Disclaimer: Tout le monde de Hétalia appartient à Hidekazu Himaruya.

Parings: Fruk en second plan.

Genres: Humour, Romance, Angst, Aventure

Rating: On va dire T, avec ce que j'ai prévu.


Chapitre 4: Empire


«Comment ça, que je te parle de mon monde?

- J'aimerais en savoir plus. Simple curiosité de ma part bien entendu. Puisque nous avons du temps à perdre. Je pourrais également vous parler du mien.» Arthur espérait cependant que l'autre parlerait d'abord. Il était curieux de savoir ce qui s'était passé dans l'autre monde. Impatient même. D'après ce qu'il avait comprit, son double dominait ce Francis. L'idée lui plaisait et il voulait tout savoir là dessus. Il n'avait jamais pu atteindre ce but dans son monde, et était curieux de savoir comment l'autre lui avait fait pour envahir son rival.

«Il y a beaucoup de choses à dire. Veux-tu que je te parle de ton double? De comment il est devenu un si grand empire?»

Arthur hocha la tête, heureux de cette proposition. Tout se déroulait comme prévu. Il allait en savoir plus et connaître le secret de la réussite de son double.

«Tout d'abord sache que ton double a tout planifié soigneusement, chaque coup était calculé et les événements sont bien tombés à chaque fois. Tout à commencé à l'époque de la guerre de succession d'Autriche. Il a profité du conflit pour débarquer aux Pays-Bas et les envahir. Il a si bien joué son coup qu'il a ajouté ce pays à son empire rapidement. Il a placé une sorte de parlement fidèle à l'Angleterre à la tête ce sa conquête. Il y a eu des discussions au niveau international mais il a réussi à conserver tout ça. Ensuite, il a envahi la Belgique. J'ai tenté d'aider ma sœur mais...Je n'ai pas réussi à prendre le dessus. Ce conflit s'est terminé sur un statut-quo. Il gardait la portion de territoire conquise mais arrêtait de s'emparer des terres. Belgique a beaucoup souffert de cette situation.» Il but une gorgée de thé, regardant le sol, plongé dans ses souvenirs. Il semblait hésiter puis il reprit, d'un ton neutre «Plus tard, la guerre de 7 ans a éclaté.»

Arthur haussa un sourcil. Enfin quelque chose qui ressemblait à son monde. Il en fut presque soulagé. Il allait dire quelque chose mais n'en eut pas le temps.

«J'ai été obligé de participer à cette guerre. Il en a profité pour finir d'envahir la Belgique et a lancé des attaques à partir de ses territoires en Amérique du Nord. J'étais inquiet pour les jumeaux et j'ai du abandonner Jolien pour aller aider mes fils. Alfred avait plus grandit que Matthieu mais aucun des deux n'avait un âge physique suffisant pour se battre. J'ai du affronter Arthur sur plusieurs fronts. Et il m'a finalement capturé.»

Arthur plissa les yeux, il n'aimait pas la tournure de la conversation. Il se doutait un peu de ce qui allait suivre. Et il n'aimait pas ça.

«Mon pays a du verser une rançon pour me récupérer, dans le plus grand secret. Mais quand je suis revenu chez moi. Ça a été pour apprendre que mon roi avait cédé Canada et les Caraïbes à l'Angleterre pour pouvoir conserver les colonies d'Amérique restantes. Je gardais Alfred mais je perdais Matthieu.» Il posa sa tasse de thé, pensif. Il se tut quelques instants avant de reprendre, serrant les poings «Mais la perte des colonies a causé une perte d'argent. Les caisses du royaumes se sont vite retrouvés vides. Suite à ça, il y a eu des problèmes climatiques qui ont conduit à la perte des récoltes. Le peuple avait faim et le roi n'entendait pas. Il a finit par se rendre compte de la situation et a décidé de réunir les états généraux, poussé par ses ministres.»

Arthur haussa les sourcils. Cela lui disait quelque chose mais cela arrivait bien plus tôt que dans son monde. Ce n'était pas sous le même roi. Il se demanda alors si les événements étaient arrivés plus tôt dans ce monde. «Laisse moi deviner, il y a eu une Révolution.

- Tout à fait. Le peuple, lassé d'être si peu écouté malgré tout, s'est rebellé.

- La prise de la prison et tout. Je sais. La terreur et tout ce qui a découlé.»

Francis cligna des yeux et fit «C'est arrivé dans ce monde?

- Oui mais plus tard que chez toi.»

Le français toussota et fit «Le problème est arrivé quand mon peuple a voulu étendre sa liberté au autres pays.

- Aïe. Je crois savoir ce qui s'est passé alors.» marmonna l'anglais, se passant la main dans les cheveux, étonné.

- Ils ont attaqué la Belgique. Arthur a aussitôt riposté. Il a repoussé l'armée à l'intérieur des terres et a lancé une vraie campagne de conquête. Et en plus de ça il y avait des problèmes à l'intérieur. Des discordes. J'étais trop faible pour résister. J'ai vite été capturé par des espions qui m'ont ramené en Angleterre dès le début du conflit. Et Arthur a conquis tout mon territoire, m'ajoutant à son empire. Et c'était un prince cadet qui eu l'honneur de diriger la France, avec un parlement solide. Mon pays a même rejoint le Royaume-Uni. A partir de là tout le monde en Europe s'est méfié d'Arthur. Alfred a refusé de rejoindre l'empire britannique. Il s'est rebellé et Antonio lui a apporté son soutien. Ça a été son erreur, il a été le prochain sur la liste.» Il se souvenait encore. Il allait mieux à se moment là et Arthur l'avait fait rejoindre l'armée, pour la conquête de l'Espagne. Il s'était battu contre son frère et l'avait vaincu. Il se demandait comment celui-ci ne pouvait pas lui en vouloir. Peut-être que il savait qu'il n'avait pas eu le choix.

«Et il s'est arrêté là?

- Non. Il a profité que Prusse tentait d'envahir Bavière pour intervenir et a ajouté Gilbert a sa liste.»

Arthur s'étrangla avec son thé. Quand cela allait-il s'arrêter? «Et pendant qu'il y est, il a aussi envahi Autriche et Hongrie.»Voyant le regard de l'autre, il eut un sueur froide «Non? Quand même pas.

- Hongrie ne fait pas partie de l'Empire, elle est une alliée comme Suisse, Bavière et Portugal.»

Arthur se demanda si son double avait la folie des grandeurs ou s'il était inconscient. Un si grand empire, cela allait faire mal s'il cela s'écroulait. Cependant une question le taraudait «Et Alfred?

Il résistait toujours tout seul. Mais je crois que ça ne dureras pas.» Il n'en dit pas plus mais il était inquiet Il avait peur de la réaction d'Arthur quand le jeune état serait capturé. Alfred était trop jeune pour vivre ça. Il ne pourrait pas tenir longtemps face à un empire aussi puissant. Celui-ci ne faisait que jouer avec sa proie. Quand il en aurait assez, il finirait le travail, sans que le jeune garçon ne puisse faire quoique ce soit.

«Comment peut-il tenir un empire si grand.

- Je ne sais pas. Il a du planifié tout ça depuis longtemps.A croire qu'il savait toujours ce qui allait se passer, il réagissait à chaque fois de la meilleure façon.

- Il est efficace n'est-ce pas?

- On peut le dire.

- Personne ne tente de se rebeller?»

Francis eut un sourire triste et secoua la tête, il savait qu'il y avait des complots mais tous étaient réprimés. A croire que Arthur devinait tout. Il avait des espions partout. Et pire que tout, il lui avait demandé d'espionner pour lui. Il faisait de son mieux pour entendre le minimum. Il tentait de dissimuler des choses mais Arthur savait tout, savait quand il lui cachait quelque chose.

«Il est trop fort, personne ne peut le défier.»

L'anglais haussa un sourcil mais ne répondit pas. «Et entre vous deux, comment ça se passe?»

L'autre eut un sourire et fit «Il me veut près de lui tout le temps. Si je vais en France, il vient aussi. Il me considère comme sa plus précieuse possession.» Cependant Arthur n'avait jamais parlé de mariage pour le moment. Francis n'appréciait pas de servir juste d'amant possédé. Il aimait Arthur mais parfois la possessivité de celui-ci était insupportable.


Il avait mal. Comme s'il était déchiré en deux, comme si des dizaines de voix résonnaient en lui. Il entendait des avis différents, sentait on peuple se nuire à lui-même. Un gémissement lui échappa. Il avait senti qu'on le capturait mais il n'arrivait pas à reprendre suffisamment conscience pour savoir qui était avec lui. Il avait senti qu'il était dans une voiture avec des cheveux lancés à pleine allure. Puis il avait senti qu'il était dans un bateau. Puis à nouveau dans une voiture mais cette fois qui allait au pas. Où était-il? Il sentait qu'il n'était plus dans son pays, qu'il était sur les terres d'un autre et il avait peur. Il était trop faible pour lutter. Que faisait-il dans un autre pays? Il avait senti, dans sa faiblesse, l'annonce d'une attaque contre la Belgique mais n'en savait pas plus.

Arthur avait du riposter, ne pas se laisser faire.

Il n'avait certainement pas attendu les chose. Il n'était pas de ce genre là.

Il était donc en Angleterre?

Soudain paniqué, il voulut se débattre, reprenant conscience. Mais échoua, des liens le retenant captifs. Il ne pouvait pas fuir, ni retourner chez lui.

A la peur succéda le désespoir. Comment pourrait-il fuir dans sa faiblesse actuelle? Il avait même du mal à réfléchir.

Il sentit que le véhicule s'arrêtait. Et que la porte s'ouvrait, qu'on le tirait à l'extérieur. Le vent frais souffla sur son visage pendant un moment avant qu'il ne soit tiré à l'intérieur d'une maison.

Il lutta contre ses liens, contre ceux qui le retenaient. Il devait retourner chez lui. Son peuple avait besoin de lui. Il ne pouvait l'abandonner comme ça.

«Beau Travail.»

Il reconnu cette voix. C'était Arthur. Il sentait sa présence et n'avait même pas besoin de le voir. Il ouvrit les yeux, faiblement, et regarda son rival qui le dominait, le sourire aux lèvres. Il avait la bouche sèche mais put quand même dire «Pourquoi?

- Tu m'a déclaré la guerre. Cela devrait te suffire comme réponse.» ricana l'anglais, congédiant les humains d'un geste de la main. Il attendit qu'ils soient seuls pour reprendre «Tu récolte ce que tu as semé, ou plutôt ce que ton peuple a semé. Ils on cru pouvoir me défier. C'était une erreur.

- Laisses-moi partit.

- Je ne crois pas. Tu n'es pas en état de partir en plus. Regarde ce que ton peuple t'a fait. Il t'ont mis dans un état pas croyable.»

Francis ferma les yeux, tentant de chasser le bourdonnement qu'il avait dans la tête, de faire taire ce sentiment de division en lui. «Que vas tu faire?

- Je ne vais pas me contenter de te repousser. Tu es allé trop loin. Je vais lancer une vaste conquête. C'est le moment idéal. Ton peuple est divisé, il sera aisé de gagner.» Ricana l'anglais, tournant autour de son rival comme un vautour. «Depuis le temps que j'attends ce moment.»

Une vague de colère envahit Francis, qui leva les yeux sur son ennemi. Il était terriblement faible mais le défia du regard. L'autre eut un sourire narquois et caressa la joue de son prisonnier. «Ne m'en veux pas. Tu seras bien mieux quand j'en aurais fini. Tout sera comme avant.

- Je ne veux pas faire partit de ton empire.» cracha le français, reculant pour s'éloigner de la caresse sur son visage.

«C'est pour ton bien. Tu me remerciera quand tu seras rétabli.» Il lui tourna le dos et resta silencieux quelques instants. Arthur était fier de ses choix et croyait réellement que tout irait mieux une fois la conquête faite. Il posa sur Francis un regard doux où se mêlait convoitise et tendresse. Il ne voulait pas que son voisin souffre davantage et ferait tout pour le sauver, même si c'était contre son gré. Il serait reconnaissant quand il comprendrait ses raisons. Pour le moment, il se sentait agressé et c'était bien normal. «C'est pour toi que je fais ça.

- Menteur. Tu veux m'envahir depuis longtemps.

- J'avoue. Mais c'est aussi pour toi. Tu souffre et je ne veux pas que tu disparaisse à cause de la situation chez toi. Regarde dans quel état tu es.»

Francis avait du mal à se concentrer, il était encore très faible. Il ferma les yeux, sa tête lui tournant. Il ne voulait pas donner raison à Arthur mais les paroles de l'anglais le hantait. Il se demandait si l'autre était sérieux, si il était vraiment en danger. Il avait du mal à réfléchir.

«Ne t'en fais pas Darling, je vais prendre soin de toi et je vais te sortir de ta situation.» Il semblait croire en ses paroles. Il était sans doute persuadé d'avoir raison.


Commença pour Francis une période difficile. Enfermé dans une chambre, avec Écosse qui lui apportait ses repas, il était la plupart du temps seul. Il rêvait à son passé, la plupart du temps. Il se demandait ce qui se passait chez sentait que des affrontements avaient lieux, que ses armées perdaient. Il se sentait désespéré. Il était toujours faible mais avait moins de mal à se concentrer. Il sentait que les révoltes étaient réprimées. Il enrageait de ne pas avoir de nouvelles. Alister ne lui disait rien, fuyant son regard quand il venait, disant qu'il ne pouvait rien lui révéler. A cela s'ajoutait le désespoir d'être prisonnier, d'être seul, loin de chez lui.

Et puis un jour, il sentit que quelques chose allait se produire. La maison était plus agitée qu'en temps normal. Ce jour-là, il resta au lit, enfouit sous ses couvertures. Il savait que Arthur était revenu mais refusait de le voir ou de lui parler.

Comment discuter avec quelqu'un qui l'envahissait? Qui allait le traiter en chose conquise. Il enrageait à cette simple pensée.

Quand la porte s'ouvrit, il ne bougea pas. Il garda les yeux fermés et resta immobile, le cœur battant.

«Francis. Je sais que tu ne dors pas.»

Le français serra les dents mais refusa de bouger. Au bout d'un moment, il entendit un soupir et un bruit de chaise. L'autre venait de s'asseoir dans un fauteuil.

«Fais comme tu veux. Je suis revenu...ton pays en presque entièrement conquis. Des mesures sont prises dans les parties occupées pour rétablir l'ordre. Tu dois commencer à te sentir mieux non?»

Le plus vieux trembla mais ne répondit pas. Il était sans défense, seul face à son conquérant. Il ne savait pas quoi dire, quoi faire. Il préférait ne pas bouger. Peut-être que l'autre allait se lasser s'il ne disait rien.

Arthur ne semble pas désarçonné par cette attitude. Il continua, d'un ton toujours aussi enjouée, ravi de la situation «Bientôt tu sera complétement rétabli. Ce n'est qu'une question de temps, encore un peu de patience.»

Francis aurait eu envie de le maudire mais il n'était pas en état d'affronter son rival, il était en position de faiblesse et était incapable de le défier en ce moment-même. «Je te hais.»

L'autre se mit à rire, et s'assit au bord du lit, touchant la joue de son prisonnier. «Je suis content que tu aille mieux.» Sa voix était douce et chaude. Il se pencha et chuchota à l'oreille de son captif quelques mots «J'ai prévu un traitement spécial pour toi. Ça devrait te plaire.


Francis sortit de ses souvenirs en voyant que l'autre restait silencieux et toussota pour prendre contenance. Arthur ne dit rien. Il devinait plus de choses que l'autre ne pensait mais préféra ne rien dire. Il restait silencieux. Quand on frappa à la porte. Il se redressa et s'excusa, allant ouvrir la porte. Il se retrouva alors face à face avec Alfred et Matthew. Les jumeaux lui sourirent et Amérique lança, amusé «Salut Angleterre.»

Celui-ci haussa les sourcils. Que faisaient-ils ici? Ce n'était pas le moment. Pas avec l'invité qu'il avait en ce moment. Ils n'allaient jamais croire à la situation. Ils étaient tellement peu disposé dans le domaine de la magie. Ils allaient forcement faire une gaffe. Et Alfred avec sa délicatesse habituelle mettrait les pieds dans le plat.

«Écosse nous a dit de venir.» s'excusa Canada, serrant son ours en peluche contre lui. «Il nous a expliqué ce qui se passait.

C'était un peu dur à croire mais je voulais voir ça. Un Francis d'un monde parallèle. C'était trop génial à imaginer.» Il semblait ravi de la situation et entra, écartant l'anglais.

Arthur s'indigna. Ils ne l'auraient jamais cru si c'était lui qui avait dit ça. Ils l'auraient traité de menteur et se seraient moqué de lui. Mais que l'écossais s'y mette et tout le monde le croyait. Comment avait-il fait? Rougissant de colère et de frustration il s'exclama «Arrêtez, il ne connaît rien à ce monde. Ce qui s'est passé chez lui est totalement différent de ce qui s'est passé chez nous.»

Alfred eut un large sourire «Justement c'est ça qui est génial. Je veux savoir tout sur ce monde. Je parie que j'y suis un héros aussi.»

Arthur retint un ricanement. Il n'en était pas aussi certain. «Si tu savais...»

Canada fit, d'une voix douce :«Alfred, attends, peut-être faut-il être aimable avec lui. Il doit être perdu.» Inquiet pour son père, le pays du nord voulait retenir les ardeurs de son frère. Il ne voulait pas bousculer ce Francis, même s'il était curieux aussi.

Alfred ne sembla pas les entendre. Il se dirigea vers la cuisine et fit «Salut Francis d'un autre monde.»

Arthur se frappa le visage de sa main gauche. Son fils et son tact légendaire. Sauf que le français eut un sourire et se leva, se dirigeant vers l'état fédéral. «Alfred.» Il le serra dans ses bras «Je suis heureux que dans ce monde tu sois devenu si grand et si fort.»

Un instant étonné, le plus jeune demanda «Ce n'est pas le cas dans ton monde?

- Chez moi mon Alfred lutte pour sa liberté mais risque de ne pas l'emporter.»

Arthur pouffa de rire en voyant l'air déconfit d'Amérique. Celui-ci semblait à court de mots. Mais il se reprit vite. «J'en doute, je suis un héros. Mon double doit forcement en être un aussi.»

Francis haussa un sourcil mais un signe de l'anglais lui signifia de ne pas s'occuper de l'attitude d'Alfred. Pourtant le français voulut savoir «Alors tu es ton propre pays dans ce monde?

- Ouais, j'ai botté les fesses d'Arthur pour lui signifier que je ne voulais plus être sa colonie et...»

Vexé, le concerné croisa les bras, se retenant de dire quelque chose mais il n'en eut de toute façon pas le temps car le français s'exclama «Tu étais une colonie d'Arthur?

- Ben oui. Pas dans ton monde?

- Non. Chez moi Alfred est ma colonie et a déclaré son indépendance quand le suis tombé sous la coupe de l'Angleterre pour ne pas être dominé par lui.»

Canada ouvrit de grands yeux et chercha quoi dire, de plus en plus curieux de la situation de l'autre monde. Il voulait savoir ce qui se passait le concernant mais n'en eut pas le temps car son frère lança «Comment ça tu es tombé sous la coupe de l'empire britannique?»

Francis haussa les épaules «J'ai perdu une guerre contre lui d'une certaine façon et il m'a envahi.» Il ne semblait pas ravi de devoir le dire encore.

«Il a de la suite dans les idées celui-là.» grogna Alfred, faisant froncer les sourcils à Arthur. Celui-ci était étonné de telles paroles.

«Bref mon fils se bat autant qu'il peut contre l'empire britannique mais ne pourra pas tenir longtemps contre lui. Il est seul et Arthur ne fait que jouer avec lui. Dès qu'il sera lassé, il achèvera cette campagne sans aucune difficulté.»

Les jumeaux restèrent silencieux, compatissant à l'inquiétude du français pour le double d'Alfred. Celui-ci leur fit un pâle sourire, comme pour leur dire que ce n'était pas grave, qu'ils n'avaient pas à s'en faire. Il avait juste peur de ce que Arthur pourrait faire à son fils. Celui-ci avait joué avec le eu trop longtemps.

«Tu dis que nos doubles sont tes fils?» intervint soudain Canada, troublé par ces paroles. Il se demandait si la situation était la même que dans leur monde. Dans ce cas, l'empire était dur et impitoyable pour s'en prendre à son fils.

«Oui mes fils à Native!Amérique et moi.»

Il y eut trois «QUOI?» qui résonnèrent dans la cuisine. Arthur gonfla les joues, n'appréciant pas de savoir que dans un autre monde, son double n'avait aucun lien avec les jumeaux. Il se leva et alla préparer du thé et du café.

La discussion serait sans doute longue.

A Suivre