Auteur : Yumeko Athena

Source :Host Club, le lycée de la séduction (l'un des meilleurs shojos à avoir jamais existé)

Rating : T

Paring : Mori/Haruhi

Disclaimer : Les personnages de Host Club sont la propriété de Bisco Hatori (sinon j'aurais enlevé Mori depuis longtemps). Quelques passages de cette fic sont d'ailleurs inspirés du manga (mais remis à ma sauce personnelle).

Notes : Désolé pour le retard mais voici enfin le deuxième chapitre de cette fic. Je n'étais pas très motivée en juin quand j'ai qu'il y avait peu de commentaires. Puis sont venus les examens, les vacances qui ont fait que j'ai délaissé pendant plusieurs mois . Puis à mon retour, ô joie, j'étais passée d commentaires, ce qui m'a remotivée pour l'écriture de la Mélancolie de Mori. Merci à tous ! J'espère que vous apprécierez ce deuxième chapitre !

En italique ce sont les pensées d'Haruhi.


Chapitre 2 : Shinsengumi Host Club :

Les portes de l'Académie d'Ouran mènent toujours à des lieux emplis de surprises, c'est bien connu. Qu'elles cachent le sombre club de magie noire ou bien le cercle otaku où Renge, pour le plus grand bonheur des fans de moe de l'Académie Ouran, fait reconstituer devant leurs yeux émerveillés les plus grandes scènes de mangas, de jeux vidéo ou d'anime(1), on ne sait jamais ce qu'on va découvrir lorsqu'on ouvre l'une des portes de ce lycée très sélect. En particulier lorsque l'on pousse le battant de celle de la troisième salle de musique…

- Bienvenue, hime-sama…

Haruhi n'en croyait pas ses yeux. Elle pensait avoir tout vu avec la semaine « voyage à Bali », pour laquelle ils avaient reconstitué une immense jungle -animaux venimeux et dangereusement mortels y compris- et elle s'attendait à tout de la part du cercle d'hôtes mais pas à ça. Tamaki et Kyoya, pour les besoins de leur thème du jour, la gloire et la grandeur du shinsengumi, avaient fait fort et s'étaient indéniablement surpassés. Cette fois-ci, pour recréer le quartier général des Loups de Mibu(2), ils avaient été jusqu'à reconstituer les façades du temple Nishi Hongan, l'un des anciens quartiers généraux du shisengumi.

- Pourriture de bourgeois…

- Dono, ce n'est que Haruhi, dit Hikaru visiblement déçu.

Tamaki s'était déjà levé et se précipitait les bras ouvert vers « sa fille » en criant :

- Haruhiiiii, tu ne peux pas porter ce hakama et ce haori! Ce sont des vêtements de garçons ! Tu devrais mettre des vêtements plus féminins et arrêtez de trainer avec ces jumeaux dévergondés! Regarde ce que papa a trouvé pour toi…

Sur ces mots, Tamaki sortit d'on ne sait trop où une robe… immonde. Rose, très courte et surtout avec beaucoup, beaucoup de dentelles. Sa bêtise avait visiblement encore atteint des sommets…

Voyant qu'il continuait toujours de se rapprocher avec un sourire plus que dangereux, Haruhi se dit qu'il ne restait plus qu'une seule solution envisageable : la fuite !

Hors de question que je porte une horreur pareille décréta-elle. Il est vraiment désespérant. Par moment, c'est à se demander ce qu'il lui passe par la tête…

Alors qu'elle courrait toujours, essayant d'échapper à ses tortionnaires, Hikaru et Kaoru ayant décidé d'aider le baron parce qu'ils s'ennuyaient et voulait voir Haruhi habillée en fille pour une fois, elle sentit des bras musclés la serrer par la taille et la soulever de terre sans aucune difficulté, comme si elle était aussi légère qu'une plume. Avec un hurlement de désespoir, Tamaki vit Mori soulever Haruhi et la mettre hors de sa portée pile au moment où il allait la rattraper pour enfin pouvoir la changer. Déçu de ne pas voir sa fille porter la belle robe qu'il lui avait amenée, il s'en alla bouder et cultiver des champignons dans un recoin sombre de la salle de musique. Les jumeaux, quant à eux, se dirent qu'ils ne feraient pas le poids face au grand kendoka et, pas fous, décidèrent plutôt d'aller tourmenter leur sire, une cible nettement plus à leur portée.

Pour une raison inconnue, le cœur de la jeune fille s'était mis à battre plus vite quand elle s'aperçut que c'était le taciturne Mori qui venait de la tirer des griffes de Tamaki et des jumeaux. Elle rougit lorsqu'elle se rendit compte qu'il la tenait fermement contre lui et entourait sa taille de ses bras musclés.

- Merci, Mori murmura-t-elle, gênée et pour une fois rouge comme une pivoine.

- De rien.

Délicatement, le jeune homme la reposa à terre. Dans sa gêne, Haruhi ne s'aperçut pas que Mori la tint par la taille un peu plus longtemps que nécessaire. Elle remarqua seulement le sourire extrêmement doux qui venait d'apparaitre sur le visage d'ordinaire si impassible et qui fit instantanément accélérer la course de son cœur.

- Ca le rend plus accessible, plus humain. Et, pensée qui la fit devenir écarlate, plus beau.

Haruhi venait à peine de réaliser ce qu'elle s'était dit pour elle-même que Mori tourna les talons pour aller s'assoir sur les marches du faux temple, non loin de Mitsukuni. La jeune fille se sentait toute retournée et confuse.

- Haruhi, ressaisis-toi, ce n'est que Mori. Tu le côtoies depuis des semaines sans que ca ne t'aies jamais ébranlée alors calme-toi et fais comme si rien ne s'était passé.

Après quelques secondes, Haruhi parvient à reprendre le contrôle de ses émotions et alla se changer. Elle revêtit un hakama et le haori bleu ciel emblématique des Loups de Mibu et alla rejoindre le reste du Host Club qui s'était changé dans une autre salle (bien qu'Hikaru et Kaoru aient essayé, sans succès, de se glisser dans la pièce pendant qu'elle se déshabillait). Ces quelques minutes loin du reste du club lui avaient permis de se calmer définitivement et c'est avec l'esprit serein qu'elle regagna la troisième salle de musique.

Comme à leur habitude, Tamaki et les jumeaux faisaient du bruit tandis que Honey s'empiffrait de sucreries et que Kyoya vérifiait les finances du club sur son ordinateur portable. D'après le fin sourire esquissé sur ses lèvres et malgré le cout, qui avait dû être colossal, de la reconstitution de ce décor digne de l'ère Meiji, elles devaient être particulièrement bonnes. Inconsciemment, la jeune fille chercha Mori du regard qui, une fois n'était pas coutume, n'était pas près de son caousin. Elle se demandait s'il n'avait pas quitté l'école quand elle le vit à l'autre bout de la salle, en train de s'exercer avec un bokken. Le temps sembla s'arrêter et son cœur rata plusieurs battements. Il était… magnifique. Il n'y avait pas de mots assez forts pour le décrire. Le haori bleu ciel faisait ressortir la noblesse de ses traits et il semblait plus grand, plus fort,… plus sauvage aussi, elle devait bien se l'avouer. Soudain, Haruhi compris pourquoi Satoshi, le petit frère de Mori, le surnommait le dernier samouraï du Japon. Mori semblait incarnait les sept valeurs fondamentales du bushido : la droiture, la bienveillance, la politesse, la sincérité mais surtout le courage, l'honneur et la loyauté.

- Il ressemble véritablement à un samouraï tout droit sorti de la fin du siècle dernier réalisa-t-elle.

Pendant que Haruhi restait paralysée sur place, Honey l'observait les yeux mi-clos, un fin sourire aux lèvres. Visiblement, l'amour que nourrissait Mori pour Haruhi était réciproque. A lui maintenant de s'arranger pour que ces deux idiots s'en aperçoivent. Et la journée d'aujourd'hui était idéale pour cela… Après tout, le Shinsengumi était un thème qui mettait son cousin particulièrement en valeur, il avait bien fait de le proposer à Kyoya…


NDLR :

(1) Le cercle otaku n'existe absolument pas dans le manga de Bisco Hatori mais j'imaginais bien Renge monter ce genre de cercle. Je vais essayer d'en parler un peu plus loin dans ma fic mais ce n'est pas garanti.

(2) Surnom qui a été donné aux membres du shinsengumi.

Voilà, n'hésitez pas à laisser une review, même pour critiquer (tant que ca reste constructif). La suite au prochain chapitre ! )