TRADUCTION de Forehead Kisses de enid
L'histoire originale est disponible sur ao3 (Archive Of Our Own)
.
Pairing : Mercredi Addams/Enid Sinclair
Résumé : Les bisous sur le front étaient spéciaux pour Enid. Son père lui en faisait quand il la mettait au lit quand elle était petite et, en grandissant, c'était devenu quelque chose de spécial entre eux. Ils la faisaient se sentir aimé – surtout quand sa mère lui faisait sentir le contraire. C'est pourquoi, quand Mercredi lui en fit un, elle s'évanouit, littéralement.
Forehead Kisses
L'arrière de la tête d'Enid pulsait et elle était étalée sur le parquet. Elle sentait une main marcher sur elle en portant quelque chose.
« La chose… » grogna-t-elle en tendant la main et l'attrapant. Lui. Elle commença à s'asseoir et ouvrit doucement les yeux pour faire face à la lumière éblouissante de la chambre. Elle faisait face au côté de la chambre de Mercredi et la brune était accroupi en face d'elle.
« Tu t'es évanouie, » Mercredi énonça l'évidence, « j'ai demandé à la Chose d'aller chercher les sels. »
« Mon Dieu, non, pas encore… » Elle se frotta la tête en regardant Mercredi dans les yeux. Elle baissa les yeux vers la Chose dans sa main avant de le relâcher. Il détala pour aller ranger les sels.
« … Tu m'as embrassé sur le front, » Enid énonça l'évidence à son tour.
« Oui et tu t'es évanouie. Je ne sais pas si c'est une bonne chose ou non… » Elle tourna la tête tout en gardant ses yeux qui ne clignaient pas fixés sur Enid.
« … eh ben, j'ai bien aimé. » Elle se releva toute seule.
Enid regarda Mercredi. Mercredi et Enid étaient en train de discuter avant de son heure d'écriture, à propos de ragots de l'école dont Mercredi se fichait complètement mais qu'elle écoutait quand même. Enid était plus grande que sa colocataire d'une dizaine de centimètres, donc pour qu'elle puisse l'embrasser sur le front il fallait que la brune se mette sur la pointe des pieds. Elle ne se souvenait plus de rien après avoir senti les lèvres froides mais douces et délicates contre son front brulant.
« J'en suis contente. » Mercredi se releva à son tour et se tourna pour s'installer devant sa machine à écrire. Au début, cela énervait profondément Enid qu'elle l'utilise pour écrire mais maintenant… elle ne pouvait pas imaginer Mercredi en train d'écrire en utilisant un ordinateur ou quelque chose d'autre.
« Eh bien, » Enid se rapprocha, « les bisous sur le front sont… spéciales pour moi. Tu sais ? »
« Non, je ne savais pas, » répondit-elle d'une voix inexpressive en regardant par-dessus son épaule. Habituellement, à ce moment-là, Enid la laissait tranquille.
« Ouais… Ma mère n'a jamais été très affectueuse donc mon père m'en faisait beaucoup. Ils me font sentir… très aimé. »
« Ta mère qui a essayé de t'envoyer en thérapie de conversion n'est pas très affectueuse ? Choquant. »
« Oui, bon, comme je disais, ils me font me sentir très aimé. Comme si tu tenais à moi ou quelque chose comme ça, » finit Enid.
« Bien sûre que je tiens à toi Enid… » Mercredi commençait à s'agiter alors que sa colocataire continuait de l'embêter, et cela s'entendait dans sa voix. Bien qu'elle aimait le son 'semblable à des ongles contre un tableau' de la voix d'Enid, elle aimait aussi les moments de calme.
Enid se pencha pour l'observer. Mercredi se tourna doucement pour la regarder.
« Est-ce que tu vas bien ou est-ce que ce coup sur la tête t'as fait oublier que j'aime être tranquille pendant mon heure d'écriture ? » Elle plissa les yeux.
« Oh, » répondit Enid un peu contrarié, « … Je voulais juste savoir si ça… signifiait quelque chose ? »
Mercredi n'aimait pas qu'Enid soit contrarié. Depuis leur première dispute, et même avant, elle faisait attention d'être douce avec les sentiments de la blonde. Faisait attention de ne pas être trop méchante. Parfois, elle allait trop loin et s'était complètement de sa faute. Elle se rattrapait toujours auprès d'Enid d'une façon ou d'une autre.
« Bien sûr que oui, j'aime te faire te sentir aimé. Comme j'aime torturé Pugsley. C'est… différentes façons d'exprimer la même idée. Je t'aime, donc je fais des choses qui te font sentir aimer. Je me suis dit que ce bisou le ferait et c'était le cas. »
Enid rougit violemment. « Oh. Okay. » Elle recula et retourna de son côté de la chambre. Elle ne pouvait pas retenir le plus gros sourire qu'elle n'avait jamais souri. La douleur de son mal de tête avait presque disparu sous la force de son rougissement.
Mercredi, malgré son teint extrêmement pale, avait de très légère couleur sur son visage si on y regardait d'assez près.
« Bonne nuit Mercredi ! » s'exclama Enid.
« Bonne nuit Sinclair. » Mercredi se pencha vers sa machine et commença à taper.
Fin
