Eh bien voilà, ça fait deux ans qu'Ace squatte avec Gibbs !
Retour avec des fragments enquêtes !
Save Abby
Tony s'ennuyait ferme.
Mais vraiment ferme !
Pas de nouvelle affaire depuis un petit moment, après tout, et même pas de séminaire nullissime pour passer le temps !
Il regarda pardessus son ordinateur Ace, qui avait prit possession du bureau de Gibbs, les pieds sur le bureau, bien avachi sur le fauteuil, son chapeau sur les yeux, apparemment prêt à dormir, s'il ne le faisait pas déjà.
- Pssst, McGee, souffla Tony.
McGee quitta son ordinateur des yeux pour regarder Tony.
- Tu crois qu'il dort vraiment ? souffla Tony.
McGee haussa les épaules et Ziva secoua la tête, exaspérée d'avance par une bêtise qu'aller faire Tony, très certainement.
Tony attrapa un papier et le roula en boule, visant Ace.
Ace rattrapa la boulette de papier qu'on lui jeta à la figure. Il la relança, sans même soulever son chapeau qu'il avait sur les yeux, sur Tony, qui n'eut pas le temps d'esquiver.
- Ace, debout, exigea Gibbs en arrivant. Tony, tu as passé l'âge de ce genre de gaminerie.
Ace soupira et remit son chapeau en place. Il déserta le bureau de Gibbs qui attrapa son sac.
- On a une affaire, en voiture, ordonna Gibbs.
Et comme de gentils gamins, tout le monde le suivit. Ace fit juste une petite crise de narcolepsie en route, mais Ziva le réveilla.
- Sérieusement, Ace, comment tu fais pour parvenir à faire une crise de narcolepsie pendant que Ziva conduit, interrogea un McGee verdâtre en sortant de la voiture.
- J'ai connu des situations bien plus remuante, fit Ace en haussant les épaules.
La conduite de Gibbs et Ziva étaient tranquille par rapport à une grosse tempête dans le Shin Sekai.
Gibbs alla présenter sa plaque au policier qui avait découvert le corps.
- C'est pas un suicide, on peu en être certain, déclara Ziva en avisant la hauteur à laquelle était pendu le cadavre.
- On prend des photos du sol avant de décrocher notre homme. Ace, tu peux nous rendre service ? fit Gibbs.
- Pour quoi faire ? demanda Ace qui s'était assit en tailleur sur le capot de la voiture.
- Grimpe là haut pour le prendre en photo, sans tomber, bien entendu. Et quand Ducky aura vérifié la rigidité cadavérique, tu pourras le descendre.
- Pas de soucis, je peux faire ça.
Ace grimpa à un arbre tout proche et marcha en équilibre le long d'une branche.
- Tombera, pronostiqua Tony en le regardant.
- Tombera pas, fit Ziva. Tony, on a un crime, ne t'occupe pas de Ace.
- Il me donne froid avec sa chemise ouverte.
- Dis plutôt que tu es jaloux de mes abdominaux, ricana Ace.
Il s'accroupit et se lança vers une branche de l'arbre avec le cadavre. Il se hissa souplement sur la nouvelle branche et marcha vers le corps, une main derrière son dos. Gibbs lui jeta un appareil à photo qu'il rattrapa sans regarder, et se mit à prendre les photos nécessaires.
- Navré du retard ! Palmer c'est encore trompé de route, s'excusa Ducky en sortant du vanne.
- Je pensais que c'était un raccourcis, se justifia Palmer.
- Tu as toujours une excuse, Palmer... grogna Ace en finissant les photos.
- Vous avez raté le spectacle d'Ace reconvertit en Tarzan, grogna Tony.
Il se reçut une claque derrière le crâne de Gibbs.
- Oui, on s'occupe pas d'Ace et on bosse, patron, assura Tony.
Ace s'assit sur une branche, les jambes dans le vide, et glissa l'appareil dans une poche de son short. Ducky se dirigea vers le cadavre.
- Je vais devoir faire une escrime physique et mathématique pour savoir de combien la rigidité cadavérique à été modifié, Ace ? s'enquit le légiste avec un sourire de coin, tout en défaisant une chaussure à porté de bras pour tâter la plante du pieds du mort.
- Pas besoin, je l'ai pas touché, assura Ace.
Ducky prit difficilement la température du foie, tout en continuant son examen du pied du mort, puis annonça au jeune homme en haut :
- Je l'ai, tu peux le descendre, et merci encore, Ace de ne pas m'avoir forcé à faire cette escrime.
- Je l'aurais fait avec joie avec vous. La physique, c'est mon domaine favoris, ria Ace.
Il enfila des gants de tissus, puis des gants en latex, et détacha avec précaution le cadavre qu'il redescendit dans les bras de Gibbs, Ducky et Palmer.
- Dis moi, Ace, pourquoi tu mets toujours des gants en tissus avant de mettre les gants de latex, demanda McGee.
Ace se contenta de lui répondre avec son sourire signature. S'il le faisait c'était pour ne pas faire fondre le latex avec la température élever de son corps. C'était désagréable, et chiant à retiré à chaque fois.
- Je peux sauter sans risqué de vous gênez, en écrasant des oh combien potentiels indices, que Tony n'aurait pas vu ? s'enquit Ace avec un sourire moqueur.
- Casses-toi une jambe, que ça te retire ce foutu sourire du visage, grogna Tony en réponse.
Ace sauta et atterrit agilement à terre.
- On emballe tout et on rentre, ordonna Jethro.
Vance entra dans la salle de gym et avisa Ace les yeux fermer, entrain de danser entre les coups de Ziva.
- Je peux savoir ce que vous faîtes, monsieur Portgas et mademoiselle David ? s'enquit Vance en croisant ses bras sur sa poitrine.
- « Ziva va commettre un meurtre si elle ne se défoule pas. Occupes la, le temps qu'elle se calme » dixit Gibbs, cita Ace.
Toujours les yeux fermer et les mains dans les poches, il sauta en l'aire, évitant un croche pied de Ziva.
- Tu as conscience que tu es entrain de jouer avec un ancien agent du Mossad ? demanda Vance.
- Et ça fait quelque chose ? s'enquit Ace.
Ace sortit une main de sa poche pour faire une acrobatie aérienne qui l'envoya derrière Ziva. Il fit immédiatement un grand écart, allongeant totalement son torse sur le sol, esquivant par la même occasion un coup de pied retourner.
- Qui est ton professeur, que j'aille le voir ? demanda Ziva en sueur.
Ace n'était même pas essoufflé.
- J'en ai eut plusieurs... et le plus redoutable est mère nature, sourit Ace en se hissant agilement sur ses pieds. J'ai grandit dans une jungle, avec des animaux tout sauf, sympathique, et le vieux qui s'occupait parfois de mon entraînement avec des idées comme me jeter dans du haut de falaise, et me voir survivre..
- Sérieusement, Ace...
- Paraît que les conneries totalement timbré de ce genre, vont de paire avec la particule D... le gars en question ce nomme Monkey D. Garp, et entre Portgas et Ace, y'a un D. chez moi aussi !
Il fit une nouvelle acrobatie toute en souplesse, toujours les yeux fermer.
- D pour Déjanté ! On m'a toujours dit que un seul D. était déjà dure à côtoyer, si en plus, on en lâcher un deuxième dans la nature, c'était limite la fin du monde ! sourit Ace.
- Bonté divine, deux comme toi, oui, en effet, c'est la fin du monde, déprima Vance.
- Oh, mon frère est aussi adorable et sympathique qu'un chiot hyperactif... et tout aussi idiot... mais c'est mon petit-frère !
Gibbs entra dans le salle.
- Ace, Ziva, on va rendre visite à un suspect, lança Jethro.
Ace s'accroupit brusquement, faucha, d'un adroit jeu de jambe, Ziva et lui fit une clef au bras, la maintenant face contre terre, sur le tapis... toujours les yeux fermer.
- Je me rend... souffla Ziva avec un pauvre sourire, ce qui eut pour effet de faire rouvrir les yeux de Ace.
Ace se releva et l'aida à se remettre debout, avant d'aller attraper sa chemise qu'il enfila sans la boutonner, avec regret, car la marque des Shirohige, qui avait retrouvé sa place grâce à Gibbs, était pour le coup caché.
Ace resta assit à l'arrière de la voiture, les jambes tendu à l'extérieur, s'ennuyant ferme.
Gibbs revint avec Ziva après avoir attendu un instant devant chez leur suspect.
- On va attendre, faut croire, soupira Ziva.
- Il se montrera pas, grogna Ace.
- C'est ce que te dis ton mystérieux sixième sens ? demanda Gibbs faisant allusion au haki de l'Observation.
Ace hocha la tête.
- Je peux le faire sortir, si vous voulez... dit-il avec son sourire insolent.
- Et tu veux quoi en échange ? demanda Gibbs avec un soupire d'exaspération.
C'était presque toujours comme ça avec Ace.
- Un recul du couvre feu jusqu'à deux heures du mat'. J'ai vingt cinq ans, agent Gibbs, c'est cruel de me forcé à rester chez vous dès neuf heure, négocia Ace.
- Il a pas tort, Gibbs, Ace n'est pas un gamin, approuva Ziva.
- Dix heures, négocia Gibbs.
- Une heure et je répare la fuite du cumulus, proposa Ace. Dernière offre.
Ils firent un duel de regard et Gibbs montra la maison du pouce.
- Discret. Pas de casse. Personne ne doit te voir, déclara Gibbs.
- J'ai l'impression d'entendre mon vice-capitaine, les yoi en moins, ricana Ace en se levant de la voiture. Essayez de le dire avec des yoi à la fin de vos phrases, pour voir !
Clac !
Ace se massa l'arrière du crâne en souriant.
- D'accord, j'y vais... Mettez vous prêt de la porte. Je vais déclencher l'alarme à incendie, et le forcer à sortir par devant, annonça Ace avant de filer.
Il alla faire le tour de la maison en prenant garde de ne pas se faire voir par le voisinage, ni de l'intérieur de la maison. Il arriva à l'arrière de la maison, et sortit son couteau. Il souffla dessus, faisant chauffer la lame à blanc, avant de la glisser dans la fente entre les deux battants de la fenêtre. Il remonta lentement la lame et parvint jusqu'au mécanisme de fermeture le plus bas, qui au contact de l'arme chauffer à blanc, fondit très vite. Ace remonta un peu plus, et cogna sur le second loquet qui subit le même sort. Là, il reprit sa lame pour raviver la chaleur, et terminer son travail avec le loquet le plus haut. Une fois fini, il poussa la fenêtre et se glissa dans la maison, laissant ses chaussures à l'extérieur. Il rangea son couteau de chasse, et se concentra sur son Haki.
Le suspect était à l'étage, parfait.
Sur la pointe de ses pieds nus, il fit le tour du rez de chausser, visualisant toutes les issus possibles et les alarmes à incendie. Salon et cuisine étaient à condamner car elles avaient une autre sortit vers l'extérieur. Bon, autant donné l'illusion d'un feu accidentel...
Ace se glissa dans la cuisine et vit Gibbs au dehors. Il lui offrit son sourire insolent et confident qu'il maîtrisait à la perfection, et se mit ses gants de tissus pour fouiller dans les placards à la recherche d'huile. Il déboucha la bouteille, en versa sur la plaque de cuisson, mit un peu de papier dans le coin, avant de ranger le reste. Il alla vers le salon, toujours en prenant garde de ne faire aucun bruit. Il regarda les lieux et attrapa une bougie sur la table basse qu'il alluma d'un tour de doigt. Il la posa renverser sur le tapis et retourna à la cuisine pour allumer le feu qui s'embrasa presque immédiatement, avant de filer au salon et murmurait un Kagerou dans un souffle. Le feu naquit immédiatement sur le tapis, juste au niveau de la cire fondu qui avait coulé.
L'alarme incendie se manifesta immédiatement. Il courut à la cuisine, attisa le feu naissant de la même façon, et se cacha dedans, réduisant son corps en une forme facilement camoufler parmi les flammes.
Juste à temps, le suspect descendait au triple galop l'escalier. Il pénétra dans la cuisine et recula immédiatement, quand Ace donna un brusque coup de puissance aux flammes. L'homme tenta sa chance au salon, mais le feu avait atteint la porte de la pièce.
Il dû donc se jeter par la porte d'entrer, droit dans les bras de Gibbs et Ziva.
Ace effaça les flammes, éteignit le feu de la cuisinière, et se glissa discrètement dans le salon pour en faire autant. Puis, il retourna à la fenêtre, qu'il referma sur lui une fois dehors. Il se chaussa et fila vers le muret du voisinage, sauta pardessus agilement, pour faire le tour de pâté de maison, après s'être arrêter acheter trois cafés et des beignets sur le chemin. Il revint vers la voiture, dévorant l'un des beignets et joua parfaitement l'innocent.
- J'ai acheté du café et entendu une alarme, il c'est passé quoi ? s'enquit-il en toute innocence auprès de Gibbs, après avoir donner l'un des café à Ziva.
- Va savoir, lui dit Gibbs avec un sourire de coin en prenant l'autre café. Bien, monsieur Parker, nous aurions quelques questions pour vous.
Ace s'arrêta brusquement, alors qu'il était sur le point de se rasseoir dans la voiture.
- Ace ? appela Gibbs.
Ziva claque des doigts devant le jeune homme, mais il ne réagit pas. En soulevant un peu son chapeau, on put voir qu'il s'était endormit debout.
- Ace, fit Ziva en le secouant légèrement.
- Hmm ? marmonna le jeune homme en revenant à lui. Oh, désolé, je me suis encore endormi.
Ziva lui sourit gentiment. Le groupe monta dans la voiture.
- Hey, Ace ! salua Abby en se retournant.
Ace entra dans le laboratoire et montra un Caf-Pow qu'il avait en main.
- Tu es le meilleur, sourit-elle. Tu as toujours le dessus dans les combats avez Ziva ?
- Oui, soupira Ace en lui donnant sa boisson fétiche.
Abby lui retira sa chemise et eut un sourire éclatant une fois fait.
- Quand on est aussi bien fait que toi, on peu pas se permettre de cacher son corps ! Tu es mieux torse nu ! lui dit Abby en sirotant son soda.
- Va dire ça à Gibbs et au vieux Vance, ria Ace.
Abby faisait toujours ça.
- Où est Gibbs ? demanda t-elle.
- Interrogatoire. Je peux squatter ? demanda Ace.
- Avec grand plaisir !
Ace se laissa tomber sur un tabouret et étira ses longues jambes devant lui, regardant Abby virevoltait d'une machine à une autre.
- Dis moi, Ace... tu as un petit ami ? demanda t-elle brusquement.
Ace leva un sourcil de surprise.
- J'ai l'aire gay ? demanda t-il.
Pas que ça le dérange, après tout, Izou était un transsexuel, et Tatch avait passé plus de temps à dormir dans la cabine de Marco que dans sa propre cabine.
- C'est que tout les beaux gosses le sont, en règle général, d'après la plus part des femmes, Ace, lui dit McGee en entrant. Quelques indices pour toi, Abby, je te les poses là.
McGee déposa sur une table une caisse en plastique avec plein de trucs dans des pochettes.
- Merci, McGee. Bon, Ace ! Passe aux aveux ! fit Abby.
Abby se tourna vers Ace, les poings sur les hanches.
- Je suis pas attiré par les mecs, fit Ace en arrangeant son chapeau sur son crâne.
- Tu as quelqu'un dans ta vie ? demanda Abby.
- S'il avait quelqu'un, il serait pas coincé chez Gibbs, Abby, lui fit remarquer McGee.
McGee n'avait pas tout à fait tort, mais il ne connaissait pas la difficulté de la situation dans laquelle était Ace.
Ace eut un profond soupire et rejeta la tête en arrière les yeux fermer.
- Y'a quelques années, j'avais vingt ans... j'ai eut une aventure d'une nuit avec une femme, raconta t-il. Je suis tombé amoureux d'elle au premier regard. Malgré mon insistance, elle a refusé de me donner son nom... elle c'est contentée de me répondre par un petit sourire triste... Au petit matin, elle n'était plus là... J'ai fait des recherches sur elle, en parallèle avec la raison qui faisait que j'étais disons en expédition punitive contre quelqu'un. Elle s'appelait Nico Robin. Une pauvre femme qui avait grandit en tant que criminelle, sans n'avoir rien demander.
- Comment ça ? demanda Abby en fronçant les sourcils.
- Par chez moi, il existe, dans l'organisation qui maintient l'ordre, des adeptes de la Justice Absolu... Robin vient d'un coin très porté sur l'histoire et l'archéologie. Cet endroit à été rasé de la carte soi-disant parce que les historiens voulaient faire revivre des armes oubliés et les utilisés contre le gouvernement. Robin n'avait que huit ans, et elle fut l'unique survivante de la disparition de cette île. Depuis ce jour, elle est poursuivit par le gouvernement... elle a quoi, une trentaine d'année peut-être aujourd'hui...
- C'est atroce ! s'offusqua McGee.
- J'y ai goûté à cette justice absolu, aussi. Je suis un criminel, chez moi, pour vouloir vivre libre et sans contrainte, ce qui ne leur plaît pas, apparemment... et pourtant, ce n'est pas mon plus gros crime.
Ace eut un rire haineux et acide. Il redressa sa tête, s'adossa à une table et inclina son chapeau sur son visage pour le caché.
- J'existe, tout simplement, murmura t-il. J'ai vécu vingt cinq longues années de ma vie à me demander pourquoi je vivais si cela était un crime. Quel était mon but dans l'existence ? Pourquoi ma mère a t-elle poussé son corps au delà des limites pour que je puisse échapper à la traque du Gouvernement, quand le criminel dont je porte le sang est mort... ?
Abby alla l'enlacer dans l'espoir de le consoler.
- Tu viens d'un coin bien cruel, Ace, compatit McGee.
- Je dois être masochiste parce que je l'aime cet univers, qui veut pourtant ma mort et qui a failli réussir, souffla Ace.
Il frotta le bras d'Abby pour lui faire signe de le lâcher.
Abby retira à regret ses bras des épaules d'Ace et alla prendre son gros hippopotame pêteur, qu'elle lui donna.
- Je te le prête ! lui dit-elle.
Ace eut un petit rire et accepta la peluche qui lâcha un 'prout' sonore quand le jeune lui appuya sur le ventre. McGee esquissa un pauvre sourire et s'en alla, en promettant d'apporter des beignets au jeune homme. Ils avaient apprit à leur dépend qu'il avait un estomac sans fond...
Ace resta à regarder l'hippopotame, puis rapporta son attention sur la danse d'Abby entre ses machines.
- Bon, j'ai quelques instant de libre... voyons ce que je pourrais faire pendant que mes chéris trouvent quelques choses d'intéressant... oh, je sais ! Ace ! Debout ! fit Abby.
Ace leva un sourcil et se leva. Abby lui prit la peluche des mains pour la poser sur son bureau et força Ace à lever les bras à l'horizontale.
- Si tu cherches à me faire des chatouilles, c'est loupé, je suis pas chatouilleux, lui dit-il. Mon petit-frère a déjà essayé.
- Dis moi, Ace, tu te rases ? s'enquit Abby.
- Non. Je suis naturellement comme ça. Bon, c'est juste pour ça que tu me demandes d'imiter l'épouvantail ?
C'était un effet secondaire des logias et certains paramécia, de ne pas avoir une pilosité développé.
- Oh, non ! assura Abby. C'est juste que je veux essayer de voir si j'arrive à deviné comment tu as fais pour avoir toute ces cicatrices... Enfin, leur origines, quoi, quel genre d'arme ou d'objet... tu me dis si je vois juste, d'acc ?
- Si tu y tiens...
Ace retira son chapeau et retroussa un peu plus haut son short, avant de se déchausser.
- Alors, j'en ai quelques unes sur le crâne, mais faut fouiller dans les cheveux... et une à la cheville, ainsi que une autre à la plante du pied gauche. Et une sur la cuisse gauche
Ace se rassit quand Abby se hissa sur la pointe des pieds. Cela lui facilita le travail. Elle fouilla les doux cheveux du jeune homme.
- Dis, Ace... tes tâches de rousseurs, tu les tiens de qui ? demanda t-elle.
- Ma mère, à ce qu'il paraît, répondit Ace.
- Elle devait être magnifique, pour donner la vie a un jeune homme aussi craquant que toi.
Ace eut un petit rire.
- Ah ! J'en ai deux ! Alors... hmmm... annonça Abby en voyant deux cicatrices.
- Salut, Ducky, salua Ace, laissant Abby réfléchir sur son crâne.
- Bien le bonjour, les jeunes. Alors, Ace, que fais donc Abby à ton crâne ? salua Ducky.
- L'histoire de ses cicatrices... tu t'es prit une brique sur le crâne, Ace ? fit Abby.
- Possible... non, je me suis prit le coin d'une maison en faisant une crise de narcolepsie, après avoir fuis un restaurant sans payer, avec mon petit-frère. On faisait souvent ça, à l'époque. J'avais douze ans, je crois. Ça m'a bien réveiller pour le coup !
Il ne put s'empêcher de rire au souvenir.
Ducky se pencha sur le crâne.
- Bonté divine, ce n'est pas un sabre qui t'a fait ça, si ? souffla Ducky en suivant du doigt une cicatrice.
- Yep. J'avais dix ans. Dans une décharge en flamme, je couvrais la fuite de mon idiot de petit-frère. Sale combat, souffla Ace. Mauvais souvenir en sachant que j'ai perdu mon autre frère le lendemain.
- Mes condoléances, Ace, murmura Abby.
- Comment est-il mort ? demanda Ducky.
- D'après ce qu'on m'a raconté, il avait fugué de chez lui à nouveau... il a volé un bateau de pêcheur et mit les voiles. Au même moment, un gars au dessus des lois est arrivé dans le port. Ça lui a pas plut de voir Sabo, mon frère, prendre le large ainsi, il a donc tiré et mit le feu sur au navire. On avait le même âge, même si j'étais l'aîné poûr être né début janvier, et lui, mi-mars.
- Vraiment au dessus des lois ? demanda Abby.
- Levez la main sur l'un d'eux, signifie tout un bataillon au cul pour ce simple geste. Des enfants gâtés qui ont grandit, et ceux depuis des générations... je hais les nobles, et encore plus ces types. La dernière cicatrice est là...
Ace souleva un peu ses cheveux pour montré la dernière cicatrice sur son crâne, pas loin du front.
- Pas la moindre idée... fit Ducky.
- Non plus... langue au chat, Ace ! fit Abby.
- Un poing... c'est un des foutus 'Ai aru kobushi'* du vieux jiji... le jii-chan de mon petit-frère.
- Tout de même, un coup de poing... fit Abby. Ça ne devrait pas nécessiter une chirurgie, et, Ducky le confirmera, y'a une trace de chirurgie.
- Du travail d'amateur, je dirais même, commenta Ducky.
- Mon frère. C'était soit ça, soit pissé du sang, fit Ace en haussant les épaules. Si vous avez fini avec mon crâne, je peux remettre mon chapeau.
Abby le lui remit sur le crâne et avec Ducky se pencha sur son dos, devinant plus ou moins de quoi venait les cicatrices.
Un peu plus tard, McGee revint avec des beignets au moment où Abby (Ducky était redescendu à la morgue, tout simplement perturbé par le nombre de cicatrices sur le corps du jeune homme), s'était accroupit devant Ace, observant une cicatrice dans sa cuisse.
Du point de vu de l'agent, cela avait une tout autre signification.
- C'est pas du tout ce que tu crois, McGee, assura Abby, sans se retourner, prévenu par son mystérieux sixième sens.
- Beignets ! fit Ace comme un enfant à qui on présente une sucrerie.
- Si c'est pas ce à quoi je pense, tu fais quoi à genoux devant Ace, Abby ? demanda McGee, toujours figé sur place.
- J'examine ses cicatrices pour passer le temps, tant que mes petits bijoux n'ont rien trouvé. Ace, c'est une marque de croc, ça, non ? déclara Abby en posant son doigt sur la petite cicatrice présente sur la cuisse d'Ace.
- Ouep ! Lu' avait onze ans, il a eut la joyeuse idée de partageait sa pomme avec un crocodile... je me suis fait mordre en allant le sauver. Adorable le frangin ?! confirma Ace.
- Suicidaire, je dirais ! nuança Abby.
Ace se contenta de rire.
McGee cessa de rester debout, comme ça, et alla donner les beignets.
- J'en suis à vingt marques de sabres, et dix-huit impacts de balles... tu te rends compte, McGee ! lui dit Abby.
- Eh bien... souffla McGee, surpris. T'es pas commun, comme gamin.
Ace se contenta de dévorer les beignets avec joie.
- Non, sérieusement, Ace... tu n'as jamais jouer au jeu vidéo de ta vie ?! s'étonna Tony.
Ace secoua la tête.
- Tu faisais quoi, quand t'étais gosse ? T'as tout de même pas grandit dans une jungle ! fit l'agent.
Gibbs eut un sourire de coin devant le commentaire.
L'affaire était classé, et ils n'avaient pas grand chose à faire, alors, pour une fois, il ne disait rien sur la futilité des conversations autour de lui.
- J'ai passé dix-sept ans de ma vie dans une jungle, et les dix premières années chez des bandits, pour être plus précis. Le reste, je l'ai passé dans une cabane, pendant sept ans, puis passé ma vie sur un bateau. J'ai pas mit les pieds dans une école de toute mon existence. On m'a tout juste apprit à lire et à compter, le reste, je l'ai apprit dans les livres que je volais, apprit Ace en haussant les épaules. Et ce que je faisais quand j'étais gosse, c'était recevoir un entraînement pour devenir un grand marine, tout en me bâtant avec des bêtes sauvages pour avoir de quoi manger le soir-même, quand je ne faisais pas de virer en ville avec mon frangin, pour manger et filer sans payer.
McGee, Tony et Ziva en laissèrent pendre leur mâchoire.
- Eh bien, viens ! Je vais te montrer les jeux vidéos ! fit Abby en prenant Ace par le bras, le faisant se lever du sol, devant le bureau de Gibbs où il s'était assit.
Ace suivit sans broncher Abby jusque dans son laboratoire.
Quand deux heures plus tard, Tony vint les trouver, ils étaient scotchés devant un écran. Abby montrait à Ace le principe d'un jeu vidéo, et étrangement, pour les périodes de combats, Ace s'en sortait vraiment bien.
- Vous faîtes quoi ? demanda Tony.
- Ace est un super combattant virtuel ! décréta Abby. Sérieux, tu devrais le voir !
- Et c'est quel jeu ?
Tony se rapprocha pour mieux voir.
- Le nouvel Elder Scroll. Skyrim**. Là, c'est bon, j'ai tout les sorts de feu, puisque ils t'intéressent, Ace, je te les montre quand on sera dans un coin où on nous dira pas qu'on est entrain d'agresser quelqu'un, fit Abby.
Elle fit une manip et le paysage changea.
- C'est quoi ce machin là bas ? demanda Ace en montrant une forme enflammée au loin dans un bord de l'écran.
- C'est un atronach de feu, un sort de conjuration. C'est une créature des enfers du jeu. Attends, regarde, ria Abby.
Son personnage invoqua la créature en question, beaucoup plus prêt.
- Sympa le design... tu voulais quelque chose, Tony ? dit Ace, toujours les yeux rivé sur l'écran.
Dans sa tête, il se demandait s'il serait capable de reproduire ça, avec son mera mera no mi.
- Eh bien... Par pitié, Ace, essaye de rester éveiller quand je te parle ! fit Tony exaspéré.
Il secoua Ace qui s'était assoupit sur le bureau de Abby.
Le jeune homme se réveilla en sursaut et se frotta les yeux.
- On a une nouvelle affaire, informa Tony.
Gibbs était énervé.
McGee et Tony essayaient de conserver le contenu de leur estomac dans le dit organe.
Ils se garèrent dans le parking du NCIS et montèrent immédiatement au bureau. Ace les attendait là haut, des pizzas dans les mains. Il fit la distribution auprès de Timmothy, Ziva et Tony. Pour Gibbs, ce fut un café.
- Merci. Bon, reprenons depuis le début... qu'est-ce qu'on a ? grogna Gibbs en s'installant à son bureau.
Tony se laissa tomber sur son fauteuil et ouvrit la pizza.
- Tu l'as commandé y'a combien de temps ? s'enquit-il en voyant que la pizza fumée encore.
- Y'a une heure. Quand Ziva m'a dit que vous aviez fait choux blancs, répondit Ace.
- T'es mieux qu'un four, sérieux, je t'embauche pour garder au chaud ma nourriture !
Gibbs regarda Tony en silence.
- Désolé, patron, fit Tony en bâtant en retraite derrière son ordinateur.
- Nous avons huit incendies dans des entrepôts de Norfolk, sur huit jours, avec à chaque fois un marine trouvé mort dans les cendres... pas d'empreinte, aucune piste, pas de témoin, pas de point commun entre les victimes, les traces d'essences viennent d'une station d'essence... résuma Ziva. Autant chercher une anguille dans une botte de foin.
- Aiguille, Ziva, rectifia McGee. On dit comment par chez toi, Ace ?
- Une anguille dans une aiguille ? Mais ça n'as pas de sens ! objecta Ziva.
- Aiguille dans une botte de foin, je crois, Ziva, fit Ace en essayant de rester sérieux. Et chez nous, on dit "autant jouer à cache-cache avec Crocodile dans un désert".
- On peu revenir à cette affaire ! s'énerva Gibbs.
Cela eut pour effet de ramené immédiatement le calme.
Son portable sonna brusquement.
En soupirant, Gibbs décrocha et resta figé un instant, les yeux rivés sur son message.
- Prenez vos affaires ! Abby est en danger ! rugit Gibbs en se levant d'un bond.
L'équipe arriva trop tard dans l'entrepôt. Il était déjà en feu.
- ABBY ! cria Tony.
Ace jeta sa chemise par terre et fila dans le feu.
- ACE ! cria Gibbs.
- ELLE PEUT ÊTRE ENCORE SAUVER ! rugit Ace en disparaissant dans les flammes.
- Il est fou ! gémit McGee.
- Ziva ! Appel une ambulance ! Tony, les pompiers ! ordonna Gibbs.
Ace entra dans l'entrepôt en feu et regarda autour de lui, à la recherche de la jeune scientifique. Il la vit attaché à l'étage, à une poutre, entouré de bottes de pailles qui commencées à brûler.
- Abby ! cria Ace.
Il escalada rapidement les poutres prêtes à s'effondrer sous ses pieds et arriva au niveau de la jeune femme. D'un coup de pieds, il jeta en bas la paille, qui s'enflamma totalement.
- Abby ! Tu m'entends ?! fit Ace en lui prenant son visage entre ses mains.
- Ace ! pleura Abby en le regardant.
- Abby, je vais te sortir de là ! Ne panique pas, tout va bien ! Tu dois juste me promettre de ne rien dire, de ce que je vais faire, à personne ! Compris ?!
Il lui caressa une joue dans l'espoir de la rassurée, sans jamais rompre le contact avec le regard apeuré braquait dans le sien.
- Je te le jure, Ace... pleura Abby.
Ace leva une main enflammer. Abby ouvrit de grand yeux de surprise devant la main qui venait de prendre feu
Cling !
En un coup sur la corde, et la jeune femme fut libre.
Ace la prit dans ses bras pour la rassurer par son étreinte.
- Je sais que ça peu choqué, mais tout va bien... je veux juste te sauver la vie... tu as confiance ? lui souffla t-il.
Abby entoura de ses bras le cou d'Ace en hochant la tête.
Ace glissa un bras sous les jambes de la femme, la hissant dans ses bras et s'enroula dans des flammes qui caressèrent, inoffensives, Abby. Il glissa dans le tourbillon de feu jusqu'à terre, pour un atterrissage en douceur et là, lui permit de poser un pied à terre.
- Tu peux marcher ? lui demanda t-il.
- Je crois... souffla Abby.
Le jeune homme la saisit par la main et au pas de course, la guida jusqu'à un mur, lui faisant éviter les flammes, alors qu'il y marchait dedans sans soucis.
- Reste ici ! lui dit-il.
Ace la lâcha et s'écarta un peu d'elle. Il se mit en position, des flammes courants de long de son corps pour se réunir sur son poing.
- Tu es en feu, Ace ! pleura Abby, dans un état de panique immense.
- Sèche tes larmes, je vais bien, lui assura Ace avec un sourire confident et insolent.
Il prit la pose, et donna un coup de poing vers le mur en hurlant :
- HIKEN !
Son poing grossit et devint une énorme boule de feu qui explosa le mur. Quelques débris volèrent sur Ace et lui passèrent au travers, sans lui faire le moindre dommage. Il revint vers Abby, la souleva dans ses bras, et courut au dehors. Il réussi à trouver une voie sans flamme et s'y précipita. Les pompiers et une ambulance arrivaient. L'équipe se réunit autour d'eux deux, quand ils furent loin du bâtiment en flamme.
- Ace, tu es un héros... souffla McGee, sous le choque.
- C'était suicidaire courir dans l'entrepôt en feu... tu es chanceux qu'il ne te soit rien arrivé, commenta Tony qui serrait Abby dans ses bras.
Les pompiers s'occupèrent d'eux. Ace ne prononça pas un mot, passant par tout ce qu'on lui dit de faire, sans bronché.
- Ace, fit Gibbs.
Ace regarda l'homme qui lui sourit. Le jeune homme eut un bref sourire et regarda Abby, pas très loin, avant de se concentrer de nouveau sur les médecins.
Ace posa les indices sur la table de Abby, et s'en alla sans un mot.
- Ace ! appela Abby en tendant une main vers lui.
Le jeune homme ne la regarda pas, son visage caché par son chapeau. Abby regarda son dos droit sous sa chemise s'en aller vers l'ascenseur et disparaître à l'intérieur.
Abby laissa retomber sa main, le cœur serré. Elle alla s'occuper en silence des indices, sans même prendre la peine de mettre de la musique. Une fois les analyses en route, elle alla prendre sa peluche et s'asseoir en tailleur contre un mur de son labo, pensive et triste.
Ace la fuyait, depuis qu'il lui avait sauvé la vie.
Elle n'était pas stupide au point de ne pas s'en rendre compte. Mais comment faire pour rectifié les choses ? Lui dire qu'elle ne dirait rien à au sujet de son pouvoir ? Le rassuré ? Mais comment faire, si il la fuyait ? Il semblait savoir avant même qu'elle ne soit dans son champ de vision, qu'elle était là !
Gibbs vint la voire, peu après, alors qu'elle n'avait toujours pas bougé, toujours paumée au beau milieu de ses pensées. Gibbs remarqua immédiatement que quelque chose cloché en réalisant l'absence de musique, puis, en la voyant assise, comme ça, par terre.
- Quelque chose ne va pas, Abby ? demanda Gibbs avec une voix douce.
Il s'assit à côté d'elle.
La jeune femme se laissa aller contre son épaule, toujours silencieuse. Gibbs entoura les épaules de la jeune demoiselle de son bras, histoire de la consoler et soutenir.
- C'est au sujet de comment t'a sauvé Ace, l'autre jour ? s'enquit Gibbs.
Seul Gibbs avait une idée de ce qu'il c'était passé vraiment dans l'entrepôt, avec Ducky. Tony, McGee et Ziva, eux, n'en avaient pas la moindre idée.
- Oui, je crois, souffla la jeune femme.
- Je sais que ça peu choqué, Abby, j'ai été effrayer, moi aussi, de le voir comme ça, s'enflammer, pour la première fois, mais j'ai apprit à m'y faire, avec le temps...
- Tu le sais depuis longtemps ? demanda Abby en le regardant.
- Depuis le début. Je lui posais quelques questions, et il a subitement prit feu sous l'énervement... comme ça. J'ai cru faire un arrêt cardiaque.
Abby ne fit aucun commentaire et baissa de nouveau la tête vers la peluche dans ses bras.
- Est-ce que tu as peur de lui ? Est-ce que tu le considères comme un monstre, juste parce qu'il est... différent... ? demanda Gibbs.
Abby secoua la tête.
- Alors va le voir. Il est dans le skate park, pas loin... je pense que vous avez besoin de parler... lui dit Gibbs. Va toi à lui, s'il a décidé de te fuir.
Ace atterrit en haut d'une des rampes, une paires de rollers au pied... un cadeau de Abby. Il se laissa aller contre la barre de métal, perdu dans ses pensées.
Il savait que c'était pas digne de lui de fuir comme ça, la jeune femme. Qu'il était entrain de fuir la queue entre les jambes, mais que faire d'autre ? Ce genre de choses étaient impossible ici, il était un monstre pour les natifs de ce monde. Le FBI le lui avait fait bien comprendre, quand ils avaient découvert son existence et son pouvoir.
Ace se redressa en sentant la présence d'Abby pénétrant dans le parc. Peu après, il la vit au pied de la rampe.
- Je me suis dit que goinfre comme tu es, tu devais avoir faim, lui dit Abby en montrant quelques douceurs qu'elle avait acheté à la boulangerie du coin.
Ace resta silencieux.
Il passa pardessus la rambarde de sécurité et atterrit un peu plus loin, sur ses roues. Il revint vers Abby et se laissa aller le dos contre la rampe. La jeune femme lui donna le sac de papier.
- 'ci, souffla Ace en l'ouvrant.
Abby resta un instant silencieuse, le regardant mangeait lentement un beignet. C'était bizarre, lui qui manger tout en quatrième vitesse...
- Ace... merci pour l'autre jour, d'avoir risqué ta vie pour me sauver, souffla Abby.
- Tu l'as bien vu, le feu et moi, c'est une longue histoire d'amour... ma vie n'a jamais été en danger, murmura Ace, le regard toujours cacher sous son chapeau.
- Ace... je peux comprendre que tu n'es rien dit sur ça... que tu sois passé par des moments dure à cause de ce... don... que les gens doivent te fuir à cause de ça... mais je tenais à te dire que je continue à t'adorer pour qui tu es... je n'ai pas peur de toi...
Ace soupira et en engloutissant le reste d'un beignet, rejeta sa tête en arrière.
- Ne te méprend pas, Abby. Là où je viens, certes, un homme de feu, c'est pas courant, mais la bizarrerie, c'est presque banal... c'est juste que je sais que par ici, si je montre ce que je sais faire, je serais traité en abomination... la personne qui m'a élevé le faisait, alors que je n'avais même pas encore ce pouvoir...
- Cette personne ne sait pas quel est ta valeur, Ace, assura Abby.
- C'est une vieille bandit de montagne, alors tu sais.
Abby fouilla la poche de sa blouse et en tira un collier rouge à grosse perle.
- Y'avait des perles rouges dans les débris de la tombe dans laquelle on t'a trouvé. Alors, je me dis que ce collier t'appartient, dit-elle.
Ace eut un sourire et hocha la tête. Abby fit tomber le chapeau du jeune homme dans son dos et lui passa le collier au cou, avant de remettre le couvre chef en place.
- Hiken... tu sais ce que ça veut dire ? demanda Ace en prenant un autre beignet qu'il tendit à Abby.
- Fire fist, je crois, dit-elle en prenant le beignet.
- C'est comme qu'on me surnomme, chez moi. C'est ma technique signature. Je suis le seul à maîtrisé ce pouvoir.
- Si tu es le seul, alors, pourquoi tu dis que c'est presque banal ?
- Tu te souviens de mon petit-frère Luffy, dont je t'ai parlé ?
Abby hocha la tête.
- C'est un gomu ningen. Un élastique sur patte. Quand on était gosse, et que j'étais un peu triste, il se mettait devant moi et étirait ses joues le plus loin possibles
Ace écarta les bras en croix.
- Il était capable de faire ça, sans lâcher ses joues, sans douleur, et s'il lâchait, paf ! Elles revenaient à leur place, raconta Ace. Je sais pas pourquoi, mais ça me faisait marrer, à l'époque.
- C'est physiquement impossible !
Ace regarda autour d'eux, pour être certain qu'il n'y avait pas de témoin, puis fit naître une petite flamme sur le sommet d'un de son index.
- Et un homme qui arrive à concevoir des flammes sans briqués ni allumette, c'est possible physiquement parlant, peut-être ? demanda t-il avec un petit sourire.
- Je t'accorde le point, ria Abby. Je peux toucher ?
- Tu vas te brûler.
Abby approcha sa main de la flamme, puis la ramena avant de se cramer.
- Qu'est-ce-que je pourrais te raconter d'autre... réfléchi Ace en faisant disparaître la flamme.
Les yeux de Abby rencontrèrent la marque de brûlure sur la poitrine du jeune homme.
- Je veux pas parler de ça, Abby, fit Ace en la voyant.
- Désolée, s'excusa Abby. Donc, raconte moi autre chose ! Tiens, d'où tu tiens ce pouvoir !?
- En faîte, ce genre de pouvoir, ça vient de ce qu'on appel un Akuma no mi.
- Un fruit ? Je vais en manger plus souvent, pour le coup !
- Ils n'existent pas ici.
- Owh... dommage !
- On sait jamais ce qu'on aura comme pouvoir. Seuls certitudes sont : le fruit est infect, une bouchée suffit, un second fruit de ce genre, c'est la mort et on peu plus nager après.
- Pourquoi ?
- Je savais nager, j'étais même bon nageur, puis, j'ai consommé ce pouvoir, et les rares fois où je suis tombé à l'eau... j'arrivais plus à bouger... mon corps c'était.. paralysé. Si on me sauve pas, je coule à pic sans avoir la possibilité de remonter à la surface.
- Ce doit être gênant.
- Très. Surtout quand on passe le plus claire de sa vie sur l'eau.
- Et comment tu sais quel pouvoir tu auras ?
- Surprise, surprise. Certains, disent qu'il y a des livres à ce sujet, d'autre, ils le sentent. Sinon, tu as une infinité de pouvoir possible, sauf ceux déjà existent.
- Et si une personne qui a un pouvoir meurt, il se passe quoi ?
- Un fruit classique devient un akuma no mi de ce type.
- Oh... Y'a des catégories pour ces fruits ou pouvoir ?
- Zoan, logia et paramecia. Zoan pour les fruits permettant de prendre l'apparence complète d'un animal, ou alors partiel. Marco, un de mes bons amis, en est un. C'est un phénix, pour être plus précis.
- Un phénix ? s'étrangla Abby. Genre, à la Harry Potter ? Un oiseau jaune rouge, limite orangé et dorer, avec des larmes qui soignent les blessures ?
- J'ai jamais testé les larmes de Marco, puisque je l'ai jamais vu pleurer. Ensuite, il est plus turquoise et or, avec des plumes enflammer bleus... c'est un régale de le voir faire des cercles dans le ciel, jouait avec les nuages... je l'ai toujours un peu envié, de pouvoir s'y aisément jouer de l'apesanteur ! Ensuite, il a peut-être pas avoir des larmes guérissantes, mais il peu s'auto-régénérer.
- Ça doit être mortel à voir ! En en forme hybride, ça donne quoi ?
- Un pied qui devient des serres, quelques plumes qui viennent squatter... oh, et il a tendance à nous réveiller tous, de bon matin, avec ses chants d'oiseaux... on se croirait presque à terre, alors que le navire est au beau milieu de l'océan !
Abby eut un sourire devant la bonne humeur de Ace. Il aimait parler de ça, de petits trucs de son coin, des choses qui lui était familière. Son sourire immense était resplendissant, même si ses yeux brillé de nostalgie.
- Ensuite... on va garder logia pour la fin, puisque c'est ce que je suis, donc je serais sans doute plus loquace sur le sujet... fit Ace.
Il s'endormit brusquement faisant rire Abby.
- On disait quoi ? demanda t-il en revenant à lui un peu plus tard.
- Tu allais me parler des paramecias, lui dit Abby en prenant le dernier beignet dans le sac.
Elle le coupa en deux et tendit la moitié à Ace qui le savoura, alors qu'Abby en faisait autant avec sa propre moitié.
- Alors... c'est ceux qui ont des capacités sur-humaine, disons. Ils peuvent manipuler leur corps ou l'environnement. Un de mes potes peu transformer son corps en diamant.
- Non ?!
- Si, juré ! On lui dit souvent qu'avoir une conversation avec lui, c'est pas parler à un mur de brique, mais parler à un mur de diamant ! Ensuite, mon frère est un homme caoutchouc qui étire son corps de partout... et enfin... mon Oyaji...
- Qui est-ce ?
- Mon tatouage dans le dos, c'est sa marque. Il est le capitaine de notre équipage. Son nom est Edward Newgate, appelé aussi Shirohige.
- Ça fait très pirate.
- Je te l'avais pas dit ?! Je suis commandant de la seconde flotte des pirates de Shirohige. Marco est le vice-capitaine, et commandant de la première flotte. Jozu, l'homme diamant, est de la troisième !
- Ton petit-frère est de la quatrième ? ria Abby.
- Non. Lu' a son propre équipage... et le quatrième commandant est mort. J'adorais Tatch. Ça mort a été le début de la fin, si je puis dire, pour moi. C'est quand on a vu son corps que pour la première fois, j'ai vu Marco pratiquement pleurer... ils étaient amants.
Abby se mordit une lèvre, se rendant compte de sa gaffe.
- Tu savais pas, lui dit Ace avec un sourire douloureux. Donc, j'allais parlé de Shirohige... cet homme peu créé un mini-séisme rien qu'en éternuant, alors imagine quand il donne des coups de poings !
Ace eut un petit rire devant le regard incrédule de Abby.
- Non, arrête, Ace, c'est totalement impossible ! Me fait pas marcher ! s'offusqua la jeune femme.
Ace alluma de nouveau son doigt. Le mot impossible devait être ranger au placard, voilà ce que voulez dire la petite flamme.
- D'accord, j'ai rien dit, soupira Abby.
Ace referma sa main, pour éteindre la flamme, avant de continuer :
- Donc, le truc avec les paramecias, c'est que même les pouvoirs les plus inutiles peuvent se montrer utile, si tu sais bien l'exploiter. Mon frère a toujours cru qu'être un homme élastique était inutile, jusqu'à ce qu'il découvre qu'il pouvait donner pour le coup des attaques sur une longue et large portée, être insensible aux balles, et pouvoir les renvoyer. Je crois même qu'il peu arrêter sans soucis un boulet de canon !
- Pratique ! Et les logia ?
- Eh bien, on est un élément de la nature, et on peu prendre la forme de cet élément. Je t'aurais bien fait une démonstration, mais on sait jamais quand quelqu'un peu se ramener... en attendant on maîtrise un élément, et voilà. J'ai connu un homme sable, j'aimais bien jouer au chat et à la souris avec un homme fumé... Lu' l'a rebaptisé le Kemuri ! Oh, et j'oublie un homme lumière, un homme glace... et un homme magma.
Ace frotta inconsciemment sa poitrine, l'a où il avait sa marque. Abby lui frotta un bras pour le consoler.
- Tu te souviens de cette femme... Nico Robin, dont je t'ai parlé ? demanda Ace.
- Oui, eh bien ?
- C'est un paramecia. Le hana hana no mi, de ce que j'ai apprit dans mon enquête à son sujet. C'est fou ce que le nom de Shirohige peu ouvrir comme porte dans mon milieu.
- Elle fait pousser des fleurs ? Pas très impressionnant, comme pouvoir !
- Non, de ce que j'ai apprit, elle peu faire fleurir des membres de son corps... bras, jambes, oreilles, yeux... sur son propre corps, comme sur une surface étrangère...
- Dément comme pouvoir ! sourit Abby.
- Elle a bossé pour un homme... Crocodile... un logia lui aussi. Un homme sable.
- Ça existe ?
- Yep, ça existe !
- D'où l'expression "jouer à cache-cache avec Crocodile dans le désert", Ace ? demanda Gibbs en les rejoignant.
Il brandit un paquet de donuts faisant bavé immédiatement Ace.
- Alors, l'enquête ? demanda Abby.
- Toujours la même chose, soupira Gibbs en donnant le paquet à Ace qui le dévora immédiatement, en veillant à en proposer néanmoins à Gibbs et Abby.
* Pour ceux qui n'aurait pas saisi, c'est la fameuse démonstration d'affection de Garp, le 'Fist of Love'.
** Oui, oui, j'avoue, j'ai pas put m'en empêcher, mais j'adoire trop ce jeu, quoi :'(. J'ai presque l'idée de refaire un cross-over avec Ace en tant que Dovakhiin ! La tentation était trop forte, je m'en excuse platement !
