Disclaimer : Magnificent Century est l'oeuvre de Meral Okay et de Timur Savci.
Résumé : Oui, depuis qu'il tend la main à son lui qui souffre, qu'il l'accepte, qu'il panse ses plaies, « il a changé » [Magnificent Century : Hürrem]
Note de l'auteur : Cet écrit a été réalisé dans le cadre du drabble images du Discord « Papotage, écriture, lecture et bonne humeur» du 19/11/2022. 10 minutes. Décrire le mieux possible l'image donnée.
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T'as changé
C'est égoïste, lui dit-on. Oui, il n'est qu'un égoïste. Et un faible : pourquoi les autres devraient pâtir du fait qu'il ne sait pas se contrôler ? Tout ça parce que, pour le barbecue qu'il organise dans son jardin, le premier depuis qu'il a emménagé dans sa maison avec Nurbanu, il a annoncé qu'il n'y aurait pas d'alcool à sa table et il a demandé, si possible, à ce qu'on n'en rapporte pas.
Les mêmes qui le fustigeaient jadis parce qu'il buvait comme un trou pour anesthésier une douleur et un mal-être qu'ils n'ont jamais reconnus, qu'ils n'ont jamais admis tout comme ils nient leur implication. Certes, c'est lui qui boit, qui en fait le choix. Il se sent pas aimé d'eux, pas soutenu et quoi qu'il fasse, il sait qu'il est l'enfant le moins réussi de ses parents. Ils l'aiment, c'est certain et son père est un soutien mais comparé aux autres...
Mehmed est un ange : beau dedans comme dehors.
Mirhimah est la seule fille donc elle est évidemment à part et est la princesse.
Bayezid est le courageux, le fougueux, la tête-brûlée.
Cihangir est le bébé, le petit dernier, celui à qui on fait plus attention à cause de son handicap, le plus intelligent.
Et puis, il y a lui.
Selim.
Le transparent.
A qui on sort le fameux « T'as changé » depuis qu'il a rencontré sa petite-amie, laquelle lui fait réaliser combien il vaut mieux que les effluves du vin. Oui, depuis qu'il tend la main à son lui qui souffre, qu'il l'accepte, qu'il panse ses plaies, « il a changé ».
Il est sobre depuis quatre mois.
Il ne boit plus une goutte d'alcool.
Il s'autorise une bière sans alcool le dimanche, une transition qu'il a trouvée.
Mais malgré sa victoire, on lui crache dessus : pourquoi ne pas vouloir sentir sa drogue addictive après tout ? C'est bon, tu ne vas pas en mourir...
-Je t'apporterai le jus de raisin que tu aimais tant enfant, Selim. Dit Soliman
Tout le monde se tait.
Tout le monde plie face la volonté paternelle.
Selim, lui, sent la main parentale toucher la sienne, épaulant un peu plus cette facette de lui qu'il répare morceau par morceau.
FIN
