Chapitre 14 ! Merci pour les reviews, contente que vous ayez apprécié l'évolution de Klaine dans le chapitre précédent !
Comme toujours merci à emicrazy pour son boulot de beta.
Et il reste deux chapitres après celui-ci.
CHAPITRE 14
Perché sur son bureau, les jambes croisées et les pieds se balançant à rythme régulier, Kurt observait attentivement Blaine qui sortait une par une ses affaires de la valise et les étalait sur son lit. Au bout d'un moment, gêné par le silence pesant qui régnait dans la pièce, il se pencha par-dessus le meuble et attrapa sa guitare, soigneusement posée sur un trépied à côté. Il la cala contre lui sans décroiser les jambes pour autant, et se mit à gratter quelques notes du bout des doigts.
Blaine s'interrompit et leva des yeux étonnés vers lui. Kurt lui adressa un petit sourire et continua à jouer.
"Je joue du violoncelle, annonça Blaine. Je sais, ça craint, ça ne fait pas vraiment rebelle. Mes parents m'ont obligé à m'y mettre à six ans et n'ont jamais voulu me lâcher la grappe avec ça.
- Je trouve le violoncelle sexy, commenta simplement Kurt."
Blaine le dévisagea avec un air un peu sceptique.
"Qu'est-ce qu'il t'arrive ? s'étonna-t-il. On dirait que d'un coup tu as envie de me bouffer.
- Peut-être, répondit Kurt avec un petit rictus.
- C'est Lea ? demanda Blaine en plissant les yeux. Qu'est-ce qu'elle t'a dit ?
- Elle m'a dit que si je grattais un peu tu étais autre chose qu'un salaud de base. Et pour être sincère, j'apprécie quand tu me sers d'oreiller au lieu de te tirer au milieu de la nuit et de raconter tous nos exploits au lycée le lendemain."
Blaine le dévisageait, franchement surpris, mais il garda le silence. Kurt semblait attendre qu'il dise quelque chose.
"Tu ne vas jamais t'excuser, n'est-ce pas ? reprit Kurt d'un ton un peu plus ironique. Ça m'aiderait vraiment à te faire confiance, tu sais."
Il continuait à pincer les cordes de sa guitare tout en parlant, ponctuant ses phrases d'un fond sonore régulier et mélodieux. Blaine semblait soudain un peu nerveux.
"Écoute Kurt... je ne suis jamais sorti avec quelqu'un et je..."
Kurt pinça violemment la corde de sa guitare qui claqua sur le manche. Il cessa de jouer pour adresser un regard ostensiblement vexé et furieux à l'autre garçon.
"Premièrement, Anderson, on ne me met pas de râteau. Deuxièmement, je n'ai jamais prononcé le mot sortir, et troisièmement, je parle avant tout de baise, en fait."
Sa voix perdit un peu d'assurance quand il prononça ce mensonge.
"Et je pourrais ajouter en quatrièmement que c'est moi qui suis censé être hésitant et méfiant dans l'histoire. Je veux bien faire un effort, mais il faut que toi aussi tu acceptes de donner un peu de ta personne."
Mais Blaine ne l'écoutait plus. Il venait de sortir de sa valise une enveloppe sur laquelle son prénom avait été inscrit par une écriture de fille, sans aucun doute celle de sa sœur.
Kurt recommença à jouer faiblement de la guitare et regarda Blaine sortir une lettre et une photo de l'enveloppe. De là où il était, il pouvait discerner que la photo représentait Blaine et sa sœur, et que la lettre était très longue. Au bout d'à peine une minute de lecture, il vit les yeux de Blaine briller de larmes et quitta le bureau pour jouer debout, le regard perdu dans la contemplation d'un immense poster de Green Day. Dans la position où il était, il tournait le dos à Blaine et le laissait pudiquement pleurer de tout son soul.
Il se mit à jouer quelque chose d'un peu plus joyeux que ce qu'il jouait jusqu'à présent, car son but n'était pas vraiment de donner à Blaine des envies suicidaires. Il joua pendant un temps qui lui parut excessivement long, le regard dans le vague et les pensées vagabondant librement.
Soudain, il sentit les bras de Blaine lui enlacer la taille, et le garçon posa sa bouche contre son omoplate. Kurt déposa précautionneusement sa guitare contre le mur et lui serra les bras autour de sa propre poitrine, sans un mot. Il sentait les larmes de Blaine lui mouiller l'épaule.
"Ok. Je...Je suis désolé. J'ai fait n'importe quoi...à cause de moi...tu...oh mon Dieu..."
Sa voix se brisa sous l'effort de la concession qu'il était en train de faire. Kurt comprenait ce qu'il ressentait, il avait lui-même horreur de présenter des excuses et il concevait que Blaine puisse se sentir humilié.
Kurt se retourna pour lui faire face et le serra dans ses bras. La lettre de Lea gisait sur son lit, brillante de larmes. Blaine le serrait contre lui comme s'il cherchait à tirer un maximum de réconfort du contact entre leurs deux corps. Kurt se sentit incroyablement revigoré par cette étreinte.
"Tu la reverras bientôt, on va trouver un moyen, ok ? souffla-t-il à l'oreille du garçon. Le Blaine que je connais ne se laisse pas abattre aussi facilement."
Blaine hocha la tête, hésita une fraction de seconde et l'embrassa tendrement. Kurt ne s'attendait pas à ce baiser, mais il ne fit pas de mouvement de recul. C'était la première fois que Blaine l'embrassait avec tendresse, et il était tellement heureux qu'il faillit éclater de rire. Il donna plus de profondeur à leur baiser, mais ils furent presque aussitôt coupés par la voix de Carole qui les appelait pour passer à table.
"Merde, grogna Kurt, dépité. Ils ne vont pas nous laisser une seconde tranquille, tous les deux."
Blaine le lâcha et entreprit de fourrer hâtivement ses affaires dans la valise. Puis il s'assura qu'il avait séché toutes ses larmes et monta l'escalier à la suite de Kurt.
Ils passèrent une soirée plutôt agréable avec Carole et Finn, en dépit des pics que Kurt envoyait constamment à son demi-frère pour lui faire comprendre à quel point il était stupide. Carole laissait son fils se défendre tout seul, trop heureuse d'avoir enfin Kurt à table. Le garçon s'était débarrassé de l'emprise que la drogue avait sur son appétit et recommençait progressivement à manger des rations normales.
Elle remarqua que Blaine était silencieux et mal à l'aise, mais que Kurt se montrait beaucoup plus conciliant avec lui et qu'il ne la rembarrait pas quand elle se montrait agréable avec leur hôte. Elle n'avait aucune idée de la nature exacte de la relation entre ces deux là, et elle ne voulait pas savoir. Kurt se montrait soudain beaucoup moins agressif envers Blaine, ils semblaient tous les deux plus heureux, et c'était tout ce qui l'importait. Après tout, le jeune homme était libre de faire sa vie comme bon lui semblait, et elle ne pouvait que se réjouir de l'amélioration de son état général.
Ils restèrent longtemps à table à discuter de tout et de rien, puis Kurt annonça en baillant qu'il avait encore des devoirs à faire avant d'aller se coucher. Blaine le laissa seul et aida Carole à débarrasser la table, en profitant pour lui demander comment il devait s'y prendre pour chercher un emploi.
Quand Carole monta se coucher, Blaine hésita un moment entre dormir dans le salon et rejoindre Kurt. Il ne voulait pas que le garçon ait l'impression qu'il s'impose à lui, qu'il s'immisce dans son intimité. Mais la nuit dernière était imprimée comme un traumatisme dans son esprit, et maintenant que Kurt savait qu'il ne l'aiderait jamais à trouver de la drogue il avait peur qu'il ne s'échappe à son insu.
Il finit par se dire qu'il pouvait toujours tenter de descendre, et que si Kurt le repoussait il n'insisterait pas et monterait la garde à la porte de sa chambre.
Il poussa la porte doucement et descendit les escaliers d'un pas hésitant. Il trouva Kurt endormi sur son lit au milieu de ses cours, la lumière allumée et un stylo dans la main. Il se détendit aussitôt et, amusé, il débarrassa les cahiers et les livres du lit.
Kurt dormait à poings fermé et ne sembla pas détecter sa présence. En revanche, son sommeil était agité, ses lèvres tremblaient par moment et ses yeux roulaient sous ses paupières. Blaine le surprit deux fois à marmonner des paroles inintelligibles. Mais cette fois au moins, il semblait avoir pris ses médicaments.
Il le recouvrit de sa couverture comme il le put et éteignit la lumière. Il se glissa à ses côtés et, après une seconde d'hésitation lui enlaça la taille, se serrant contre son dos, le front appuyé dans sa nuque. Kurt remua mais se contenta de pousser un soupir d'aise.
~oOo~
Blaine avait tellement dormi la veille dans la journée qu'il se réveilla tôt le lendemain. De l'autre côté du lit, Kurt était toujours profondément endormi et lui tournait le dos. Blaine jeta un coup d'œil à son portable pour voir quelle heure il était, puis se pencha sur Kurt et déposa un rapide baiser dans sa nuque, puis sur son épaule, puis sur son bras. Le garçon poussa un soupir dans son sommeil, mais ne bougea pas. Blaine recommença à déposer des baisers dans sa nuque, puis remonta derrière son oreille. Il laissa ses doigts courir le long du bras de Kurt, l'effleurant à peine. Il sentait les frissons qui parcouraient le garçon à ce contact.
Kurt remua.
"Hmm Blaine qu'est-ce que tu fous ?"
Blaine glissa la main sur sa hanche et le côté de son bassin. Kurt prit une grande inspiration, sensible à ses caresses.
"Quelle heure il est ? demanda Kurt d'une voix transie de sommeil.
- Il nous reste... trois quarts d'heure avant que ton réveil sonne.
- C'est beaucoup trop tôt, grogna Kurt en s'enfonçant un peu plus dans ses coussins."
Blaine accentua la fréquence de ses baisers et glissa sa main sur le ventre du garçon, sous son teeshirt. Il caressa du pouce la ligne au dessus de son nombril.
"Trop tôt ? lui souffla Blaine à l'oreille."
Kurt semblait à présent déployer des efforts surhumains pour résister, d'autant que la main de Blaine commençait à migrer vers ses cuisses. Celui-ci sentait l'excitation de Kurt à travers ses frémissements et continuait à le titiller, un petit sourire aux lèvres.
Kurt feignit le sommeil et l'indifférence autant que son sang froid le lui permit. Puis soudain il se retourna et bondit sur Blaine pour l'immobiliser, un genou de chaque côté de lui et lui tenant fermement les mains plaquées contre le matelas, les doigts étroitement enlacés avec les siens. Le premier réflexe de Blaine fut de se cambrer pour le déloger. Il n'avait pas l'habitude d'être immobilisé par quelqu'un et se sentit immédiatement mal à l'aise. Mais Kurt serrait son ventre entre ses cuisses et tint bon.
"Tu fais moins le malin maintenant, hein ? demanda-t-il en se penchant sur lui."
Il prit ses lèvres passionnément et Blaine se calma. C'était Kurt, il n'avait rien à craindre de lui, au contraire. C'était sans doute la seule personne au monde qu'il laissait le dominer de cette manière. Kurt lui lâcha les mains et balada ses doigts sur son torse, sans lâcher ses lèvres. Son piercing jouait avec la lèvre supérieure de Blaine. Il sentait sous ses mains son torse se soulever à un rythme irrégulier, mu par le désir.
Soudain, Blaine se redressa pour enlacer la taille de Kurt, et celui-ci se retrouva assis sur ses cuisses. Avant que Blaine n'ait le temps de prendre la moindre initiative, Kurt lui enleva son teeshirt et le jeta un peu plus loin. Des vagues souvenirs qu'il avait de leur première fois ensemble, il ne se souvenait pas que Blaine était aussi musclé. Il avait malgré tout une carrure assez fine et son torse était délicatement dessiné. Le genre de corps qui ne sortait pas d'une salle de musculation, mais qui s'était forgé au gré des bagarres et des escapades en ville. La lumière tamisée de la lune qui filtrait par les fenêtres lui permettait de distinguer quelques cicatrices blanches qui courraient sur la peau du jeune homme. Il les caressa du doigt et Blaine frémit.
Puis Kurt leva les bras et laissa Blaine lui enlever son teeshirt à son tour. Il frissonna, mais le contact rassurant du torse de Blaine contre le sien dissipa sa gêne. Blaine dut sentir son hésitation, car il adoucit ses baisers et desserra légèrement son étreinte.
Blaine caressa ses épaules, son torse, ses bras. Ses lèvres brûlantes se baladaient le long de ses clavicules, suçotant doucement sa peau sensible. Sa main passa le pli du coude de Kurt sans y faire attention, et celui-ci fut secoué d'un tremblement quand il toucha sa peau sensible. Les lèvres de Blaine se figèrent contre son cou et il s'écarta légèrement de lui.
"Tu as mal ? murmura-t-il.
- Non. Ce sont des cicatrices. C'est juste que... c'est un endroit... des mauvais souvenirs... tu ne devrais pas le toucher...
- Tu as honte ? Je m'en balance de tout ça, Kurt. C'est fini."
Il passa une nouvelle fois son index sur le creux du coude de Kurt, et celui-ci en eut la respiration coupée. Le fait que Blaine n'ait pas peur de son passé le rendait plus attirant que jamais.
Kurt sentit une vague d'inquiétude l'envahir. Le corps de Blaine, si près du sien, le faisait presque gémir d'envie mais il avait peur de ce qui allait se passer, peur de ne pas être à la hauteur, peur que Blaine n'ait soudainement plus envie de lui.
Blaine l'embrassa, descendit le long de son cou, de ses clavicules puis de son torse. Chaque baiser brûlait un peu plus la peau de Kurt et le frustrait, il voulait ressentir cette sensation sur l'ensemble de son corps. Blaine le souleva doucement et le coucha sur le matelas et s'allongea sur lui, entre ses cuisses. Kurt chercha immédiatement des baisers rassurants, que Blaine lui accorda sans se faire prier.
Il se détacha un instant des lèvres de Kurt et admira un instant ses yeux clairs qui brillaient dans la pénombre, ses traits fins et délicats, ses cheveux en désordre qui tombaient sur son front. Il n'en revenait pas de sa chance de l'avoir à ce moment même avec lui, contre lui, pour lui. Il avait cru avoir tout perdu, il avait cru qu'il ne le reverrait jamais, mais il était là, il était à quelques centimètres de lui et il était prêt à s'abandonner dans ses bras.
"Blaine ? demanda Kurt, inquiété par son mutisme soudain. Quelque chose ne va pas ?"
Blaine rit et déposa un baiser sur ses lèvres.
"Je me disais que ta peau était un peu déshydratée et que tu devrais mieux étaler la crème la prochaine fois.
- C'est vrai ? demanda Kurt, paniqué.
- Non. Tu es magnifique. Et d'ailleurs..."
Il passa une main sur sa hanche, passa sur ses fesses et caressa l'arrière de sa cuisse. Le torse de Kurt se souleva de plaisir et d'excitation. La main de Blaine revint par l'intérieur de sa cuisse, passa entre ses jambes s'attarda sur l'élastique de son pantalon. Kurt tremblait de désir.
"...j'espère que tu as tout ce qu'il faut, parce que je n'ai pas l'habitude de laisser en plan ce que je commence, murmura Blaine d'une voix suave."
Kurt désigna le tiroir de sa table de nuit.
"Ce que tu commences ? Pour le moment tu as à peine esquissé."
Il glissa les mains dans le dos de Blaine, passa la cambrure de ses reins et s'aventura plus bas. La respiration de Blaine se fit plus profonde, il abandonna les lèvres de Kurt et posa son front sur son torse, les yeux fermés comme pour se concentrer sur ses caresses.
Kurt se mordit la lèvre inférieure, et un petit sourire que Blaine ne pouvait pas voir lui étira les lèvres. Voir Blaine se pâmer contre lui, grâce à lui, lui procurait un sentiment de pouvoir et de maîtrise qu'il n'avait jamais ressenti auparavant. Sentant l'assurance l'envahir de nouveau, Kurt le renversa et reprit sa position sur lui.
"Cette fois, murmura-t-il, c'est moi qui commence."
~oOo~
Blaine sortit sur le palier et alluma une cigarette. Kurt sortit quelques minutes plus tard et montra ostensiblement qu'il était indisposé par la fumée.
"Tu es obligé de me cracher ça dans la gueule de bon matin ?
- Les deux meilleures clopes de la journée sont la première et celle après la baise. Quand elles sont réunies en une seule, c'est l'extase.
- Très classe, Blaine.
- Cette clope, reprit Blaine d'un ton très sérieux en la montrant du doigt, est la meilleure de ma vie.
- Hmm, je suppose que je dois prendre ça pour un compliment."
Il fit un geste pour rejoindre sa voiture, mais Blaine l'arrêta.
"Je te dépose en moto ?
- Jamais, le casque va ruiner ma coiffure. Je ne peux pas arriver au lycée avec les cheveux en tas de merde."
Mais la proposition était tentante, il devait l'avouer.
"Tu auras le temps de te recoiffer. Et ton arrivée fera plus d'effet. Au fait, je ne vais pas au lycée aujourd'hui, je vais chercher un job."
Kurt acquiesça. Il s'était douté que cela se passerait ainsi.
"Et donc, si tu me déposes en moto, qui vient me prendre ce soir ?
- Moi. Je suis toujours volontaire pour te prendre, Kurt. Où tu veux, quand tu veux.
- Je retiens, répondit Kurt avec un petit sourire.
- Allez monte, je vois bien que tu en crèves d'envie."
Kurt regarda le casque qu'il lui tendait avec dégoût mais finit par le mettre. Blaine prit place sur le véhicule et il s'assit derrière lui, se collant immédiatement contre lui. Il agrippa sa taille fermement, et Blaine démarra en faisant vrombir le moteur.
Quand ils arrivèrent devant McKinley quelques minutes plus tard, Blaine poussa le vice jusqu'à se garer à trois mètres de l'entrée principale – sur un emplacement interdit aux véhicules motorisés. Tous les élèves présents se retournèrent et cessèrent de discuter pour les dévisager.
Kurt descendit de la moto d'un geste souple et enleva son casque en prenant soin de remettre immédiatement ses cheveux en place. Indifférent aux gens qui les entouraient, il se pencha pour déposer un simple baiser sur les lèvres de Blaine, mais celui-ci le retint par la veste et appuya ses lèvres contre les siennes avec fougue. Kurt émit un vague grognement de protestation mais se laissa faire. Blaine glissa ostensiblement sa langue dans sa bouche pour jouer avec son piercing. Kurt passa les bras autour de ses épaules, un peu hésitant. Il commençait à prendre conscience des gens qui les regardaient médusé.
Blaine quitta ses lèvres et embrassa passionnément la ligne de sa mâchoire.
"Tu nous fais quoi, là ? murmura Kurt."
Il était gêné, mais des frissons lui parcouraient tout le corps. Il sentit les mains de Blaine se glisser dans les poches arrière de son jean.
"Je marque mon territoire ? proposa Blaine.
- Pardon ? Rêve, enfoiré. Si je veux aller sucer quelqu'un d'autre, j'y vais tout de suite.
- Non, parce que personne ne peut te baiser mieux que moi."
Il lui mordilla le lobe d'oreille et Kurt essaya de contenir du mieux qu'il put le spasme de plaisir qui lui secouait le corps.
Il repoussa doucement Blaine et plongea son regard dans le sien.
"Ça fait de nous des petits copains ou pas ? demanda-t-il.
- Jusqu'à ce que je trouve quelqu'un qui ait un aussi joli cul que le tien, ouais. Et vu le niveau, il se pourrait que les recherches prennent beaucoup de temps.
- Hmm. Méfie-toi quand même de la manière dont tu me parles, répliqua Kurt d'une voix tintée d'ironie. Parce que les sanctions pourraient ne pas te plaire."
Il lui lança un sourire taquin et tourna les talons. Le nombre de personnes en face desquelles il se retrouva était absolument incroyable. A croire qu'ils s'étaient tous passé le mot pour venir voir la scène. Il leur adressa un petit sourire victorieux et rejoignit le hall d'entrée comme si de rien n'était. Il passa devant Santana qui fit mine de s'éventer avec sa main pour lui faire comprendre qu'elle avait trouvé le petit numéro de Blaine à son goût.
Kurt entendit la moto de Blaine redémarrer quand son portable vibra.
"Allo ?
- Salut Kurt, c'est Lea.
- Je sais, c'était marqué sur mon portable. Tu seras dégoutée d'apprendre que tu viens de rater Blaine à une minute près.
- Ça n'a pas l'air de te chagriner tant que ça, fit remarquer la jeune fille.
- Il vient de me faire une démonstration de léchouille du meilleur goût devant tout le lycée. Je suis content d'avoir de quoi le faire chanter un peu ce soir.
- De léch-. Attends. Vous sortez ensemble ?"
Kurt ferma les yeux. Comment pouvait-il être aussi stupide ?
"C'est compliqué, répondit-il pour éviter d'avoir à donner les détails.
- Oh ok. Je vois très bien le genre de relations compliquées dans lesquelles peut se mettre Blaine. Contente que vous ayez fait la paix, tous les deux. Et protégez-vous, hein.
- Qu-quoi ? Lea ! Ce n'est pas qu'une histoire de... C'est plus que... ok, tu m'agaces. Qu'est-ce que tu veux ?"
Lea éclata de rire.
"Je t'appelle parce que figure-toi que j'avais complètement oublié avec toutes ces histoires, mais la semaine prochaine une cousine à maman se marie.
- Super. Et... ?
- Et donc je pensais que Blaine pourrait venir au mariage, pour que nous puissions nous voir. Il est invité et papa n'a jamais dit qu'il n'avait pas le droit d'y aller. Tu crois que c'est faisable ?
- Heu...je ne sais pas si c'est une bonne idée.
- J'ai vraiment envie de le voir, Kurt.
- Je lui en parlerai.
- Tu peux venir aussi.
- Pardon ?
- Peut-être que si papa voit à quoi tu ressembles, il va dédramatiser le fait que Blaine sorte avec des garçons. Je pense qu'il se monte la tête tout seul, tu comprends.
- ...ou alors il va me lancer des pierres.
- Comme tu veux, Kurt. Si tu veux venir tu es le bienvenu. Mais parles-en à Blaine et tiens-moi au courant. Bon, j'ai cours, je file. Bisous.
- Bisous ?"
Mais elle avait déjà raccroché. Kurt vit Karofsky passer près de lui en faisant semblant de l'ignorer. Avant même qu'il ait le temps de la voir venir, Rachel lui accrocha le bras et l'entraîna avec elle en lui parlant d'une histoire dont il ne comprit pas un mot hormis chanson, chorale et scandaleuse injustice. Il ne put s'empêcher de sourire. Sa situation à McKinley n'était pas redevenue comme avant, elle s'était en réalité nettement améliorée.
