Hello.

Nous voici avec la dernière partie de cette petite histoire cent pour cent Royai. J'espère qu'elle vous a plu et qu'elle vous plaira jusqu'à la fin. Bon, pour les thèmes de ce dernier chapitre, ils ne sont pas totalement à l'image du Royai (à part "nounou" lol), mais j'espère que j'aurais su les insérer comme il se doit hihi.

Demain, on retrouve mon histoire mystère "rêve ou réalité ?" *émoji clin d'œil*.

Bonne lecture.

Sei.

PS : C'est en achevant cette histoire que j'ai réalisé que ce n'était même pas une histoire de "noël" ni même d'hiver puisque le jour promis se passe au printemps lol. Mais elle partage l'amour et la joie et c'est ce que je veux partageais au maximum dans ce calendrier et puis je suis sûre que vous ne m'en voulez pas, *émoji clin d'œil*.

PS 2 : Merci à Sow'mama, Musing-and-Music et LénaFMA pour leur commentaire sur la journée d'hier ! *émoji bisou cœur*.

Thème : Nouilles, numérique, nounou et monument.


Jour 17 : Un drôle de don 5/5.

Situation : Après le jour promis, Roy est toujours aveugle.

- Lieutenant, je peux tout vous expliquer, s'alarma l'alchimiste lorsqu'il sentit la chaleur de la peau de Riza s'éloigner de la sienne.

Merde, il ne voulait pas que les choses se passent ainsi. Il ne voulait pas se mettre en froid avec elle alors qu'ils avaient encore tellement de choses à se dire. Et si elle partait et qu'elle le laissait là ? Il n'y avait qu'à ses côtés qu'il trouvait la force d'avancer sans avoir peur de se cogner contre un mur ou dans quelqu'un. Elle était ses yeux. Avec elle, il se sentait en sécurité. C'était absurde parce qu'il avait toujours voulu être celui qui la protégerait. Elle avait toujours refusé, prétextant que son rôle était plus important que le sien... Et voilà qu'à présent, en plus d'être son garde du corps et sa nounou personnelle, comme le disait les membres de l'équipe en rigolant, elle se retrouvait à présent guide d'aveugle...

- Je suis désolé de ne vous avoir rien dit, s'empressa-t-il d'ajouter, espérant que sa subordonnée n'était pas partie.

Il sentait sa présence auprès de lui, elle était encore là, pas loin, du moins, il l'espérait. Il était tellement embrouillé par ce don que peut-être qu'il se faisait des films et que c'était tout simplement sa conscience qui voulait croire qu'elle se trouvait toujours là.

- Je n'étais pas encore certains de ce qu'il m'arrivait ! Je ne savais pas quoi faire de cette information ! S'expliqua-t-il alors avec honnêteté, espérant la faire se manifester.

Aucune réponse ne lui parvint dans l'immédiat, était-elle réellement partie ? En marchant à tâtons, espérant tomber dessus, ses mains se cognèrent contre une pierre froide. À la forme de ce qu'il touchait, il devait s'agir du monument se situant dans le parc de l'hôpital.

- Lieutenant ? Souffla-t-il, désemparé.

- Je ne demande qu'à vous croire, lui répondit-elle.

Cette fois-ci, elle avait parlé à voix haute, il pouvait clairement l'entendre, non pas parce qu'ils ne se touchaient plus, mais parce que le son de sa voix lui provenait de sur sa droite.

Il tourna son regard implorant dans sa direction.

- Je ne voulais pas vous créer de tort, s'excusa-t-il.

Bon, peut-être que si... Mais était-ce nécessaire de le préciser là-maintenant ? Elle semblait vraiment en colère et il n'avait aucune idée de l'importance de cette colère. Ce n'était pas le moment de jouer avec le feu. Il avait beau être l'alchimiste de Flamme, il était en convalescence et même pour un expert comme lui, se lancer les yeux fermés c'était prendre des risques inutiles.

- Depuis quand ? Fut la seule réponse qu'il put entendre.

Visiblement, elle souhaitait garder ses distances avec lui pour ne pas lui laisser l'opportunité de lire une fois de plus en elle... Il pouvait la comprendre, même si cela l'attristait. Il l'imaginait bras croisés... Un regard furieux en sa direction... L'image lui donna froid dans le dos.

- Honnêtement ? Je n'en ai pas la moindre idée... Je m'en suis rendu compte aujourd'hui.

S'il ne voulait pas qu'elle s'énerve encore plus, il fallait qu'il joue à présent la carte de la coopération avec elle. Il n'était pas très doué en mathématique et Falman ou même Fuery seraient certainement plus apte dans ce domaine, mais même s'ils n'étaient que deux, pour lui, la supériorité numérique se trouvait du côté de Riza, pas du sien ! Il avait beau être le supérieur et Riza la subordonnée, à cet instant présent, c'était tout l'inverse qui se profilait...

- Et vous comptiez me le dire quand ? Renchérit-elle.

Elle voulait des réponses et Roy ne serait pas libéré tant qu'il n'aura pas répondu à toutes ses questions.

- Je ne sais pas... Haussa-t-il les épaules.

Ce qui était totalement vrai, s'il possédait ce don depuis son passage devant la porte de la vérité, il ne saurait même pas le dire...

- Vous ne savez pas ? Répéta Riza, la surprise s'entendant dans sa voix.

Il semblait logique qu'elle ne le croie pas. Après tout, il avait tenté de se jouer d'elle... Mettant à l'épreuve la confiance sans faille qu'elle avait toujours eu pour lui... Est-ce que cette cachoterie allait-elle effriter leur confiance mutuelle ? Il ne l'espérait pas. Il ferait en sorte qu'une telle chose ne se produise jamais.

- J'avais peur que vous vous moquiez de moi ! Grimaça-t-il alors, ne sachant pas comment amener le sujet.

Il ne pouvait pas lui dire clairement qu'il avait essayé de comprendre les sentiments qu'elle éprouvait pour lui, elle allait le tuer ! Parce qu'en tant qu'homme courageux, il aurait dû le lui demander en personne et non pas de trouver la réponse en elle à son insu ! Il avait réagi comme un lâche... Mais il avait besoin de s'assurer de la force de cet amour qu'elle lui portait... Car avec leur rôle dans l'armée... Il n'avait pas le droit de lui poser cette question... C'était si compliqué... Si seulement la vie pouvait être simple juste pour une journée, même le temps d'un instant...

- Me suis-je déjà moquée de vous ? L'entendit-il lui répondre, blessée.

Elle n'avait pas tort... Elle s'était très souvent montrée sarcastique avec lui, le ramenant à la dure réalité quand il se la pétait un peu trop... Comme lui rappeler qu'il était impuissant les jours de pluie... Mais jamais Ô grand jamais, elle ne s'était moquée de lui. C'était généralement le reste de l'équipe qui s'en chargeait...

- Je suis désolé lieutenant... Souffla-t-il, maladroit.

Il ne savait plus comment se comporter... Il ne voyait rien et il n'avait aucune idée de ce qui l'entourait... Ce n'était pas très malin...

- Je me suis comporté comme un imbécile... Poursuivit- il. Si les Nouilles avait un Roi, je pourrais prétendre au rôle.

Roy ne savait pas quoi dire pour s'excuser de son comportement... Pouvait-il mettre en cause sa cécité ? Peut-être, mais cela ne ferait qu'appuyer le fait qu'il était lâche. Il devait prendre son courage à deux mains. Après tout, jusqu'à nouvel ordre n'étaient-ils pas tous les deux des déserteurs de l'armée ?

Un petit rire étouffé lui répondit, ce qui le fit hausser les sourcils. Est-ce que sa subordonnée était en train de rire !? Pourquoi fallait-il qu'il se trouve aveugle pour une telle chose !? Riza Hawkeye un sourire aux lèvres. Bien évidemment qu'il voudrait voir ça !

- J'aime votre petit côté nouille, peut-il entendre alors, ce qui accentua son froncement de sourcil.

- Je pensais que vous ne vous moquiez pas de moi... S'offusqua-t-il alors.

Pourtant, bizarrement, il aimait ça. Ça provoqua en lui une douce sensation de chaleur. Il s'en délectait beaucoup. C'était si agréable et réconfortant dans ce moment ténébreux. Si seulement ils pouvaient s'enfermer dans une bulle l'espace d'un instant.

- Venez... L'entendit-il ajouter.

Il sentit sa main lui saisir le poignet et il n'eut d'autre choix que de la suivre. Où est-ce qu'elle l'emmenait ? L'emmenait-elle seulement quelque part ? N'était-il tout simplement pas en train de s'enfoncer dans un fantasme obscur ?

Non. Non. Ils marchaient tous les deux, mais pour se rendre où ?

Riza, tu disjonctes complètement ma pauvre... Entendit-il en écho dans son esprit.

Sa subordonnée se rendait-elle compte qu'à travers ce geste, elle lui permettait à nouveau de comprendre ce qu'elle ressentait ?

Il n'osa rien dire, de peur de rompre ce charme, il cessa d'écouter ce qu'il se passait autour pour ne se concentrer que sur Riza. C'était peut-être la dernière fois qu'elle le laissait ainsi la toucher, il devait savourer ce ressenti au maximum.

Il sursauta quand il entendit une porte claquer derrière lui. Il faisait tout à coup moins frais. Son lieutenant venait de les mener à l'intérieur. Mais à l'intérieur d'où ? Ça il n'en avait aucune idée. Était-il toujours dans l'hôpital ? Parce que c'était étrangement silencieux. Tout ce qu'il pouvait entendre, c'était son souffle saccadé ainsi que celui de Riza. Ils n'avaient pourtant pas couru... Alors pourquoi étaient-ils tous les deux essoufflés ?

La main de Riza était toujours encerclée autour de son poignet nu.

Respire... Répétait-elle inlassablement.

Roy avait l'impression d'entendre le cœur de sa jolie blonde cogner à ses oreilles. C'était si déroutant de la voir perdre les pédales elle qui était connue pour avoir une assurance sans faille dans n'importe quelle circonstance.

N'importe quelle circonstance ? Peut-être pas... N'avait-elle pas perdu les pédales quand elle avait cru que Lust l'avait tué ? N'avait-elle pas annoncé qu'elle mettrait fin à ses jours s'il disparaissait !?

Bordel... Comment n'avait-il pas pu se rendre compte plus tôt de ça !? Pourquoi avait-il dû lire son cœur pour se réveiller et accepter qu'elle puisse avoir des sentiments pour lui alors qu'elle n'avait jamais pu les cacher pendant tout ce temps...

Non, en fait il le savait ! Il le niait simplement pour ne pas s'écarter du chemin qu'il avait décidé de suivre. Et Riza l'avait nié également, pour les mêmes raisons... Ils n'étaient que deux imbéciles, niant s'aimer l'un l'autre... Ils étaient en si parfaite harmonie à cet instant précis car Riza pensait exactement la même chose que lui...

- Lieutenant... Commença-t-il avant de se faire interrompre par des bras lui encerclant la taille.

Si pendant un instant il fut complètement surpris et abasourdi, il ne resta pas figé bien longtemps et ses bras vinrent se renfermer derrière son dos. Il sentit un visage se nicher contre sa nuque et l'odeur du shampoing de l'hôpital vint lui emplir les narines. Il resserra son étreinte de toutes ses forces et se laissa aller à son tour, enfouissant son visage dans la chevelure blonde de sa subordonnée.

- Taisez-vous... Lui ordonna Riza dans un petit chuchotement autoritaire. Ne dites rien...

Alors il ne répondit pas et obéit à ses ordres, même s'il était le plus gradé.

Ce qu'il faisait été interdit, mais ils n'en avaient que faire, n'étaient-ils pas des déserteurs pour l'instant ?

Roy était envahi par toutes les émotions de Riza, ses peurs, ses craintes, cet immense amour qu'elle éprouvait à son égard... À quel point elle était affectée par sa cécité... La peur qu'elle avait ressentie lorsqu'il avait perdu les pédales face à Envy... La peur qu'elle avait eue quand elle avait cru mourir...

Je ne veux pas mourir sans que tu ne saches à quel point je t'aime, pensa-t-elle en s'agrippant très fort à sa chemise qu'il portait par dessus sa tenue d'hôpital.

Cet aveu ému beaucoup l'alchimiste, parce qu'il n'aurait jamais cru qu'il aurait pu blesser autant Riza de par son comportement. Il s'en voulait de lui avoir fait autant de peine et de lui avoir causé autant de soucis. Il se sentait si chanceux de l'avoir auprès de lui et de savoir que son amour pour lui n'avait jamais faibli malgré tout ce qu'il avait pu lui faire endurer ces dernières années.

- Dans ce cas, je veux que tu saches en retour que je t'aime tout aussi intensément, murmura-t-il au creux de son oreille.

Il put la sentir frissonner contre lui à ses paroles.

- C'est contraire aux règles... Souffla-t-elle, le cœur battant.

Cette remarque fit doucement sourire l'alchimiste.

- Contraire aux règles ? Répéta-t-il, retenant un rire. Ces derniers jours nous les avons totalement enfreintes au point de devenir des déserteurs ! Je ne suis plus à une infraction près. Surtout si celle-ci me permet de faire ceci, s'exclama-t-il, très sérieux.

Riza n'eut pas le temps de se demander de quoi il parlait que les mains de Roy glissèrent jusqu'à son visage et que ses lèvres fondirent sur les siennes. Surprise, elle se laissa pourtant guider et y répondit avec ferveur. Comme Roy venait de le dire, ils n'étaient plus à une infraction près.

Est-ce qu'il avait reçu ce don pour s'ouvrir à sa subordonnée ? Roy ne le saurait sans doute jamais... En tout cas, lorsqu'il retrouva sa vue grâce à la pierre philosophale, il perdit ce précieux don. Plus jamais il ne put lire dans les pensées de sa précieuse assistante. Mais en avait-il encore réellement besoin à présent qu'ils s'étaient avoués leurs sentiments ? Ils n'avaient qu'à se lancer un coup d'œil pour y lire un "Je t'aime" dans le regard de l'autre et ça leur suffisait amplement. Leur amour était leur plus grande force pour continuer à se battre pour un monde meilleur.

Fin.