Disclaimer: Tout le monde de Hétalia appartient à Hidekazu Himaruya.
Parings: Fruk en second plan.
Genres: Humour, Romance, Angst, Aventure
Rating: On va dire T, avec ce que j'ai prévu.
Chapitre 3: D'un Monde à l'Autre
Arthur jura. Il avait encore raté. Et quelque chose s'était produit. Il avait appelé à contrecœur ses frères. Et ceux-ci avaient vite dit les choses telles qu'elles étaient. «Francis est dans un autre monde.» Et le pire c'est qu'un autre Francis avait prit sa place. Habillé dans un style XIXe siècle, il était inconscient et l'anglais avait eu besoin de ses aînés pour le transporter dans une chambre.
Écosse lui avait fichu une paire de baffe bien sentie et lui avait arraché le grimoire des mains. Irlande n'avait rien dit mais un regard chargé de colère avait suffit à exprimer ce qu'il pensait. Quand à Pays de Galle, il avait soupira et s'était immédiatement mis au travail. Il allait retrouvé Francis en utilisant une recherche de son aura. Si ça ne marchait pas, il lancerait un sort d'écho, se basant sur l'aura de l'autre Francis, pour retrouver son monde où leur Francis devait être.
En attendant, l'anglais avait été jeté hors de sa cave, ses frères se mettant au travail. Il était donc allé au chevet de son invité.
Qu'allait-il faire?
Il avait perdu Francis dans un autre monde.
Il allait falloir qu'il trouve une excuse pour son absence si cela se prolongeait.
Et non, il n'était pas inquiet. Il n'était pas inquiet pour son amant. Il était juste inquiet des conséquences de sa disparition. C'était tout. Rien de plus.
Il tentait de s'en convaincre quand l'évanoui bougea, ouvrant les yeux avec difficulté. Il se redressa lentement, regardant autour de lui avec un rien de panique.
Arthur décida de parler et de le rassurer «Ne t'en fais pas. Tout va bien.»
L'autre posa les yeux sur lui et le regarda avec intensément. «...Ar...Arthur?» il avait un ton hésitant et qui avait quelque chose de...l'anglais ne mettait pas le doigt dessus. Mais ça ne lui plaisait pas.
Francis se redressa et dit «J'ai perdu conscience? Désolé de t'avoir fais perdre ton temps. Je...J'ai raté la réunion?» Il sembla soudain mal à l'aise «Je suis désolé. Je...»
L'ancien empire s'étonna que l'autre veuille s'excuser ainsi. Il ne comprenait pas cette attitude. Il finit par se reprendre et dit «Non attends, je ne suis pas ton Arthur. Je suis celui d'un monde parallèle. Tu as échangé ta place avec le Francis de ce monde.»
Le français resta les yeux grands ouverts et le regarda, comme s'il n'y croyait pas. Puis il eut un léger rire «C'est une plaisanterie?» Puis il cligna des yeux, fixant l'anglais avec hésitation «Ou alors tu me teste?
- Quoi? Mais non.» s'exclama Arthur, surpris de cette réaction. Il comprenait que l'autre ait du mal à croire toute l'histoire mais qu'il pense à un piège. «Pourquoi pense-tu que je te piège?
- Me faire croire que je suis dans un autre monde, me faire croire que je ne suis pas chez moi pour voir si je te suis toujours fidèle.»
Arthur ouvrit de grands yeux, ne comprenant pas ces mots. Quelle fidélité? Il n'était pas certain de comprendre et ne voulait pas savoir. «Si je t'assure, tu es dans un autre monde.» il réfléchit quelques instants puis dit, rapidement «Mais ne t'en fais pas, mes frères travaillent pour te faire retourner chez toi. Et récupérer le Francis de mon monde aussi.»
L'autre frémit. «Ce n'est pas une plaisanterie?» Il voulut sortir de son lit «Je dois rentrer chez moi. Arthur va être en colère.
- Et alors?» répliqua l'anglais. «Moi aussi je suis fâché de savoir mon rival dans un autre monde. Il va prendre son mal en patience ou chercher une solution de son côté.»
Francis le regarda, étonné et balbutia «Rival? Vous êtes adversaire dans ce monde?
- Plus vraiment aujourd'hui. Nous sommes alliés et amis.» Admit-il, les joues rouges, un peu honteux d'avouer ça à un double de son amant.
Pendant un instant, une lueur d'envie apparut dans les yeux du français. Il ne dit pas un mot. Il se contenta de serrer les lèvres et regarder les draps.
«De quelle fidélité parlais-tu?
- Je..» Il semblait honteux et hésitant à la fois et finit par dire, du bout des lèvres «...je fais partie de l'empire britannique.»
Arthur ouvrit de grands yeux. Il n'en revenait pas. Il n'arrivait pas à y croire. Comment était-ce possible? Pendant un instant, il imagina posséder son rival et que celui-ci lui soit fidèle. Il eut un vague sourire, sentant ses pulsions de dominations remonter un peu.
Francis le fixa, lui jeta un regard noir et, presque dans un geste de colère flanqua une claque à l'anglais. Celui-ci tomba par terre, les yeux ronds et le regarda avec surprise. Le français sembla stupéfait par son geste et balbutia, tremblant «Pardon, je suis désolé.»
Arthur se redressa et secoua la tête «Non c'est ma faute. Je ne devrais pas imaginer des choses.» Il se leva et demanda, d'un ton plus cordial «Tu veux boire quelque chose?
- Je veux bien du thé.» fit timidement le français «Tu veux que je m'en occupe?
- Ne dis pas de bêtises, tu es mon invité. Je suis un gentleman.» il lui fit signe de le suivre et descendit en bas. Cette attitude un peu servile ne lui plaisait pas des masses et il voulait en savoir plus sur cette histoire de conquête de France qu'il avait fait dans un autre monde. Il se lécha les lèvres malgré lui, curieux de savoir comment cela s'était passé. Il arriva dans la cuisine et mit de l'eau à chauffer.
«Quelle est cette magie?» S'exclama l'autre en reculant jusqu'au mur, regardant la bouilloire avec surprise.
«Ha oui. Je pense que mon monde n'est pas à la même époque, la même année, que la tienne.» Expliqua Arthur, se frottant la nuque. «On est en quel année dans ton monde?
- ….1812.» admit l'autre, toujours sur la défensive. Il semblait terriblement méfiant.
L'anglais hocha la tête et reprit, d'un ton plus chaleureux «ne t'en fais pas, ici nous sommes en 2013. C'est normal qu'il y ait des choses que tu ne connaisse pas.»
Francis ouvrit de grands yeux mais s'assit quand l'anglais lui fit signe, toujours un peu tendu, mal à l'aise. Il ne se sentait pas en sécurité sans doute. Arthur chercha comment l'aider à se détendre. Il eut un sourire espiègle et dit «Alors comment est mon double? Je suis sûr que je suis un râleur, un peu ambitieux, qui se croit le plus grand empire au monde?
- Il l'est.» fit le français, regardant le sol avant d'ajouter «Il travaille un peu trop. Si je n'étais pas là, il ne mangerais pas correctement et ne dormirait pas assez.» Il semblait un peu remonté à ce sujet.
Arthur fut un peu surpris par ces révélations. «Tu vis chez lui?
- Oui. Comme certaines de ses colonies.» Francis serra doucement les poings et continua «Il est dominateur, a un sens de l'humour que lui seul trouve drôle, il aime que les autres aient peur de lui je crois.» Il prit une grande inspiration et continua, hésitant «Il possède le plus grand empire au monde, et personne ne peut le défier.»
L'anglais fronça les sourcils et demanda, soudain terriblement intéressé «Personne ne s'est rebellé contre lui? Une de ses colonies n'a-t-elle pas voulu devenir indépendante?»
Francis le regarda d'un regard perçant et sembla hésiter avant de dire, d'un ton plus bas «C'est amusant que tu demande ça. C'est arrivé dans ton monde?
- En quelque sorte.» Grogna Arthur «Alfred s'est détaché de moi et est devenu indépendant. Il y a eu une guerre et tu l'as aidé à avoir sa liberté.» il ne voulait pas en dire plus. Il n'aimait pas penser à ce moment du passé. Il continua à préparer le thé pour chasser ces pensées et posa une tasse pleine devant son invité, avant de prendre une gorgée de la sienne.
L'autre sembla à court de mots pendant un instant puis fit «Donc il était une colonie anglaise dans ce monde?»
Le britannique s'étrangla avec sa boisson et posa la tasse sur la table, toussant sans pouvoir s'arrêter. De petites tapes dans le dos firent passer le malaise et il hocha la tête pour remercier le français. Il se reprit et fit, d'un ton plus digne «Comment ça c'était une colonie anglaise? Ce n'est pas le cas chez toi?
- Non, chez moi, Alfred était ma colonie. Quand j'ai été envahi par les anglais, mes colonies sont devenues anglaises mais lui s'est rebellé et a essayé d'avoir son indépendance. Au début, les espagnols l'aidaient mais depuis que Antonio s'est fait envahir, c'est fini. Je pense, malheureusement, qu'il ne tiendra plus très longtemps.»
Arthur ne savait pas quoi penser. Il était frustré de savoir que dans un autre monde, le français avait eu la garde du petit Amérique. Mais visiblement le garçon était resté le même, rebelle et refusant de s'incliner devant lui une fois devenu adolescent. «Je vois...
- La campagne d'Amérique est presque fini dans mon monde. Il ne tiendra plus très longtemps tout seul. Arthur l'a beaucoup laissé faire. Il aime s'amuser. Il voulait voir jusqu'où pouvait aller mon fils.» Il y avait une légère rancune dans la voix du français, qui semblait bien sombre tout d'un coup.
L'autre décida de le dérider «Ici, Alfred est un pays très puissant. L'un des plus puissant, si ce n'est le plus fort. Personne ne peut le défier.» Il enjolivait les choses, pour rassurer son invité, lui faire savoir que dans un autre monde, son fils était devenu puissant. Même si cela pouvait l'assombrir car lui rappeler que ça n'arriverait pas dans le sien.
«Je vais aller voir où en sont mes frères.» fit Arthur, pour rompre le silence, mal à l'aise devant le regard un peu fuyant de son interlocuteur. «Reste ici, je reviens.» Il s'éloigna pour descendre à la cave, plongé dans ses pensées.
Dans un autre monde, il était un puissant empire qui avait envahi la France.
Cette idée créait en lui un mélange de fierté et d'un autre sentiment qu'il ne parvenait pas à définir.
Il ne savait pas quoi en penser.
Posséder son rival? Il l'avait longtemps voulu et l'idée que c'était arrivé dans un monde parallèle le troublait.
Il éprouvait une vague sensation d'envie qui ne le quittait pas. Il se sentait jaloux.
Il ouvrit la porte de sa pièce de magie et fit «Vous avez trouvé quelque chose?
- Non. Et qu'est-ce que tu fais là? Tu l'as laissé seul?
- Il s'est réveillé et prend un thé à la cuisine.» répondit Arthur, en s'approchant. Il poursuivit «Vous avez trouvé quoi?
- On cherche l'aura de Francis, ce n'est pas facile.» s'exclama l'écossais. Il écarta une mèche rouge de son front et se tourna vers son petit frère. «On va peut-être essayer de se servir de celle de notre invité pour trouver son monde. Il semble être à la fois dans une autre dimension et dans une autre époque. Ça va faire une double recherche.
- D'accord.» Il se pencha sur le grimoire pour regarder la feuille couverte d'écriture posée sur le bureau. «Vous avez fait des essais au moins?
- Pour qui nous prend? Bien entendu. On a eu un vague écho mais c'est lointain. On n'arrive pas à accrocher. On va essayer encore une fois.» Il se tourna vers le pentacle tracé au sol et reprit «Va donc t'occuper de ton invité.
- Hum.
- Quoi?
- Il agit bizarrement avec moi.» souffla l'anglais, avant d'ajouter, d'un ton plus bas «Il semblerait qu'il ait été envahi par l'empire britannique dans son monde.
- Ne t'avise pas de fantasmer là-dessus.» avertit Alister avant de pointer son doigt vers son cadet et ajouta, d'un ton menaçant «Ne t'avise pas non plus de profiter de la situation. Tu assouvira tes pulsions sur notre Francis quand on le retrouvera.»
Arthur rougit et s'exclama, furieux «Je n'y pensais pas. Je suis pas comme ça.» Il se sentait offusqué que son aîné fasse ce genre de sous-entendu.
«T'as intérêt sinon t'auras affaire à moi. Si tu n'es pas fidèle à Francis je te refais le portrait.»
L'anglais tourna les talons et partit sans un mot, retournant à la cuisine. Il était toujours en colère et s'assit brutalement.
L'autre sembla un peu intimidé et fit «Il y a un problème?
- Mes frères. Il n'y a rien à faire à leur sujet.»
Francis eut un petit sourire et fit «Un point commun avec mon monde, ils aiment aussi l'embêter mais vu qu'ils sont sous domination, ils ne vont jamais trop loin.»
Arthur n'osa pas dire que seul Irlande n'était plus sous son contrôle, contrairement aux autres. Il ne voulait pas passer pour un tyran aux yeux de son invité qui semblait un peu trop dominé à son goût. Son Francis lui manquait. Il aurait tout donné pour entendre ses moqueries ou ses taquineries habituelles. Ou même un truc pervers. Un pincement au cœur lui fit se mordre les lèvres.
«Tu es inquiet pour l'autre moi?» fit soudain l'autre, haussant un sourcil. Il semblait être perspicace.
Arthur eut un grognement et répondit «Oui.
- Mon Angleterre devrait essayer de sauver la situation de son côté. Il va vite découvrir que ce n'est pas moi.
- Il ne risque rien?
- Ce n'est pas un monstre.» fit rapidement le français, gardant les yeux baissés.
Arthur aurait aimé savoir quelle était la relation exacte entre son double et celui de Francis. Il se demandait comment avait évolué ce monde. Et il était curieux d'en savoir plus. Il allait essayé de poser des questions, en restant discret. Il voulait savoir à quel point son double était puissant. Un sentiment inconnu l'envahissait. Parfois l'époque où il était un empire lui manquait. Sa puissance lui manquait aussi.
«Dis m'en plus sur ton monde.»
Francis faisait les cent pas dans la chambre de son double, plongé dans ses pensées. Il ne voulait pas rester dans ce monde très longtemps mais en même temps il était curieux à propos de cet univers qui n'était pas le sien. Il décida de fouiller un peu la chambre pour chercher des informations. Il ouvrit la penderie et ne vit que des vêtements, il referma le meuble et alla vers la bibliothèque pour voir les titres de livres. Ils étaient en anglais et en français, de tout sujets possible.
«Rien de ce côté.»
Il alla voir sous le lit et vit un petit coffret. Il le prit et le posa sur le lit, l'ouvrant pour regarder à l'intérieur. Il vit d'abord un chapelet qui semblait assez vieux. Il y avait aussi des dessins, de Matthew enfant, de Alfred enfant, de Arthur enfant et pirate, d'Espagne et de Portugal, de Prusse et de son petit frère. Francis reposa les feuilles dans le coffre et prit les papiers. Il vit des lettres. Certaines étaient de Canada, d'autres d'Espagne. Elles semblaient un peu passée. Il les rangea et remit le coffre à sa place, se relevant ensuite.
«Rien d'intéressant par là.»
Il alla s'asseoir devant le bureau et décida de le fouiller aussi. Il ouvrit un tiroir et vit une sorte de carnet. Il le prit et ouvrit les pages. Il y avait des informations sur les pays, des choses que l'autre Francis avait relevé. Visiblement son double avait joué un rôle d'espion.
Il espionnait les pays pour le compte de l'empire britannique. Et qu'il avait rassemblé pas mal d'informations pour l'anglais sur les différents pays et leur attitude vis-à-vis de l'empire.
Francis en eut un pincement au cœur. Pourquoi l'autre faisait-il ça? Vu l'attitude d'Arthur, on pouvait imaginer qu'il n'avait pas le choix.
«Tiens tiens. Qu'avons nous là?» Fit une voix derrière lui. Une main attrapa le carnet et Francis se retourna, tombant nez-à-nez avec l'anglais qui regardait à présent les différentes pages d'un air impassible. «Il a fait du bon travail. C'est exactement ce que je voulais.» conclut-il en refermant ce qu'il tenait, le gardant entre ses doigts. Nul doute qu'il allait l'emporter avec lui.
«Que vas-tu faire?»
Arthur le fixa avec amusement «Déjà je vais lire tout ça. Et ensuite j'agirais. Je ne peux laisser des choses se faire derrière mon dos. J'aurais sans doute des gens à punir» susurra-t-il d'un ton menaçant.
Francis eut un frisson et se reprit pour dire «Et...»
Il n'eut pas le temps d'achever sa phrase que l'empire le coupa «Je commencerais à chercher une solution après le dîner. Je n'ai pas eu le temps avant.»
Ce n'était pas ce que voulait savoir le français mais il préférait ne pas poser d'autres questions. Arthur se détourna «Le repas sera servi bientôt. Ce soir, nous mangeons en petit comité. En famille. Devant Matthew tu devras jouer ton rôle.»
Il partit, refermant la porte derrière lui et emportant le carnet. Francis reprit son souffle, effaré. L'autre allait sans doute trouver des informations et allait punir les responsables. Il avait eu le temps de lire les mot «rébellion» à plusieurs reprise. Il craignait le pire. Et si les responsables pensaient (à juste titre) que c'était la faute de son double? Francis sentait que la confiance était fragile, il ne voulait qu'elle soit brisé.
Il continua à fouiller le bureau et trouva un autre carnet, il l'ouvrit et lut une page au hasard.
Alfred m'inquiète.
Cette guerre ne se terminera pas bien pour lui. Il n'a plus l'aide d'Espagne depuis que celui-ci s'est fait envahir. Il est seul contre un empire très puissant et ne pourra pas résister éternellement. Sa rébellion était magnifique et je suis fier de lui. Depuis que je l'ai trouvé je suis fier de lui, mais j'ai peur pour lui. De ce que Arthur pourrait lui faire s'il le capturait. Je suis certain de pouvoir calmer l'empire britannique mais si je n'étais pas là? Je sais que Arthur n'est pas quelqu'un de mauvais et qu'il a un cœur mais le pouvoir lui ait monté à la tête. Alfred n'a pas voulu tomber entre ses mains et s'est rebellé, essayant de devenir indépendant. Il a beaucoup de courage mais je crains que ses efforts ne soient vains. Heureusement Matthieu ne l'a pas suivi dans cette folie. Lui aussi est inquiet, je le vois bien. Et il s'en fait aussi pour moi. Sauf que je ne risque rien personnellement. Alfred mérite bien plus son inquiétude. Je n'ai pas de nouvelles depuis des années. Et ce n'est pas faute d'avoir essayé de communiquer avec lui mais Arthur a déjoué toutes mes tentatives. Je ne sais rien, j'ai tenté d'interroger l'empire mais je n'ai pas réussi à savoir quoique ce soit.
Francis cessa de lire, voyant la date. Il reposa le papier. Il fallait qu'il réfléchisse. S'il avait bien compris, son double était sous le contrôle de l'empire britannique et était l'amant d'Arthur. Alfred était sa colonie et s'était rebellé pour ne pas tomber sous le contrôle des anglais quand lui était tombé entre les mains d'Arthur. C'était difficile à croire tout ça. Francis en avait mal au crâne. Il ne savait pas quoi penser.
Dans son monde, Alfred et Matthew étaient ses fils. Arthur l'avait transformé en fille et avait profité de la situation. C'était de là qu'était né les jumeaux.
Mais dans celui-ci? Arthur semblait plus distant. Etait-il le même père aimant qu'il était dans son monde? Il le verrait bien assez tôt.
«Qu'est-ce que je fais là?»
Il se prit le visage dans les mains et prit une grande inspiration. Il ne fallait pas qu'il craque, il fallait qu'il tienne bon. Arthur allait le retrouver. Ou alors l'autre Arthur allait trouver une solution.
Il se leva et sortit de la chambre, décidant d'aller marcher un peu dans les couloirs. Il avait envie d'aller parler au Gilbert de ce monde. Mais il avait peur de la distance qu'il y avait encore eux. Il pouvait aller boire une bière avec Bavière, s'il le trouvait. Mais il pouvait aussi visiter un peu la maison. Il marchait dans les couloirs. Il voulait savoir des choses sur ce monde.
Arthur entra dans son bureau et jeta le petit carnet sur le bureau. Il resta pensif. Il avait aperçu des choses intéressantes sur les pages. Mais Francis n'avait fait que des suppositions. Rien n'était prouvé. Il ouvrit le carnet et regarda un passage sur Espagne. Son amant avait observé et avait recueilli des informations. Il avait apprit qu'un complot et une sorte de révolution allait éclater dans le pays. Mais il ne savait pas quand ni qui.
Il se frotta le menton. C'était difficile de faire quelque chose à ce sujet. Tout n'était que suppositions. Rien n'était prouvé. Espagne nierait en bloc. Il eut un doute Marco savait-il quelque chose? Allait-il aider cette rébellion? Il ne savait pas vraiment quoi en penser.
Alors qu'il allait demander à ce que l'on fasse venir Espagne, on frappa à la porte. Il vit entrer un domestique qui fit, timidement «Un homme demande à vous voir seigneur Kirkland.
- Un homme?
- Un des nobles espagnols venu avec la nation d'Espagne.»
Arthur haussa un sourcil et fit «Que veut-il?
- Vous informer de quelque chose de très important à propos de son pays.»
L'anglais eut un sourire diabolique et déclara «Fais le venir.»
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