Hello,
Me voici aujourd'hui avec le dernier chapitre de "Noël en famille ?", j'espère qu'il vous plaira *émoji souriant de toutes ses dents*.
Bonne lecture.
Sei.
PS : Merci à Musing-and-Music, L'atelier des chats, LénaFMA et Sow'mama pour leur commentaire journalier *émoji bisou cœur*.
Thème : Mesure, papillon, précédent et pyjama.
Jour 9 : Noël en famille ? 4/4
Situation : Après le jour promis, Roy est Général et a pris les commandes de la région Est.
Le Général Mustang et la jeune femme s'observèrent. La nouvelle venue n'avait pas répondu à la question posée par l'alchimiste de flamme.
- Qui êtes-vous et que m'avez-vous fait !? Renchérit le militaire dont la patience commençait à diminuer. Il voulait rentrer chez lui, retrouver son assistante et s'assurer qu'elle était en vie.
- Ce petit cadeau de noël n'est pas à votre goût ? S'exclama l'inconnu avec un sourire faux, sans changer de posture.
Son regard traversa pourtant du regard les décorations qui enveloppaient la pièce, s'attarda sur la fenêtre de laquelle on pouvait voir les deux fillettes rire aux éclats et vers l'escalier où se trouvait sa "femme" et son "fils". Roy serra les poings, cette comédie n'avait que trop durée.
- Vous appelez ça un cadeau !? Aboya-t-il, à présent furieux.
Tout ce que cela lui avait apporté, c'était des émotions contradictoires, cette illusion d'une famille qu'il n'aurait jamais lui faisait à présent mal au cœur, parce qu'il savait qu'il ne pourrait plus prendre "son" fils dans ses bras, il ne recevra plus de câlin de "ses" filles, on ne l'appellera plus jamais papa... Et surtout, il ne se réveillera jamais avec Riza blottie dans ses bras. Ça faisait mal ! C'était mal de goûter au fruit défendu parce qu'après on ne voulait plus qu'une seule chose... Y regoûter !
Il s'était battu pendant des années avec lui-même pour rester le plus professionnel possible avec son assistante. Prenant parfois des mesures radicales pour ne pas craquer en couchant avec une de ses conquêtes, des blondes de préférences... Leur demandant de rester silencieuse et ne se concentrant que sur cette chevelure blonde, s'imaginant faire l'amour avec Riza... Le lendemain il se traitait de vermine et de termes encore plus grossier, se sentant encore plus sale et minable que jamais... Mais au moins, il n'avait jamais craqué ! Même si très souvent il n'osait plus regarder son lieutenant dans les yeux, elle était toujours près de lui, saine et sauve et son honneur était encore intact.
Mais maintenant qu'il avait goûté à cela !? Comment allait-il faire pour ne pas devenir fou !? Il ne pourrait plus se retrouver seul avec Riza sans avoir des arrières pensées en tête... Comment allait-il gérer ses pulsions !? Riza le descendrait... Chose qu'il mériterait amplement. Mais... Et si elle y répondait !? Ils seraient perdus à jamais...
Bordel ! Dans quelle galère cet imposteur l'avait-il fourré !?
- Ça vous amuse, vous, de torturer les gens !? Cracha-t-il avec haine à la femme qui lui faisait face.
L'expression de celle-ci se fit surprise. Elle semblait complètement déstabilisée par sa réponse.
- Torturer !? Répéta-t-elle, incrédule.
Elle observa autour d'elle sans comprendre, comme si elle cherchait en quoi ce qu'il se passait actuellement était de la torture. Elle ne semblait pas vouloir comprendre que la torture dont parlait l'alchimiste était mentale.
- Je...
Elle en perdit ses mots.
- C'était censé être un cadeau ! Renchérit-elle en se décollant du chambranle de la porte pour venir se poster devant lui. Tout ceci, poursuivit-elle en désignant d'un signe de tête et de mains les décorations, les enfants et l'escalier, faisant référence à Riza. Ne vous fait-il pas plaisir !?
- Pourquoi ça me ferait plaisir !? Répondit alors Roy, avec un regard toujours aussi dur.
- Vous sembliez apprécier jusqu'à récemment ! Se défendit la jeune femme, confuse.
- Comment ne pas apprécier ! Renchérit-il avec des grands gestes.
- Alors où est la torture ! Tenta-t-elle de comprendre.
- Bordel ouvrez les yeux ! Tempêta Roy, dont la rage ne faisait que s'accroître. Comment voulez-vous que je retrouve ma vie d'avant à présent !? Comment faire face à mon assistante après tout ça !?
Un malaise se fit sentir dans la pièce, il fallut un moment à Roy pour comprendre pourquoi. Il n'y avait plus aucun bruit... Absolument aucun... Que faisait les fillettes !? Pourquoi ne les entendait-il plus ?
- Votre assistante ? Répéta la jeune femme, sans comprendre.
- Vous vous moquez de moi !?
Cet imposteur allait lui faire croire qu'il ignorait que Riza était son assistante ? Impossible ! Et puis d'ailleurs, comment pouvait-elle savoir ce qu'il ressentait pour Riza !? Il ne l'avait jamais dit à personne ! Seule sa tante Chris était au courant parce qu'il ne pouvait rien lui cacher, mais il savait que jamais elle ne le trahirait. Bon, et Maes aussi, mais paix à son âme, il avait emporté son secret dans la tombe. D'ailleurs, c'est à cause de lui qu'il a fini par rêver de cette vie impossible... Lui qui lui mettait toujours des images de familles en tête...
- Non ! S'indigna la jeune femme, incrédule.
Le regard que Roy lui renvoya indiqua qu'il ne la croyait absolument pas. Ce fut à son tour de croiser les bras, en attente d'explication. Il était à présent certain que tout ceci avait été orchestré par l'alchimiste qu'il avait rencontré, pourtant, il ne se souvenait absolument pas de lui... Ni de leur rencontre... Mais ces derniers souvenirs datent de ce moment.
- Comment avez-vous créer tout ça !? S'exclama-t-il, déterminé à avoir des réponses.
- Grâce à l'alchimie, répondit-elle alors.
Mais cela ne sembla pas suffire à l'alchimiste de flamme qui se doutait déjà de cette partie-là. Lui, ce qu'il voulait, c'était d'une réponse détaillée.
- J'ai un don depuis toujours, expliqua-t-elle alors, intimidée par le regard du militaire. Je peux lire le rêve le plus précieux, le plus pure et complètement impossible dans le cœur des gens, renchérit-elle ensuite. Quand on s'est rencontré, la première chose que j'ai vu, c'est ce rêve de fonder une famille avec cette femme... Avoua-t-elle, confuse. Alors je vous ai fait ce cadeau.
La fin de sa phrase se fit murmure... Roy pouvait ressentir la sincérité dans ces paroles, pourtant, il ne pouvait pas se calmer, toute cette situation le dépassait et vivre ça n'était pas sans conséquence pour lui. C'était sans précédent...
- Comment !? S'exclama-t-il alors, toujours aussi durement.
Il voulait absolument tout savoir et seulement, peut-être, parviendra-t-il à se monter indulgent.
- Grâce à l'alchimie !
Mais la réponse ne satisfaisait toujours pas l'alchimiste de flamme...
- Quel genre d'alchimie !? S'emporta-t-il, faisant sursauter la jeune femme.
- L'illusionnisme. Je suis une alchimiste de l'illusion.
L'illusionnisme !? Roy ne savait même pas que ce genre d'alchimie était possible... Mais pourtant, depuis quelques années, il réalisait souvent que l'impossible existait... Alors pourquoi ne pourrait-il pas y avoir un alchimiste de l'illusion après tout. Mais cela ne répondait pas à toutes ses questions.
- Et c'est quoi cette histoire de noël ?
Parce qu'il n'avait absolument aucune idée de ce que c'était et il était certain de ne jamais avoir inventé quelque chose d'aussi étrange dans ses rêves les plus fous.
- Noël existe vraiment. C'est une tradition d'un pays lointain, celui d'où vient mon arrière arrière arrière grand-mère. En fait, on est le vingt-cinq décembre aujourd'hui... C'est le jour où on célèbre cet évènement...
L'imposteur n'en ajouta pas plus et se contenta d'hausser les épaules. Roy n'insista pas. Il pourrait toujours demander à Falman s'il connaissait quelque chose à propos de noël lorsqu'il serait de retour chez lui.
- Et cet étrange mobilier ? Ajouta-t-il.
Est-ce que ça venait aussi d'un pays lointain ?
- Oh ça... J'aime beaucoup créer des objets unique et si différent de ce que nous pouvons connaître...
- Pourquoi restons-nous ici et ne retournons-nous pas dans la réalité !?
Roy n'en pouvait plus d'être ici, c'était si déroutant. Il avait encore les images de Riza dans ce pyjama qui lui donnait des papillons dans le ventre lors de son réveil puis dans cette robe qui la mettait tellement en valeur... Lui qui avait l'habitude de côtoyer une Riza principalement vêtue de l'uniforme militaire grossier et informe...
- Oh !
L'alchimiste de l'illusion se fit une nouvelle fois confuse. Roy se sentit tout à coup pris d'un vertige et tout se troubla autour de lui. Lorsque les choses se firent de nouveau plus net, il n'était plus dans la maison remplie de décoration de noël. Il était dans une maison beaucoup plus insalubre.
- Je suis désolée, je me perds souvent entre la réalité et mes illusions...
Mais ce qui fut le plus déroutant pour l'alchimiste, c'est qu'au lieu de se retrouver en face d'une femme adulte, il se retrouva nez à nez avec une adolescente aux cheveux épais et aux reflets violets qui souriait de toutes ses dents. Ce fut à son tour de se sentir confus. Où était la femme avec qu'il venait de parler ?
- Ne soyez pas aussi choquée ! J'ai vint-et-un an ! S'exclama la jeune femme comme si elle avait lu en lui. Je fais en sorte de paraître plus âgée dans l'esprit des autres pour paraître plus crédible... Se justifie-t-elle ensuite, en grimaçant.
Roy toussota et porta son attention sur ce qui l'entourait. Il pouvait comprendre pourquoi elle se perdait dans les illusions parfaites qu'elle créait quand on voyait le taudis dans lequel elle vivait... Mais bon, réalisait-elle qu'on ne vivait pas d'illusions ?
Roy tenta d'en savoir plus et une longue discussion commença entre les deux adultes. Il apprit donc que la jeune femme se prénommait Elena et qu'elle était orpheline. Elle lui raconta son enfance dans un orphelinat et comment elle avait réussi à survivre jusqu'à présent en proposant ses illusions à des gens fortunés en échange d'argent.
Elena souhaitait devenir alchimiste d'état afin de servir son pays et apportait son aide aux citoyens en leur poussant à dépasser leurs peurs et à donner vie à leur rêve, elle avoue ainsi à l'alchimiste de flamme qu'elle lui a offert cette illusion, non seulement pour lui montrer l'étendue de son pouvoir, mais également pour l'aider à ouvrir les yeux à et réaliser son rêve... Bien évidemment, elle ignorait que la femme de son rêve n'était autre que son assistante...
- Je suis sûre qu'un homme tel que vous peut trouver une solution ! S'exclama Elena tandis que Roy prenait enfin congés, bien des heures plus tard.
Roy sourit, peu convaincu.
- Ne dites pas que c'est impossible si vous n'avez même pas essayé, renchérit-elle avant qu'il ne puisse répliquer.
- Qu'est-ce qui vous fait croire que je n'ai jamais essayé ? Fronça-t-il alors les sourcils.
- Parce que je vois dans vos yeux qu'il y a toujours une lueur d'espoir, sourit-elle malicieusement pour toute réponse.
Roy ne put retenir son rire. Décidément cette gamine était très observatrice, elle ferait une très bonne alchimiste d'état et une excellente militaire.
- Je compte sur vous pour réaliser votre rêve ! Et Je ferais de mon mieux pour réaliser le mien ! S'écria Elena alors que Roy s'éloignait.
Il se contenta de lui répondre en levant la main et rentra jusqu'au QG en repensant à tout cela. Était-il réellement possible qu'il puisse un jour épouser Riza et avoir des enfants avec elle !? Après tout, il avait déjà plus de trente ans et Riza elle-même n'allait pas tarder à entrer à son tour dans la trentaine... N'étaient-ils pas trop vieux pour tout ça ? Et puis... Était-ce seulement concevable avec son projet de réhabilitation d'Ishval ?
- Général ! Tout va bien !? Je commençais à m'inquiéter de ne plus vous voir revenir !
L'alchimiste sursauta lorsqu'il se retrouva devant son assistante. La véritable et unique Riza Hawkeye. Il ne s'attendait pas à tomber sur elle vu l'heure tardive. Bordel, heureusement qu'il était revenu d'instinct jusqu'au QG. Et s'il était rentré directement chez lui !? L'aurait-elle attendue toute la nuit ? S'inquiétant ?
- Je suis désolé de vous avoir causé tant de soucis... Souffla-t-il alors, penaud.
La jeune femme l'observa en fronçant les sourcils, ne comprenant pas. Roy ne se sentait pas à l'aise... L'illusion qu'il avait vécu à cause d'Elena lui donnait envie de la prendre dans ses bras et de plonger son visage contre sa nuque afin de respirer son parfum... Mais tout ceci était impossible...
Impossible !?
Et si Elena avait raison ? Et s'il existait réellement un moyen... Mais oui !
Roy se frappa la tête avec la paume de sa main. Mais comment n'y avait-il pas pensé plus tôt !? Bordel... Sûr et certain qu'Elena avait trouvé la réponse dans son cœur... Grumman ! Il a tout récemment appris qu'il s'agissait du Grand-père de Riza ! Si leur lien de parenté l'avait beaucoup choqué, comment avait-il pu oublier que ce vieux renard lui avait demandé d'épouser sa petite-fille à l'époque où il avait été muté à Central !?
- Vous êtes sûr que vous allez bien !? S'inquiéta le Lieutenant devant son attitude.
- Je ne me suis jamais senti aussi bien ! S'exclama-t-il en prenant les mains de Riza dans les siennes tout sourire.
Bien évidemment, la blonde avait énormément de doute sur sa santé mentale à cet instant présent, mais Roy lui, se sentait tout à coup pousser des ailes grâce à l'illusion d'Elena. À présent, il sentait que ce rêve n'était plus si impossible qu'il n'en paraissait. Si Grumman avait proposé cela à Roy à l'époque, il l'avait fait en connaissance de cause et cela voulait donc dire qu'il avait une solution à la clé.
- Ô Riza... Plongea-t-il son regard dans cela de la blonde qui se sentit tout à coup troublée. Il faut que j'aille sur Central.
- Central !? À deux heures du matin ?
La remarque de Riza le déstabilisa un peu. Son cœur cognait tellement fort dans sa poitrine. Il était tellement impatient de rencontrer Grumman qu'il se laissait emporter par sa propre émotion.
- Il faut que je prenne le train qui part à la première heure... S'exclama-t-il alors, tentant de retrouver la raison. Il faut que j'aille voir le Généralissime Grumman.
- Et ça vous prend comme ça, en plein milieux de la nuit !? S'étonna la jeune femme. C'est à cause de l'alchimiste que vous avez rencontré !? Tenta-t-elle de comprendre.
- Oui, Elena m'a ouvert les yeux, expliqua-t-il en cherchant les horaires des départs de train sur son bureau.
- À quel sujet ? Souhaitait en apprendre plus son assistante. Pour que cela vous donne envie de rencontrer notre Généralissime en plein milieu de la nuit, ça ne doit pas être pour rien.
Elle savait que son supérieur ne s'investissait jamais à moitié dans une enquête, mais là, elle ne l'avait jamais vu aussi dérouté de toute sa vie.
- Vous avez raison ! S'exclama Roy en trouvant enfin ce qu'il cherchait. C'est pour nous que je fais tout cela.
- Nous !? De qui parlez-vous ? S'enquiert la blonde, intriguée.
- De vous... Et de moi, répondit alors Roy, avouant le fond de sa pensée, plongeant une fois de plus son regard dans celui de Riza.
Après tout, avec ce qu'il s'apprêtait à faire, il fallait qu'il s'assure qu'ils étaient tous les deux sur la même longueur d'onde.
- Pardon ?
Riza quant à elle, n'était pas certaine de tout comprendre.
- Je veux faire abolir la loi anti-fraternisation, expliqua-t-il alors, sans passer par quatre chemins.
- Pourquoi ? S'étonna Riza, trop surprise par la révélation pour en comprendre le sens.
- À votre avis ? Lui répondit Roy, un sourire en coin sur les lèvres.
Riza ouvrit la bouche puis la referma, prenant conscience des paroles prononcées par Roy depuis tout à l'heure. Tout à coup, elle se mit à rougir sans parvenir à retenir sa gêne. Le Général venait de la prendre de cours.
- Je ne comprends pas...
Et il y avait de quoi être perdue... Pourquoi, sans raison, le Général se décidait en plein milieu de la nuit à aller voir le Généralissime Grumman pour lui demander d'abolir la loi interdisant la fraternisation...
- Aujourd'hui j'ai rencontré l'alchimiste de l'illusion qui m'a fait découvrir ce à quoi pourrait ressembler ma vie si nous étions mariés.
Riza écarquilla les yeux, incrédule.
- Je veux que cette illusion puisse devenir réelle, murmura-t-il alors, penaud.
C'était là le moment de vérité. Il venait d'offrir le fond de sa pensée à Riza. Il venait de se déclarer. Ouvertement. Qu'allait-elle lui répondre ? Il n'était pas stupide... Ils passaient leur temps à nier leurs propres sentiments et à faire comme si de rien n'était et même après s'être explicitement avoué leurs sentiments pendant le jour Promis, après, ils avaient tout de même continué à faire semblant de rien... Mais Roy avait envie de mettre fin à ce petit jeu stupide et il se sentait prêt à prendre le taureau par les cornes. Est-ce que Riza l'était également ? Sa réponse ne pouvait être plus explicit.
- Tenez-vous prêt à prendre le train de six heures pour Central, s'exclama-t-elle alors en lui offrant un sourire.
Le cœur de Roy bondit dans sa poitrine et il savait à présent qu'un "happy ending" était possible pour Riza et lui. Elena avait raison, rien n'était impossible tant qu'on n'avait pas essayé.
Fin.
