Hello
Et voilà, avec ce treizième jour on entame le chapitre de milieu de ce calendrier de l'avent qui se trouve être le plus court publié jusqu'à présent. Mais c'est aussi ça la surprise d'un calendrier de l'avent, les chapitres ne font pas tous la même taille, certains jours sont plus gourmands d'autres non *émoji qui tire la langue*. En tout cas, j'espère que la première moitié vous a plus et que cette deuxième partie vous plaira tout autant.
Aujourd'hui je vous emmène dans une nouvelle petite histoire qui sera rempli de bon moments, de quelques rires, d'un soupçon de malice mais surtout de beaucoup d'amour. Une histoire qui m'a été inspirée grâce à la webtoon "Kiss Sixth sense".
Bonne lecture.
Sei.
PS : Merci à Musing-and-Music, LénaFMA, L'atelier des chats, Sow'mama et Luciole pour leur commentaire journalier *émoji bisou cœur*.
Thème : Testament, énergie, Hercules et bleu.
Jour 13 : Un drôle de don 1/5.
Situation : Après le jour promis, Roy est toujours aveugle.
- Mon Colonel ? S'inquiéta le Lieutenant Hawkeye. Vous voulez que j'appelle un docteur ?
Ils partageaient la même chambre d'hôpital depuis le jour promis, car avec les incidents qu'il y avait eu en ville, les chambres venaient à manquer et ça ne la dérangeait pas d'être soignée avec son supérieur, elle préférait garder un œil sur lui, surtout qu'à présent il ne voyait plus rien. Elle n'avait aucune idée de ce qu'il se passait dans sa tête... Il avait failli perdre la raison dans les sous-sols du laboratoire numéro cinq et voilà qu'à présent il était coincé dans les ténèbres... Elle redoutait une rechute.
Du coup, au moindre signe suspect, elle s'alertait. Les cicatrices de sa gorge lui faisaient très mal et parler n'était pas vraiment conseillé, mais elle ne pouvait s'en empêcher... Ce n'était pas comme si elle avait une autre solution pour discuter avec son supérieur...
Elle se leva de son lit lorsqu'elle se rendit compte que l'alchimiste ne réagissait pas, il continuait de se tourner et de se retourner dans son lit. Faisait-il un cauchemar ?
Ayant peur de le brusquer en parlant, elle posa délicatement sa main sur la sienne afin d'attirer son attention et de l'aider à se réveiller.
- Colonel ? Répéta-t-elle doucement.
Prit d'une soudaine frayeur, le Colonel se redressa en sursaut, s'emparant de la main de sa subordonnée dans l'acte sans s'en rendre compte. Il était habitué au cauchemar... Il n'aurait jamais cru qu'ils auraient pu s'empirer... Il s'était retrouvé lors du jour promis, dans les sous-sols du laboratoire numéro cinq, au moment où sa si précieuse subordonnée avait failli perdre la vie...
Sa main est si chaude...
L'alchimiste sursauta à cette remarque. Il faisait tellement noir dans cette chambre... Il donnerait n'importe quoi pour revoir le visage de son lieutenant et ainsi d'être rassuré de savoir qu'elle allait bien.
- Qu'avez-vous dit ? S'exclama-t-il, encore essoufflé par cet affreux cauchemar.
- Je n'ai rien dit mon Colonel, répondit le lieutenant avec une légère intonation de surprise dans la voix, libérant sa main de celle de son supérieur. Vous faisiez un cauchemar...
Elle n'osa pas en dire plus, car après tout, le cauchemar ne le vivait-il pas également éveillé ?
- Oh...
L'alchimiste se laissa retomber sur l'oreiller en soufflant. Il ne savait même pas quelle heure il était... Il ignorait s'il faisait jour ou bien nuit... Il se sentait parfois complétement déboussolé... Quand son équipe passait dans la chambre pour lui remonter le moral et qu'il s'évertuait à répondre à toutes les questions que les gars lui posaient, montrant qu'il débordait d'énergie et qu'il n'avait pas perdue de sa détermination à atteindre le sommet... Lorsqu'ils partaient et qu'il se retrouvait seul avec son assistante, il avait tendance à laisser tomber son masque. Il connaissait Hawkeye depuis si longtemps qu'elle était sans nulle doute la seule devant laquelle il pouvait se laisser aller... Et puis, pour l'instant, c'était ce vieux renard de Grumman qui avait pris les commandes et il avait toute confiance en lui.
- Ce n'est qu'une question de temps pour que vous retrouviez la vue mon Colonel, tenta de le rassurer la blonde.
Elle avait raison. Le docteur Marcoh lui offrait sa pierre. Il aurait pu sauver tellement de vie avec... Et il la lui donnait, pour qu'il puisse se rendre auprès de la vérité et récupérer sa vue. Parce que sans elle, il ne pourra jamais atteindre ses objectifs et Marcoh le savait. Il la lui offrait mais en contrepartie, il devait consacrer les prochaines années à la réhabilitation du peuple Ishval au sein de leur cité sacrée et laisser le vieil homme ne devenir qu'un simple médecin.
- Je le sais, marmonna-t-il.
Roy ne pouvait refuser une telle proposition. Réhabilitez Ishval était pour lui un moyen de tenter de racheter ses crimes de guerre, même s'il savait qu'ils étaient impardonnables, ça lui permettait de ne plus être autant rongé par la culpabilité. Il ne pouvait qu'accepter l'offre, à une seule condition. Avant d'utiliser la pierre, il avait demandé au Docteur de soigner les jambes de son subordonné. Parce qu'il atteindrait le sommet avec son équipe au grand complet à ses côtés et pas autrement.
À présent, il devait donc attendre l'arrivée d'Havoc à Central.
- Ne vous inquiétez pas pour Havoc, renchérit son assistante. Il ne s'est pas rabattu sur son sort pendant tout ce temps et il a continué à s'entrainer. Il sera de taille à combattre contre Hercules lorsqu'il aura retrouvé l'usage de ses jambes.
L'alchimiste pouffa devant une référence aussi enfantine de la part de son lieutenant. Mais il ne s'en faisait pas pour lui. Il savait qu'Havoc avait un mental d'acier et qu'il avait continué à s'entrainer dans l'ombre, en attendant son retour au grand jour.
Par contre...
- Êtes-vous en train de me dire de préparer mon testament Lieutenant ? Demanda-t-il alors sur un ton de reproche.
Car n'était-ce pas ce qu'elle venait de sous-entendre ?
Roy ne voyait peut-être rien, mais c'était comme s'il pouvait sentir le petit sourire en coin s'étirer sur les lèvres de son assistante.
- Sauf votre respect mon Colonel, vous vous comportez comme un bleu parce que vous êtes sur la touche, mais n'est-ce pas vous qui avez réprimandé Havoc quand il a demandé à quitter l'armée ?
Ce fut à son tour de sourire devant cette remarque.
- Serait-ce de l'insubordination devant un plus gardé que vous Lieutenant ? S'offusqua-t-il, faussement.
- N'est-ce pas vous qui m'avez autorisé à vous remettre à votre place si vous dériviez ?
Décidemment, elle aimait bien avoir le dernier mot.
L'alchimiste souffla.
- Quelle heure est-il changea-t-il de sujet.
Il ne voyait rien, mais ce qu'il appréciait par dessus tout, c'était de sentir les rayons du soleil sur son visage. La chaleur de ses rayons lui réchauffait le cœur et l'âme et le faisait se sentir moins seul et moins vide dans ses ténèbres. Et ce détail, la blonde était la seule à le savoir.
- Le soleil se lève doucement mon Colonel, répondit-elle alors en observant par la fenêtre. Voulez-vous qu'on aille sur le toit ?
L'alchimiste approuva et Riza se retrouva à guider son supérieur dans les dédales de couloirs de l'hôpital. Ils s'installèrent sur un banc et Riza se perdit dans le ciel bleu nuit qui virait doucement dans des tons plus clair au fur et à mesure que le soleil apparaissait. Elle observa ensuite son supérieur du coin de l'œil. Il était assis juste à côté d'elle, tellement proche que son petit doigt touchait celui du Colonel. Elle hésita à l'enlever, mais ce petit interdit innocent que seul elle pouvait voir lui permettait d'avoir un petit lien avec lui.
J'espère qu'elles retrouveront toutes leurs motricités une fois guéries, pensa-t-elle en observant les bandages de sa main, se souvenant de ce que Bradley lui avait infligé comme blessures.
- Ne vous inquiétez pas Lieutenant, s'exclama soudainement le Colonel, levant ses mains devant son regard sans pouvoir les voir. Les médecins ont dit que je ne garderais aucunes séquelles, juste d'affreuses cicatrices, je ne suis plus à ça près.
Mais Riza ne réagit pas et se figea, stupéfaite. Elle était certaine qu'elle n'avait pas parlé à voix haute... Comment son supérieur avait-il donc pu entendre ses pensées !?
To be continued...
