go west, young man
Traductrice: Mestissa
Pairing: Harringrove
Rating: M
Genre : UA - Romance – Hurt/Comfort
Disclaimer: Traduction de la fanfiction de gothyringwald sur Ao3. Les personnages de Stranger Things ne m'appartiennent pas.
Résumé: Steve et Billy déménagent en Californie après avoir obtenu leur diplôme. Ils décident de prendre leur temps pour s'y rendre, conduisant à travers le pays dans la Camaro de Billy. En cours de route, ils apprennent une chose ou deux sur le fait de grandir, l'amitié, l'amour et l'un sur l'autre.
Blabla de la traductrice: Et voilà une nouvelle traduction de 13 chapitres ! Tout le mérite de cette histoire revient à l'auteur !
go west, young man
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Chapitre 11 – St George
Le ciel était un flamboiement de rose fluo et d'orange, peignant les broussailles et les collines escarpées qui passaient près de la Camaro dans la brume du coucher du soleil. Steve avait une main sur le volant, son autre bras posé sur la vitre ouverte, le vent chaud se précipitant sur lui. À côté de lui, Billy ronflait légèrement sur le siège passager, ses jambes appuyées sur le tableau de bord, l'ourlet de son short coupé remontant le long de ses cuisses.
La tache sombre des cils de Billy embrassait ses joues, qui étaient rouges de chaleur et de sommeil, et sa bouche était légèrement entrouverte. Steve sentit quelque chose le tirer alors qu'il regardait Billy, une lente traction dans l'estomac. Il sourit et regarda la route.
Ils avaient traversé la majeure partie de l'Utah avec peu d'arrêts, dans un accord silencieux pour mettre autant de distance que possible entre eux et Denver, mais ça commençait à fatiguer Steve. C'était étouffant et il était fatigué - la tension qu'il portait depuis le club l'avait gardé bien éveillé, mais après l'incident de la cassette, il se sentait plus lâche, à l'aise, plus susceptible de somnolence - et Billy était clairement épuisé aussi.
«Billy.» dit Steve.
Il tendit la main et secoua le genou de Billy, un frisson le parcourant en sachant que Billy ne se soucierait pas de la façon dont sa main s'attarda, comment ses doigts effleurèrent l'intérieur de sa jambe.
«Mmph. »
Billy bougea dans son sommeil. Steve se mordit la lèvre. La culpabilité lui grouillait encore l'estomac - pour la façon dont il avait traité Billy après qu'ils se soient embrassés, pour ne pas avoir donné d'explication - alors il décida de laisser Billy dormir et conduit jusqu'à ce qu'il voit une sortie. La vague de vent sifflait dans les oreilles de Steve, l'asphalte grondait sous les pneus, mais la voiture était par ailleurs silencieuse. Cela ne le dérangeait pas. Pas comme Billy, qui semblait toujours avoir besoin d'une sorte de bruit pour le calmer.
La civilisation s'installa le long de la Camaro alors que Steve quittait l'autoroute, laissant la beauté aride du désert sauvage et entrant dans la ville. Les collines rouges trapues étaient toujours visibles au-delà des bâtiments qui apparaissaient avec plus de fréquence; la chaleur intense et sèche était d'autant plus perceptible que la montée du vent diminuait avec le ralentissement de la voiture. Ce ne fut que lorsque Steve arriva sur le parking du premier motel qu'il vit que Billy remua. Il s'étira, ses os craquant et bâilla.
« Où sommes-nous ?
-Toujours en Utah.», dit Steve, luttant contre son propre bâillement. «J'ai pensé que nous devrions nous arrêter pour la nuit. »
Billy hocha la tête et ils sortirent de la voiture. Le ciel était maintenant violacé et s'assombrissait rapidement. La lune était juste visible et les étoiles apparaissaient.
«Hé, il y a une piscine.» dit Billy en désignant le panneau. «Tu veux aller nager ?
-Ouais.» dit Steve.
Il était fatigué mais il faisait si chaud, la sueur coulait de lui, et l'idée d'être dans l'eau fraîche le rendait pratiquement faible dans les genoux. Alors, ils réservèrent une chambre, jetèrent leurs sacs et se mirent en maillot de bain avant de sortir à l'extérieur. Personne d'autre n'était là, ce qui était étrange, mais Steve était content qu'ils aient la piscine pour eux seuls.
Ce n'était pas aussi beau que sa propre piscine et cette pensée fit une sensation maladive dans sa poitrine qu'il pensa être probablement le mal du pays. Il se secoua et sauta dedans. L'eau était fraîche et c'était comme le paradis car elle se précipita tout autour de lui, lavant la sueur du long trajet en voiture. Il refit surface, à bout de souffle, et vit Billy le regarder du bord.
«Je pensais que tu voulais nager.» dit Steve.
Son estomac se retourna lentement au regard de Billy. Cela le réchauffait autant que l'eau le refroidissait. Billy se lécha les lèvres.
«Ouais.» dit-il d'une voix basse et rude. Puis ses lèvres se contractèrent. «Mieux vaut reculer.»
Et il recula de trois pas, courut à la piscine entrant comme un boulet de canon dans l'eau. Steve sourit. Il regarda Billy sortir de l'eau et nager vers lui.
«Tu veux faire la course ? » demanda Billy quand il fut au niveau de Steve.
«Ouais.» dit Steve. «OK.»
Ils nagèrent à une extrémité de la piscine.
«Le premier à faire cinq aller/retour ? » dit Billy
Steve hocha la tête. Il se lécha les lèvres, le goût du chlore frappant sa langue.
«Qu'est-ce que le gagnant obtient ? »
Billy lui fit un sourire méchant et dit simplement : « À trois », puis il compta à rebours et ils se firent la course et Steve laissa le frisson de la compétition le propulser sur l'eau. Steve gagna, et il regarda Billy terminer son dernier tour, ses jambes fortes lui donnant des coups de pied, le poussant en avant, les éclaboussures d'eau. Il nagea à côté de Steve, essoufflé, et passa une main dans ses cheveux.
«Tu me caches des choses, Harrington ?
-J'ai fait partie de l'équipe de natation. » dit Steve. « Pendant une demi-saison.
Billy rit.
«Bien sûr que tu l'étais.
-Alors, quel est mon prix ?»
Le regard de Billy se posa sur la bouche de Steve et il se pencha plus près. Mais ensuite il cligna des yeux et recula. Il regarda autour de lui, secouant la tête.
«Je...euh...Je t'en dois une. »
Steve pressa ses lèvres l'une contre l'autre, aspirant, l'odeur de chlore épaisse dans son nez.
«OK.» dit-il.
Il sortit de la piscine pour s'asseoir sur le bord, la surface rugueuse sous ses cuisses, et repoussa ses cheveux de son visage. Billy sortit et s'assit à côté de lui. C'était paisible, le silence entre eux n'était plus tendu, mais leur nuit à Denver pesait sur l'esprit de Steve.
«Au club…» commença-t-il, sans regarder Billy.
«Non.» dit Billy.
L'estomac de Steve tomba. Billy frotta une main sur son visage.
«Tu n'as pas à… C'est bon. »
Son jeu de mâchoire, la tension dans ses épaules, disaient que ce n'était pas bon.
«C'est juste… C'était beaucoup, d'accord ? Je… »
Steve souffla de frustration. Il pressa ses lèvres l'une contre l'autre et inclina la tête en arrière. Il respira profondément.
«Je ne veux pas foirer ça. »
Il regarda Billy. Ce dernier cligna des yeux comme s'il ne s'était pas attendu à ce que Steve dise ça.
«Tu ne le feras pas.» dit-il. «Je… Nous ne le ferons pas.» ajouta-t-il, bien qu'il ne paraissait pas entièrement sûr.
Peut-être que ça allait. Les sourcils de Billy se froncèrent.
« Je veux dire, si tu... ne veux ...»
La bouche de Steve s'assécha et son cœur battit fort.
«Je veux.» dit-il.
Il laissa son pied reposer près de Billy dans l'eau, et quand Billy ne s'éloigna pas, il passa doucement son orteil le long de la voûte plantaire. Billy tressaillit.
« Chatouilleux ? » Demanda Steve.
Billy se moqua.
« Certainement pas. »
Steve se mordit la lèvre contre un sourire. Billy était totalement chatouilleux. Il classa ça, pour l'instant, et il laissa juste sa jambe reposer doucement contre celle de Billy, passant parfois son pied sur la cheville de Billy. Ça faisait du bien que Billy le laisse faire. L'air de la nuit se rafraîchit, donnant la chair de poule sur la peau de Steve. Il se rapprocha de Billy pour que leurs épaules se frôlent.
«Tu veux rentrer ? » demanda Billy, hochant la tête vers l'eau.
Les lampes fluorescentes projetaient une lueur jaune maladive sur la piscine, illuminant tout.
«Pas vraiment.» dit Steve.
Sa main toucha Billy là où elle reposait sur le bord de la piscine. Billy mordit l'ongle de son pouce.
«Tu veux dîner ? »
Steve secoua la tête, même si Billy ne le regardait pas.
«Je préfère retourner dans la chambre.» dit-il.
Une rougeur rampa le long du cou de Billy et Steve voulait la suivre avec sa bouche. Billy le regarda. Son regard vacilla entre la bouche de Steve et ses yeux. Il accrocha son petit doigt sur celui de Steve et dit:
«Ouais, moi aussi. »
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Steve enfonça la clé de la chambre dans la serrure, Billy se rapprocha et se réchauffa derrière lui.
«Ça aide si tu la tourne.» dit Billy, le souffle chaud sur le cou de Steve, et Steve rit.
La remarque brevetée de Billy «smartass» Hargrove stabilisa sa main, et il ouvrit enfin la porte. Il y eut un moment après qu'ils soient entrée dans la pièce où ils se regardèrent simplement dans la faible lumière, respirant l'odeur chaude de moisi autour d'eux. L'air crépita et le corps entier de Steve était plein de désir et pourtant il ne bougea pas. Resta en équilibre sur le bord.
Et puis ils bougèrent tous les deux en même temps, bondissant en avant, se saisissant l'un l'autre. C'était un peu brouillon quand ils se rencontrèrent - nez qui se cognait et dents qui se heurtaient - pas comme leur premier baiser. Mais cela éclata la bulle d'anxiété qui se forma dans l'estomac de Steve et il souffla un rire doux contre la bouche de Billy. Steve passa ses bras autour de la taille de Billy, cogna doucement son nez contre celui de Billy.
« On recommence ? » dit-il.
Les lèvres de Billy tremblaient. Il prit la mâchoire de Steve d'une main et hocha la tête.
«Ouais.» acquiesça-t-il et se pencha en avant, à angle droit cette fois, et leurs lèvres se rencontrèrent doucement.
Steve fredonna contre la bouche de Billy, enfonça ses doigts dans la taille de Billy. Il inclina la tête et lécha les lèvres de Billy jusqu'à ce que la bouche de Billy s'ouvre sous la sienne et qu'il puisse glisser leurs langues ensemble. C'était toujours étrange parce que Billy avait plus ou moins la même taille que lui, plus ou moins la même corpulence, et il avait l'habitude d'être avec des filles plus petites, qui avaient l'air délicates et douces même si elles ne l'étaient pas.
Mais c'était un bon étrange. La peau de Billy était chaude sous les mains de Steve alors qu'il traçait les contours du dos de Billy, les paumes épousant les ailes de ses omoplates, se cognant le long de sa colonne vertébrale, se posant sur la ceinture de son short.
« Ça va ? » demanda Billy, s'éloignant à peine, alors Steve sentait le mouvement de ses lèvres contre les siennes.
Steve hocha la tête.
«Ouais, ouais, je suis… Plus que OK. »
Billy sourit et l'embrassa à nouveau. Il inclina la tête de Steve en arrière, les doigts se tordant et tirant dans ses cheveux humides, puis traîna des baisers le long de sa mâchoire, de son cou. Steve gémit et ramena les hanches de Billy contre les siennes. Leurs érections frottèrent ensemble et ça faisait du bien, même à travers le tissu humide et collant de leur maillot de bain, et Steve fut soulagé de constater qu'il n'y eu pas de vague de panique comme il y en avait eu au club. Juste la pensée que ne pas l'avoir serait bien pire.
«Mon lit ou le tien ? » Dit Billy, les dents frôlant le pouls de Steve.
Steve rit et repoussa Billy, le suivant sur le lit le plus proche. Il embrassa Billy longuement, chaudement et lentement, glissant une main entre eux, effleurant l'estomac de Billy, pour saisir son érection.
« OK ?
-Ouais.» dit Billy, mais son nez est plissé, alors même qu'il poussait vers le haut.
Steve recula sa main en planant.
« Tu n'es pas OK ?
-Non, je veux dire, ouais.» dit Billy, ses doigts s'enroulant autour du poignet de Steve. «Juste, euh, un short mouillé. Pas vraiment à l'aise.
-Oh.» dit Steve. Il se mordit la lèvre. «Tu veux l'enlever ? »
Billy hocha la tête, les lèvres tremblantes. Avant que Steve ne puisse bouger, Billy accrocha ses pouces dans la ceinture de son short, soulevant ses hanches pour pouvoir les faire glisser et les repousser.
Ce n'était pas la première fois que Steve voyait un autre mec nu, ce n'était pas la première fois qu'il voyait Billy nu. Mais il n'avait jamais vu Billy comme ça. Yeux foncés et lèvres gonflées; sa bite était dure, se courbant vers son ventre, et Steve voulait le toucher alors il le fit. Les yeux de Billy se fermèrent quand Steve enroula ses doigts autour de lui.
«Putain.» dit Billy, haletant, même si le toucher de Steve était encore léger.
Steve avait toujours aimé pouvoir faire ça, faire ressentir ça à quelqu'un. Mais c'était grisant, en particulier, de susciter cette réaction chez Billy. Cela faisait nager sa tête et accélérer son pouls. Billy accrocha un doigt dans le short de Steve, tirant.
«Tu ne veux pas l'enlever ? » dit-il.
Steve cligna des yeux.
«Euh, ouais.» dit-il en se déplaçant pour le faire glisser vers le bas.
Mais il déséquilibra et se retrouva sur le dos, évitant de justesse de tomber du bord du lit simple. Il cligna des yeux au plafond. À côté de lui, Billy souffla, puis se remit à genoux pour se mettre à genoux devant Steve.
« Besoin d'aide ?
-Je pense que je peux m'en sortir.» dit Steve, le visage chaud, mais Billy tirait déjà sur le short de Steve, l'épluchant et le jeta de côté.
«C'est mieux.» dit Billy et se pencha pour embrasser Steve, une main sur sa poitrine, l'autre enfoncée dans l'oreiller près de la tête de Steve.
Steve mit ses mains autour de la mâchoire de Billy, glissa sa langue dans la bouche de Billy, mais il se détacha avec un halètement quand Billy pressa leurs corps l'un contre l'autre, bougeant pour que leurs bites s'alignent.
«C'est nouveau.» dit Steve et quand le front de Billy se contracta, il ajouta, «Mais c'est bon. Genre, vraiment bon.
-Ouais.» dit Billy, avec un petit sourire, enroulant ses doigts autour de la hanche de Steve, exhortant Steve à se balancer contre lui.
Cela envoya des étincelles le long de la colonne vertébrale de Steve, et il accroche sa jambe autour de Billy, le tirant plus près.
«Tu sais que je n'ai jamais…» Steve respira par le nez. «Avec un mec, je veux dire.
-Je sais.» dit Billy, avec un petit froncement de sourcils, comme s'il ne savait pas où Steve allait avec ça.
« Alors.» dit Steve, son cœur battant si fort que ça faisait presque mal. « Dis-moi quoi faire. »
Billy déglutit profondément.
«Juste… Laisse-moi prendre soin de toi.» dit-il.
Ses joues étaient rouges et ses yeux étaient vitreux et il était si beau. Steve hocha la tête et dit «OK», puis il plaça sa main dans les cheveux de Billy et l'embrassa.
«Putain.» dit Billy, quand il s'éloigna. «La façon dont tu t'embrasses…»
Il secoua la tête, posa une main sur la poitrine de Steve, juste au-dessus du cœur tambourinant de Steve.
«Laisse-moi… laisse-moi… » et il embrassa le cou de Steve.
Mouillé et bouche ouverte. Il resta là un moment, la bouche pressée sur le pouls de Steve, avant de descendre, ses lèvres laissant une trace brûlante sur la poitrine de Steve, son estomac puis il prit Steve dans sa bouche et Steve jura qu'il vit des étoiles.
La bouche de Billy était chaude et mouillée et il bougeait d'une manière qui indique à Steve qu'il avait déjà fait ça. Billy prit la main de Steve, d'où elle était empoignée dans les draps, pour la reposer sur l'arrière de sa tête, laissant Steve le guider. Ce n'était pas qu'il avait besoin de beaucoup de conseils, pensa Steve, poussant vers le haut. Une chaleur électrique se forma en Steve, passant à travers lui, claquant le long de sa colonne vertébrale, picotant dans ses veines.
«Je vais venir.» dit-il en tirant sur les cheveux de Billy.
Billy fredonna et s'enfonça encore plus, une main recroquevillée dans la chair de la cuisse de Steve, l'autre frottant sur son ventre.
«Putain.» dit Steve. «C'est…»
Ses hanches tremblèrent et sa tête bascula dans l'oreiller quand il vint. Billy avala, laissa Steve sortir de son orgasme, avant de se retirer. Il pressa un baiser humide sur la cuisse de Steve, puis il s'agenouilla, se pencha sur Steve, les lèvres brillantes de salive et sperme. Il avait l'air naufragé. Steve tendit la main et toucha le cou de Billy, sentit son pouls battre sous ses doigts. Son estomac se piqua
«Est-ce que c'était mon prix ? » demanda-t-il sur un rire haletant.
Billy resta silencieux, respira fortement et l'estomac de Steve se serra. Il se souvenait que Billy avait dit c'est peut-être juste un jeu pour toi au club et sa poitrine était tendue.
«Je ne voulais pas dire… putain.» dit Steve. « Pardon. Je rigolais.
-Je sais. »
La bouche de Billy se transforma en un sourire amusé.
«Tu es un tel con, Harrington.» dit-il. «Jésus.» puis il rit.
Steve poussa Billy.
«Tu es un connard.» dit-il, en souriant. «Je pensais que tu étais énervé contre moi.
-Non.» dit Billy simplement et il embrassa Steve encore et encore et encore.
Steve enroula ses bras autour de Billy, le tirant contre lui. Sa peau était fiévreuse, suintante. Steve embrassa le long de la mâchoire de Billy, mordit doucement son oreille.
«Je veux te faire jouir aussi.» dit-il et il sentit Billy frissonner contre lui.
Billy bougea alors il regardait dans les yeux de Steve.
«Touche-moi.» expira-t-il. «Je suis proche.»
Et donc Steve lécha sa main et la passa entre eux, enroulant ses doigts autour de la bite de Billy. Les hanches de Billy se tendirent vers l'avant, se balançant au contact de Steve. Ses cuisses tremblaient, fendues entre celles de Steve, et son souffle était chaud et lourd, bougeant vite.
Steve se souvint avoir entendu Billy se toucher, cette nuit-là, comment il avait l'air, comment ça avait été passionnant d'une manière secrète. Comment il aurait souhaité savoir à quoi ressemblait Billy quand il venait. Maintenant il savait, pensa-t-il, alors que Billy se renversait sur sa main, la bouche relâchée et les yeux brillants.
«Steve.» expira Billy, posant sa tête dans le creux du cou de Steve.
Steve essuya sa main sur la couette, puis passa ses mains sur le dos de Billy.
«Je te tiens. » dit-il.
Il se sentait picotant partout, relâché et heureux, à cause de la combinaison de son propre orgasme et de la précipitation enivrante de faire jouir Billy. Le blond pressa un baiser à la jonction du cou de Steve, puis il roula, allongé sur le côté face à Steve. Steve se tourna pour qu'il soit sur son côté aussi, effleurant d'une main les côtes de Billy, le long de sa hanche, de sa cuisse. Il la posa sur la taille de Billy, sentant la montée et la descente du souffle de Billy sous sa paume.
Steve avait pensé que cela pouvait être bizarre ou profond d'une certaine manière. Qu'il verrait Billy différemment. Mais c'était comme tout ce qui s'était passé entre eux depuis qu'ils étaient devenus amis: une progression naturelle. Le ventilateur de plafond tournait au-dessus, déplaçant l'air chaud dans la pièce, refroidissant lentement l'éclat de sueur sur la peau de Steve. Son rythme cardiaque ralentit et ses yeux furent lourds.
Il sentit le sommeil l'attirer jusqu'à ce que Billy dise:
«Tu ne vas t'enfuir loin de moi à nouveau, n'est-ce pas ? »
Son ton était léger, comme s'il plaisantait, mais il ne rencontra pas tout à fait les yeux de Steve.
«Non.» dit Steve.
Il passa l'arrière de ses doigts sur la joue de Billy, laissant son pouce le long de sa mâchoire.
«On dirait que tu pourrais être coincé avec moi. »
Billy se lécha les lèvres et sourit.
«Je suppose que je peux gérer ça. »
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