Hello.

Aujourd'hui, avant dernier chapitre d'un drôle de don ! J'espère que cette petite histoire vous plait, mais je n'en doute pas à la lecture de vos commentaires ! *émoji qui sourit de toutes ses dents*.

Bonne lecture.

Sei.

PS : Merci à Musing-and-Music, Sow'mama et LénaFMA pour leur commentaire journalier *émoji bisou cœur*.

Thème : Étrangler, portrait, panier et peintre.


Jour 16 : Un drôle de don 4/5.

Situation : Après le jour promis, Roy est toujours aveugle.

L'ambiance au parc se fit étrange pour Riza qui s'était levée pour inspirer un bon coup... Si les paroles de son supérieur la touchèrent énormément, ils la troublèrent tout autant... Est-ce qu'il parvenait à lire en elle malgré le fait qu'il ne voyait plus ? Car avant, ils se comprenaient d'un seul regard... Mais cet échange de regard n'était à présent plus possible... Alors... Comment était-ce possible ?

Riza ne comprenait pas...

- Lieutenant ? L'interpella la voix de son supérieur qui cherchait autour de lui sa présence.

Elle se retourna pour l'observer, il semblait tout à coup perdu et inquiet de ne pas savoir où elle se trouvait alors qu'elle n'était qu'à cinq pas de lui... S'il montrait à tous que sa cécité ne l'empêchait pas d'être lui-même, elle devait bien avouer qu'à cet instant, il tentait de fourvoyer tout le monde... Pourquoi vouloir sans cesse montrer le portrait d'un homme fort et solide ? Dans les sous-sols du cinquième laboratoire, avec pour témoin Scar et le Fullmetal, elle avait bien vu que son supérieur n'était pas aussi fort et solide qu'il ne le laissait paraître. Il était un homme, comme les autres, rongé par la culpabilité...

- Lieutenant !? Répéta-t-il, les sourcils froncés.

Il tendait à présent les bras devant lui et marchait d'un pas lent et incertain, à sa recherche.

Étrange... Depuis ce matin et encore il y a quelques minutes, il semblait si bien la comprendre même quand elle se taisait... Pourquoi ce n'était plus le cas tout à coup ?

Riza le laissa un instant dans sa démarche de recherche, les mains tendant en avant et les sourcils froncés. Elle réfléchissait.

Maintenant qu'elle y pensait... À chaque fois qu'elle avait trouvé le comportement de son supérieur étrange, c'était lorsqu'ils se trouvaient à proximité et que sa main était en contact avec son bras ou sa propre main...

Elle se faisait des idées non !? Pourtant, une théorie folle s'infiltra dans son esprit. Elle ne croyait pas en ce genre de chose, mais dernièrement, entre les pouvoirs de l'alchimie et celui des Homonculus... Elle n'était plus à une chose étrange supplémentaire !

Colonel ?

Elle ne savait pas trop ce à quoi elle s'attendait en pensant ce mot plutôt qu'en le disant... En tout cas, rien ne se fit... Le Colonel n'avait pas réagi, il était toujours dans cette même position ridicule, debout les bras tendu devant lui.

- Lieutenant, où êtes-vous ? S'inquiéta-t-il alors. Je vous ai donné l'autorisation de me tirer dans le dos si je m'écartai de ma voie. Vous pourriez m'étrangler dans mon lit pendant que je dors que je ne vous verrais pas arriver puisque je suis aveugle... Souffla-t-il, exaspéré. Alors s'il vous plait, arrêter cette espèce de blague où je ne sais pas comment vous appelez ça et laisser ça à Breda, c'est plus de son ressort. J'ai besoin de vous, murmura-t-il tout bas sa dernière phrase.

Riza ne put s'empêcher de sourire devant cette remarque. Elle ne s'était même pas rendue compte que son supérieur avait pu prendre son comportement pour une blague de mauvais goût digne du sous-lieutenant Breda et du Lieutenant Havoc.

- Je suis là ! S'exclama-t-elle en s'approchant de lui et saisissant sa main dans la sienne, mettant ainsi fin à son supplice.

Lorsque son regard se posa sur la main de son supérieur, elle comprit pourquoi ça ne fonctionnait pas. Relevant soudainement la tête, elle observa le visage de son supérieur.

Colonel... Pensa-t-elle alors à nouveau, suspicieuse et souhaitant donner raison à sa folle théorie. Que s'est-il passé lors de votre passage devant la vérité ?

Car toutes ces choses étranges qui se produisaient ne pouvaient venir que de là n'est-ce pas ? De sa rencontre avec la vérité.

Au début, aucune réponse ne lui parvint et elle se demanda si elle n'avait pas simplement perdue la tête. Puis...

- Pourquoi cette question ? Répondit l'alchimiste, surpris par cette question.

Riza écarquilla les yeux, mais tenta de ne rien laissait transparaître dans son esprit. Elle ignorait si son supérieur s'était rendu compte de ce phénomène étrange où s'il pensait réellement qu'elle s'était adressée à lui à voix haute. Après tout, il ne voyait rien, elle pouvait lui laisser le bénéfice du doute !

Même si dans ce cas-là, elle ne comprenait pas qu'il ait répondu à certaines de ses pensées personnelles qu'il n'avait pas comprises... Mais avait-elle réellement envie de repenser à cela ? C'était si gênant maintenant qu'elle s'en rendait compte ! Qu'est-ce qu'il avait pu comprendre ? Comment savoir ?

En face d'elle, le Colonel se retrouvait brouillé par un flot de pensées sans queue ni tête. Riza se posait énormément de questions. L'avait-elle percé à jour ? Non pas que l'idée lui déplaisait, il avait toujours été honnête avec elle et il ne voyait pas pourquoi ce ne serait pas le cas avec cet étrange don dont il a hérité... Mais s'il voulait mettre son plan à exécution, il avait encore besoin de temps... En tant que militaire et grand amateur d'échec, il savait qu'il ne fallait pas mettre tous ses œufs dans le même panier, donc s'il allait trop vite, il perdrait tout et il ne voulait pas perdre cette partie. Il voulait vraiment comprendre la complexité des sentiments de sa subordonnée à son égard, il n'arrivait plus à ne pas penser à cette espèce de déclaration qu'elle lui avait fait dans les sous-sols du cinquième laboratoire...

Est-il possible qu'il se soit passé quelque chose d'autre que votre perte de vue ?

Mince, il ne pouvait pas nier plus longtemps... Elle avait des doutes, il en était certain. Mais comment avait-il fait pour se faire griller ? Il avait essayé de se montrer discret et de ne rien laisser paraître. Quand il avait compris que Riza avait pensé et non-dit ses propos sur cette fillette et son souhait de rendre ce monde meilleur pour les générations à venir, pour ne pas se faire prendre la main dans le sac, il avait simplement dérivé le sujet sur Ishval. Mais cela avait-il été suffisant pour faire disparaître ses doutes ?

- À quoi pensez-vous ? Demanda-t-il alors.

Il avait besoin de savoir ce qu'elle pensait de tout cela afin de l'induire en erreur, du moins pour l'instant. Il ne comptait pas lui mentir éternellement, mais il voulait garder ce petit secret pour lui encore un peu. Était-ce trop égoïste de sa part ? Après tout, il était aveugle ! Entendre les pensées des autres et voir à travers leurs yeux, c'était un moyen pour lui de garder un contact avec la beauté et la visibilité du monde. C'était comme si un peintre venait lui dessiner le monde directement dans son esprit, pour lui rappeler de ne pas oublier à quoi ressemblait la vie maintenant qu'il ne pouvait plus la voir.

Vous allez peut-être me trouver stupide...

Jamais il ne la trouverait stupide !

- Dites toujours, s'enquit-il, devant le soudain silence de son assistante.

J'ai cru pendant un instant que vous lisiez dans mes pensées...

Pour le coup, Roy en resta sans voix. Que pouvait-il répondre à cela ? Devait-il se montrer sincère ? "Vous avez raison, mais j'avais peur que vous me preniez pour un fou si je vous le disais". Ou alors feindre l'indifférence !? "Voyons Lieutenant, vous savez bien qu'une telle chose est impossible !".

Serait-il seulement crédible ?

- Pardon ? Finit-il par tousser, surpris. Ai-je bien entendu ?

Nier les faits lui semblait la solution la plus logique sur le coup.

Ce serait insensé n'est-ce pas... Renchérit la blonde.

- Qu'est-ce qui vous fait imaginer une chose pareille ?

Peut-être parce que je n'ai pas prononcé un seul mot depuis tout à l'heure et que vous réagissez à tous ce que je pense ?

Merde... Venait-il vraiment de se faire avoir comme un débutant !? Comment avait-il fait pour ne pas se rendre compte que la voix de Riza venait directement dans sa tête et non dans ses oreilles ?

Vous méritez vraiment que je vous étrangle dans votre sommeil...

To be continued...