traversaient étaient recouverts d'une mince pellicule blanche et délicate. Il y avait peu de monde sur les routes, et Blaine n'hésitait pas à dépasser les limites de vitesses. Ils roulèrent presque une heure sans qu'aucun des deux ne ressentent la moindre lassitude. Kurt fut presque déçu quand Blaine ralentit et coupa le contact de son véhicule. Ils se trouvaient au milieu de nulle part, entourés uniquement de champs blancs. Blaine sortit une bâche qu'il étendit sur la neige pendant que Kurt réarrangeait sa coiffure mise à mal par son casque. Le soleil tapait et il ne faisait pas froid, un temps idéal pour rester dehors. Blaine s'assit sur sa moto et alluma une cigarette, observant patiemment Kurt.

"Ma sœur, lâcha-t-il soudain."

Kurt suspendit son geste, sa bombe de laque en l'air. Il dévisagea Blaine comme s'il était soudain devenu fou.

"La fille que tu as prise pour Rachel, dans ta chambre à l'hosto. Ce n'était pas Rachel, c'était ma sœur.

- Qu'est-ce qu'elle foutait là ?

- Elle est venue m'apporter des fringues et de la bouffe.

- Pour quoi faire ?

- Tu es débile ou quoi ? J'ai campé à l'hosto jusqu'à ce que tu te réveilles !

- Je suis censé te prendre dans mes bras avec effusion pour te remercier ?

- Ok, ok arrête ça tout de suite, parce que je vais vite m'agacer. Tu me dois des réponses.

- Je ne te dois rien du tout.

- Je t'ai sauvé la vie.

- Tu mérites toute ma rancœur pour ça."

Kurt crut voir une once de tristesse passer furtivement dans les yeux de Blaine et n'insista pas. Il avait l'impression grandissante que son séjour à l'hôpital avait énormément changé le jeune homme. Il avait du avoir vraiment peur pour sa vie.

"Très bien, reprit-il, je te propose un jeu. Une question chacun à notre tour, obligation d'y répondre.

- Sérieusement ?

- A ton avis ?

- Pas de joker ?"

Kurt réfléchit.

"Si tu ne veux pas répondre, tu me files quelque chose. A commencer par ton paquet de clopes, en terminant par ta moto."

Blaine hésita. Il avait très envie d'en savoir plus sur Kurt, mais il appréhendait un peu le genre de questions que celui-ci allait lui poser. Oh,et puis merde, il avait vraiment envie de savoir.

"Ok. Mais comment est-ce que je sais que tu ne mens pas ?

- Tu es obligé de me croire sur parole, et moi aussi. A toi de voir si tu veux vraiment arriver à quelque chose d'intéressant. Si ce n'est pas le cas préviens-moi tout de suite, je n'ai pas de temps à perdre."

Kurt s'assit en tailleur sur la bâche, ce qui représentait un exploit en soi étant donné l'étroitesse de son pantalon. Il leva ses yeux bleus vers Blaine et le garçon comprit qu'il n'avait pas d'autre choix que de faire pareil.

"Je commence, annonça Kurt."