TRADUCTION : A Furry Problem
Auteur : Black Hawk, traducteur : KiiTa, beta : NekoJilly
Manga/livre : Le Hobbit, appartient à : J.R.R. Tolkien
Rating : K+, c'est du Family :3
Résumé : Même s'il ne voudrait jamais l'admettre, Thorin abritait le désir secret d'être un détective et se croyait plutôt bon à la résolution de mystères. Alors il décida de se lancer ardemment dans la découverte de l'identité de l'agresseur de Kíli.
Voici la 4ème histoire de la série des « problèmes » :
1. A Manly Problem (disponible sur mon profil)
2. A Girly Problem (disponible sur mon profil)
3. A Racing Problem (disponible sur le profil de NekoJilly – ma béta adorée qui va se crever les yeux avec ce que je lui fais corriger).
Mais chacune des histoires peut être lue séparément !
« Au nom de Durin, qu'est-il arrivé à ton visage ? » demanda Thorin, fronçant les sourcils.
Kíli arrêta de mâcher et le fixa. « J'ai toujours eu cette tête. »
Fíli eut un reniflement moqueur et Dís lui lança un regard en guise avertissement. « Tu as l'air très bien Kíli. Tu es très beau. N'est-ce pas ? » souligna-t-elle, levant un sourcil vers son propre frère.
« D'habitude il ressemble à une loutre, mais là on dirait qu'il vient juste de se prendre un coup par un cheval. »
Kíli prit un air renfrogné et tira un peu plus ses cheveux sur les bords de son visage alors que Fíli eut un rire étouffé. « Maman a raison. Il est exactement comme d'habitude. »
Kíli donna un coup de coude à son frère, coupant Fíli dans son rire.
Avec un soupir, Thorin se pencha par-dessus la table pour attraper son plus jeune neveu par le menton et mettre sa tête de côté, révélant une lacération légèrement enflée.
Dís eut le souffle coupé. « Kíli ! »
« C'est rien ! » lâcha-t-il, se dégageant de la prise de son oncle.
« Qui t'as donné ce coup ? » demanda Thorin, se rasseyant sur son siège.
« Personne ! »
« Laisse-moi voir ça », fit Dís en se levant.
« Non, je vais bien », cria Kíli, éloignant les mains de sa mère quand elle essaya d'inspecter sa blessure.
Thorin plissa les yeux en direction de l'ainé quand il remarqua que ce dernier restait bien silencieux. « Tu sais, n'est-ce pas ? »
Fíli détourna les yeux du spectacle de sa mère qui avait collé son frère contre son siège pour qu'il se tienne tranquille. « Pourquoi dites-vous ça ? »
« Ça a l'air infecté. » Dís soupira et relâcha son plus jeune fils, qui s'écroula presque de sa chaise. « Reste là. »
« Tu devrais être aussi intrigué que ta mère pour cette blessure, mais tu ne l'es pas. »
Les 2 garçons échangèrent un regard nerveux avant que Fíli n'ose recroiser le regard de son oncle. « S'il dit que c'est rien, c'est que c'est rien. »
Thorin plissa davantage vers Fíli, alors que de son coté Kíli criait de douleur avec l'alcool que lui mettait sa mère sur la blessure. Même s'il ne voudrait jamais l'admettre, Thorin abritait le désir secret d'être un détective et se croyait plutôt bon à la résolution de mystères. Alors il décida de se lancer ardemment dans la découverte de l'identité de l'agresseur de Kíli.
Plus tard, Fíli regardait son petit frère jouer avec son animal alors qu'il enlevait ses bottes et se préparait à aller se coucher. L'héritier aux cheveux bruns était étalé sur son lit et souriait au rongeur – qu'ils n'avaient pas encore identifié – qui marchait vers lui.
« T'as fini par lui trouver un nom ? » demanda Fíli en s'asseyant sur son lit.
« Mr Snunkles. »
Fíli eut un sourire en coin. « Pourquoi ? »
« Parce que j'ai décidé que c'est ce qu'il va être. Un snunkle. »
Fíli rit. « Par Arda, qu'est-ce qu'un snunkle ? »
Kíli haussa les épaules, amusé par les moustaches de son snunkle qui lui chatouillaient le visage. «Même Thorin n'as pas pu dire ce que c'était, alors j'ai décrété qu'il serait ça. »
« Si au moins c'est un il… » Fíli s'allongea et regarda la bestiole poilue au long nez commencer à mâchouiller l'un des lacets de la tunique de son frère. « Tu sais que Thorin pense que Mr. Snunkles est un visiteur temporaire et non pas un animal de compagnie. »
Kíli fronça les sourcils. « Ce n'est pas à lui de décider. »
Les yeux du blond se posèrent sur la marque présente sur la joue de brun. « Tu ne vas pas leur dire ce qui s'est passé, n'est-ce pas ? »
Kíli se redressa et remit gentiment Mr. Snunkles dans sa cage puis se glissa sous ses couvertures, les tirants jusqu'à ses épaules, tournant le dos à son frère. Fíli soupira puis se blottit lui aussi, tout en soufflant les bougies pour les éteindre.
Le jour suivant, Thorin emmena ses neveux pour une session d'entrainement avec les (aux) armes, pour remarquer des coupures sur les poignets de Kíli, comme si des ongles s'étaient plantés dans la peau, et le détective en lui prit le dessus.
« D'où est-ce que ça vient ? » demanda Thorin, le prenant par le bras et le soulevant afin de révéler les marques.
Kíli grimaça et essaya de se dégager. « Nulle part. »
Thorin se tourna vers Fíli. « Eh bien ? »
Le blond déglutit, son regard tourné vers son frère. « Kíli », siffla-t-il. « Dis-lui. »
« Jamais », lâcha Kíli, puis il se tourna vers son oncle avec un visage calme. « Je me suis coupé par accident. Quand j'étais en train de… couper des carottes. »
Thorin haussa un sourcil. « Des carottes ? »
Kíli hocha la tête. « Pour le ragout de maman. »
« Comme si tu avais déjà coupé des carottes dans ta vie. » Thorin relâcha son neveu et Kíli recouvrit rapidement son poignet avec sa manche. Thorin eut un petit sourire. Ces deux-là croyaient pouvoir berner son esprit de déduction, hein ? « D'ailleurs, c'est ton poignet, pas tes doigts. »
« Il est vraiment mauvais pour couper des carottes », intervint Fíli.
Kili approuva. « Elles roulent et tout… »
« Il les hache comme elles viennent. »
Kíli remua la tête encore plus vigoureusement.
Thorin grogna, croisant les bras sur sa poitrine alors qu'il scrutait les deux. Il savait qu'ils mentaient. Depuis qu'ils étaient tout petits, la manière de le reconnaitre était que Fíli avait les yeux rivés sur son frère, probablement pour vérifier qu'ils étaient sur la même longueur d'onde, et Kíli passait son temps à remonter l'arrière de son pantalon comme si ce dernier le démangeait.
Les deux se tenaient côte à côte, dans un silence mutuel, et il savait que s'il voulait avoir une chance de résoudre ce mystère, il lui faudrait de la patience. Tout en soupirant, Thorin leur fit un signe de la main, visant à leur faire croire qu'il avait avalé ce mensonge et leur permit de stopper l'entrainement.
Alors que les deux étaient sur le chemin du retour, Fíli murmura à son frère. « Ça ne peut plus continuer Kíli. Tu dois le dire à quelqu'un… ou laisse-moi faire au moins quelque chose à ce sujet. »
Kíli mira son frère. « Ce n'est rien que je ne puisse gérer. »
« Ah ? »
« Ne me fais pas 'Ah ?' ! Tu sais aussi bien que moi qu'il n'y a qu'une manière d'arrêter tout ça, et je ne l'accepterai pas. »
« Alors je le ferai ! »
« Non ! Je peux me débrouiller face à lui tout seul si je veux. Et… je le ferai. »
Fíli eut un regard sceptique. « Si tu pouvais, tu l'aurais fait depuis longtemps. »
Une semaine plus tôt
Fíli leva son couteau, prêt à exécuter la vermine tombée dans son piège quand Kíli cria. S'arrêtant en plein mouvement, Fíli jeta un regard ennuyé à son frère. « Quoi !? »
« Ne fais pas ça ! » cria Kíli. « Tu ne peux pas le tuer ! »
« Tu viens juste de me voir tuer deux lapins et – »
« Mais celui-là est différent. » Kili se rua jusqu'au piège et s'agenouilla à côté du rongeur. « Il est tellement pelucheux et… mignon. »
« Mignon ? » Fíli s'attendit à ce que son frère rît, mais il n'en fut rien. « C'est de la vermine, Kíli. Une sorte de… musaraigne ou hérisson déformé. »
Mais c'était trop tard. Kíli avait déjà laissé la chose sortir de la cage et la câlinait contre son torse, faisait des sortes de roucoulement. La petite créature se blottit contre son menton, le faisait rire. « Je crois qu'il m'aime bien ! »
Fíli le regarda, choqué, puis cligna des yeux. « J'ai dû rater le moment où tu t'es cogné la tête ce matin. »
« Regarde, il a même des moustaches, comme un chaton ! » Kíli tendit le rongeur vers son frère avec un sourire.
« C'est probablement couvert de tiques et de poux ! »
« Alors je lui donnerai un bain. »
« Je ne peux pas y croire – tu es en train de faire ami-ami avec notre diner ! »
Kíli beugla et cacha l'animal sous son manteau. « On le mangera pas ! »
« Pourquoi pas ? »
« On ne peut pas ! On ne sait même pas ce qu'il est – il pourrait être empoisonné. »
« Raison de plus pour le tuer et le laisser derrière. »
Kíli eut un regard foudroyant. « N'as-tu aucune décence ?! » Sur ce, il s'éloigna, emportant son nouvel 'animal de compagnie' avec lui.
Au début, avoir cette vermine dans leur chambre était amusant. Kíli avait construit une cage pour la créature et avait tenu sa parole au sujet du bain. Il le nourrissait avec des épluchures de légumes et le sortait de sa cage pour lui faire faire de l'exercice tous les jours, ce qui consistait souvent à le laisser marcher sur son corps pendant qu'il était allongé sur son lit, l'observant. Même s'il n'avait pas désiré tenir la créature lui-même, il fallait qu'il l'admette, il commençait à s'attacher à cette boule de poil. Elle avait de grands yeux et faisait de petits couinements innocents.
Et puis c'était arrivé.
Kíli était allongé comme à son habitude, laissant le rongeur sur lui quand soudainement il glapit.
« Qu'est-ce qu'il y a ? » demanda Fíli.
Kíli repoussa le rongeur et leva sa chemise pour examiner son estomac avant de se tourner vers Fíli choqué. « Il m'a mordu. Ce petit gobelin m'a mordu ! »
Fíli attrapa un couteau sur sa table de chevet et le tendit dans une offre silencieuse.
Les yeux de Kíli s'ouvrirent et il remit promptement l'animal dans sa cage. « C'était un accident. J'en suis sûr. »
« C'est un animal sauvage, Kíli. »
« C'est mon meilleur ami et il m'aimera pour toujours ! »
« Mais alors qui je suis moi ? »
Après le drame de ce premier épisode, Fíli sut rester calme quand cet incident se produisit de nouveau. Cette fois ci, Kíli était en train d'offrir à la créature un brin d'herbe quand le petit bâtard se précipita pour mordre son doigt à la place.
« Ce n'était pas un accident », observa Fíli.
« Il a dû croire que c'était de l'herbe, c'est tout. »
Fíli haussa un sourcil. « Il pourrait transporter des maladies. Tu pourrais en mourir. Il faut que ça cesse. »
« Non, non ! C'est bon. Je vais juste nettoyer la plaie », répondit Kíli, tout en enroulant un morceau de tunique autour de son doigt saignant.
Fíli resta l'étudier un moment, pesant ses options avant de se diriger vers la porte. « Je vais le dire à maman. »
« Quoi ?! » Kíli tourna brusquement la tête vers lui. « Tu ne peux pas ! Elle le mettrait dans notre ragout ! »
« Exactement ! » Fíli plaça sa main sur le loquet de la porte.
« Fíli, ne fais pas ça. S'il te plait. »
Les cheveux de Fíli passèrent par-dessus son épaule quand il tourna la tête vers son frère, la bouche ouverte pour lâcher un commentaire sec. Mais quand il vit l'air abattu et désespéré que son frère avait, il se souvint de comment ce dernier était tombé et s'était écorché le genou pendant la course dans laquelle il l'avait poussé, et réalisa qu'il lui devait quelque chose en retour.
« Une semaine », fit Fíli, levant un doigt. « Je te donne une semaine pour régler ça. Apres je m'en débarrasse personnellement. »
Kíli approuva, souriant. « Merci. »
Suite demain (enfin aujourd'hui) soir !
