Hello !

BONNE ANNÉE !

J'espère que vous allez tous bien !

Guest/Shadow : Le fait que Kuroko demande pour la seconde fois à Akashi de se réveiller, honnêtement, ça ne veut rien dire XD Il y a plus de chapitres que de personnage donc il y en a plusieurs qui vont revenir. Oui, le feu a déjà été mentionné. Ahah ! Désolée de t'avoir déconcentrée au boulot XD Quant à ton hypothèse... je pense que ce chapitre sera plus clair. Merci de continuer à lire mon histoire :)

Akashi la fraise : hehe ^^

Bonne lecture !


Kise nous fait de grands signes depuis le trottoir d'en face. Après s'être assuré qu'aucune voiture n'arrivait ni d'un côté, ni de l'autre, il traverse et vient nous rejoindre.

-Ça me fait tellement plaisir de vous revoir ! Nous dit-il en nous prenant dans les bras les uns après les autres.

-Moi aussi, je lui glisse quand il me serre contre lui.

Je ne lui rends son étreinte qu'avec un bras, mon autre main étant tenue par Mayuzumi. Kise, emporté par sa joie, prend même Mayuzumi dans ses bras alors que d'ordinaire il se contente d'une poignée de main.

-Ça va être un super week-end !

-Si t'es aussi chiant et aussi excité que Nigou, je te jure, je t'expulse de l'avion ! Grogne Aomine.

-Maieuh, Aominecchi ! Ça fait six mois qu'on ne s'est pas vu ! J'ai le droit d'être heureux, non ?

-Aomine-kun, Nigou est très sage ces derniers temps.

Tellement sage à vrai dire que même Kagami a commencé à s'accoutumer à sa présence d'après les dires de Kuroko.

Je laisse ma tête reposer sur l'épaule de Mayuzumi. Il serre un peu plus ma main.

-Je suis heureux de vous voir ainsi, je fini par dire.

Ils tournent leurs visages vers moi, surpris.

-C'est vrai... je rajoute. Après tout le mal que j'ai pu vous faire au collège et au lycée... j'ai brisé votre cœur, Aomine, Kuroko. J'ai détruit notre groupe d'amis. Je vous ais poussé à la rupture. Et au lycée, j'ai voulu étouffer Seirin jusqu'à ce qu'il périsse et...

-Ce n'était pas tout à fait toi, Akashi-kun.

-Kurokocchi a raison. C'est de l'histoire ancienne ! On est tous passé à autre chose. Tu n'es pas fière des jeunes adultes que nous sommes devenus, capitaine ?

-Si, justement, j'en suis si fière...

-Alors tu vois, t'es petites bavures ne nous ont pas empêché d'avancer, ajoute Aomine en se grattant l'oreille avec son air désintéressé. Pff, toujours à faire une montagne de rien... je te jure...

Je me sens soulagé. Leur pardon devait être ce qui me manquait pour apprécier le bonheur qui s'offre à moi. Nous allons partir en week-end. Tous ensemble. Dans deux heures nous allons monter dans l'avion direction Okinawa. De là, nous allons prendre le bateau pour rejoindre l'île de Tonaki-Shima. Oui, ça va être un bon moment. Tout va bien se passer. Pourtant, plus j'y pense, plus mon ventre se tord.

-Bon, qu'est-ce qu'y fou, l'autre constipé ? Demande Aomine en sortant son téléphone de sa poche.

-Midorimacchi a beaucoup de travail à l'hôpital. Interne, c'est pas facile.

-On devrait peut-être aller le chercher ? On a du temps avant le décollage, propose Mayuzumi.

D'un seul pas, nous nous rendons à l'hôpital où travaille Midorima pendant ses études. Nous entrons dans le grand hôpital. Il y a des escaliers partout et sans fin, des bosquets de fleurs, des plantes grimpantes et tellement de vitres... Au milieu du vaste accueil se trouve une sorte de grande boîte en verre. Je m'approche. C'est une pièce, aménagée comme une chambre d'hôpital. Les rideaux sont entrouverts.

Quelqu'un est allongé sur le lit. Son corps pâle est relié à des machines. Il est branché de partout. Il y a une imposante brûlure sur son bras droit. Je ne la vois pas à cause des bandages, mais je sais qu'elle est là. Tout comme je sais que ses jambes, cachées sous la couverture, sont brisées en mille morceaux. Je sais aussi qu'il se noie continuellement dans l'eau que contiennent encore ses poumons. Je me reconnais, allongé dans le lit.

Je suis endormi. A vrai dire, c'est même plus profond qu'un simple sommeil. Je suis là. J'attends. Je pose la main sur la vitre.

Midorima approche de moi.

-Akashi ? Tu vas bien ?

Mes mains tremblent. J'ai envie de briser cette vitre. Je veux fuir. J'ai mal au bras. J'ai l'impression d'étouffer. Et soudain, une douleur dans ma poitrine.

-Midorima... qu'est-ce qui se passe ?

Il me regarde avec des yeux tristes.

-Akashi, tout va bien se passer. Je te le promets. Il...

-Non !

Non. Je sais ce qu'il va dire. Il faut que je me réveille, c'est ça ? La douleur dans ma poitrine s'intensifie. J'ai l'impression d'être oppressé.

-Je ne veux pas !

Seule de la souffrance va m'attendre. Je le sais. Je le sens. Les vitres se brisent une à une. Si nous sommes dans mon rêve, alors j'en suis le maître, non ?

-Akashi ! Je t'en supplie, écoutes-moi... !

Mes amis hurlent mon nom. Je peux faire s'effondrer le monde si je le souhaite.

J'ai mal. Ma poitrine me fait mal. La douleur s'intensifie par vague, de plus en plus fortes. Je cri. J'ai l'impression d'être bloqué, qu'on me tire vers le bas, que des mains géantes essaient de m'attraper, de me serrer et de me bloquer.

-Akashi, je te promets que ça va aller. C'est normal, me hurle Midorima alors que l'hôpital se détruit.

-Normal ?

Non, la douleur n'est pas normale. Personne ne devrait avoir mal. Je n'ai pas envie d'avoir mal.

-Je ne vous laisserai pas partir ! Jamais ! Vous devez rester avec moi !

-Akashi, je t'en prie, il faut que tu te réveilles !