Et c'est sur ce chapitre que ce conclu la série. J'espère qu'elle vous aura plus !

Je vous dis donc à la prochaine, et n'hésitez pas à laisser des commentaires, c'est toujours utile quand on est en manque d'inspiration !


Un éternel log pour Raftell

Marco bailla et continua de fixer le miroir face à lui. De ce que son Haki de l'Observation lui disait, il y avait des gens derrière.

Et il était observé.

Bon, au moins Izou continuait les recherche, pendant qu'il poirotait ici.

Le Phénix se jura de tuer Rayleigh le plus lentement et le plus douloureusement possible, s'il leur avait donné une fausse info.

La porte de la salle s'ouvrit et une femme entra. Elle referma la porte derrière elle.

- Je suis l'officier Ziva David, se présenta t-elle en s'installant à la table face à Marco.

- Marco, marmonna le Phénix.

Béni soit le Haki de l'Observation qui lui permettait de comprendre des langues étrangères, et de répondre dans la même langue !

- Marco comment ? demanda Ziva en posant un calepin sur la table.

- Juste Marco. On me surnomme Le Phénix, yoi.

Ziva leva un sourcil.

Marco la regarda calmement.

Un interrogatoire, hein ?

Il y pouvait rien s'il avait débarqué dans une base des marines au moment où un meurtre avait été commit. Il avait bien essayé d'apporter les premiers soins à la victime, mais rien à faire. Et les militaires l'avaient vite interpellé pour le confié à ce qu'ils ont appelé le NCIS.

Quoique cela puisse dire, bien entendu.

- Votre âge ? demanda Ziva.

Marco haussa les épaules.

La femme se leva et plaqua ses mains sur la table avec violence.

- Je suis pas la plus patiente des agents de l'équipe ! Croyez moi, au Mossad, vous seriez déjà entrain de faire dans votre froc et réciter tout depuis votre naissance ! Alors répondez avant que je perde patience ! rugit-elle.

Un sourire fit son chemin sur les lèvres de Marco.

- Je bottais déjà le cul des gens, que vous ne deviez même pas être naît, ojou-san, yoi. Croyez moi, j'ai vu pire qu'un chaton en colère, yoi.

Ziva se jeta sur lui, un couteau en main, ne se rendant pas compte de ce qu'elle faisait. Elle était trop en colère. Cet homme, on quelque mot presque innocent, avait réussi à l'énerver.

Marco l'attrapa et la plaqua au sol avec une facilité déconcertante, malgré ses menottes.

- Lâchez la ! cria un autre homme en entrant, pointant un flingue sur Marco.

Marco lâcha Ziva qui se redressa. Pas qu'il avait peur du pistolet, mais les gens avaient tendance à mal prendre quand quelqu'un se prenait une balle dans le crâne et continuer à vous foudroyer du regard. Ziva tenta de lui donner un coup de poing, mais il évita l'attaque juste en fléchissant les genoux.

- Ça suffit, Ziva, viens, fit l'autre homme en prenant la femme par le bras.

- Laisse moi finir, DiNozzo ! rugit Ziva en se débatant.

Trop tard, la porte s'était refermé, la séparant de Marco.

Il soupira et se rassit sur la chaise, les mains derrière la nuque. Il ferma les yeux. Même si la chaise était inconfortable, c'était toujours mieux que la plus part des endroits où il avait dormi dans toute son existence.

C'était pas une vulgaire chaise qui allait lui faire peur, à lui, Fushisho Marco, le nouveau capitaine des Shirohige Kaizoku !


Gibbs leva un sourcil quand Tony lui rapporta l'incident dans la salle d'interrogation.

- Je m'en occupe, soupira t-il. Tony, tu diras à Ace que son repas de midi est dans le tiroir habituel.

- Bien patron, assura DiNozzo.

- Ça ne se reproduira plus, Gibbs, assura Ziva en évitant le regard de Gibbs.

Ziva avait le sang chaud et avait été formé par le Mossad. C'était une excuse pour son comportement.

Il ne lui en voulait pas, mais ça, Ziva ne l'entendrait jamais de sa bouche.

- J'y compte bien, dit Gibbs avec un aire néanmoins sérieux.

Il prit son calepin et retourna voir Marco dans la salle.

L'homme ouvrit un œil quand Gibbs entra.

- J'ai fait peur à la demoiselle, yoi ? demanda Marco.

- Il en faut plus pour effrayer Ziva. Néanmoins, maîtrisé aussi facilement un ancien agent du Mossad, et surtout avec les poings liés par les menottes, c'est pas à la porté de tout le monde, fit Gibbs en refermant la porte.

Il s'assit face à Marco.

- Je suis l'agent spécial Jethro Gibbs. Je sais que Ziva vous a déjà demandé votre nom, mais je peux le demander, moi aussi ?

Quelque chose lui disait qu'il fallait être prudent avec cet homme. Comme si c'était une créature dangereuse qui somnoler, et que si on le réveillait, il risquait de faire un carnage.

- Marco, répondit le blond. Juste Marco. On m'appelle Le Phénix, yoi.

- Et quel est votre âge ?

- J'évite de le donner au gens, parce que je suis largement plus vieux qu'on ne peu le penser, yoi.

- Du genre ?

- Je préfère ne pas répondre, yoi. Je peux savoir de quoi je suis accusé, yoi ?

- On vous soupçonne de meurtre.

Marco eut un rire narquois.

- Je dois avoir la gueule de meurtrier, d'un violeur et voleur, yoi ! fit-il.

- Pourquoi ça ? demanda Gibbs.

- Où que j'aille, j'ai une sale réputation, même quand je suis sage, yoi. J'ai peut-être tuer des gens, mais qui n'en tues pas pendant une guerre, yoi.

- Vous avez fait la guerre ?

Le regard de Marco s'assombrit.

- Je doute que vous connaissiez les guerre que j'ai vécu, yoi, dit-il. La dernière que j'ai vécu date d'il y a bien... quatre ans, yoi. J'y ai laissé des frères et mon capitaine, yoi. Et surtout, un petit-frère que nous devions sauver à l'origine, yoi.

- Mes condoléances. Puis-je savoir ce que vous faisiez dans cette base militaire et sur le corps ?

- Premiers soins, yoi. Entendu un coup de feu et je suis allé voir, yoi. Vu un mec s'enfuir en courant et un autre pissé du sang, yoi. Je suis peut-être pas un homme irréprochable, mais je laisse pas les gens mourir comme ça, sous mon nez, yoi. Si je peux faire quelque chose, je le fais, alors, yoi.

- Et que faisiez-vous dans les alentours d'une base militaire à trois heures du matin ?

- Je cherchais quelqu'un, yoi. Une connaissance aurait eut vent d'info, comme quoi l'un des membres de l'équipage, dont j'ai hérité à la mort de mon capitaine, serait peut-être en vie, yoi. Et il est tout à fait possible qu'il soit par là, yoi.

Gibbs réalisa que cela lui rappeler étrangement les histoires d'Ace sur son monde. Il n'y avait qu'une façon de le vérifier...

- J'ai deux questions pour vous... la première, c'est est-ce que vous avez un tatouage sur votre poitrine ? interrogea Gibbs en refermant le carnet qui lui permettait de prendre des notes.

Marco se leva et déboutonna sa chemise mauve, laissant voir un torse musclé et légèrement dorée. Une immense marque mauve était tatouée sur sa poitrine. Cela ressemblait, de façon plus simplifier, au tatouage qu'avait Ace dans son dos.

Confirmation sur ce premier point. Second point :

- L'homme que vous cherchez est-il du genre... inflammable ?

Un sourire apparut sur le lèvres de Marco qui se pencha vers lui, en se rasseyant.

- Vous savez où est Ace, yoi ? demanda le Phénix.

Gibbs perçu une lueur d'espoir dans les yeux océans braqué sur lui.

- Laissez moi passer un appel, et je vous le ramène, assura Gibbs avec un sourire. Permettez ?

Il fit un geste vers les menottes de Marco, qui lui tendit les mains. Gibbs les fit tomber. Quelques plumes turquoises et or, légèrement enflammer, firent une furtive apparition sur ses poignets, pour faire disparaître les traces de frottement du métal contre sa peau. Les deux hommes échangèrent un sourire et Gibbs se leva.

- Je vais demander à ce que vous soyez conduis dans une salle de conférence pour l'attendre, vous y serez peut-être mieux installer. Je vais contacter Ace, annonça Gibbs.

- À votre guise, yoi, assura Marco d'une voix tranquille.

Gibbs pouvait facilement imaginer l'homme entrain d'entamer une danse de la joie dans son crâne, en dessous de son apparence calme, presque endormi.

Gibbs sortit et entra dans la salle d'observation. McGee regarda Gibbs, l'air de dire qu'il ne saisissait pas ce qu'il venait de se passer.

- Je veux la cassette de cette interrogatoire, annonça Gibbs. McGee, allez voir Vance, et dîtes lui que quelqu'un est venu chercher Ace, pour le ramener là où il doit rentrer. Et trouvez une salle de conférence où ce Marco puisse attendre tranquillement.

- Mais patron... c'est notre seul suspect, fit McGee, hésitant et surpris.

- Il a été au mauvais endroit au mauvais moment. Obéissez, McGee !

McGee leva les sourcils mais s'en alla. On donna la cassette de l'interrogatoire, à Gibbs qui la détruisit immédiatement sous ses pieds, avant de la jeter à la poubelle. Il alla vers son bureau et n'y voyant pas Ace, il décrocha son portable.


Ace courrait à la poursuite de ce signe subtile, à la limite de sa perception, qui lui disait qu'un ancien nakama à lui était par là.

Il décrocha distraitement son portable, sans même regarder l'appelant.

« Ace ? » demanda Gibbs à l'autre bout.

- Ouais ! fit Ace.

Il sauta pardessus un couple entrain de déjeuner à la table d'un restaurant.

- Désolé de vous avoir déranger ! cria Ace pardessus son épaule.

« Qu'est-ce que tu as fait, cette fois ? » demanda Gibbs.

- Juste sauté pardessus des personnes entrain de déjeuner ! Qu'est-ce-qu'il y a, Gibbs !?

« Un homme est là pour toi. Coupe blonde en forme d'ananas, des yeux bleus, un air fatigué, une chemise mauve, un tatouage sur la poitrine... ça te dit quelque chose ? »

- MARCO !

Le cœur d'Ace fit un bon dans sa poitrine. Hourra ! Marco était venu le chercher !

« Il t'attend au NCIS. Il a été arrêté ce matin, très tôt, comme suspect pour le meurtre d'un marine. »

- Faut plus qu'une salle d'interrogatoire pour faire peur au Phénix ! Dîtes lui que je suis entrain de courir après Izou ! Je le choppe et j'arrive !

« Izou ? »

- Yep ! Ou comment faire mourir de honte Tony !

Ace raccrocha sans donner plus d'explication.

Il accéléra encore plus le pas, s'attendant presque à voir ses bottes prendre feu.

Enfin, il arriva au niveau d'Izou.

Il ne pouvait que reconnaître cette silhouette en kimono, ressemblant à une geisha.

- Allez, beauté... allons jouer, faisaient des voyous qui avait coincé Izou dans un cul de sac.

Izou avisa Ace.

- Oh ! Ace-kun ! cria l'okama avec joie, sans s'occuper des voyous.

- Izou... sourit Ace avec une petite hésitation.

Après tout, il était quand même responsable de la mort de beaucoup de leurs alliés et de leur capitaine.

- Non ! C'est un mec !? s'étrangla un voyou en réalisant que la belle nana avait une voix indéniablement masculine.

Izou arriva au niveau d'Ace et lui sourit.

- Heureux de te revoir en vie et en pleine santé. Tu faisais peine à voir, à Marine Ford, lui dit l'okama.

- Tu m'excuseras, mais je revenais de vacance à Impel Down, répondit Ace avec sarcasme. Hey, vous là... Izou a assez de force pour vous faire gagner un séjour gratos à l'hosto pendant deux mois, et en ressortir castrer ! Alors, si vous tenez à vos bijoux de famille un minimum, cassez-vous !

Les voyous déglutir.

Ace était connu dans le coin pour être redoutable... depuis qu'il avait réussi à faire s'évanouit un agent du FBI d'un seul regard, d'après la rumeur. Alors, si un homme pareil débarqué et disait de pas faire chier quelqu'un, alors, il fallait le faire.

- Je me suis pas affaibli depuis Marine Ford, tu sous-entends quoi ?! s'offusqua Izou.

- Ils ne pourront pas résister à ta pleine puissance. Donc, si tu y vas doucement, c'est ce qu'il se passera, explicita Ace.

- Je préfère ça, vilain garnement !

Izou eut un petit rire peu masculin tout en tirant une joue d'Ace.

- Itaï... fit Ace.

Il claqua des doigts et pointa la rue, pour les voyous. Ils se carapatèrent sans demander leur reste. Izou lâcha la joue d'Ace et le regarda se tortillait, mal à l'aise, massant frénétiquement sa joue amoché par les doigts de son ami.

- Ace-kun... Regarde moi, lui dit Izou.

Ace leva les yeux et Izou lui sourit tout en lui disant :

- Personne ne t'en veut. Tu n'as voulu que faire ton devoir. Ça, personne ne peu te le reprocher. Pour ce qui est de ton ascendance, on en a rien à battre. Qui est ton Oyaji, Portgas D. Ace ?!

Izou posa sa question en donnant à chaque mot un petit coup sur le crâne d'Ace, après avoir fait tomber le chapeau orange dans le dos du jeune homme.

- Edward Newgate, répondit Ace, en se frottant le crâne.

Il se remit le chapeau à sa place.

- Alors, nous sommes d'accord ! Oh, et comme personne n'a de Haki, dans l'équipage, autre que les précédent commandants, je pense que soit, tu vas retrouver ta division, soit, tu auras celle de Marco et son rôle de bras droit. Pour le moment, c'est Jozu qui est le bras droit, mais sérieux, t'as tout ce qu'il faut pour seconder Marco, annonça Izou.

- On en reparlera quand Teach sera décapité.

- Ton frère l'a fait pour nous !

Ace en laissa tomber sa mâchoire de surprise. Izou eut un petit rire très féminin devant sa tête, avant de dire :

- Et ouais ! D'après le Mei-ô, il serait très prêt de la One Piece. Il c'est fait Kaidou, Big Mum, et Akagami. Oh, et le Mei-ô voulait que je te remette ça, si jamais tu voulais assister au succès de ton frangin.

Ace pencha la tête sur le côté. De quoi parler Izou ?

Izou lui donna alors un éternel log.

- Le Mei-ô l'a toujours gardé, pour si au cas où Oyaji voulait la One Piece... tu devines jusqu'où ça mène, n'est-ce pas ? sourit Izou.

- Uso ! Un éternel log pour Raftell ?! s'exclama Ace en prenant l'objet.

- Si on se presse un peu, tu peux y débarqué en même temps que Mugiwara. Oooh, tu en as loupé de ces trucs, Ace, en quatre ans !

- J'imagine... Bon, allons retrouver Marco !

- Comment tu sais que Marco est venu à ta recherche avec moi ?

- Parce que quelqu'un qui a surveillé mon cul l'a trouvé et m'a appelé. J'en ai des trucs à racontés, moi aussi... tu me crois si je te dis que j'ai trouvé un gars qui bosse pour les autorités, et qui a le caractère de Marco ?

- Tu bosses pour les autorités, maintenant ?! Akainu a dû te filer un coup au crâne quand il a failli te tuer !

- Je bosse pas pour eux ! Disons que ce mec est mon assurance pour rester liber et manger gratos. Alors, de temps à autre, je l'aide en faisant un peu d'escalade, en foutant une maison en feu. Mais sinon, je passe le plus claire de mon temps à faire des desseins, ou papoter avec une nana génial !

- Ooouh, le petit Ace-kun est amoureux !

- Pas de cette fille, mais d'une autre, qui parcourt la Grand Line. Les gothiques, aussi adorables qu'elles soient, c'est pas mon genre.

- Dis moi un peu plus de ce que tu as vécu depuis qu'on t'a mit en terre.

Guidant Izou vers les bureaux du NCIS, Ace lui raconta tout. De son réveil à l'hosto, à la dernière enquête, sans oublier de décrire les membres de l'équipe, et l'humiliation de Fornell.


Tony avisa Ace entrain de parler à une jolie femme, dans les bureaux, en revenant de chez Abby.

- Hey, Ace ! Ça y est, tu entres dans la cour des grands ! C'est quoi le nom de cette petite beauté que voilà !? fit Tony en entrant immédiatement en mode dragueur.

- Son nom est Izou, répondit Ace en essayant de ne pas sourire pour ne pas paraître suspect.

- Hey, Izou ?! C'est un beau nom !

Tony fit un baisemain à Izou qui se contenta de sourire poliment.

- Izou veut voir Gibbs au sujet du suspect, annonça Ace. C'est pas pour moi que cette personne est venu.

- Oh, le gars que Ziva a voulu tuer ? Ne lui dit pas, mais ce mec l'a appelé 'chaton'. C'était mortel ! Sinon, Izou, vous êtes libre ce soir ?! On pourrait se faire un restaurant asiatique, vous et moi, sourit Tony, sans même réaliser que Ziva était à son bureau.

Ace avisa Ziva et McGee, dans les bureaux. Ils avaient assisté à tout l'échange pour avoir suffisamment de matériel de chantage et autre, contre Tony. Il était le temps qu'Izou laisse tomber l'horreur sur Tony.

- Izou ? T'en pense quoi ? demanda Ace.

- Hmmm... pas assez mignon pour moi, fini par répondre Izou avec un petit sourire.

Tony eut un cri d'horreur, ce qui fit se retourner la plus part des personnes qui travaillaient. Ace dû s'asseoir sur le siège de Gibbs pour pouvoir rire sans se retenir. Rooooh, la gueule de Tony !

- Tu t'es fait encore une fois, avoir par un homme, Tony, constata McGee avec un sourire.

- Encore ? demanda Ziva avec un immense sourire.

- Oui, une affaire, à l'époque de Kate, durant laquelle Tony a roulé une pelle à un travesti. C'est qui, Ace ? demanda Gibbs en arrivant, un sourire au coin des lèvres.

- Izou, répondit Ace, avec un immense sourire. Le Kaizoku-Okama le plus cool qui existe ! Un commandant, comme moi. Izou, c'est le gars dont je t'ai parlé en chemin. Celui qui a le même caractère que le piaf.

- Oh, je vois. Izou-taïsho, enchanté. Merci d'avoir prit soin de notre petit-frère pour nous, pendant tout ce temps. Ace m'a dit beaucoup de bien sur vous, fit Izou en tendant une main à Gibbs.

- Il a parlé énormément de son équipage. Vous lui avez manqué, je peux vous l'assurer, fit Gibbs en lui serrant la main.

- Vous comprenez ce qui est entrain de ce passer ? demanda Tony.

- Hmm, je crois qu'Ace va s'en aller, fit Ziva. Alors, tu nous quittes, Ace ?

- Je ne peux résister à l'appel du drapeau noir, désolé. J'ai attendu si longtemps pour l'entendre de nouveau, que je ne suis que trop pressé de reprendre la mer, sourit Ace avec un peu de tristesse. Mais je vais pas vous oubliez de si tôt.

- Mais avant ça, faut voir le Phénix. Il doit être entrain de faire ses serres sur les murs parce que tu bouges pas ton cul, ahou, ricana Izou.

Et il donna un coup avec ses getas dans le cul d'Ace, qui s'était levé. Le jeune homme manqua presque de tomber.

- K'ssou jiji, marmonna Ace en suivant Gibbs qui les escorta jusqu'à la salle où était Marco.

- K'ssou gaki, j'ai pas l'âge de Oyaji pour que tu puisses te permettre de m'appeler jiji ! répliqua Izou.

- Tu préfères K'ssou baba ?

Ace se prit une autre geta dans les fesses.

- T'étais obligé pour le Haki ? demanda Ace en se frottant dramatiquement la zone qui avait subit l'attaque.

- Oui. Comme ça, ça te rentre bien dans le crâne qu'on respect c'est aîné, gaki.

- Sur la tombe de Oyaji, on rentre, et je te fais la peau, Izou !

Gibbs secoua la tête. Il compatissait pour Marco, sérieusement.

- Je repasserais plus tard vous dire au revoir à tout le monde. Oh, Gibbs, j'ai le droit de faire un magnifique au revoir à Vance ? Dans le genre flamboyant, et tout ? demanda Ace avec ses grands yeux de chiots.

Izou se prit le visage dans les mains, essayant de ne pas rire. Les moues d'Ace lui avait manqué, avec son comportement de gamin.

- Tatch a eut une mauvaise influence sur toi, soupira Izou.

Ace tira la langue à Izou et lui dit :

- J'étais déjà comme ça avant de le rencontrer ! Demande à mon frangin, il t'en racontera des blagues qu'on a fait !

Et les reste de la conversation disparu dans les couloirs du NCIS.

- Vous avez déjà vu Ace comme ça ? demanda Tony. Je veux dire, aussi joyeux, gaie, presque enfantin.

- Non, jamais, firent les deux autres.


Ace laissa Marco et Izou l'attendre devant l'ascenseur.

Il ferait au plus vite.

Il fila d'abord au laboratoire d'Abby. Toute l'équipe y était, enfin, sauf Gibbs qui avait une téléconférence avec le FBI. Même Ducky était monté de sa morgue.

- Wouhawe, y'en a du monde, vous avez vu un truc de spécial ? demanda Ace.

- Oh, Ace ! fit Abby en courant vers lui. Ta chemise, tu sais très bien ce que j'en pense !

- Oui, je sais, en trop. Quelqu'un la veut, j'en ai plus besoin.

Tout le monde le regarda bizarrement, alors qu'il retirait sa chemise.

- Je la veux bien ! fit finalement Abby avec un grand sourire.

Ace la lui donna puis se tourna vers le grand écran, où on voyait une vidéo prise par une caméra de surveillance, lors de la nuit du meurtre.

- J'essaye de voir si le coupable a été filmé, mais ce qu'on a trouvé c'est cet étrange oiseau. J'en ai jamais vu d'aussi grand, ni d'aussi flamboyant. On croirait qu'il est fait de flamme bleue et or, quoi ! souffla Abby.

- C'est un bel oiseau, en effet, sourit Ziva.

- Et tu l'as agressé, alors qu'il t'a rien fait, ria Ace.

Tout le monde le regarda. De quoi il parlait ?

- Marco, se contenta de dire Ace avec un sourire. Y'a longtemps que je l'avais pas vu comme ça. Bref, je dois y aller. On attend un nouveau second dans un équipage de pirate, que je connais particulièrement bien, et je viens d'être promu à ce poste. J'ai trop tardé. Ensuite, mon frère a besoin de m'étrangler, je crois. Alors, je suis ici pour vous faire mes adieux.

- Tu as trouvé un moyen de rentrer chez toi ? demanda Ducky, surpris.

- Marco-senshô, et Izou-taishou sont venu me chercher ! Apparemment, y'a un passage, entre les deux mondes, pas loin de là où ma tombe c'est craché... en parlant de ma tombe, je vais me faire étriper par Akagami, c'est lui l'avait faîte. Soi-disant qu'il y avait mit tout son amour.

- Tu veux que je te défende, Ace ? proposa Abby.

- Sérieux, Abby, le jour où tu mettras un pieds sur la Grand Line, j'appellerais le jiji 'jii-chan'. Et ça serait un accroc dans mon orgueil de D. de pas faire face à Akagami pour lui dire 'j'ai bousillé la si belle tombe que tu m'avais fait'.

- Je comprend rien à tout ça, soupira Tony. Je te retiens pour le coup avec ce...

- Izou. C'est un délice à chaque fois ! ria Ace. Et il se prête au jeu, en plus ! Oh, et Ziva... avec la cam de McGee, j'ai filmé la scène... c'est sur ton ordinateur et celui d'Abby, maintenant !

- Ace, tu es un génie, sourit machiavéliquement Ziva.

- Ace, tu es un homme mort, grogna Tony.

Ace lui fit son regard de chiot, une lèvre tremblante pour rendre le regard encore plus efficace.

- Mais je m'en vais... je voulais laissé un petit truc en souvenir... couina t-il.

Tony ne put qu'abandonner à regret sa colère, devant une telle expression.

- Y'a pas moyen pour qu'on fasse de toi un agent du NCIS ? demanda McGee.

- Je préfère l'autre côté de la lois, Tim, sourit Ace. Je préfère être dans le camp des vilains garçons qui font courir les autorités. Plus marrant, et plus libre. La lois sert à être enfreinte, depuis que je suis gamin et ça sera comme ça aussi longtemps que je serais vivant !

L'équipe soupira, sauf Abby et Ducky qui eurent un petit rire.

- Ace, tu éviteras de finir à nouveau dans un tombe avant quelques années... genre, attends que tu es des cheveux blancs, et au moins les quatre-vingt dix ans, quoi... lui demanda Abby en se levant.

Elle le prit par les deux bras, le regardant très sérieusement.

- Yakusoku, Abby, assura Ace avant de la serrer dans ses bras. Si j'avais eut une sœur, j'aurais été ravi qu'elle soit comme toi. Aussi mignon et sympathique.

Abby eut un sourire et laissa Ace serrait la main de Tony et McGee.

- Ziva. Si un jour, nos chemins se recroisent, j'espère que tu seras devenue plus forte que tu ne l'es déjà. Tu peux aller loin, ça je peux te l'assurer, sourit Ace.

- J'ai jamais eut d'adversaire aussi insaisissable que toi, Ace, alors, le plaisir sera réciproque, assura Ziva en souriant elle aussi.

Ils se serrèrent la main et Ace se tourna vers Ducky.

- Ce fut un plaisir de vous rencontrez, Mallard-sensei, sourit Ace.

- Oh, arrête avec ce formalise ! Du-cky ! Voilà mon nom ! rabroua gentiment le vieil homme. Prenez soin de vous, Portgas fuku-senshô.

Ace eut un petit rire et mit son chapeau sur son cœur en s'inclinant.

- Ace, tu prends les rollers que je t'ai offert, avec ton carnet de dessein ? demanda Abby.

- Oui. Izou a prit le tout pour moi. Allez, je vais aller foutre le feu au bureau de Vance !

Ace se tourna pour quitter le laboratoire, avant de s'interrompre et pointer le phénix toujours sur l'écran.

- Abby ! Ça, c'est Marco sous sa forme animal ! Pas mal, hein ?! Qui aurait cru que cet ananas blond est des ailes !?

- C'est vraiment le résultat d'un fruit de type zoan !? demanda Abby avec des grands yeux.

Ace leva une main, et y mit le feu.

- Autant que je suis un logia, annonça Ace.

Et il s'en alla.

- C'est moi ou Ace a fait apparaître comme par magie une flamme dans sa main ? demanda McGee.

- Eh bien, Roi des Elfes, je crois que tu n'es pas le seul à avoir eut des visions, commenta Tony.


Plus tard, en regardant la caméra de surveillance du bureau de Vance, ils verraient Ace y entrer, prendre Vance par le bras pour le mettre à la porte, puis hurler son merveilleux Hiken, pour mettre le feu à tout ce qui y était, avant de partir.

Et ne plus revenir. Son sourire immense insolent et confident resta néanmoins affiché sur un coin du bureau de Gibbs et dans celui de Abby, avec quelques desseins d'Ace qu'elle avait scanné, notamment celui où il s'était dessiné avec ses deux frères, quand ils étaient gamin, un jour où Luffy avait eut l'idée de nourrir un crocodile.


Luffy jeta le journal pardessus son épaule en posant le pied à Raftell. Depuis deux semaines, la rumeur courrait comme quoi le fantôme de Portgas D. Ace aurait été vu dans le Shin Sekai.

- Je trouve cette histoire étrange, fit Nami, alors que Chopper ramassait le journal.

- Je trouve ça blessant ! rugit Luffy.

Il inclina son chapeau sur son crâne, tout en continuant sa marche sur le sable, suivit par l'équipage. Il était tremblant de rage et de douleur, le jour où il accomplissait son rêve, promesse qu'il avait fait à son frère.

- Ace est mort... il est mort dans mes bras... et maintenant, la rumeur cour comme quoi son fantôme aurait été vu ! C'est les pires conneries que j'ai jamais entendu de toute ma vie, pourtant, j'en dis ! Si je choppe se blagueur... je le... cria Luffy,.

- Tu lui feras quoi ? coupa une voix familière.

Tout l'équipage se retourna, surpris. Plus d'une bouche tomba sur le sol, mais pas celle de Luffy qui était plutôt plein de haine.

Juste à côté du Thousand Sunny, Ace se tenait sur son Striker, les mains dans les poches, son chapeau sur le crâne, légèrement penché vers l'arrière.

- Alors, tu vas lui faire quoi ? répéta Ace avec un immense sourire.

- RAAAAAAAAAAAAAHAAAAA ! hurla Luffy en l'attaquant.

L'instant suivant, il était sur Ace, décochant un coup de poing noircit par le Haki, envoyant Ace dans le sable. Ace roula sur le côté pour éviter un autre coup, et se remit debout. Il esquiva de son mieux les coups, essayant de se rapprocher de son frère.

- On va l'aider ? demanda Chopper.

- Non, c'est à Luffy de régler ça. Quelqu'un se fait passer pour son frère, après tout, fit Usopp.

- Moi, je paris que c'est vraiment Ace, déclara Zoro.

- Mais oui ! Tu sais quoi, Zoro, si c'est vraiment Ace, alors, j'efface ta dette, même mieux, je l'efface et je te reverse sa valeur sur ma part du trésor de Raftell. Si tu perds, j'augmente ta dette de trois cent pour cent, et tu me donneras ta part du trésor, ricana Nami, une main sur les hanches.

- Paris tenu. Tu es témoin, Robin ! fit Zoro.

Il échangea une poignée de main avec Nami.

- Tout à fait, je suis témoin, assura Robin avec un sourire mystérieux.

Ace fini par arrivé à sauter sur le dos de son frère, lui emprisonnant les bras par son étreinte.

- Shhhh... làààà, Lu'... C'est fini... je t'avais bien dit, non, ce jour là, que je ne mourrais jamais... souffla Ace. Tu sais... le jour où Sabo est partit...

Luffy cessa de se débattre dans les bras de son frère, surpris. Comment est-ce possible ?

Ace posa son menton sur l'épaule de Luffy et récita à voix basse* :

« Itsumade ki ni sareru ? Sekentei !
Sou de nakutemo otona wa katte de
Kudaranai otonatachi no HERIKUTSU
Sonna HERIKUTSU ni orera kyoumi nai !

NEWS bangumi ni deteru BAKA kyouju
ERA sou na taido de orera wo hihan
Kurutta genzou This is genjou kore mo zenbu subete orera no sei ? »

Ace resserra ses bras autour de son frère.

- Tu t'en souviens, de cette chanson, Lu' ? souffla Ace.

Pour toute réponse, Luffy chantonna doucement, les larmes aux yeux :

« Shibarareru na !
Keep it real kowagarazu ni so jibun no kimochi ni shoujiki ni naru
Sunao to chokkan sae areba orera saikyou nandakara
Dream and hope sore wo mitsukete yaritai you ni mae ni susumeba ii
Ki ni sunna kudaranai mae hyouban to otonatachi no sekentei... »

Ace sourit et relâcha son frère qui se tourna vers lui. Et qui lui sauta dans au cou.

Ace manqua de tomber en arrière sous l'assaut mais teint bon. C'était tellement bon de revoir son frérot.

- Ace... souffla Luffy. Co-comment... ?

- Me pose pas la question, trop compliqué, même Marco a renoncer à comprendre, sourit Ace avec un geste de la main. Putain, t'as poussé pendant mon absence...

- Tu m'as retrouvé à temps et au bon moment pour mon triomphe, Ace ! Shishsihishi ! ria Luffy.

- Silver-san m'a indiqué la route, en laissant à Marco un éternel log. Ouais, il avait un éternel log, le Mei-ô, pour Raftell ! Bref, j'ai fait au plus vite pour arrivé à temps ! Allez, va me trouver cette foutu One Piece, Kaizoku-ou, je bouge pas d'ici !

- Tu restes faire la fête avec nous ?

L'estomac d'Ace se manifesta, faisant rire les frères D.

Ace fini par serrer un peu plus fort, son frère dans ses bras.

- J'ai eut si peur... si peur de te perdre, Luffy... désolé de t'avoir causé de la peine et du soucis... murmura Ace

- C'est fini, Ace. Tu me promets de ne plus faire un truc pareil ? fit Luffy.

- Ma parole de D., Lu' !

- Oh, et j'ai deux fruits pour toi. Donflamingo avait ton fruit du démon, et comme j'ai tué Teach, j'ai retrouvé le fruit de Shirohige ossan.

- J'ai pas besoin de mon fruit du démon, parce que je l'ai toujours. Quant au fruit de Shirohige, sérieux, c'est pas nécessaire...

- J'insiste, Ace. Il était important pour toi ! Ça vous fera à toi et tes nakama un souvenir de lui !

- On a toujours Stefan ! C'était le chien de Oyaji ! Ils ont la même moustache, je te jure !

Ace soupira quand son frère lui fit son regard de chiot.

- D'accord, comme tu veux, céda Ace. Et le Yami yami no mi ? Tu vas en faire quoi ? Du moins, si tu l'as retrouvé.

- Le scellait ici, sur cette île. Allez, viens Ace ! C'était notre rêve de gosse ! Et il faut que Sabo puisse voire vraiment tout, depuis là haut ! On accompli tout les trois notre rêve, si tu viens !

Sans pouvoir protester, Ace fut entraîné par son frère. Il le suivit en souriant.

Les rôles s'étaient inversé.

C'était les pas de son petit frère qu'il suivait à cet instant, c'était le dos de son petit-frère qu'il regardait...

- Je vais te tuer, Ace ! rugit Nami en essayant de l'étrangler.

- Du calme, Nami... fit Usopp en s'interposant avec Zoro et Luffy.

- Merci, Ace, je viens de faire fortune, grâce à toi ! ricana Zoro.

- Au plaisir, fit Ace en souriant.

C'est là qu'il avisa Robin, et en fut surpris. Il en rougit même.

- Il y avait longtemps, Portgas-san, sourit Robin.

En un seul regard, ils se rappelèrent de la seule nuit qu'ils avaient passé ensemble. Une nuit mémorable.

Le silence tomba sur l'assemblé bruyante, bientôt troublé par le rire hystérique de Luffy.

- Pourquoi tu te marres, Ahou ! s'insurgea Ace en frappant la tête de son frère.

- T'es tout rouge ! ria Luffy. Robin ! Je te donne Ace en mariage quand tu veux ! Shishishishi !

Robin piqua un fard, un sourire timide aux lèvres. Sanji essaya à son tour d'étrangler Ace qui secouait son frère par les épaules.

- Ohé ohé ! Tu me fais quoi là !? demanda Ace. C'est moi qui décide ce genre de chose ! Et tu parles de mariage, monsieur qui disait qu'il ne se marierait jamais !

Tout le monde riait face à ça.

Finalement, bras dessus, bras dessous, Ace et Luffy, entouraient de l'équipage du petit-frère, se dirigèrent vers la One Piece.

Ace était heureux.

Il était rentré chez lui, et avait eut droit au rire de son petit-frère. Marco, qui l'avait promu Ichibantaï Taïsho et Fuku-senshô, lui avait dit qu'il ne lui offrirait pas de fête, tant qu'il ne serait pas de retour auprès de l'équipage, après avoir vu son frère.

Honnêtement, Ace était assez pressé...

Après tout, ça faisait des siècles qu'il n'avait pas vu son équipage. Il les avait laissé au mauvais moment, de façon si inadéquate... mais là, le rire de son petit-frère était la chose la plus précieuse qui soit.

Son trésor.

Luffy attira la tête de son frère contre sa bouche et lui souffla à l'oreille :

- Je veux que tu vives, Ace. Que tu vives libre et heureux...

- Yakusoku, Lu', assura Ace.

Luffy eut un immense sourire.

Ace le lui rendit.

Peu importe que le monde lui crache au visage parce qu'il était la fils de Roger...

Il existait des gens qui voulait le voir vivre.


* Alors, Ace et Luffy nous interprètent le titre Keep it Real du groupe Japonais One Ok Rock. J'ai toujours bien vu les deux frères entrain de la chanté, encore une de mes petites fantaisies. Néanmoins, la chanson vaut le détour !.

Eh bien voilà, c'est fini.

R&R svp et à là prochaine !

Merci encore !