Hello,

Voici aujourd'hui le troisième chapitre d'un don précieux ! Pour les thèmes d'aujourd'hui, j'ai traduit Barefoot par sa traduction française "pieds nu", car le Barefoot est un sport qui s'apparente au ski nautique (merci google je ne connaissais même pas ce sport !). Bref, autant vous dire qu'il ne semble pas y avoir de Ski nautique dans FMA et encore moins dans cette histoire ! Du coup au lieu de changer de mot, je l'ai simplement traduit en français *émoji clin d'œil*.

Bonne lecture.

Sei.

PS : Merci à Musing-and-Music, Sow'mama, LénaFMA et Luciole pour leur commentaire sur le précédent jour !

PS 2 : Désolée, j'ai encore plus de retard qu'hier ! Ces dernies jours on était assez compliqués, mais promis dès demain, les chapitres seront publiés dans la matinée *émoji clin d'œil*.

Thème : Seulement, barefoot (= pieds nu), formelle et danse.


Jour 15 : Un drôle de don 3/5.

Situation : Après le jour promis, Roy est toujours aveugle.

Roy ne savait pas trop quoi penser de cet étrange don qu'il semblait posséder. À quel comment l'a-t-il reçu ? Comment ? Pourquoi ? Était-ce arrivé lors de son passage devant la porte de la vérité ? Après tout dans le feu de l'action, il avait pu ne se rendre compte de rien... Et puis, ça ne semblait fonctionner qu'au contact d'un peau à peau... Si à chaque fois quelqu'un l'avait touché par-dessus ses vêtements... Et à son arrivée à l'hôpital, il avait été sous anti douleur le temps de soigner et panser ses blessures...

Peut-être n'aurait-il jamais de réponse à cette question, mais en tout cas, il ne pouvait nier ce fait. Que devait-il en faire ? L'aurait-il pour toujours où serait-il temporaire ? Si seulement il pouvait en savoir plus à ce sujet... Il ne pouvait même pas faire de recherche sur le sujet avec sa cécité... Il faudrait qu'il en parle à quelqu'un... Mais avait-il envie de faire une telle chose ? Plus personne n'oserait le toucher par peur qu'il lise leurs pensées les plus profondes... Bon certes, ce n'était pas vraiment bien de faire une telle chose et il ne le faisait pas exprès... Il se passerait bien également des pensées légèrement lubriques de l'infirmière... Par contre, les pensées de Riza à son sujet le touchaient profondément. Elle cachait tellement bien son jeu depuis derrière son masque... Et il se disait que peut-être que ce don pourrait l'aider à effriter son masque pour lui laisser la chance de découvrir qui s'y cache réellement derrière.

Bon, ce n'était pas gagné d'avance, on parlait de Riza Hawkeye tout de même. Une femme qui avait le don de toujours retourner contre lui ses propos quand il commençait à se montrer déplacé... S'il voulait parvenir à ses fins, il allait devoir jouer sur les pensées qu'elle avait de lui, mais pour cela, il fallait qu'il entre en contact avec elle sans que ça ne paraisse trop suspect...

- Lieutenant ?

- Oui mon Colonel ? S'exclama Riza en relevant la tête du bouquin qu'elle feuilletait.

Elle essayait de s'occuper mais en vain... Depuis le réveil de son supérieur, elle trouvait son attitude inquiétante et elle ne cessait de se poser des questions et de l'observer du coin de l'œil... Heureusement qu'elle ne risquait pas de se faire surprendre ainsi ! Mais bon... À force de l'observer de loin, elle se mettait à penser à tout et n'importe quoi... Ca faisait combien de temps qu'elle n'avait pas observé son supérieur aussi librement sans avoir peur d'être surprise ? Elle s'était retrouvée plongée des années en arrière à cette époque où lorsqu'il étudiait chez son père, elle l'observait discrètement s'entraîner... C'était ainsi qu'elle était tombée amoureuse de lui...

Bon d'accord, elle n'avait qu'une quinzaine d'années et c'était le premier garçon d'à peu près de son âge qu'elle côtoyait... C'était juste un béguin d'adolescente. C'était ce qu'elle s'était dite. Mais dans ce cas... Pourquoi s'était-elle engagée dans l'armée ? N'était-ce pas pour le rejoindre ? Bon d'accord, ça n'avait peut-être pas été l'idée du siècle car en faisant cela elle avait réduit à néant toute possibilité de créer quelque chose avec lui, mais elle ne pouvait oublier son béguin de jeune fille et lorsqu'elle observait son supérieur avec ce visage si concentré comme lorsqu'il était l'apprenti de son père, son cœur redevenait adolescent et battait à tout rompre devant cette image...

Voilà pourquoi elle avait ensuite décidé de concentrer son regard sur un livre dont elle lisait la même ligne depuis déjà plusieurs minutes sans pour autant en avoir retenu un seul mot... Mais elle n'avait pas le choix, elle devait rester formelle qu'importe ce qu'il se passait.

- Que diriez-vous de sortir prendre l'air ? Suggéra son supérieur, amenant la surprise sur le visage de la blonde.

Encore ?

Mais à quoi donc jouait son supérieur ? Ils étaient déjà allés sur le toit pour le lever du soleil. Certes, c'était une très belle image et ça changeait des quatre murs de cette chambre qui servait de décor pour le reste de la journée, mais ils étaient en convalescence et ils devaient se reposer.

- Je ne pense pas que ce soit une bonne idée de sortir aussi souvent mon Colonel, répondit-elle alors, prudente.

Ce n'était pas tant de sortir qui la dérangeait, parce qu'en soit, marcher ne pourrait leur faire que du bien. Non, ce qui la dérangeait plutôt, c'était de se retrouver trop proche de son supérieur... Il agissait bizarrement et elle avait l'impression qu'à cause de cela, elle aussi agissait bizarrement. C'était mieux pour tous deux s'ils gardaient une distance de sécurité.

- J'ai envie de marcher pieds-nu sur l'herbe, de profiter de la caresse du vent sur mon visage et que la chaleur du soleil m'apporte un peu de lumière dans ces ténèbres... Souffla l'alchimiste, penaud, suite à la réponse de Riza.

Mais à quoi jouait-il à la fin ? Essayait-il de la faire culpabiliser ? Parce que si tel était le cas, ça fonctionnait à la perfection. Même si ce n'était pas vraiment de sa faute ce qu'il lui était arrivé, en tant que garde du corps, elle s'en voulait de ne pas avoir pu le protéger suffisamment... Elle se sentait responsable de la cécité de son supérieur et voilà la raison pour laquelle elle se montrait aussi indulgente avec lui.

- S'il vous plait...

Sa voix était un supplice et une véritable torture pour Riza qui céda. Comment résister à une telle bouille ? Elle courait à sa perte, elle le savait... Elle le sentait !

- Allons-y, répondit-elle finalement, cédant.

Elle ne put s'empêcher de sourire lorsqu'un sourire enfantin apparut sur le visage de son supérieur. On aurait dit un vrai gamin...

Il est si mignon quand il se comporte comme un enfant, ne peut-elle s'empêcher de penser tandis qu'ils quittaient la chambre, la main de Roy posé sur son avant-bras.

Un mystérieux sourire s'étira sur les lèvres de l'alchimiste à cette pensée et Riza l'observa, intriguée.

C'est étrange, j'ai parfois l'impression qu'il lit dans mes pensées...

Cette fois-ci, se fut une quinte de toux qui s'échappa de la bouche du Colonel, gêné.

- Vous allez bien mon Colonel ? Lui tapota-t-elle doucement le dos, le temps qu'il se remette de sa toux.

Ce dernier approuva d'un signe de tête et ils reprirent leur route vers l'extérieur.

Cette journée s'annonçait chaleureuse, il n'était même pas encore midi que déjà le soleil tapait haut.

Lorsqu'ils furent assis sur l'un des bancs du parc de l'hôpital, Riza ferma les yeux et se laissa imprégner par ce qui l'entourait. La douceur et la chaleur du soleil sur son visage, le chant des oiseaux dans les arbres, la douceur de la main de son supérieur contre sa peau. Lorsqu'elle rouvrit les yeux, elle put l'observer le regard tourner vers le soleil. Il semblait si paisible et serein à cet instant.

Sentant son esprit s'égarer, Riza dériva son regard vers une jeune fille qui improvisait une danse autour de sa maman, le bras dans le plâtre. Ce soulèvement avait orchestré quelques dégâts en ville, cette enfant avait sûrement dû être blessée à ce moment-là et pourtant, elle continuait à pétiller de bonheur et cela réchauffa le cœur de Riza. C'était pour le bonheur des générations futures qu'ils se battaient pour rendre ce monde meilleur et si la chute de Père et des Homonculus y avait beaucoup remédié, leur combat était loin d'être terminé.

- Un jour nous y parviendrons, murmura Roy.

Etonnée par la remarque de son supérieur, Riza reporta son regard sur lui pour l'observer, son regard vide fixé sur elle et une détermination sur le visage.

De quoi parlait-il ? Elle n'avait rien dit... Son cœur se mit à battre la chamade.

Je ne comprends pas...

- À quoi parviendrons-nous ? Demanda-t-elle alors, semblant de rien.

Depuis ce matin, elle avait cette impression étrange qu'il lisait en elle... C'était si troublant... Si déroutant ! Ce n'était pas possible... Non ? C'était un sacré hasard s'il pensait à la même chose qu'elle au même moment !

- Je parle d'Ishval, et de sa réhabilitation, s'exclama alors l'alchimiste en soufflant, reportant son regard vide vers la lueur du soleil. Lorsque je retrouverai la vue, j'y travaillerais d'arrache-pied.

Riza inspira, soulagée. Pendant un instant elle avait cru qu'il allait lui parler de cette petite fille avec le bras dans le plâtre et de cette détermination qu'elle avait à vouloir rendre ce monde meilleur pour chaque enfant de ce pays. Mais elle s'était trompée, il pensait à la requête du Docteur Marcoh.

Il faut que j'arrête de me faire des idées reçues ! Secoua-t-elle la tête retirant la main qui frôlait celle de son supérieur pour la passer devant ses yeux.

- Je vous seconderai dans cette tâche, renchérit-elle alors en souriant, heureuse de voir que son supérieur pensait à l'avenir et ne se laissait pas abattre pour autant.

- Je n'en attendais pas moins de vous lieutenant, lui répondit l'alchimiste. Pensez-vous qu'il en sera de même pour le reste de l'équipe ? S'enquit-il, les sourcils froncés.

- Si je pense ? S'exclama-t-elle, surprise. Evidemment ! Nous sommes une équipe et une équipe est faite pour rester unie !

Sa remarque fit sourire son supérieur et elle ne put s'empêcher de déglutir... Pourquoi le trouvait-elle si craquant en ce moment... Était-ce parce qu'il était plus vulnérable que jamais et qu'ils restaient ensemble vingt-quatre heures sur vingt-quatre ?

- Même si je vous rapatrie avec moi à East City ?

La remarque du Colonel la fit froncer les sourcils.

- East City ?

Pourquoi désirait-il retourner là-bas ?

- Je vais demander à Grumman notre mutation au quartier Général de East City, j'aimerais reprendre le commandement de la caserne, expliqua-t-il alors.

- Pourquoi quitter la capitale alors qu'elle vous rapproche de votre but ? Le questionna-t-elle alors, ne comprenant pas.

- Ce rêve ne peut se rallier à la requête du Docteur Marcoh, répondit-il alors.

Oh...

Riza n'y avait pas pensé.

- Vous laissez tomber vos ambitions ?

Cette idée lui brisa le cœur... Car même si elle trouvait parfois les ambitions de son supérieur utopiste, ils étaient remplis d'une sincérité qui lui donnait envie de croire en lui et de le voir réaliser ses rêves... Elle ne pouvait concevoir qu'il les abandonne.

- Non, je les mets entre parenthèse. Je ne me sentirais pas digne d'accéder à la tête du pays si je ne donne pas corps et âme à la réhabilitation d'Ishval.

Riza sentit son cœur se réchauffer devant un tel discours, il n'abandonnait pas ses ambitions, au contraire, il les augmentait... Voilà qu'il se donnait comme devoir de rétablir l'honneur du peuple Ishval à présent.

- Alors vous pouvez compter sur nous pour vous y aider, lui sourit-elle en présent sa main avec la sienne pour lui faire comprendre qu'il n'était pas seul.

Je n'irais nulle part sans vous, pensa-t-elle, en l'observant en souriant.

Elle avait déjà été trop longtemps éloigné de lui à cause du Généralissime Bradley. Et elle ne voulait plus qu'une telle chose ne se reproduise.

À cette pensée, le regard du Colonel s'attendrit et elle put sentir sa main presser la sienne en retour.

- Je ne laisserais plus personne m'éloigner de vous, je vous le promets, murmura-t-il alors.

Les yeux de Riza s'écarquillèrent... Il l'observait avec un tel amour, c'était si déplacé... Elle aurait du le remettre à sa place, mais elle s'en retrouvait incapable, elle était bien trop étonnée par ce qu'il venait de se passer.

Comment avait-il pu comprendre ce qu'elle pensait et ressentait à cet instant présent... ?

To be continued...