Disclaimer: Tout le monde de Hétalia appartient à Hidekazu Himaruya.
Parings: Fruk
Genres: Humour, Romance, Angst, Aventure
Rating: On va dire T, avec ce que j'ai prévu.
Chapitre 8: Résolution
Arthur se tenait devant un pentacle. Enfin il allait revoir son amant. Celui-ci était partit depuis trop longtemps à son goût. Il fallait mettre un terme à toute cette histoire. Il détestait se retrouver seul contre tous, il détestait ne rien contrôler. Il avait trouvé comment récupérer son bien-aimé et était bien décidé à appliquer la chose le plus vite possible.
Il ouvrit son grimoire et s'apprêtait à réciter la formule quand on frappa à la porte. Il grogna et fit, froidement «Entrez!»
Carwyn passa la tête dans la faible ouverture et fit, timidement «Je veux surtout pas te déranger mon vieux...
- C'est ce que tu fais. Abrèges ou tu vas souffrir!
- Les troupes sont revenues d'Amérique.» Il regarda ses pieds, mal à l'aise «Avec ce que tu voulais.»
Un sourire fou orna les lèvres de son cadet qui s'exclama «Rassembles tout le monde! Immédiatement!» Il laissa tout en plan. Il reprendrait plus tard. Il était trop impatient de enfin montrer à tous sa supériorité, de montrer à tous qu'on ne lui résistait pas. Il était le maître du monde, personne ne pouvait le contrarier. On était sous son contrôle ou on était son allié. On n'était pas son ennemi. Il ne devait exister que l'empire britannique, l'empire portugais, l'empire japonais, l'empire Autrichien et l'empire russe. Rien de plus. C'était déjà bien assez. Il jeta un coup d'oeil affectueux à la carte du monde, colorée selon qui posséder quoi. Un sentiment de fierté emplit son cœur.
Personne ne pouvait le défier.
Il était devenu l'être le plus puissant au monde.
Et il avait fait suffisamment attention pour ne pas être trop relié à cet empire.
Rien ni personne ne pouvait le mettre à terre. Jamais.
En attendant, l'absence de son époux commençait à lui peser...beaucoup. Les enfants n'y avaient pas fait attention pour le moment mais il arriverait bien un instant où l'invité commettrait une erreur.
Heureusement, ce soir tout serait réglé.
Et il pourrait recommencer à être comme avant, à faire comme avant. Il deviendrait de nouveau un être froid et insensible, pour ne pas montrer ses faiblesses. Il ne devait laisser aucune brèche dans son armure, se montrer cruel pour faire peur. Se montrer un mari dur pour ne pas qu'on pense qu'il tenait à Francis, se montrer un père sévère pour la même raison. En public...il devait agir ainsi.
Il entra dans la salle de réunion. Tous étaient déjà là, un peu mal à l'aise, se demandant la raison de cette réunion subite. Gilbert était là aussi, pâle et fatigué mais bien présent. Il lui lança un regard mauvais auquel Arthur répondit par un sourire diabolique. Le prussien n'avait visiblement pas compris qu'il devait obéir et se taire. Il faudrait mettre les points sur les i pour qu'il comprenne bien.
L'autre Francis était là lui aussi. Mais Canada était absent, sûrement occupé à surveiller les plus jeunes. Tant mieux..inutile de lui donner des raisons d'être choqué. Il n'y avait ici que des adultes, aucun jeune. C'était parfait. Il pouvait donc faire comme bon lui semblait pour la suite.
«Désolé pour cette réunion imprévue. D'excellentes nouvelles viennent de me parvenir.
- Du genre tu perd de ton influence et on va avoir la paix?» Railla Gilbert, s'attirant plusieurs regards apeurés. «Si tu disparaissais, ça nous ferait ds vacances, tyran.»
Arthur eut un sourire presque aimable et se trouva brusquement devant la chaise du prussien. Il se pencha, posant les mains sur les accoudoirs. Son visage était si prêt de celui de l'albinos que celui-ci tenta de s'éloigner. L'anglais lui saisit le poignet et serra, violemment.
«Je suis peut-être un tyran mais toi qu'est-ce que tu es?» susurra-t-il, méprisant. «J'ai conquis bon nombres de pays, il est vrai...» il resta pensif, et ajouta, cruellement «Mais toi? Qu'es-tu à part un traître qui attaquait ses amis, profitait de leurs moments de faiblesses pour leurs prendre leur terre, qui a blessé gravement Roderich...non lui a fait connaître un ''cycle'' juste parce qu'il avait épousé Elizaveta? Qui a tenté de voler des régions à Francis alors que celui-ci était dans un grand moment de faiblesse et de folie?
- Tu ne vas pas me reprocher les actions de mes empereurs.
- Pourquoi pas? Tu avais beaucoup d'influence sur eux. Et tu me reproches bien les actions de mes rois et reines.
- Comme si toi tu n'avais aucune influence.
- Certes, certes...» il tapota sa joue et eut soudain un terrible sourire, qui en fit trembler plus d'un. Il attrapa une mèche blanche et siffla, d'un ton sec «Et qui a mit la vie de son petit frère en danger en lançant dans une guerre perdue d'avance au lieu de négocier un traité? Contrairement à ce que tu as dis, ce n'était pas la faute de Francis...qui accomplissait un acte de légitime défense. Tout es de ta faute. Tu as laissé ton frère aller sur le champs de bataille. Tu n'as rien arrêté quand tu as vu que ton pays était en difficulté. C'est de TA faute si Ludwig est tombé dans ce long sommeil. Si il a été si grièvement blessé par des balles. Un enfant n'a rien à faire sur le champs de bataille.
- C'EST DE TA FAUTE BÂTARD, TU AS DISSOUS L'EMPIERE GERMANIQUE.
- En fait non. Il a été transformé en Empire Autrichien. La suisse est devenue un allié. Saxe et Bavière ont fondé avec quelques autres un nouveau pays: l'Allemagne. Tu vois? Les traités ne lui ont rien fait.» il eut un rire glacial «C'est ses blessures les responsables de son état. TU es responsable pour l'avoir laissé aller là-bas.» il s'éloigna et ajouta, moqueur «Et maintenant tu n'es plus qu'une région, un bout de ce nouveau pays. Tu n'as théoriquement plus rien à faire ici. Tu n'es plus un pays. Tu assures juste la place en attendant que Ludwig reprenne des forces.» il éclata de rire et se laissa tomber sur son fauteuil, ravi de sa tirade.
Gilbert était blanc comme un linge, n'étant pas au courant de tout ça. Il pensait être toujours sous la coupe de Roderich et apprenait qu'en fait...il n'était plus rien. Peut-être n'était-il plus qu'une ville. Abattu, il enfouit sa tête dans ses bras.
Arthur resta silencieux quelques instants puis s'exclama «Mais cela n'est rien. Ça n'a aucune sorte d'importance pour le moment. La vraie raison de votre présence ici...c'est mon annonce. La guerre des Amériques est terminée au nord.»
Il y eut plusieurs pays pour relever la tête. Francis sentit une profonde inquiétude l'envahir. S'il se souvenait bien. Le Alfred de ce monde était le fils de son double. Il s'en faisait donc pour lui, craignant le pire.
La porte s'ouvrit et deux soldats entrèrent, poussant un adolescent aux longs cheveux rouges, dans un uniforme bleu déchiré, sur le sol. Le garçon avait un teint assez mate, conséquence de longues journées passées au soleil. Ses yeux étaient d'un bleu océan profonds. Ses chaînes retenaient ses chevilles et ses poignets. Des égratignures parsemaient son corps.
«Voilà donc le petit rebelle.» Susurra Arthur, le surplombant de toute sa taille, congédiant les gardes d'un geste de la main. Il jeta l'adolescent dans un fauteuil, pour qu'il fasse face à tous. «Je vous présente...Alfred Bonnefoy. Anciennement La Nouvelle-France, devenue les États-Unis d'Amérique et aujourd'hui les nouvelles colonies britanniques d'Amérique du nord. Nous n'avons pas encore trouvé de nom.
- DANS TES RÊVES CONNARD! JE SUIS INDEPENDANT!»
Arthur haussa un sourcil et fit le tour du fauteuil, attrapant brutalement les cheveux blonds et les tirant, sortant un poignard de sa botte et coupant la longue queue de cheval. Il la lança à terre en crachant «Tu n'es pas un sauvage Alfred, tu es un être civilisé! Je dois être heureux que tu ne sois pas barbouillé de peintures grossières!»
Le jeune homme, qui ne semblait pas avoir plus de 16 ans physique eut un regard mauvais, comme s'il rêvait de sauter à la gorge de son ennemi, qui ne fit absolument rien.
«Nous ne céderons jamais!
- C'est pour ça que vous avez perdu.» Railla l'adulte, tournant comme un vautour autour de l'enfant. Il plongea son regard dans les pupilles déterminées de son vis-à-vis. Si semblables à ceux de son doux Francis. Aucun doute c'était son fils. La même assurance, la même insolence. La même colère et rébellion. «Qu'est-ce qu'un petit peut faire contre moi exactement?
- Vous étiez trop lâche pour venir vous battre chez moi? Mon peuple vous faisait peur? Je ne vous ai jamais vu la bas!
- J'avais autre chose à faire que m'occuper d'un petit garçon insolent et persuadé d'être la première colonie devenue indépendante. Tu crois que tu m'inquiétais gamin? J'ai affronté d'autres empires, des gens qui avaient connus des guerres et des champs de bataille. Tu aurais été incapable de tirer sur quelqu'un et de le tuer. Je parie que tu restais bien à l'arrière.»
Rougissant le plus jeune cracha «Je pourrais vous battre.
- Que c'est mignon les enfants de ton âge. Ça me rappelle ma jeunesse.» Rit le plus vieux, rêveur.
Alfred sembla se hérisser de colère «Vous n'êtes qu'un tyran, un salaud et un violeur. Vous ne méritez pas le respect! Allez vous faire foutre...» il fut interrompu par une claque magistrale qui laissa une marque sur sa joue.
Arthur fronça les sourcils, agacé «Quelle éducation as-tu reçu? Tu as été élevé par un éleveur de porc ou quoi?» il se tourna vers le double de son amant «Vraiment Francis...tu as négligé certaines choses quand tu l'as éduqué.
- Vu que tu l'as envahi et séquestré et violé, il aurait eu du mal à m'élever correctement.
- Tu étais déjà assez grands à l'époque. 12 ans physique. Pour une nation c'est un âge où on apprends le maniement des armes. J'avoue Francis a manqué une étape importante dans ton éducation.» il paraissait songeur et se détourna.
«J'ai pas de leçon à recevoir de la part d'un type que personne n'aime. Tu es seul. Tes alliés le sont par obligation, les autres parce que ils sont sous ta coupe. Personne n'est avec toi parce qu'il le veut!» il rougissait de colère et sembla s'enfler de rage «Sale pervers libidineux.»
Cette fois ce ne fut pas une gifle mais un coup de poing qui lui cassa le nez. Du sang se mit à couler sur ses vêtements déchirés. Francis se leva et s'écria «Arthur! Arrêtes!
- Non. Je ne laisserais pas passer un manque de respect. Je punirais toute insolence trop poussée et toute grossièreté.» Il plongea son regard dominateur dans celui, bleu, de son interlocuteur «Tu as quelque chose à y redire sweetie?»
Francis eut un frisson. Il savait qu'il devait se révolter plus. Jamais son Arthur n'aurait levé la main sur Alfred comme ça dans son monde. Et jamais l'américain ne lui aurait parlé comme ça. Il aurait été insolent mais jamais à ce point. Il déglutit et reprit, d'un ton qu'il espérait être non tremblant et assuré «Inutile de recourir à la violence. Tu es au dessus de ça n'est-ce pas?» il fallait flatter cette version de son amant. Celui-ci semblait plus sensible aux compliments. Comme s'il recherchait l'approbation et l'affection.
L'anglais eut un sourire moqueur «Tu parles de ça sweetie, mais ton fils ne semble connaître que ça, la violence. Comment dois-je réagir face à ça? Il doit apprendre les limites.» Sa voix prit une teinte de velours «Comme toi tu les as appris mon cœur.» Ce ton, plein de sous-entendus en fit frissonner plus d'un.
Alfred ne l'entendait pas de cette oreille. Il se mit à abreuver d'injures son conquérant, se montrant même parfois très inventifs dans ses insultes. Il lui conseilla de faire certaines choses parfois impossibles théoriquement à faire avec certains objets. Un langage de charretier ou un langage appris avec des individus sur les champs de batailles. Arthur subit tout ça, avec le sourire, la main gauche sur la hanche, le pied droit frappant le sol tandis qu'il hochait parfois la tête, clairement amusé par le discours ordurier.
Quand le plus jeune eut terminé et reprit son souffle, le silence régnait dans la salle. Tous étaient très pâles. Certains avaient retenus leur souffle. Francis se sentait glacé. L'empire n'allait pas laisser passer ça, c'était évident. Ça allait être terrible. Ça dépassait de loin de qu'avait fait Gilbert la dernière fois. Il se leva et lança, d'un ton implorant, persuadé que son double ferait de même, d'un voix suppliante «Angleterre, je t'en prie. Il ne...» Un geste vif de l'anglais le fit taire, et il se tut, le cœur battant.
Arthur hocha la tête «Tu es bien un enfant.» Silence, moue pensive «Je vais donc te traiter comme un enfant. Avec une quantité pour adulte» Il retira son ceinturon et attrapa l'américain par l'oreille, le traînant jusqu'à son fauteuil. Il s'assit et jeta l'adolescent en travers de ses jambes. D'un poignard, il déchira le pantalon crasseux. Il jeta les lambeaux de tissus au sol et ajouta «Je suis ton second père à partir de maintenant, et je sévis quand besoin est.»
Et la ceinture pliée s'abattit sur la peau exposée.
Arthur posa son verre d'alcool sur le bureau, pensif. L'enfant rebelle était à présent enfermé dans un cachot à la cave. Il fallait qu'il trouve une solution pour lui. Francis n'accepterait jamais qu'il soit brutalisé. Enfin pas trop brutalement. Cependant il fallait qu'il sévisse. Ce garçon était insolent, rebelle, désagréable...toute son éducation était à refaire. Il allait avoir du boulot pour en faire un pays digne de ce nom.
Ce gamin avait passé sans doute une éternité sur les champs de bataille, son langage le prouvait.
Il n'avait pas du écouté ses dirigeants quand ceux-ci avaient voulus le mettre à l'abri.
Quel inconscient. Il se croyait protégé par son état de nation? Il était bien naïf.
Buvant son alcool à petite gorgées, il regarda le pentacle d'un air pensif. Personne ne viendrait le déranger maintenant, il avait donné des ordres précis. Bientôt il retrouverait son bien-aimé, son doux amant. Il prit une inspiration et se prépara mentalement, se récitant la formule encore et encore pour être certain de s'en souvenir.
Il était fin prêt. Rien ne l'arrêterait cette fois. Il s'était suffisamment préparé pour ça. Il n'avait pas dormis de la nuit pour apprendre par cœur chaque étape, négligeant même son travail de nations et les courriers en provenance de son roi.
Il avait des priorités à l'instant. Francis était sa priorité. Rien ne l'arrêterait. Il se montrerait fort et serait un roc. Et si les gens de l'autre monde ne voulait pas lui rendre son époux...sa vengeance serait terrible. Il avait quelques malédictions de son crû, prêtes à se déverser sur des cibles précises, cela serait intéressant à voir.
On frappa à la porte. Il ne répondit pas. Seul une personne pouvait entrer et le savait, les autres auraient des problèmes. Il leva les yeux pour croiser ceux de l'autre Francis.
«Personne ne t'as vu partir?
- J'ai confié les enfants à Carwyn. Je lui ai dit que tu voulais me voir. Matthieu est allé voir son frère, avec Alister pour surveiller.» Son ton laissait sous-entendre une certaine colère à son égard. Il n'avait pas apprécié l'humiliation punitive de l'américain.
L'anglais se leva, sans répondre. A quoi bon? Qu'on le pense cruel et froid, qu'on le pense doté d'un cœur de pierre glacé. Qu'on croit qu'il était un monstre. C'était l'image qu'il voulait donner à tous. Une image d'un être puissant et sans faiblesses, d'un être qui ne se laisserait jamais intimider ou menacer. Que seuls seul Francis sache qui il était réellement. Matthew savait lui aussi. Le jeune canadien était assez perspicace.
Qu'on le craigne.
«Tout est prêt pour te renvoyer là d'où tu viens et récupérer mon époux.» Il posa son grimoire, se tournant vers le français. «Entre dans le pentacle.» il ne le quittait pas des yeux, et restait immobile, le visage fermé et froid.
Ce serait bientôt fini, bientôt tout serait comme avant et tout irait bien. Sa famille serait à nouveau réunie. Et l'équilibre des mondes serait rétablis. On ne savait pas ce qui pouvait arriver avec un déséquilibre tel qu'un échange de personnes. Il fallait agir vite pour réparer ça.
«Ca ira? Tu es tout pâle.
- Ce n'est rien. Juste un peu de fatigue.» Ses recherches l'avaient épuisé. Il n'avait qu'une envie, se blottir dans les bras du français et s'y endormir pour la journée. «Prends place! Tout ira bien.»
Il n'était pas du genre à échouer. Il avait travaillé dur pour en arriver là. Il s'était exercé nuit et jour, tombant parfois d'épuisement, à bout de souffle. Que ce soit la magie ou l'art des armes, il travaillait dur et ne renonçait jamais. «Je suis un mage. Je sais ce que je fais.
- Très bien.» il prit place, bras croisés, yeux rivés sur l'anglais qui avait clos les paupières.
Arthur commença à prononcer la formules, exécutant des gestes précis des mains. Sa concentration était très forte et rien ne pouvait le tirer de cette transe. Francis sentit un frisson le parcourir devant la voix d'outre-tombe, l'aura verte qui scintillait autour du magicien. Cette lueur embrasa toute la pièce, se projetant telle des vagues sur les murs. Les arabesques émeraudes se mirent à tournoyer contre la pierre jusqu'à former un tourbillon, qui s'illumina d'une lumière blanche. Arthur rouvrit les yeux, le cœur battant, les jambes tremblante. Sa voix vacilla quand il s'exclama «Franchis le portail! Tu prendras immédiatement la place de mon Francis qui atterrira ici.»
Le français eut une infime hésitation mais obéit, faisant un pas vers la lumière tourbillonnante. Il prit une inspiration et entra. Il crut se voir en reflet en face. Il voulut parler mais sa voix était comme éteinte. Il fut alors projeté dans le salon de son Arthur, sous les yeux ébahis des trois personnes qui s'y trouvaient. L'autre Francis tomba à genoux dans la cave de son Arthur, qui utilisa ses ultimes ressources pour fermer la porte. Il tomba sur un genou, soudain à bout de forces. Il tremblait et sa gorge était asséchée. Il voulut se lever mais ses jambes étaient en plomb. Il marmonna une injure. Il haïssait être en position de faiblesse, il détestait réellement ça.
«Arthur?
- What?
- Tout va bien?
- Je n'ai pas besoin de ton aide Frog! Tu m'as attiré assez d'ennuis comme ça! Je ne te punis pas parce que ce n'est pas ta faute! Mais tu n'as pas intérêt à repartir dans un autre monde!» Il fit une nouvelle tentative pour se lever et le français vint l'aider à se maintenait debout.
«Je t'ai manqué?
Pas du tout. Mais il ne fallait pas que les enfants et les autres s'aperçoivent que tu avais été remplacé par un double. Donc il a du jouer la comédie.» Il s'appuya contre le bureau. «J'ai besoin d'un verre.»
Francis lui retira la bouteille. «Pas d'alcool Arthur!
- Quoi?
- Tu vas aller te coucher, et boire avant une bonne tasse de thé. Et tu vas te reposer.
- Je n'ai pas d'ordres à recevoir de toi!» protesta mollement son empire, se laissant entraîner vers leur chambre, dans un brouillard, combattant la noirceur qui voulait l'engloutir.
«Depuis quand tu ne dors pas?
- Je n'ai pas dormis depuis que tu as disparu.
- QUOI? Je te garantie que tu ne quitte pas le lit avant après-demain.
- Quoi? J'ai des choses à faire pour mon roi.
- Je te les apporterais au lit!»
Il voulut protester mais sans grande force, trop épuisé pour ça. Francis eut un sourire de vainqueur et la porte de la chambre de l'anglais se referma sur eux.
ÉPILOGUE
Les années avaient passé. Arthur resta un grand empire. Celui-ci posséda une richesse et une puissance inégalée. Il développa ses colonies pour en faire des pays forts et riches. Une politique d'expansion vers l'Est fut lancée en Amérique. Certaines colonies obtinrent leur indépendance, comme le Canada vers les années 1870. L'Inde suivit, ainsi que l'Australie. L'empire autrichien se fractura et laissa place à plein de pays indépendants les uns des autres. Seule la Hongrie resta liée à l'Autriche. Le siècle passa et l'Espagne redevint Indépendant. L'Angleterre aida l'Italie à se réunir en un seul pays et devenir également totalement libre. Seulement au début du siècle un conflit éclata et l'Allemagne et l'Autriche commencèrent une guerre. L'Angleterre riposta aussitôt, et le conflit devint mondial. Les forces n'étaient pas équilibré en en 1916 la guerre était déjà terminée. Les vaincus reçurent une sanction terrible et accablante. Le mariage austro-hongrois fut rompus. L'Angleterre fonda un conseil de sécurité destiné à empêcher tout nouveau conflit de cet envergure.
En 1920 il donna l'indépendance aux États-Unis qui redevinrent un pays libre. Cependant les relations entre Alfred et Arthur restèrent un peu froides par moment et ils se disputaient souvent devant des pays désabusés.
Les anglais modifièrent la nature du Royaume-Uni, donnant une certaine autonomie à chaque membre dudit-royaume, même si chacun était soumis à l'Angleterre. La France eut même le droit à un régime de faveur, étant plus autonome que les autres.
L'empire portugais s'écroula un peu, et chaque colonies devint indépendantes. Le Japon quitta la Chine sous la pression internationale. Les pays sous influence russes se soulevèrent et des révoltes éclatèrent ici et là au moment où une Révolution commençait dans le pays lui-même. Tous les pays concernés déclarèrent leur indépendance, avec la bénédiction de l'empire anglais et des autres pays. Ivan ne fit rien, trop occupé avec la crise chez lui. Mais ce n'était que partie remise.
Quand des troubles reprirent et que l'Allemagne commença à envahir les Sudètes, l'Angleterre réagit immédiatement. La France était parfaitement armée et prête à se battre. La guerre fut déclarée quand les allemands osèrent envahir la Pologne. Ils n'eurent pas le temps de finir. Un bombardement terrible s'abattit sur eux. Une invasion commença depuis la France, l'Italie, le Belgique et les Pays-Bas. L'armée ennemie fut anéantie. La capitale fut ravagée. Le dictateur fut exécuté et le pays mit au ban de l'Europe pendant un long moment. L'Angleterre versa une grande somme d'argent à la Pologne et aux autres pays de l'Est pour les aider à se reconstruire. La Russie comprit qu'un invasion était à oublier. L'Amérique s'occupa du Japon avec des bombardements de plus en plus terrible mais refusa d'utiliser la nouvelle arme. Le pays ennemi céda, à bout de forces et ravagé.
Suite à ce conflit, l'empire britannique et les États-Unis fondèrent un nouveau conseil appelé onu où siégèrent les grands vainqueurs de cette guerre. On fit entrer le plus de pays possible.
Peu à peu la décolonisation s'installa et les empires renoncèrent à leurs colonies. Arthur finit par renoncer à Francis, laissant son pays reprendre son indépendance. Mais leur relation resta la même et le français garda même son nouveau nom de famille.
Bientôt un nouveau monde allait commencer.
Mais personne n'oublierait la puissance de l'Angleterre.
Aucun pays n'oublierait à quel point Arthur pouvait se montrer rusé et terrible.
Il représentait désormais la paix dans le monde.
Il n'intervenait que pour une bonne cause.
FIN
