24 août 1997.
Le silence froid qui pesait sur les calmes collines d'Ecosse fut soudain troublé par un craquement sourd. Sans prendre le temps de s'attarder sur les environs, si ce n'est pour vérifier qu'il était seul, l'homme de 37 ans qui venait d'apparaître de nulle part ouvrit les grilles du château d'un geste de la main. D'un pas vif, il passa entre les deux piliers surplombés d'un sanglier ailé et embrassa du regard le domaine désert et silencieux : la forêt, le lac et, non loin, la cabane d'Hagrid. Le demi-géant n'était pas là pour l'accueillir, cette fois. Cela valait sans doute mieux.
23 août 1981
La pluie battante et froide parvint à peine à masquer le son caractéristique de transplanage. Le jeune homme de 21 ans qui venait ainsi d'apparaître détailla longuement les environs du regard. Une fois certain d'être seul et de ne pas être observé, il inspira profondément, leva la tête et parcourut d'un pas sûr la maigre distance le séparant de l'entrée du seul endroit que le Seigneur des Ténèbres n'avait jamais osé attaquer. Comme attendu, le garde-chasse approchait des piliers marquant l'entrée du domaine. Etonnamment à l'heure.
- Ro…hum… Professeur, salua le demi-géant.
Le professeur ignora la méfiance dans les yeux du garde-chasse. Prévisible. Il n'en avait cure.
- Hagrid, répondit-il, avec d'un simple hochement de tête.
Il observa sans un mot les grilles s'ouvrir entre les mains du gardien des lieux, et s'avança dès qu'il en eut l'occasion. Hagrid, nota-t-il, le suivit de près sitôt le portail refermé mais, par bonheur, ne tenta pas de faire la conversation. S'il avait accepté de venir travailler en ces lieux, il ne souhaitait pas faire ami-ami avec chaque membre du personnel. Non seulement cela serait malvenu s'il tenait à garder un tant soi peu de crédibilité auprès du Seigneurs des Ténèbres, mais il avait la ferme intention que ses nouveaux collègues ne demeurent que cela ; des collègues.
En tant de guerre, chaque personne à laquelle on s'attache n'est qu'une faiblesse de plus que l'on se créé. Avoir une faiblesse lui suffisait amplement.
Il chassa ses souvenirs et pressa le pas. Ce n'était pas le moment d'être sentimental. Il arriva ainsi aux portes du château et les ouvrit à leur tour. Il ignora Rusard qui le salua avec jubilation, et prit le chemin de la salle des professeurs.
En dépit de son pas rapide et déterminé, il redoutait cette première épreuve en tant que Directeur de Poudlard. Ses collègues allaient en effet le revoir pour la première fois depuis sa fuite et, s'il avait une idée de la réaction de chacun, il en redoutait une en particulier.
Se perdre en conjectures ne servait toutefois à rien. Il devait se concentrer sur le réel et faire en sorte que cette réunion se passe le mieux possible, et ce pour tout le monde.
La salle des professeurs était vide. Il ferma la porte derrière lui afin de ne pas être pris de court, et s'autorisa quelques secondes de solitude avant les pénibles heures à venir.
D'un geste distrait, il mit les chaises en place autour de la table. Quand ce fut fait, il élimina les touches personnelles (et souvent extravagantes) apportées par son prédécesseur, et changea le violet symbole de Poudlard en vert étincelant. Pour les un, un rappel de l'asservissement de l'école ; pour lui, un rappel de ce pour quoi il continuait de se battre. Une torture quotidienne partagée, et il ressentit une certaine satisfaction sadique à cette pensée.
Le bruit de la porte qui s'ouvrit le tira de ses considérations. Comme il s'en doutait, il s'agissait du professeur de sortilèges, en avance de 5 minutes sur l'heure de la réunion.
Il l'observa détailler la pièce du regard.
- Un commentaire, Filius ? questionna-t-il d'une voix chargée de menaces.
- Aucun, monsieur le Directeur, rétorqua le professeur en entrant afin de prendre place autour de la table. Je constate simplement que vous avez vite pris vos marques, cette fois-ci.
2 septembre 1981
Il était assis dans la salle des professeurs, le nez dans ses notes. Cependant, cela faisait dix minutes qu'il relisait le même passage. Si ses yeux suivaient une série d'hypothèses sur l'attitude à adopter face aux élèves par cours et par maison, son esprit parcourait le programme de son prochain cours. Son premier cours.
Il n'aurait jamais imaginé être enseignant. Ce n'était ni son tempérament, ni sa passion, ni même sa propre décision. Et que dire de son âge ? Une partie de ses élèves était en quatrième année quand lui-même passait ses ASPICs. Ils avaient eu tout le temps d'entendre les rumeurs à son sujet. Comment pouvait-il espérer maintenir le contrôle dans un cours aussi dangereux, et obtenir tant le respect que la confiance des élèves dont il était désormais directeur ?
Personne de sain d'esprit n'aurait pu le regarder et le déclarer taillé pour ce poste. Mais, c'était là tout le problème, pas vrai ? Aucun de ses deux maîtres n'était sain d'esprit.
- Tout va bien, Severus ?
Il leva la tête de sa page et envoya un regard noir à ce lui qui avait osé l'interrompre.
- Très bien, rétorqua-t-il.
- Tant mieux alors, dit le professeur de sortilège avec un sourire entendu. C'est rarement facile les premiers jours, c'est une bonne chose que vous n'ayez pas ce problème.
Le professeur de potions lança une œillade assassine à son nouveau collègue. Que croyait-il donc ? N'importe qui verrait clair dans son jeu. Et il n'appréciait pas d'être pris pour un idiot.
- Quand j'ai commencé, par exemple, continua le professeur Flitwick en s'installant dans un fauteuil face à Severus, cela n'a pas été de tout repos. J'avais les qualifications et je m'étais fait un nom en tant que champion de duel, mais cela ne changeait rien au fait que j'étais plus petit que mes élèves, et que je doutais de pouvoir obtenir leur respect en tant qu'enseignant.
- Existe-t-il un but à ces élucubrations, ou avez-vous simplement décidé que votre but ce matin serait de m'empêcher de lire ? ne put s'empêcher de rétorquer Severus.
A sa grande surprise, son collègue se mit à rire.
- Je vous connais depuis dix ans, Severus, vous ne me ferez pas fuir avec une remarque bien sentie. Comme je le disais, continua Flitwick, semblant plongé dans ses souvenirs, je doutais de pouvoir contrôler une classe. Et pourtant, voyez où j'en suis, non seulement professeur, mais Directeur de maison ! La vérité, c'est qu'il n'y a pas de recette miracle. Certains maintiennent l'attention des élèves par l'amusement et l'émerveillement. Les plus chanceux parviennent à captiver par la capacité à partager leur passion pour leur art. D'autres imposent une discipline stricte et savent se faire obéir par leur seule présence. Et parfois, nos collègues ont leur méthode très personnelle, telles que garder le calme en endormant leurs élèves !
Severus ne put s'en empêcher, il laissa un rictus naître sur ses lèvres.
- Vous savez bien sûr où chacun de nous se situe dans cette liste, et je dois avouer que j'ai ma petite idée en ce qui vous concerne. J'ai hâte de voir si l'avenir me donnera raison !
Sur ces mots, le professeurs de sortilège se leva et quitta la salle d'un pas joyeux, laissant Severus songeur derrière lui. Même s'il appréciait peu que son ancien professeur se permette de lui donner des conseils comme s'il n'était encore qu'un de ses élèves, il pouvait voir le vrai dans ses paroles.
Imposer une discipline stricte, et partager leur passion pour leur art. Voilà qui lui parlait.
Leur art…
Regardant de nouveau le livre sans le voir, il songea à ces quelques mots.
L'art… délicat, de la préparation des potions.
Intriguant et attrayant, sur fond d'avertissement. Il manquait toutefois quelque chose.
La science subtile et l'art rigoureux de la préparation des potions.
Oui, cela sonnait bien.
- Je n'ai plus 21 ans, Filius, et vous feriez mieux de vous souvenir que dorénavant, vous travaillez pour moi.
- Ce serait difficile à oublier, lança une voix acide à la porte, empêchant Flitwick de répondre.
Il suivit du regard le professeur Sinistra qui vint s'asseoir à son tour, sans rien ajouter de plus. Filius étant le seul témoin, il pouvait laisser passer sa remarque. Néanmoins, être laxiste maintenant revenait à laisser la porte ouverte à de futurs actes de rébellion.
- Je vous suggère de surveiller votre ton, Aurora. Je n'aimerais pas être obligé de chercher un autre professeur d'astronomie à une semaine de la rentrée.
Elle lui lança un regard assassin, mais tint par bonheur sa langue.
Le professeur Vector entra alors, sans faire de vague pour sa part. Puis les professeurs Chourave et Slughorn le suivirent de près. Si ce dernier avait l'air mal à l'aise et apeuré, la directrice des Poufsouffle évita son regard, et il put clairement déceler sur ses traits déception et trahison.
26 septembre 1981
- Vous êtes levé de bien bonne heure, Severus.
L'interpellé s'arrêta et se tourna. Malgré la nuit noire, il discerna très bien la silhouette du professeur de Botanique approcher. Il se retint de jurer ou trop marquer son irritation.
- En effet, Pomona. Je ne pensais pas rencontrer quelqu'un d'autre à cette heure, ajouta-t-il, espérant couper court à la conversation.
Elle se régla toutefois sur son pas, et il se retrouva à entrer dans la forêt interdite à ses cotés.
- Il m'arrive souvent de venir ici avant l'aube dit-elle après quelques secondes. Vous veniez pour des ingrédients frais, j'imagine ?
- En effet, céda-t-il. Je préfère les récolter moi-même. Les élèves sont suffisamment prompts à faire exploser leur chaudron sans avoir besoin d'y ajouter des ingrédients de médiocre qualité.
- Bien sûr, bien sûr, c'est tout à fait compréhensible. Et il me semble que vous brassez aussi les potions pour l'infirmerie ?
- Tout à fait.
- J'ignore comment vous trouvez le temps de le faire, mais vous pouvez être certain que nous vous en sommes très reconnaissant, déclara Pomona. C'est un soulagement de savoir que nous allons bénéficier des remèdes de la meilleure qualité qu'on puisse espérer.
Severus fut tenté, l'espace d'un instant, de critiquer son prédécesseur, ou de railler l'éternelle bienveillance des Poufsouffles. Toutefois, pour la première fois, il n'avait pas l'impression d'être traité comme un élève, testé, surveillé ou jugé par un de ses collègues.
- Merci, répondit-il donc avec un signe de tête reconnaissant.
Elle afficha un sourire chaleureux en réponse et ils continuèrent à suivre le sentier dans un silence agréable. Arrivés dans une clairière que Severus connaissait bien, il se mit à l'œuvre tandis que sa collègue partait de son coté. Une fois satisfait de sa récolte, il se releva et observa le professeur de Botanique qui semblait avoir terminé sa propre tâche et le rejoignait.
- Je voudrais encore jeter un œil à un où deux arbres qui me semblaient malades la dernière fois que je suis venue. Cela vous gêne-t-il de me tenir compagnie encore un peu ?
- Pas du tout, se surprit-il à répondre.
Après quelques secondes de silence, il questionna sa nouvelle collègue, tout en craignant la réponse :
- Mes Serpentards vous posent-ils des difficultés cette année ?
- Non, je n'ai eu aucun problème de la sorte pour le moment, assura-t-elle sans se détourner de sa tâche. Mais soyez assuré que je vous transmettrai toute information ou problème que je peux rencontrer concernant vos élèves.
- Ce sera réciproque, bien entendu.
- Je n'en doutais pas. Je sais aussi que Serpentard est l'une des maisons les plus à même d'accueillir des élèves ayant des difficultés… d'ordre familial, continua-t-elle avec sérieux, en lui lançant un regard entendu qui le mit mal à l'aise. Si, pour une quelconque raison, vous vous retrouvez les mains liées concernant un tel élève, n'hésitez pas à m'en faire part. Ce sont des situations dont j'ai hélas l'habitude, et n'étant pas constamment surveillée par... certaines personnes, je peux plus facilement que vous agir dans leur dos, si nécessaire.
Il dut lutter pour ne pas réagir sous la surprise. S'il ne se trompait pas…
Il aurait pourtant pu jurer qu'elle était d'une loyauté sans faille envers Dumbledore. Qui aurait cru… ? Mais son regard ne trompait pas.
- Bien sûr, je ne peux rien promettre. Mais je ferai mon possible pour aider, conclut-elle.
- Merci.
Sous un visage impassible, Severus remit en question ce qu'il pensait savoir sur la directrice des Poufsouffle.
Elle lui lança un coup d'œil et afficha un petit sourire :
- Ce n'est pas un problème.
La porte de la salle claqua contre le mur et le professeur de Runes entra d'un pas déterminé pour aller prendre sa place en silence. Le pire restait à venir. La baguette en main, il priait pour ne pas en avoir besoin. Rolanda Bibine fut la suivante et elle se tourna vers lui.
- J'espère que votre place est bien confortable siffla-t-elle, ce serait dommage de ne pas l'apprécier après ce que vous avez dû faire pour l'obtenir.
- Ne…, commença-t-il.
- Cela suffit, le coupa une voix stricte, dont la propriétaire restait pour le moment hors de vue.
Le professeur de vol fit volte-face.
- C'est vous qui devriez être à sa place ! protesta-t-elle.
Minerva McGonagall apparut dans l'embrasure, et posa une main sur l'épaule de son amie.
- Que ce soit le cas ou non, il en est autrement. Et notre travail est de coopérer avec le directeur, pour le bien être des élèves, ajouta-t-elle en s'adressant au reste des enseignants.
Elle balaya la tablée des yeux et ne rencontra que des regards baissés ou des hochements de tête.
Le désir de s'en prendre à elle l'envahit tout à coup. C'était lui le directeur, qu'il aime ou non ce fait. C'était à lui d'imposer le respect chez les enseignants.
Il croisa alors son regard, et y vit exactement ce qu'il craignait. Il pensait, il espérait même malgré lui, qu'elle se doute de quelque chose, qu'elle ait ne serait-ce qu'un soupçon. Tous ses espoirs s'envolèrent néanmoins face à ses yeux accusateurs.
2 novembre 1981
Douleur. Partout.
Il lutta pour ouvrir les yeux… en vain.
Une main sur sa mâchoire.
Si mal.
Un liquide passa ses lèvres.
- Avalez ça, Severus. Laissez-moi vous aider.
Il tenta de recracher. Pas besoin d'aide. De personne.
Tellement mal.
- C'est de votre propre fabrication, si cela peut vous rassurer. Ne m'obligez pas à vous traiter comme un enfant, je vous en prie.
Il lutta contre son instinct et déglutit. Aussitôt, une partie de la douleur sembla se lever et le brouillard diminuer.
Il ouvrit les yeux. Puis les écarquilla.
Une tornade semblait avoir traversé son salon. Les meubles étaient renversés, les éléments en verre pulvérisés, les murs roussis. La mémoire lui revint tandis que la brume s'en allait. C'était son œuvre. Les maléfices. La colère. Oui, il se souvenait. L'alcool… la douleur.
- Albus m'a demandé de veiller sur vous. Je n'ai d'abord pas compris. J'étais en colère, j'avais ma propre peine, je ne comprenais pas pourquoi il me demandait une telle chose. Je ne prétends pas comprendre, mais il était inquiet pour vous, Severus, et à raison à ce que je vois.
Il se tourna vers la directrice de Gryffondor, assise avec un flacon vide de remède contre la gueule de bois dans les mains.
Il aurait aimé la jeter dehors, elle qui n'avait été que suspicion et condescendance à son égard, elle qui n'avait cessé de le suivre sous forme de chat depuis deux mois en pensant qu'il ne la remarquait pas, elle qui lui avait toujours refusé aide et écoute quand il en aurait eu besoin ; mais il n'en avait pas la force.
Alors, il la laissa parler. Il écouta ce qu'elle pensait de lui. Ce qu'elle regrettait d'avoir fait, ou pas fait, lorsqu'il n'était encore que son élève. Puis elle parla de l'avant-veille. De ce qu'elle ressentait. Il ne décela étonnement aucune pitié, même quand elle sembla soudain comprendre pourquoi il avait eu ce besoin irrépressible d'oublier et de détruire. Oh, bien sûr, elle ne comprenait pas vraiment, mais elle se souvenait qu'il avait été ami avec Lily, au début.
Lorsque le monde redevint clair, il se rendit compte que les yeux de sa collègue yeux étaient rouges, ses cheveux lâchés sur ses épaules, et sa voix rauque. Peut-être, sans le savoir elle-même, n'était-elle pas vraiment venue pour l'aider, lui.
Et quand elle se tut, il réalisa que parmi la tempête d'émotions qui déferlait encore en lui, il n'y avait plus trace de colère envers McGonagall. Elle n'était pas la seule à avoir été aveugle.
Il se redressa dans le fauteuil dans lequel il s'était écroulé la veille, et la contempla en silence.
- Je vous laisse, Severus. Je me suis sans doute déjà trop attardé pour notre goût à tous les deux.
Il hocha la tête. Alors qu'elle allait passer la porte de ses appartements, elle se retourna et dirigea son regard vers la bouteille de mauvais alcool qui reposait au sol.
- Si l'envie vous prenait de passer dans mes quartiers un jour, j'ai un excellent Ogden dans mon placard, et je peux vous assurer que c'est un bien meilleur poison que cette horreur.
Le silence lui répondit, et elle eut bientôt disparut.
Il ne tarda pas à remettre la pièce en ordre et à se rendre plus présentable. Trois heures plus tard, il passa sa rage sur les élèves osant commettre une erreur dans son cours. Il n'épargnait que les Serpentards, car s'il n'était pas de leur coté, qui le serait ? Et en cette période, ils avaient besoin d'être soutenu par leur directeur ; ils devaient savoir qu'ils pouvaient avoir confiance en lui. Cela pourrait être déterminant, quand le Seigneur des Ténèbres reviendrait.
Parfois, il apercevait le chat tigré. Il ne se sentait pourtant plus surveillé. Le samedi matin suivant, le chat réalisa qu'il avait été surpris et soutint son regard plusieurs secondes, avant de faire demi-tour et disparaître au détour d'un couloir.
Le soir même, résistant à l'envie de profiter du week-end pour s'enivrer en paix, Severus quitta ses quartiers et se rendit dans une partie du château qu'il fréquentait rarement. Il frappa deux coups à la porte. Celle-ci s'ouvrit sur Minerva, dans une robe vert émeraude dont laquelle il aurait bientôt l'habitude de la voir, un verre à moitié plein à la main.
Elle lui fit signe d'entrer puis referma derrière lui. Sans aucun commentaire, elle désigna simplement la table basse sur laquelle trônait un second verre, ainsi qu'un échiquier.
- Les blancs, ou les noirs ? demanda-t-elle.
- Asseyez-vous, Minerva, invita-t-il avec tout le mépris qu'il pouvait injecter dans sa voix.
Cela s'avéra à la fois incroyablement aisé, et particulièrement difficile.
Et, à peine eut-il prononcé ces mots que les Carrows se présentèrent à l'entrée, bons derniers, mais irradiant la satisfaction et la malveillance.
La réunion de prérentrée pouvait commencer.
