Hello !

Nous voici aujourd'hui avec la suite de l'histoire d'hier. Comment vous dire que lorsque les mots du thème sont apparus je me suis dit qu'ils étaient parfaits pour ce deuxième chapitre d'un don précieux ! J'espère que l'intrigue vous plait dans cette petite histoire cent pour cent royai !

Bonne lecture.

Sei.

PS : Merci à Sow'mama, Musing-and-Music, LénaFMA et Luciole pour leur commentaire !

PS 2 : Désolée j'ai oublié de publier le chapitre ce matin ! Je le fais en déjeunant et je n'ai pas déjeuné *émoji goutte d'eau derrière la tête*.

Thème : Cafard, barricade, pyramide et maigre.


Jour 14 : Un drôle de don 2/5.

Situation : Après le jour promis, Roy est toujours aveugle.

Après l'évènement étrange produit durant le lever du Soleil, Riza avait reconduit son supérieur dans leur chambre et plus rien d'étrange n'était arrivé. Elle n'avait pas osé relever l'information, préférant comprendre d'elle-même ce qu'il s'était passé.

D'ordinaire, elle savait que son supérieur lisait très facilement en elle. Mais là, il ne pouvait pas la voir et donc il ne pouvait pas lire dans son regard ce qu'elle pouvait ressentir... Comment avait-il pu donc comprendre qu'elle s'inquiétait de la guérison de ses mains ? La comprenait-il mieux qu'elle ne l'aurait cru ?

Comment savoir...

Elle avait pourtant fait en sorte de ne rien laisser paraître. À quoi bon avoir dressé une énorme barricade autour de son cœur s'il avait su la traverser !? Était-ce à cause de ce qu'il s'était passé dans les sous-sols lors du jour promis ? Ils n'en avaient pas encore parlé... Pourtant... Une conversation s'imposait...

Un petit soupir lui échappa à cette pensée... Elle n'était pas du genre à fuir ses responsabilités, mais là... Cette discussion... Elle n'était pas vraiment pressée qu'elle arrive... Pourtant, la retarder ne ferait que compliquer les choses.

- Un souci ?

La jeune femme sursauta lorsque son supérieur s'adressa à elle les sourcils froncés. Elle avait cru que son soupir avait été discret, mais elle avait oublié que puisque son supérieur ne voyait plus, ces autres sens tel que l'odorat et l'ouïe avaient décuplés leur capacité pour compenser le manque de la vision... Ce détail ne lui permettrait pas d'atteindre le sommet de la pyramide, mais en attendant, cela lui permettait de survivre sans s'enfoncer dans les ténèbres.

- Aucun, se contenta-t-elle donc de répondre, semblant de rien.

En espérant que la réponse suffise.

- Comment va votre cou ? Renchérit pourtant l'alchimiste, les sourcils toujours froncés.

Bordel, pourquoi fallait-il qu'il aborde la discussion de cette blessure à cet instant précis ?

Même s'il avait dû poser la question pour tenter de comprendre d'où venait la provenance de ce soupire... Peut-être pensait-il qu'elle souffrait de sa blessure ? Ce n'était pas totalement faux, mais son entraînement militaire lui avait appris à passer par-dessus la douleur physique. Un militaire devait savoir se battre jusqu'à la mort qu'importe les blessures endurées, de ce fait, sa blessure ne devait pas l'empêcher d'aller de l'avant.

Par contre, ce que son entraînement militaire ne lui avait pas appris, c'était à passer par-dessus les peines de cœur... La fraternisation était interdite, mais l'armée ne voulait pas que l'image du militaire ne puisse pas s'allier avec celle de la famille... C'était presqu'un second devoir de former une famille, pour montrer au peuple que le militaire était avant tout un père de famille... Un peu l'image que King Bradley donnait... Mais quand on réalisait que tout ceci n'était finalement qu'une mascarade... Il y avait de quoi en avoir le cafard... Les militaires n'avaient été que des instruments, dans tous les domaines... L'image de la famille n'avait été qu'un simple moyen de tous les endormir dans une douce illusion...

- Lieutenant ?

La jeune femme sursauta lorsqu'elle sentit la main de son supérieur chercher le contact avec elle.

Totalement perdue dans ses pensées, elle n'avait pas réalisé qu'il s'était levé et approché d'elle.

Au moins, il ne semblait pas avoir lu en elle comme sur le toit parce qu'il n'avait fait aucune référence sur ce qui lui traversait l'esprit.

- Vous allez bien ? S'inquiéta-t-il plutôt.

Sa main trouva son avant-bras nu et elle put observer son autre main se lever vers son visage. Son souffle se coupa à cette image. La proximité de son supérieur la troubla plus que de raison et son cœur s'emballa.

J'aimerais tant revoir cette étincelle dans ce regard, ne put-elle s'empêcher de penser quand son regard se fixa sur ses deux iris vide de vie.

La main du Colonel se figea dans l'air à mi-chemin vers son visage et l'expression de l'alchimiste se remplit d'incompréhension. Il ouvrit la bouche mais aucun son n'en sorti. Que venait-il de se passer ?

- Colonel, je vais bien, je suis juste fatiguée, s'exclama Riza avec un petit sourire, pour rassurer son supérieur, même s'il ne pouvait voir le sourire sur son visage.

Elle attrapa sa main figée dans l'air et la serra d'une pression de sa propre main pour renforcer ses paroles. Son supérieur semblait toujours autant troublé et ne bougea pas...

J'aime cette petite ride qui apparaît entre ses sourcils quand il est contrarié... Bon Dieu Riza ! Reprends tes esprits, pensa-t-elle avant de secouer légèrement la tête.

- Colonel ? Ajouta-t-elle, essayant de comprendre la soudaine stupeur de son supérieur.

Mais le Colonel était à des lieux de là... Si Riza n'avait pas encore compris, lui semblait commencer à réaliser quelque chose... Car une chose était sûre, ce qu'il venait d'entendre, il était clair et net que sa subordonnée ne les avait pas dites à voix haute. Alors comment avait-il pu les entendre... ?

Une pression de main de la blonde le fit sursauter. Sa main était si maigre dans la sienne, mais pourtant, il sentait la force qu'elle possédait à travers celle-ci.

- Colonel ?

Cette fois-ci, elle s'était vraiment adressée à lui.

Enfin il réagit, je m'inquiétais.

Par contre là...

Mais d'où venait ce qu'il entendait !? C'était si troublant... Comme il ne voyait rien, il ne pouvait pas regarder sa subordonnée quand elle parlait et il connaissait assez Riza pour savoir qu'elle ne tenterait pas de se jouer de lui avec une telle blague... C'était digne d'Havoc et de Breda ce genre d'enfantillage, pas d'Hawkeye.

Alors ?

- Excusez-moi lieutenant, je me sens légèrement nauséeux à rester debout, s'excusa-t-il plutôt.

Il ne voulait pas l'inquiétait et cette excuse, il savait qu'elle passerait, car c'était totalement vrai. Il lui était beaucoup plus difficile de garder l'équilibre dans le noir et parfois, la tête lui tournait.

Il sentit sa subordonnée s'agiter pour l'aider à regagner son lit, mais il n'y avait pas que dans ses mouvements qu'elle s'agitait, il percevait beaucoup de paroles sans queue ni tête, ce ne fut que lorsqu'elle le lâcha et s'éloigna de lui que le silence se fit. Enfin, le silence... Il pouvait l'entendre retourner dans son propre lit et respirer mais il n'entendait plus un seul mot à présent.

Une infirmière entra au moment où il allait parler. Elle vint prendre à chacun leur constance, commençant par Riza, puis par lui.

Il faut absolument que j'essaye d'avoir un rencard avec lui quand il sortira de l'hôpital... Entendit-il lorsque l'infirmière pris son bras pour prendre sa tension.

Il en resta un instant troublé...

L'infirmière repartie et une autre leur apporta le petit déjeuner.

Pas un mot ne sortit. Roy était concentré sur ses réflexions et visiblement il en allait de même pour sa compagne de chambre. Une théorie avait émergé dans l'esprit de l'alchimiste, mais pour la rendre réelle, il fallait qu'il la teste... Mais pour cela, il fallait qu'il trouve une raison de s'approcher de sa subordonnée ou qu'elle s'approchait de lui...

Devait-il jouer avec le feu en y allant en toute franchise ?

Pourquoi pas ? Il était peut-être aveugle, mais il n'oubliait pas ce qu'il s'était passé dans les sous-sols du laboratoire numéro cinq et encore moins la déclaration que Riza avait faite.

Alors, aux diables les bonnes manières et le respect du règlement, de toute façon, aux dernières nouvelles... N'étaient-ils pas considérés comme des déserteurs ? Et si les choses dérapaient... Il pourrait toujours jouer de sa convalescence et de sa cécité non ?

- Lieutenant, s'exclama-t-il, décidé, en tournant la tête vers l'endroit où se trouvait sa précieuse subordonnée qu'il ne pouvait pas voir.

- Oui mon Colonel ? L'entendit-elle répondre.

- Pouvez-vous venir un instant ? Demanda-t-il alors.

Tout ce dont il avait besoin, c'était qu'elle s'approche assez de lui pour qu'il puisse la toucher.

Il ne saurait trop dire comment elle réagissait à cette demande, en tout cas, il l'entendit se lever et s'approcher.

- Il y a un souci ? L'entendit-elle demander, tout près de lui.

Il ne saurait dire lui-même si c'était un souci ou une bénédiction... Pour le savoir, il avait besoin de la main de Riza dans la sienne.

- Votre main, s'il vous plait, se contenta-t-il donc de demander en tendant sa propre main vers elle, enfin, du moins, vers l'endroit d'où il l'entendait parler.

Il aimerait bien voir le regard de sa subordonnée à cet instant précis car à coup sûr qu'elle devait sembler totalement perdue et intriguée... Sans compter qu'il n'avait pas répondu à sa question... En tout cas, elle ne tenta même pas de protester et lui offrit sa main sans demander plus d'explication.

Je me demande bien ce qu'il lui prend... Il agit si bizarrement depuis son réveil...

Et c'était reparti, depuis que son Lieutenant était entrée en contact physique avec lui, tout un flot d'informations lui venait à l'esprit... Ainsi sa théorie se révéla confirmée. Il pouvait lire dans les pensées !

To be continued...