Hello!

Un court OS sur la relation entre Zola et Derek cette fois-ci. J'espère qu'il vous plaira!

Enjoy! *-*

Vivichan10


OS: Une fille a besoin de son père


Derek rentra dans la maison. Normalement, il aurait dû être seul; Mer était de garde, Bailey et Ellis avaient un entraînement de foot et Zola était à l'université jusqu'au weekend prochain. Et pourtant… de la musique très forte venait de l'étage… étrange…
Il posa sa veste sur une chaise et son attaché case sur le canapé, puis il monta quatre à quatre les escaliers. La musique était de plus en plus forte et il distinguait maintenant les mots d'une balade triste à mourir qui couvrait à peine des sanglots et des hoquets de chagrin.
Il arriva dans le couloir menant à toutes les chambres et constata que tout ce boucan venait de celle de sa fille aînée, Zola. Il frappa deux coups, et comme il ne reçut pas de réponse, il dit:

-Zozo, c'est toi ma chérie?

-J'ai pas envie de parler, Pa'. Laisse-moi s'il te plaît.

La voix de sa fille était presque méconnaissable. Elle qui avait toujours tant d'aplomb, semblait toute petite, fragile, brisée.. Avec trois adolescents à la maison, il avait tout de même appris à attendre qu'ils viennent d'eux-mêmes à lui pour lui parler de leurs problèmes, alors il soupira et répondit à sa fille que si elle avait besoin de lui, il serait dans la cuisine. Il se retournait à peine pour descendre les escaliers, quand il entendit la musique s'arrêter et la porte s'entrouvrir:

-Tu me jures que tu ne vas pas lui casser la figure? demanda Zola.

Il sourit, heureux qu'elle lui fasse confiance pour parler avec lui.

-Ca dépend de ce que ce crétin t'a fait…

Le petit-ami de Zola, James ou Jeremy - il ne s'en rappelait plus étant donné qu'il savait dès le début que ça ne fonctionnerait pas entre eux - était un petit frimeur prétentieux qui avait réussi -certainement pas par son intelligence- - à charmer sa fille. Il détestait ce boug, mais il avait toujours tenu à ne pas interférer dans la vie privée de ses enfants… Par contre, si cet idiot avait brisé le coeur de Zola, il ne répondrait plus de rien… en tout cas, il ne pourrait pas jurer de ne pas lui dévisser la tête à la première occasion qui se présenterait.

Les grands yeux bruns de sa fille, dans l'encadrement de la porte, se remplirent de larmes et avant de totalement perdre le contrôle, elle marmonna:

-Il… il se pourrait qu'il ne soit sorti avec moi uniquement parce que mon nom est Shepherd-Grey… il pensait que ça l'aiderait pour faire son internat ici, au Grey Sloan Memorial Hospital.

Même si Derek s'en était douté dès le début, il ne devait pas oublier que sa fille avait été amoureuse de cet énergumène. Il ouvrit donc la porte de la chambre en un peu plus grand, juste assez pour que Zola puisse se glisser dans l'entrebâillement et pour qu'elle vienne se lover dans les bras déjà ouverts:

-S'il n'était avec toi que pour ça, il doit être un sacré imbécile. Tu as tellement de qualités. Tu es intelligente, amusante, empathique, tu brille par ton grand coeur… et tu es magnifique, ma chérie. Tellement jolie. Ne te laisse pas abattre par lui et ce qu'il a pû te dire… il n'y comprend rien.

-Mais… je… nous avons passé tant de bons moments ensemble.

-Je n'en doute pas mon coeur… je n'en doute pas un seul instant.

-Et il était gentil avec moi. Je l'aimais vraiment, et je pensais qu'il m'aimait aussi.

-Sûrement… mais je sais aussi que, toi, tu peux retrouver tout cela avec quelqu'un de sincère et qui t'aimera, toi, et non pas ton nom et tes relations.

Zola n'avait pas l'air de le croire pour l'instant, mais lui, il en était persuadé. Ils allèrent tous les deux s'asseoir sur le lit de Zola et il l'écouta parler de Jack - c'est donc comme ça qu'il s'appelait - aussi longtemps qu'elle en eût besoin, puis soudain, trop épuisée pour continuer à parler et pleurer, elle s'allongea, la tête posée sur les genoux de Derek. Il caressa tout doucement ses cheveux en lui répétant encore et encore à quel point elle était une jeune femme extrairdinaire.

-Je suis désolée d'être partie du campus au beau milieu de la semaine. J'y retournerai demain matin, c'est juré.

-Ne dis pas de bêtises. Si tu as besoin d'une pause et de te reposer, ta mère et moi serons heureux que tu restes avec nous quelques jours. Aussi longtemps que tu voudras. Si tu veux, tu pourrais venir à l'hôpital pour regarder une opération ou deux, comme au bon vieux temps…

-Est-ce que… non, c'est idiot!

-Zola… est-ce que quoi?

-Est-ce qu'on pourrait aller pêcher demain? Comme quand j'étais petite et que j'étais triste?

-Tout ce que tu veux Zozo. On pourra envoyer les photos à tante Cristina.

-Uniquement si on pêche un poisson plus grand que le sien, rit Zola en se redressant. Merci Papa.

-C'est mon job. Maintenant, justement pour aller jusqu'au bout de mon travail de père surprotecteur, et vu que tu ne veux pas que je m'en prenne à Jack, je te propose deux choses. Première option: on prend une photo de cet abruti et on joue aux fléchettes avec. Deuxième option: tu remets cette musique aussi fort que tu veux, tu danses jusqu'à ce que toute ta tristesse passe, et moi, en attendant - parce qu'on sait tous les deux que je ne sais pas danser - je vais nous préparer un plateau repas avec tout ce que tu aimes qu'on mangera en regardant le film de ton choix. Alors? Un ou deux?

-Les deux?

-Avec plaisir… dégaine les fléchettes ma puce, on va lui refaire le portrait comme un porc-épic. Cent points pour son nez.

Quelques heures plus tard:

Meredith, Bailey et Ellis venaient tout juste de rentrer. Les deux adolescents avaient couru à l'étage pour prendre une douche pendant que Meredith était allée porter quelques courses dans la cuisine. Cuisine qui sentait bon le pop corn, le chocolat et le pesto. Étrange… Zozo n'était pourtant pas là en ce moment…
Meredith se servit une coupe de glace à la vanille qu'elle voulait déguster devant une série, puis elle se rendit dans le salon.

C'est là qu'elle les vit: Zola et Derek étaient endormis sur le grand canapé, Zola dans les bras de son père et les deux avec la même expression de confort et de tendresse sur le visage. Quand on savait qu'ils n'avaient pas un seul gène en commun, on pouvait en douter en les voyant. Zola ressemblait énormément à Derek. Leurs expressions, leurs mimiques, leurs sourires, leurs regards étaient si semblables que ça en était troublant. Et ce depuis toujours.

Meredith posa son bol de glace sur la table basse et s'approcha d'eux. Elle embrassa le front de sa grande fille, caressa la joue de son mari et les couvrit tous les deux du plaid préféré de Derek.
Elle ne savait pas pourquoi Zola était rentrée de la fac, mais ce qui était certain c'est qu'elle avait eu besoin de son père. Leur relation était une des choses dont Meredith était le plus fière et qui gonflait son cœur d'amour. Les deux s'étaient vraiment trouvés, comme des âmes qui devaient se rencontrer.

A ce moment-là, Derek se réveilla. Son premier réflexe fut de voir si Zola allait bien, puis il vit sa femme. A son regard interrogateur, il murmura:

-Son copain était un blaireau avide de notoriété. Elle l'a plaqué.

-Où sont les battes de baseball? Je vais apprendre à ce gamin de quel bois on se chauffe dans la famille.

Derek sourit. Il ne doutait pas un instant que Meredith était sérieuse en disant cela. Il n'en attendait pas moins d'elle. Il lui prit cependant la main dans la sienne et elle s'assit près de lui:

-Elle ne veut pas de violence… mais ne t'en fais pas. Je vais envoyer à ce cher Jack une lettre bien sentie et je lui parlerai de ta dextérité extraordinaire au scalpel et aux battes.

Meredith rit doucement avant de caresser tendrement les cheveux de leur fille.

-Je voudrais tant qu'on puisse la préserver de toute blessure. Si seulement on pouvait les protéger tous les trois de tout…

-Je sais Mer… je sais…