Rencontre avec Fornell

Les pieds sur le bureau de Gibbs, un carnet de dessein à la main, Ace se concentrait à dessiner Ziva, qui était entrain de faire on ne savait trop quoi sur son propre ordinateur.

Tatch lui avait toujours dit qu'il était doué pour le dessein. Le dessein et la physique étaient deux domaines dans lesquels il excellait... mis à part son entêtement, sa tendance à faire les quatre cent coups, l'intuition et le combat. Pour ce dernier, il y avait toujours des personnes au dessus de lui, comme Marco, Shirohige et Garp, pour ne nommé que eux trois.

C'était utile pour passer le temps, pendant les heures de bureau, de faire des desseins, tout de même.

Il avait ainsi dessiné pleins de personnes de chez lui, passant par tout les commandants de son équipage, ses frères, Shanks... même Garp y avait eut droit, avec Rayleigh. Le soir, en rentrant chez Gibbs, il repassait le tout à l'aquarelle (Abby lui en avait acheté), pendant que Gibbs bossait sur son navire.

L'équipe du NCIS, elle aussi, y était passé, mais il n'avait pas repasser le portrait de Gibbs à l'aquarelle... la teinte du crayon était mieux pour lui.

- C'est beau ce que tu fais, commenta Abby en se penchant pardessus son épaule.

Ace eut un sourire, mais ne se déconcentra pas.

- Tu vas lui montrer ? s'enquit Abby.

- Non, fit Ace. Je fais juste ça pour passer le temps.

- Kate savait dessiné, elle aussi...

Ace reposa son crayon, captant une note de tristesse dans la voix d'Abby.

- Kate ? demanda Ace.

- Katheline Todd. Ma prédécesseur, annonça Ziva, depuis son bureau, sans levé les yeux de son ordinateur. Elle faisait à l'origine parti des services spéciaux, et avait assuré la garde rapproché du président en personne, avant de rejoindre le NCIS. Elle a été tué par Ari Hassouari. Mon demi-frère, qui était un traître du Mossad.

- Je vois, désolé, fit Ace.

Ziva esquissa un pauvre sourire.

- Il est mort, dit-elle avec une voix froide et douloureuse. Il m'avait trompé. Je lui faisais confiance, et il m'a manipulé.

Abby alla voir Ziva et lui frotta énergiquement les bras pour la réconforter.

- Tu as vu mon portrait, que j'ai dans mon labo, Ace ? demanda Abby.

- Oui, eh bien ? s'enquit Ace en revenant à son dessein.

- C'est Kate qui l'a fait.

Ace eut un sourire, visualisant le portrait en question.

- Il te correspond parfaitement, admit-il.

- Ace, les pieds hors de mon bureau. Ziva, tu prends la voiture. Abby, tu appelles Tony et McGee, on va au MoMA. Deux marines y ont été tué, annonça Gibbs en arrivant dans les bureaux.

- Très bien, fit Ziva en prenant son sac et son arme.

Ace reposa son dessein fermer, et se leva, laissant Gibbs prendre ses affaires. Il fourra néanmoins le calepin dans un sac que lui avait trouvé Gibbs.

- Oh et Ace... tu as oublié son grain de beauté... sur le sein droit, fit Gibbs.

Ziva leva un sourcil interrogateur, alors qu'Abby avait un petit rire.

- Comment il sait tout ça, lui ? demanda Ace en le montrant entrain de s'éloigner.

- C'est Gibbs, répondit Ziva. Tu fantasmais sur qui ?

- Oi ! Je suis pas DiNozzo ! s'offusqua Ace. Je faisais juste un dessein !

Il la suivit jusqu'à l'ascenseur, les mains dans les poches.

- Y'a pas de honte à avoir, tu es jeune, séduisant... lui dit Ziva en entrant dans l'ascenseur.

Elle avait un petit sourire, à la limite de la taquinerie et de la drague.

- Tu me prêtes juste des intentions que je n'avais pas ! La personne que je dessinais été, peut-être, très bien faîte, mais elle est pas mon genre, se défendit Ace en y pénétrant à son tour.

- Surtout si c'est une sirène, sourit Gibbs en buvant son café. Presque réaliste, je serais bien tenté d'y croire, face à ton dessein.

Ace eut un petit sourire, l'air de dire que lui, il en avait vu des tas... ce qui était vrai puisque l'île Gyojin était sous la protection de Shirohige.


Ace regarda les deux corps avec désintérêt, et soupira, cherchant de quoi s'occuper. L'art moderne, c'était vraiment pas son truc.

- Ace, tu veux bien nous faire un dessein de la scène de crime ? demanda Gibbs qui se disputait avec Fornell pour savoir qui aurait l'enquête, soi-disant parce que le NCIS empiété sur les plates bandes du FBI, pour pas changer.

- Pas de soucis. Je dois utiliser mon bloc, ou on m'en fournis un ? demanda Ace en prenant son crayon dans son sac à dos.

Il essuya machinalement un regard sur son log pose au poignet, même si c'était bien inutile. Il n'était pas sur la Grand Line, mais c'était un réflexe qu'il avait acquis au cour du temps, les fois où il aidait Marco à la navigation, et avant avec son propre équipage, ainsi que toute les fois où il avait prit le Striker.

Ducky lui fourni, en souriant, un calepin et Ace se mit au travail, adossait contre un mur.

- Un nouvel agent ? demanda Fornell qui voyait Ace pour la première fois.

- Pas vraiment. Disons que j'ai pour mission de veiller sur lui, répondit évasivement Gibbs.

- Oi ! J'ai passé l'âge des nounous ! s'offusqua Ace.

- Dessine, s'il te plaît, lui dit Gibbs.

- Aye, aye, ossan...

- Il parle japonais ? s'étonna Fornell.

- Faut croire, se contenta de répondre Gibbs.

Fornell le regarda, puis regarda de nouveau Ace qui avait le visage presque cachait sous son chapeau de cow boy, ne le relevant de temps à autre, que pour regarder la scène de crime.

- Ace est sous ma responsabilité, fit Gibbs. Et oui, il existe des choses que je ne tiens pas à ce que vous sachiez sur lui. La discussion est close, j'ai une enquête à mener.

Gibbs se détourna et alla voir Ducky.

- Je t'aurais bien dit à quel heure sont morts nos deux lieutenants, Jethro, commença Ducky, mais...

- ... mais les corps ont été bougé après la mort, compléta Ace, surprenant tout le monde.

- Comment tu sais ça ? demanda McGee.

Même Fornell était impressionné.

- Leur corps est légèrement violacé, à cause d'une accumulation de sang, sur le devant, ce qui laisse présagé qu'ils sont resté couché sur le ventre un certain moment... hors, c'est évident que quand on les a trouvé, ils étaient sur le dos. Ça entraîne un changement de température, empêchant de bien estimer l'heure du décès... J'ai raison, Mallard-sensei ? fit Ace.

- Tout à fait raison, et tu m'impressionnes sur ce point là, sourit Ducky. Mais je t'en prit, inutile de m'appeler sensei, c'est trop d'honneur, appel moi Ducky ! Oh et Palmer, je risque par finir par prendre Ace comme assistant à votre place. Je suis sûre qu'il saura mieux conduire que vous !

Parlmer eut une petite moue, jaloux.

- Je sais pas conduire, annonça Ace.

- Sérieusement ! Mais tout le monde à ton âge a une voiture ! Même le Bleu en a eut une ! s'exclama Tony, s'attirant le regard outré de McGee. Comment tu as fait pour te déplacer pendant tout ce temps ?

- Sur mes deux jambes, répondit tout simplement Ace. J'ai deux pieds, je m'en suis servit.

- En tout bon bipède ! ria Ducky.

- Ducky... avec sa narcolepsie, je pense pas que ce soit une bonne idée de l'engager comme assistant, coupa Gibbs, en essayant de montrer que cette conversation le rendait indifférent, même si ça l'amusait légèrement.

Ace fit la grimace, s'imaginant se réveiller le nez dans les entrailles d'un cadavre.

- Tu n'as peut-être pas tort, Jethro, accorda Ducky.


Ace se réveilla d'une crise de narcolepsie, dans les toilettes du musée.

Et il faisait bien noir.

Zut, il avait dormi combien de temps !?

Utilisant son Haki de l'Observation, Ace sentit la présence de Gibbs, apparemment à sa recherche, dans le musée vide.

Enflammant une de ses mains, Ace se remit debout. Il la teint devant lui, comme un flambeau, et sortit des toilettes. Pour éviter de provoquait une quelconque réaction du système incendie, Ace couvrit les flammes de son chapeau.

Baillant sans ménagement (A/n : ça doit être contagieux, je viens de bailler), Ace parcourut les couloirs, se guidant vers Gibbs via son Haki. C'était tout de même bizarre les musées, sérieux. Et encore plus de nuits. Les choses étaient déformé par la lueur dansante de la flamme légèrement atténuer par le chapeau.

Ace entendit des pas, un peu plus loin devant lui, et reconnu l'aura de Gibbs. Il siffla et le faisceau d'une lampe de torche l'aveugla à moitié, quand Gibbs braqua sa torche sur son visage.

- Baissez ce truc, vous voulez me rendre aveugle ou quoi, ossan ! gémit Ace.

- Ta main, Ace. Fais moi disparaître ses flammes, y'a des caméras de surveillance, siffla Gibbs entre ses dents, en baissant légèrement le faisceau de la lampe de torche.

Ace pencha la tête sur le côté. C'était quoi, des caméras de surveillance ?

Il obtempéra néanmoins et bien vite, les flammes disparurent, faisant que le chapeau retourna sur la tête d'Ace. Gibbs braqua sa lampe de torche sur une caméra, la montrant à Ace.

- C'est ça, une caméra de surveillance. Ça enregistre tout. Après, on peu revoir ce qui a été enregistrer mainte et mainte fois, expliqua Gibbs. On y va, le gardien attend pour fermer le musé.

- Oh, c'est comme certain denden mushi, conclu Ace en suivant Gibbs.

- Denden mushi ? répéta Gibbs sceptique.

- Oui. C'est une espèce d'escargot qui peu communiquer avec les membres de son espèce par des ondes télépathiques. On ce sert d'eux pour nous appeler, filmer, et projeter.

- Je vois... Je peux savoir pourquoi j'ai été obligé de retarder la fermeture du musé alors que tu ne devais aller que au toilette ?

Ace eut un petit sourire embarrasser en se grattant une joue.

- Crise de narcolepsie, désolé, s'excusa Ace. Je réagis mal au médicament, donc, j'ai pas de traitement contre ça.

Gibbs ne fit aucun commentaire. Décidément, Ace semblait incorrigible.


Gibbs leva les yeux de son écran d'ordinateur, essayant de trouver un mobile pour le meurtre des deux marines, quand Fornell débarqua.

- Quoi encore, Fornell ? Je croyais que nous nous étions mit d'accord sur qui ferait l'enquête, demanda Gibbs à son homologue du FBI.

- Allons dans notre salle de conférence, Gibbs, lui dit Fornell, impassible.

Respirant profondément, Gibbs se leva et alla vers l'ascenseur avec l'agent du FBI. Une fois dedans, Gibbs enclencha l'arrêt manuel d'urgence et regarda Fornell.

- Je veux voir ce Portgas, annonça Fornell.

- Pourquoi ? lui demanda Gibbs, méfiant.

- Nous avons eut la copie de toutes les vidéos datant du meurtre, jusqu'à ce matin, six heure, Gibbs. C'est pas courant les gens qui arrivent à mettre le feu à leur propre main, comme si de rien était. C'est bref, mais on voit très bien le visage de ton protéger, avant qu'il ne recouvre la flamme de son chapeau, pour une raison inconnu, d'ailleurs.

Fornell sortit son téléphone portable, l'ouvrit et mit en marche le petit extrait de vidéo. Gibbs teint le téléphone loin de lui pour mieux voir. Il aimait vraiment pas vieillir.

C'était bref, mais on voyait nettement les toilettes s'illuminaient brusquement. Ace y était, avec une main en flamme, avant de mettre son chapeau pardessus.

Oui, c'est vrai que Gibbs lui avait dit, quand Ace c'était presque tué les tympans en s'enflammant sans le vouloir, chez l'agent, que la plus part des établissements avaient des systèmes anti-incendie de type sonore, et que parfois, les détecteurs de fumés déclenchaient même des douches. Ace en avait donc prit compte et empêchait que la fumée ne remonte aux détecteurs, grâce à son chapeau.

- Montage, Abby peu en faire autant, commenta Gibbs.

- Gibbs, très sérieusement, le grand manitou veut que je ramène ce gosse avec moi, j'ai les mains liés ! S'il n'a rien fait, on te le ramène ! fit Fornell.

- Quand on a trouvé Ace, il venait de subir une expérience traumatique. Il a été séquestré, sa peau était presque arraché à ses poignets et ses chevilles ! Ce gamin n'a pas besoin de quelqu'un sur le dos pour lui poser des questions auxquels il n'a pas envie de répondre ! Il a besoin de quelqu'un pour l'aider à reprendre pied ! C'est pas toi qui te réveil chaque nuit en l'entendant hurler et pleurer dans ses cauchemars ! C'est pas toi qui le vois sursauter au moindre bruits ! Je ne le laisserai pas au FBI !

Gibbs essaya de retrouver son calme. Il s'était si vite attaché à Ace. Il avait dû mal à le réaliser lui-même la vitesse et l'affection qu'il avait pour Ace. Pour cela, il se sentait passionné et inquiet à son sujet.

- J'ai des ordres Gibbs. Si ce Ace, comme tu dis, ne viens pas avec moi maintenant, dans moins d'une heure, ça sera toute une équipe qui viendra pour lui. À toi de choisir.

Gibbs soupira profondément et appela la salle d'autopsie.


Ducky vit le voyant clignoté, du coin de l'œil, sur le téléphone de son bureau.

Il avait coupé la sonnerie, parce qu'Ace avait apparemment mal dormi, et Gibbs lui avait dit d'aller à la morgue pour rattraper son sommeil. Au moins, rien ne risqué de s'enflammer par inadvertance, là bas.

- Salle d'autopsie, fit Ducky en décrochant le combiné.

« Ducky, c'est moi. Réveil Ace, s'il te plaît et dis lui de venir se poster devant l'ascenseur. Le FBI veut lui parler, fit Gibbs. »

- Jethro, un peu de bon sens ! Ace n'est pas en état de leur parler !

- Je suis pas en état de parler à qui, sensei ? demanda la voix endormi d'Ace.

Palmer releva ses yeux du cadavre et regarda Ace.

- Oh, vous êtes réveillé ? s'étonna Palmer.

Ace se redressa de la table d'autopsie en retirant son chapeau de son visage.

- Oui... fit Ace. Qu'est-ce-qu'il se passe, sensei ?

Il se frotta le crâne, pour essayer de se réveiller complètement, et s'étira. Ses cheveux étaient encore plus fous qu'à l'ordinaire, pour le coup.

- Jethro, je crois que le sixième sens d'Ace vient de se montrer utile. J'espère que tu sais ce que tu fais. Je te l'envoie, fit Ducky, pas content, au téléphone.

Ducky raccrocha avec agacement alors qu'Ace se levait. Le jeune homme passa un doigt nerveux entre sa peau et les bandages qui entouraient sa poitrine.

- Et toi, ne touche pas tes bandages ! gronda Ducky en pointant un doigt menaçant sur Ace.

Il alla refermer la chemise d'Ace, histoire de rendre plus difficile au jeune homme l'accès aux bandages.

- Désolé, sensei. Pas l'habitude, s'excusa Ace en s'inclinant.

- Je t'en prie, Ace, appel moi Ducky. Même si je suis très touché par le sensei, c'est trop pour moi, humble légiste. Viens, je vais t'escorter à l'ascenseur, fit Ducky.

- Je connais le chemin, fit Ace, surpris.

- J'insiste, on sait jamais, tu pourrais faire une crise, tomber et te faire mal !

Ducky prit le jeune homme par les épaules et l'escorta hors de la salle.

- Ace. Si on te montre quoique ce soit en rapport avec tes pouvoirs, tu dis qu'Abby peu en faire autant sur n'importe quel vidéo. D'accord ? lui souffla Ducky.

C'était pour ça qu'il avait insisté pour l'accompagner à l'ascenceur.

- D'accord, mais qu'est-ce-qu'il se passe ? C'est qui l'homme avec Gibbs ? demanda Ace.

- C'est ton Haki qui t'a réveillé ?

Ace hocha la tête.

- L'homme avec Gibbs, c'est synonyme de mauvaise nouvelle, Ace, souffla Ducky. Essaye de conserver ton calme, surtout, ne te trahit pas. D'accord ?

Il se retira un gant le temps de tapoter la joue d'Ace avec regard assez inquiet. Le contact de sa main ridé sur la joue du jeune homme était réconfortant et apaisant.

- J'y veillerais, assura Ace avec un sourire qu'il voulut rassurant.

Ducky eut un sourire triste et inquiet. L'ascenseur s'ouvrit sur Gibbs et Fornell.

- Gibbs, j'espère que tu sais ce que tu fais, avertit Ducky.

- Je suis pas en cristal, lui assura Ace en entrant au signe de Gibbs.

- Peut-être, mais tu ne peux pas nier que tu es brisé de l'intérieur.

Ace eut un sourire triste et lui dit :

- Si vous parlez de ça, je l'ai toujours été. Disons que mon petit-frère a réussi a me réparé de son mieux, mais qu'il y a toujours eut des accrocs.

La porte de l'ascenseur se referma et ils remontèrent dans les étages, jusqu'à ce que Gibbs active l'arrêt d'urgence. Ace se tourna alors vers les deux agents.

- Je suis Fornell, du FBI, se présenta Fornell en montrant sa plaque.

Note mental d'Ace : demander ce que voulait dire FBI à Gibbs.

- Portgas D. Ace, se présenta le jeune homme.

Fornell lui présenta sa main, après un instant d'hésitation, et Ace la lui serra immédiatement, avec un immense sourire.

Gibbs ne fut presque pas surpris de voir Fornell faire la grimace quand le jeune homme lui démoli à moitié la main, sans le moindre effort, sans perdre un instant son sourire qu'il devait maîtriser à la perfection, à la fois confident et provocateur.

- C'est une sacrée poigne que voilà, commenta Fornell en se massant la main quand Ace le lâcha.

- Pas la moindre idée, jamais essayer, annonça Gibbs en s'autorisant un petit rire, malgré la difficulté de la situation.

- Soyons sérieux, qu'est-ce-qu'on me veut ? demanda Ace sans perdre un instant son sourire.

Fornell lui montra la vidéo pour toute réponse.

- Abby peu faire ce genre de truc... perso, je vois mal comment je pourrais allumer ma main comme ça... ça serait cool, non ? Vous trouvez pas, Gibbs ? continua Ace sur un ton assez joviale malgré tout.

Mentalement, Gibbs se promit de remercier Ducky pour l'initiative dont il avait fait preuve.

- Aaah... je sais pas pourquoi, mais je m'en doutais... bien, écoute, jeune homme. Mes collègues et moi aimerions te poser quelques questions. Tu veux bien venir avec moi ? soupira Fornell.

- M'interrogez sur quoi ? s'enquit Ace.

Ace pencha la tête sur le côté, les bras croisés. Il se laissa aller contre une paroi de l'ascenseur quand il sentit une légère douleur dans sa poitrine. Le froid du métal, contre sa peau toujours très chaude, lui permit de se distraire de la douleur. Il avait néanmoins un peu de mal à respirer.

- Ça va pas, Ace ? demanda Gibbs en le voyant faire.

- Un peu mal à la poitrine.. dû mal à respirer, mais ça va... assura Ace avec un grand sourire. Toujours mieux que de faire une crise de narcolepsie au beau milieu de l'océan quand on peu pas nager, et passer pardessus bord.

- Ace sort de l'hôpital. Ça fait cinq jours. Il y a été admis dans un état où on pouvait penser qu'il avait plus de chance de mourir qu'autre chose, expliqua Gibbs devant l'air inquisiteur de Fornell.

Ace ouvrit sa chemise, laissant l'agent voir sa poitrine bandé.

- 'Suis pire que de la mauvaise herbe ! Hehe ! On a beau essayé de m'éliminer, je résiste ! ria le jeune homme.

Gibbs se retint de lever les yeux au plafond.

- Eh bien, Ace, veux-tu bien m'accompagner pour répondre à quelques questions ? demanda Fornell.

- Vous pouvez me les poser ici, ossan, fit remarquer Ace en haussant les épaules.

- C'est un ordre de mon patron, je ne fais qu'obéir, sans poser de question.

Gibbs sentit l'air monter de quelques degrés. Ace rétrécit ses yeux. Oups, Fornell avait dit quelque chose que n'aimait pas le gamin.

- Je hais les types dans votre genre, ossan, déclara Ace. Ceux qui obéissent aux ordres, et ne les remettent jamais en question.

- Tu m'en vois navré, rétorqua Fornell. Tu as le choix, soit tu me suis gentiment maintenant, soit, c'est avec toutes une troupes d'agents et des menottes.

Gibbs fut surpris quand Ace annonça :

- Très bien, je vous suis...

Fornell aussi, d'ailleurs, mais le jeune homme s'empressa d'ajouter :

- Mais je veux parler en tête à tête avec Gibbs avant. À prendre, ou à laisser. C'est pas parce que je suis blessé que je peux pas me défendre. Je peux toujours vous mettre k.o, tout en vous faisant pisser dans vot' froc au passage ! Duuuh !

La langue tirée cassa un peu l'effet de la menace, mais le message était claire.

- Eh bien, conditions accepté, soupira Fornell.

Gibbs remit en marche l'ascenseur.

Une fois au niveau de bureau, il entraîna Ace dans un coin, pas loin de l'escalier menant au MTAC et au bureau du directeur.

- Tu es sûre, Ace ? demanda t-il, sérieux, essayant tant bien que mal de cacher son inquiétude.

- Besoin de courir, assura Ace. J'ai carte blanche pour faire ce que je veux, ou je dois me contenter de ce que le commun des mortels peu faire ? Sérieux, je sais pas pourquoi, mais j'ai envie de faire peur à ce mec ! Oh et c'est quoi le FBI ?!

- Bureau Fédérale d'Investigation. Tu vas aller jusqu'au bout, ou prendre le large en route ?

- Je vois pas pourquoi je resterais sur un navire qui n'est pas le mien, si y'a pas de butin à collecter, ou d'ennemis à frapper !

Une façon simple de voir les choses, et logique, aussi. Mais il sortait de l'hôpital, quand même...

- Ton corps va suivre ? s'inquiéta Gibbs.

- Vous savez comment j'ai été entraîné, quand j'étais gamin, agent Gibbs ? demanda Ace.

- Pas la moindre idée.

- Le jiji m'abandonnait dans la jungle au milieu des animaux sauvages et à moi de me démerder. Parfois, j'étais jeté d'une falaise et même refrain. À dix ans, je faisais la tournée des bars pour me battre avec des adultes et je chassais des animaux sauvage genre tigres et ours bien plus gros que moi. Alors, croyez moi, même blessé, je vais survivre.

- Vous avez pas les services sociaux chez vous ? s'étonna Gibbs.

Quelle personne saine d'esprit ferait ça à un gamin ? Et quelque chose lui disait qu'Ace disait malheureusement vrai sur la façon dont il avait grandit.

- Service sociaux ? répéta Ace.

Ace pencha la tête sur le côté. Gibbs avait enregistré que ça, ça voulait dire qu'il ne comprenait pas quelque chose.

- Des personnes, qui en cas de maltraitance, s'occupe des enfants pour leur trouver un foyer correct, expliqua Gibbs de la façon la plus claire possible.

- Ah... non, pas que je sache. C'est lié au gouvernement ce truc ? fit Ace.

- Oui. Des soucis avec ton gouvernement, en plus de la Marine de ta nation ?

- Mauvaise idée ça aurait été, que je sois confié au Service Sociaux. Tout juste né, pas mal de gens m'aurait déjà tué. Le jiji, Garp, l'homme qui a fait exécuté mon père, est peut-être pas le meilleur qui soit pour élevé un enfant, surtout qu'il m'a confié à des bandits de montagnes... mais il m'a permit de vivre assez vieux pour que je puisse avoir des frères et prendre la mer. Il m'a dit que lui et mon père, en dépit d'être des ennemis, avaient beaucoup de respect l'un pour l'autre. C'est pour ça que mon géniteur lui a dit où trouver ma mère, et qu'il lui a demandé de veiller sur moi. Si ça avait été quelqu'un d'autre, ma mère serait morte. Enfin, l'histoire est longue, mais vous avez comprit, je présume...

Ace se frotta l'arrière du crâne un peu embarrassé.

Gibbs serra les mâchoires.

- Tuer une femme et un enfant à cause de ce qu'à fait le père est la chose la plus insensée et honteuse qui soit, souffla Gibbs.

Ace haussa les épaules.

- J'ai grandit avec cette idée. Bref, ça me dit toujours pas si j'ai le droit de prendre le large comme je veux, ou pas, grogna Ace.

L'agent spéciale soupira.

- Discret, c'est faisable ? Je veux dire, pas de grande flamme, et tout... s'enquit Jethro.

- Yep ! assura Ace.

- Alors, je présume que je dois te dire quelque chose dans les lignes de 'amuses-toi bien'.

Ace eut un sourire immense, pouvant faire concurrence au chat de Cheshire, avec un petit 'shishishishi'. Un sourire contagieux, parce que les lèvres de Gibbs se retroussèrent un peu en un sourire, aussi.

- Je serais de retour vers midi, annonça Ace.

- Je te fais confiance, lui dit Gibbs.

Ace s'en alla rejoindre Fornell.

- On y va, ossan ? demanda joyeusement Ace.

Fornell leva un sourcil, mais guida Ace jusqu'à l'ascenseur.


- Bien, on arrive, assura Fornell avant de raccrocher le portable qu'il avait à son oreille.

Il remit son portable dans le vide poche et s'intéressa de nouveau à la route, tout en jetant de temps à autres à Ace, dans le rétroviseur arrière. Le jeune homme avait fait une crise de narcolepsie, et ne s'était pas encore réveillé. Fornell desserra un peu sa cravate. Il faisait chaud et la climatisation n'aidait malheureusement pas. L'agent fini par l'éteindre et ouvrit sa fenêtre.

Il ne vit pas le petit sourire d'Ace.

Le jeune homme se jeta vers l'avant et saisi le volant, forçant la voiture à se prendre un lampadaire juste en face. L'air-bag se déclencha, et Ace fila par la fenêtre ouverte en riant.

- Ja na ! lança t-il, laissant l'agent se dépatouiller.

Et il fila en courant.

Fornell réussi à sortir. Braquant sa plaque, il se fit un chemin pour retrouver Ace, courant lui aussi. Il avait reprit son portable, miraculeusement intact, et appelé du renfort.

Ace le sentait sur ses talons.

Il avait surestimé son endurance, déjà sa poitrine le lançait et ses jambes lui semblaient mal assuré, et il avait pas sa vitesse normal. Il fila dans une ruelle et se retrouva dans un cul de sac.

- Shimata ! jura t-il.

- Les mains en l'air, Portgas, fit Fornell en le mettant en joue.

Ace lui jeta un regard pardessus son épaule. L'agent se rapprocher, en sortant des menottes. Point positif, même s'il les passait au poignet du jeune homme, c'était pas du kairioseki.

Néanmoins, Ace n'avait pas l'intention de se laisser arrêté.

Il escalada une benne à ordure et attrapa agilement une échelle de secoure.

Pan ! Pan ! Pan !

Les balles fusèrent sur Ace qui en évita deux agilement, toujours suspendu par les bras à l'échelle de secoure. La troisième lui passa au travers la cuisse dans un petit embrasement, qui laissa Fornell ébahi.

Ace réussi à grimper l'échelle et lâcha son Haki du Roi. Immédiatement, les yeux de l'agent se retournèrent dans ses orbites et il s'évanouit sur place. Le jeune pirate grimpa l'échelle assez haut pour être au dessus du mur et sauta, pour atterrir au delà.

Il fit une pause pour reprendre son souffle. Puis, une main sur sa poitrine douloureuse, et les jambes mal assurés, il reprit sa route vers les bureaux du NCIS.


DiNozzo regarda Gibbs essuyait un nouveau coup d'œil sur la montre.

C'était étrange pour l'agent de voir une telle démonstration d'inquiétude de la part de son patron.

- DiNozzo, travail au lieu de me regarder. Je te rappel qu'on a un double meurtre sur les bras, reprocha Gibbs.

- Désolé, patron, s'excusa Tony.

Le téléphone du bureau de Gibbs sonna.

- Gibbs, j'écoute ? fit l'agent en décrochant.

« Jethro, ici Ducky. Ace est ici. Il vient de s'endormir comme une masse sur une table d'autopsie. » fit Ducky à l'autre bout du fil.

Gibbs se sentit soulager. Il regarda de nouveau sa montre. Deux heures dix de l'après midi.

- Je descend lui apporter de quoi manger, annonça Gibbs, avant de raccrocher.

Il prit une poche, qui traîné dans un coin de son bureau et se leva.

- Je descend un instant à la morgue, si on me cherche, annonça Gibbs en allant vers l'ascenseur.

- Bien reçu, parton, assura Tony.

Il regarda l'ascenseur s'en aller, une moue pensive sur le visage, puis haussa les épaules, et retourna au boulot, un petit sourire aux lèvres. Gibbs était vraiment étrange, mais c'était pas nouveau.


Gibbs eut un soupire soulager, en voyant Ace avachit sur la table d'autopsie, ronflant discrètement, le chapeau sur les yeux, cachant un peu la lumière.

- Tu t'inquiétais ? demanda Ducky avec un sourire en entendant son ami soupirer.

- Oui, peut-être un peu, avoua Gibbs.

Il retira un sandwich de la poche et Ace souleva son chapeau.

- Je t'ai réveillé ? s'étonna Gibbs en lui donnant le repas.

- Non, l'odeur de la nourriture, rectifia Ace en s'installa en tailleur, face à Gibbs. Merci.

- Y'en a trois autres dans la poche, mais faudra faire avec, après tout, tu as un estomac sans fond, et j'ai pas put en acheter d'autre.

Ace eut un sourire qui valait tout les merci du monde et déballa son repas.

- Itadakimasu ! lança t-il joyeusement avant d'engouffrer le sandwich.

- Comment tu t'es débarrassé de Fornell ? demanda Gibbs en se hissant à côté de lui sur la table.

- J'ai simulé une crise de narcolepsie, et augmenté progressivement la température de la voiture. Il a fini par ouvrir la fenêtre et là, je me suis jeté sur... le volan, c'est ça ? Ce truc rond qui ressemble à une barre de navire.

- Oui, c'est bien un volan, assura Gibbs.

- Je l'ai tourné pour qu'on se prenne un lampadaire, et j'ai fuis par la fenêtre en courant, pendant qu'il se dépêtrait. J'ai couru, mais je suis tombé dans un cul de sac. Dans mon malheur, y'avait une échelle de secoure, que j'ai escaladé. Il m'a tiré dessus, mais j'ai réussi à les éviter toutes... je crois qu'il y en a une qui m'est passé au travers, vu la tête qu'il a fait et qu'il a arrêté de m'arroser de balle. J'ai lâché mon Haki pour l'assommer, histoire de reprendre mon souffle, et je suis rentré.

Ace reprit une seconde bouchée de son sandwich, mastiqua avec application, et avala avant de dire :

- J'ai surestimé ma capacité de régénération. Je suis pas allé aussi vite que d'habitude, et j'ai été vite essoufflé. Mais je m'en suis pas trop mal sortit. Lui, par contre, il a dû se réveiller dans un sale état. On peu le lui demander, le voilà avec du renfort.

Ace pointa la porte de la morgue, d'où on voyait l'ascenseur. Comme il n'y avait rien ni personne, on pouvait supposé qu'ils étaient route, mais que le Haki les avaient devancé.

- Caches-toi, lui dit Gibbs.

Ducky ouvrit un casier vide, là où il rangeait les morts en général, et Ace sauta à terre, avec les sandwichs, pour s'y fourrer. La porte fut refermer sur lui, et ce fut comme s'il n'était jamais venu dans la morgue. Ducky revint à son bureau, et s'y installa au moment où le FBI entrait, mené par Fornell... qui avait un pantalon différent par rapport à ce matin.

- Où est Portgas ? demanda Fornell.

- Pas la moindre idée. On a eut un soucis avec son pantalon ? sourit Gibbs.

Fornell rougit d'embarras et de colère.

- Où est ce type ? demanda un autre agent. C'est un monstre, il peu se révélé dangereux ! Il est insensible au balle et prend feu à volonté !

-Vraiment ? C'est possible, ça Ducky ? fit Gibbs sans cesser de sourire.

- Je crains que non, Jethro, annonça Ducky. Si vous voulez bien quitter cette morgue, je pourrais poursuivre ce que Jethro et moi disions au sujet de notre affaire.

Le FBI foudroya Ducky du regard.

- Nous allons fouiller partout pour le trouver. Nous ne partirons pas sans cette créature aux allures humaines, annonça un autre agent.

- Vous avez un mandat ? s'enquit Gibbs. Parce que sans mandat, je me vois contraint de vous dire que vous n'avez pas le droit de faire cette fouille.

- Vraiment, Gibbs ? demanda Fornell en s'avançant vers l'agent du NCIS.

- Ce n'est pas un mec qui a fait dans son froc, devant un gamin, qui va me faire peur, annonça Gibbs en allant à sa rencontre.

Fornell semblait fulminer de colère. Gibbs avait tiré le gros lots.

- Ce gamin, comme tu dis, a des capacités trop dangereuse pour être laisser en liberté, Gibbs, siffla l'agent.

Gibbs secoua la tête, un sourire confident aux lèvres, pour dire :

- Non, je regrette. Si on l'embête pas, Ace est un garçon adorable. Si vous avez été mordu, c'est parce que vous l'avez cherché, y'a pas à tergiverser. Alors, montrez moi votre mandat ou foutez le camp. Tant que je pourrais tenir une arme, vous n'aurez pas Ace, et même après ça, vous risquez de faire massivement dans votre froc. Alors, Fornell, dis moi plutôt ce que tu as ressentit...

Fornell avait la respiration saccadé sous la colère.

Il se rappelait d'Ace posant une main sur son chapeau, de l'instant où ses yeux gris noirs s'étaient posés sur lui... des pupilles qui se contractaient... puis, un long frisson de peur, d'effroi, de panique, même !

Et le black out.

À son réveil, il était entouré de ses collègues qui l'avaient retrouvé grâce à son portable... et c'est à cet instant qu'il avait vu qu'il avait mouillé son pantalon. Une honte pour un agent de son envergure... surtout devant un jeune homme tel que Ace.

Repensé à ça lui laissa un long frisson d'effroi sous la peau.

Il avait pratiquement l'impression qu'Ace était là, juste dans son dos, son souffle brûlant comme l'enfer dans son cou... et sa main sur sa gorge. Une main aussi brûlante que le feu lui-même, si ce n'est plus.

Fornell ne put s'empêcher de déglutir. Il desserra sa cravate.

La morgue, pourtant fraîche, lui semblait être un sauna.

Il épongea frénétiquement son front et tourna les talons.

Gibbs et Ducky avaient observé tout ça avec curiosité. Ils avaient vu l'homme se raidir et trembler violemment. Sa gorge était même devenu rouge sous leur yeux, comme si on avait posé un fer rouge dessus, en forme de main. La sueur avait coulé visiblement sur le front de l'homme qui l'avait essuyé de son mouchoir assez frénétiquement.

- On y va. Crois moi, Gibbs, on ne lâchera pas l'affaire, fit Fornell en s'arrêtant devant la porte de la morgue.

- Si j'étais toi, je prendrais un jour de congé, lui lança Gibbs, avec un peu de compassion.

Fornell alla appeler l'ascenseur. Et bientôt, le reste de la troupe du FBI étaient avec lui dans l'habitacle.

Deux minutes plus tard, Ace toqua pour qu'on le laisse sortir.

- Tout va bien ? demanda Ducky en le laissant sortir.

- Oui, ça va, assura Ace. J'en ai profité pour manger mes sandwichs.

Il tendit la poche de déchet à Gibbs qui l'a prit, histoire de la jeter plus tard.

- Ace... tu as fait quelque chose à Fornell, pendant qu'on était là ? demanda Gibbs.

- Non, j'étais trop occupé à manger, informa le jeune homme en se levant pour retourner vers la table d'autopsie. Pourquoi ?

- Fornell a commencé à faire une crise de panique sous nos yeux, pour une raison inconnu. Et la peau de sa gorge c'est mit à rougir comme si une main aussi chaude qu'un fer rouge était posé dessus, expliqua Ducky. Il c'est mit à transpirer et trembler de façon très nette, aussi.

- Oyaji m'a parlé de ça. Il m'a dit que parfois, quand on utilise le Haki, certaines personnes conservent une sorte de traumatisme, et le simple fait de repenser à cet incident leur donne l'impression que l'utilisateur de ce Haki est juste derrière lui, prêt à le tuer, expliqua Ace.

- Ça n'explique pas la brûlure, fit Gibbs.

- Ace, as-tu déjà tuer des gens ? demanda Ducky. Je sais, c'est une question un peu abrupte, mais...

- Non. Jamais. C'est une promesse que mes frères et moi avons fait, quand on a décidé qu'on deviendrait pirate quand on aurait dix-sept ans. On deviendrait peut-être des hors la lois, mais on ne tuerait jamais personne, sauf si c'est un traître de notre équipage. La seule personne que j'aurais put, et aurais dû tuer, c'est Marshall D. Teach, et j'ai échoué, coupa Ace. Je suis peut-être un voleur, un pirate, mais j'ai pas fait coulé le sang. Quand j'explose un navire, je m'assure de laisser d'assez gros morceau pour que les passagers puissent s'y réfugier en attendant du secoure. Après, le reste n'est plus de ma responsabilité, s'ils se font bouffé par Kai-Ô.

Gibbs fronça les sourcils. C'était quoi ça, un Kai-Ô ?

- Des immenses créatures marines, un des nombreux danger de la Grand Line. Et la raison pour laquelle la Calm Blet est quasi impossible à naviguer, puisque c'est là qu'ils font leur nid. La majorité d'entre eux ont leur tête de la taille de votre maison, agent Gibbs, expliqua Ace, en percevant le froncement de sourcil. Et y'en a des plus gros, comme des plus petits. Mais n'importe qui, qui entre dans le Grand Line, sait qu'il peu laisser sa vie à cause du climat instable et, ou, à cause de ces créatures. C'est plus de ma responsabilités si un ennemi fini dans l'estomac d'un de ses monstres.

- Eh bien, fit Ducky alors que Gibbs hochait la tête. Voilà un univers pour le moins... féroce.

- C'est comme si j'avais détruit une voiture dans le désert, à quelqu'un, Ducky, mais que j'avais laissé les moyens de survivre au conducteur. S'il se fait piqué par un scorpion et en meurt, ce n'est pas ma responsabilité, c'est la sienne pour ne pas avoir fait attention au scorpion, déclara Gibbs.

Ace hocha la tête. Oui, ça revenait au même. Il se tourna vers Ducky.

- Pourquoi vous m'avez posé la question ? s'enquit Ace.

- Je me demandais si tu brûlais directement quelqu'un, si tu le tuais. En mettant ta main sur eux pour les brûler, je veux dire, annonça Ducky.

- Non, juste pour faire peur, je les touche avec une main brûlante sur l'épaule, après, je recul. Trop de proximité coupe l'effet de peur, réfuta Ace. Un seul instant, et c'est tout, sinon, pas de contact.

Ace laissa échapper un bâillement.

- Dors, lui dit Gibbs en retenant un sourir.

Ace ne se le fit pas dire deux fois. L'instant suivant, il était de nouveau allongé sur la table, le chapeau sur les yeux.

- À le voir comme ça, on ne croirait pas qu'il est un redoutable pirate. Il paraît si inoffensif, sourit Ducky avec un certain attendrissement. Ohyasoumi nasai, Ace-kun.

- Mmmh... Ohyasoumi... marmonna Ace en gigotant légèrement.

Oui, c'est vrai qu'à le voir comme ça, on imaginé mal tout ce qu'il avait vécu.

Du mal à croire que ce garçon si paisiblement entrain de dormir pouvait mettre le feu à tout ce qu'il voulait.

Du mal à croire que ce jeune homme passait sa vie à jouer au chat et à la souris avec les autorités.

Du mal à croire que le simple fait qu'il soit venu au monde, soit un crime pour certain.

Gibbs joua un instant, du bout des doigts, avec une mèche de cheveux ondulés du jeune homme. Ace marmonna quelque chose en japonais, dans son sommeil, en se tournant sur le ventre. Ducky eut un petit sourire.

- Il parle à son frère, souffla Ducky en traduisant à Gibbs. Il lui dit qu'il est assez grand pour faire son petit-déjeuner tout seul.

Gibbs eut un sourire puis laissa Ace dormir tranquillement, pour retourner à son travail. Ducky alla éteindre la grosse lumière, et continua son travail juste avec la lumière du bureau.