Bonjour à tous !

Me voici aujourd'hui pour ce second jour avec quatre nouveaux mots et je dois dire que je les ai adorés hihi. Bon, l'un des quatre (vous devinerez peut-être lequel), m'a fait un peu plus réfléchir à comment le placer dans ce chapitre, mais pour les trois autres, ça a été une partie de plaisir ! Je vous laisse découvrir ça ! Bien évidemment, avec des mots pareils, je ne pouvais faire que du Royai *émoji sourire en coin*.

Ah et pour info, le chapitre d'hier est en sept parties et vous aurez les sept parties éparpillées jusqu'à la fin du mois ! C'est le seul pour lequel je fais durer le suspense, pour les autres histoires en plusieurs parties, les chapitres seront publiés à la suite des autres ! *émoji clin d'œil*.

Bonne lecture.

Sei.

NB : On notera que j'ai écrit ce jour le 03 août de cet été, si vous ne vous en souvenez pas, on était en pleine canicule avec un pic de chaleur très élevé *émoji mort de rire*.

PS : Merci à Musing-and-Music, Sow'mama, LénaFMA et L'atelier des chats pour leur commentaire ainsi qu'à Sow'mama pour l'ajout en suivis et favoris *émoji bisou cœur*.

Thème : Tristesse, cœur, violoncelle et amis.


Jour 2 : Un ami.

Situation : Roy apprend l'alchimie chez son maître.

Dans une petite maison de la campagne, par un rude hiver, une jeune fille s'était assoupie, blottie confortablement dans la douce chaleur d'une couverture toute chaude comme elle n'en avait jamais eu. La maison restait très froide, malgré la cheminée qui alimentait une source de chaleur, mais Elisabeth se sentait en sécurité dans cette couverture, en fermant les yeux, elle se revoyait dans les bras de sa mère, plusieurs années en arrière, tandis qu'elle la berçait, chantant de douce mélodie pour l'endormir.

Il ne lui en fallu pas plus pour se sentir s'endormir, mais...

- Miss Elisabeth, tout va bien ? Entendit-elle parvenir à ses oreilles.

L'adolescente sursauta, elle ne s'était pas rendue compte qu'elle s'était assoupie. Les journées d'hiver étaient longues et éprouvantes pour elle qui ne supportait pas l'obscurité quasi permanente de la maison et le froid glacial qui y régnait. Elle s'était blottie un instant sous la couverture douce, moelleuse et toute chaude qui trônait sur le canapé pour se réchauffer un peu devant la cheminée. Une couverture qui appartenait à l'élève de son père...

Se rendant compte de ce qu'elle avait fait, Elisabeth se confondit en excuse, honteuse d'avoir emprunté sans le lui demander, la couverture de l'apprenti de son père.

- Monsieur Mustang ! S'inclina-t-elle. Vous désiriez quelque chose ?

Son père lui avait demandé d'être attentive au besoin de son apprenti, comme elle n'avait pas la moindre particularité pour l'alchimie, il avait dû faire appel à un alchimiste de l'extérieur pour pouvoir transmettre son savoir... À cette pensée, une profonde tristesse l'envahie... Comme toujours à cette période de l'année, mais encore plus cette année alors que Monsieur Mustang passait son premier hiver dans la maison...

- J'aimerais savoir si "vous" allez bien ! S'exclama-t-il en inclinant la tête et en fronçant un sourcil, l'observant avec insistance et insistant sur le vous.

Elisabeth se sentit rougir face à un tel regard... Cela se voyait-il tant que ça que la mélancolie s'était emparée de son cœur ? Elle avait toujours le cœur lourd quand l'hiver arrivait, parce que c'était à cette période qu'elle avait perdu sa mère, quelques années auparavant, mais aujourd'hui encore plus quand elle réalisait qu'elle avait également perdu son père... Son père qui à présent, n'avait d'yeux que pour cet apprenti qui lui faisait face...

Elle avait cette envie de le détester... Pourquoi devrait-elle l'aimer !? Il débarquait dans sa vie et lui volait cette place dans le cœur de son père... Pire encore, elle devait se mettre au service de ce garçon et répondre à ses besoins, mettant ses propres besoins entre parenthèses... Qui y subviendrait !?

- Vous avez froid ? Renchérit le brun.

Elisabeth ne s'était même pas rendue compte qu'elle s'était mise à grelotter. Elle était si bien sous la couverture qui lui rappelait le réconfort de sa mère. Une mère qu'elle savait qu'elle l'avait profondément aimée... Comme elle lui manquait... Elle se sentait à présent si seule et si vide...

Un petit soupire de tristesse s'échappa de ses lèvres sans qu'elle ne s'en rende compte, elle croisa ses bras autant pour se réchauffer que pour se remémorer la forme d'une étreinte passée... Elle était tellement perdue dans cette nostalgie qu'elle en oublia presque la présence de l'apprenti alchimiste. Ce dernier l'observa le cœur lourd et lorsque ses yeux se posèrent sur la couverture qui avait glissé sur le sol, il s'en empara pour l'envelopper autour de la blonde qui écarquilla les yeux sous la surprise.

- Monsieur... Bredouilla-t-elle confuse, en essayant de retirer la couverture.

- Prenez là, sourit-il gentiment en l'obligeant à la garder sur elle.

- Mais...

- J'insiste, la coupa-t-il.

Elle n'osa plus rien dire et l'observa, mal à l'aise.

- Merci... Croassa-t-elle, gênée.

Un silence gênant s'installa dans le salon, les deux adolescents s'observèrent discrètement, mal à l'aise. C'était la première fois qu'ils se retrouvaient aussi longtemps seuls dans la même pièce, et puis pour Elisabeth c'était d'autant plus gênant quand elle se rendit compte qu'elle était enveloppée dans cette couverture qui lui appartenait. Une couverture qu'il venait de lui offrir, sans la moindre raison et sans rien demander en retour. Une couverture qui portait son odeur... Pourquoi n'avait-elle pas remarqué ce détail jusqu'à maintenant ? Mais surtout, pourquoi s'attardait-elle désormais sur ce détail ?

- Que diriez-vous d'écouter un peu de musique ? Tenta de détendre l'atmosphère l'apprenti alchimiste.

Elisabeth acquiesça par principe mais fronça les sourcils quand le brun s'approcha du vieux transistor.

- La radio ne fonctionne plus... Murmura-t-elle timidement.

Cela faisait si longtemps à présent, comme cela lui manquait de ne plus écouter la musique... Une fois de plus, une vague de tristesse et de nostalgie s'empara de son cœur quand elle repensa à tous ses moments passés avec sa mère à écouter les musiques du philharmonique... Elle adorait le son du piano, alors que sa mère raffolait des solos de violoncelles...

- Je vais la réparer.

Elisabeth sortit soudainement de ses pensées et sursauta devant l'annonce du jeune homme. La réparer !?

- Vous pouvez faire ça ? Osa-t-elle demander timidement.

Une espèce de chaleur ampli son cœur à cet instant. Réparer le transistor ? Ce serait tellement merveilleux ! Elle pourrait de nouveaux écouter ses musiques qu'elle aimait tant écouter avec sa mère toute petite.

- C'est simple pour un alchimiste, expliqua alors le jeune homme en souriant avant de porter son attention à la machine.

La jeune fille n'osa pas répondre... C'était simple pour un alchimiste de réparer un transistor ? Dans ce cas... Pourquoi son père ne l'avait-il jamais fait ? Un sentiment de malaise prit place dans son cœur et elle se senti défaillir, elle se laissa retomber dans le canapé, le cœur vide.

Alerté par le bruit qu'Elisabeth fit en s'asseyant soudainement, Roy releva la tête, surpris, il fronça les sourcils, ne comprenant pas, puis, l'information fit son chemin jusqu'à son cerveau et il comprit ce qu'il venait de dire et ce que la jeune fille en avait traduit.

- Elisabeth, murmura-t-il en s'approchant d'elle pour s'agenouiller devant la jeune femme et prendre ses mains dans les siennes, en oubliant les consignes de politesse.

La jeune femme tremblait et des larmes silencieuses coulaient le long de ses joues.

- Est-ce que père me déteste à ce point ? Bredouilla-t-elle.

Est-ce qu'il ne faisait rien dans cette maison parce qu'elle n'avait aucun talent en alchimie et que par colère, il la laissait se débrouiller de ses propres mains d'adolescente d'à peine treize ans ?

Roy ne savait quoi répondre, il se rendait bien compte que l'amour que se portaient ce père et cette fille était quasi inexistant, mais qui était-il pour faire une leçon de morale ? Sa propre relation avec ses parents n'était pas mieux... Après tout, c'était pour cette raison qu'il était élevé par sa tante qu'il considérait plus comme une mère que sa véritable mère !

Cette réflexion lui donne une idée !

- Je ne sais pas ce que ressent votre père malheureusement, chuchota-t-il doucement en essuyant ses larmes. Mais moi je suis là et je vais prendre soin de vous.

Ces mots, sa tante lui avait dit les mêmes quelques années auparavant. Il se souvient encore de la chaleur qu'il avait ressenti dans son corps quand elle les avait prononcés. Il espérait que ce serait la même chose pour Elisabeth, parce qu'il ne voulait pas qu'elle se sente aussi seule. Il savait ce que ça faisait de ressentir une telle émotion et il refusait que l'adolescente vive avec le même poids dans son cœur. Il voulait devenir son soutient, une personne sur laquelle elle pourrait compter.

- Comme un grand-frère ?

La réponse d'Elisabeth le surpris. Un grand-frère ? C'est vrai qu'ils avaient presque quatre ans d'écart et que peut-être, elle le voyait ainsi, pourtant, dans son cœur, il n'avait pas envie d'être un grand-frère pour elle... Il ne savait pas comment l'expliquer... C'était si étrange... C'était un sentiment beaucoup plus fort que ça.

- Comme un ami... ? Murmura-t-il alors.

Mais cette remarque était plus une question pour lui que pour Elisabeth. Est-ce qu'il avait envie d'être ami avec elle ? Il sentait que ce mot n'était pas encore celui qui décrirait le mieux leur relation, mais il réalisait qu'à ce jour, c'était le seul qu'il trouvait convenable.

- Un ami ? Répéta Elisabeth, surprise.

Elle n'avait jamais eu d'amis. Elle avait toujours vécu seule avec sa mère et son père. Roy Mustang était le premier inconnu qui était venu bousculer son quotidien depuis sa plus tendre enfance en venant vivre ici pour son apprentissage.

L'apprenti alchimiste approuva d'un hochement de tête.

- Oui, que diriez-vous de devenir des amis ? Renchérit-il en souriant.

Elisabeth l'observa un instant, en pleine réflexion. Son cœur se réchauffa à l'idée d'avoir un ami et quelqu'un pour qui elle comptera. Elle qui pensait qu'elle détesterait ce Monsieur Mustang, elle n'avait pas imaginé que les choses pourraient être tout autrement. Oui, elle avait envie de devenir ami avec lui et de voir où cette amitié les conduirait.

- D'accord ! Approuva-t-elle en lui offrant son premier vrai sourire qui fit rater un battement de cœur à Roy et colora ses joues d'une légère teinte rose.

Il réalisa alors pourquoi le terme ami n'était pas suffisant parce qu'il ne voulait pas simplement être son ami, il voulait beaucoup plus que ça, il voulait être celui qui la ferait sourire ainsi jusqu'à la fin de ses jours.

Fin.