Hello !
Les thèmes d'aujourd'hui ont été proposés par Musing-and-Music ! Merci à elle *émoji souriant de toutes ses dents*.
Pour l'occasion et parce que je trouve qu'il n'y en a pas assez dans cette histoire, un petit OS Royai hihi. Et bien sûr, dès qu'on part dans du cocooning avec eux deux, il est difficile de faire court du coup la fin de l'histoire n'arrivera que demain !
Bonne lecture.
Sei.
PS : Merci à Musing-and-Music, Sow'mama, Luciole et LénaFMA pour leur commentaire journalier *émoji bisou cœur*.
Thème : Baume, tasse, piano et radiateur.
Jour 21 : Coupure de courant 1/2.
Situation : Après le jour promis, Roy est Général et a pris les commandes de la région Est.
Cette année, l'hiver était l'un des plus froid que East City n'avait jamais connu, une énorme vague de gel frappa la région à tel point que la circulation fut coupée de partout suite à de grosses chutes de neige qui recouvrirent la région d'un énorme tapis blanc. Plus aucun train ne circulait, et il était impossible de se déplacer en voiture. La capitale de l'Est était paralysée.
Mais si seulement il n'y avait que cela...
Suite à une nouvelle vague de vent glaciale en provenance du Nord, une importante coupure d'électricité tomba sur la ville, coupant le courant dans plus de la moitié des foyers...
Le Général Mustang, devenu depuis quelques mois le nouveau commandant de la caserne, dut prendre certaines décisions drastiques pour le bien-être et le confort de chacun. Avec une température extérieure frôlant par moment les moins quinze et ne montant que très rarement au-dessus de zéro, il était inconcevable que des foyers sans électricité soient occupés. Il avait fallu reloger toutes les personnes dans le besoin et ce n'était pas sans conséquences !
Les heures supplémentaires allaient à gogo et le Général et son équipe n'avaient pas dormi depuis plus de vingt-quatre heures. Comment auraient-ils pu dormir alors qu'une partie de la population était sans aucune source de chaleur dans leur foyer !?
Heureusement, le quartier général faisait partie des bâtiments de la ville possédant encore du courant, ainsi que l'hôtel militaires, ils avaient donc de quoi héberger une bonne partie des habitants. Un appel à la solidarité avait également demandé aux familles ayant de la place chez eux et de l'électricité d'accueillir des personnes n'en ayant plus. Après une journée des plus productives et épuisantes, ils avaient enfin réussi à trouver une solution pour chacun.
Bon d'accord, le travail sur leur bureau s'était accumulé, mais l'état d'urgence et la préservation des habitants avaient été la priorité et tous le savaient. Donc une fois le problème de relogement des habitants réglé, le Général autorisa son équipe à rentrer chez eux.
Mais là, un nouveau problème vit le jour... Si les immeubles militaires dans lesquels les hommes de l'alchimiste avaient un appartement étaient dans le secteur du quartier général et possédaient donc du courant et donc des radiateurs fonctionnels pour se chauffer, celui du Lieutenant Hawkeye qui avait décidé, comme son supérieur, de prendre un appartement en dehors de l'emprise militaire, faisait partie de la majorité de la ville coupé de courant...
- Vous n'allez pas passer la nuit à la caserne ? S'offusqua le Général Mustang.
Il savait que les salles de repos étaient déjà pleines des militaires de gardes mais également de certains militaires sans courant chez eux également. Il ne voulait pas de ça pour son assistante alors qu'il serait agréablement au chaud dans le confort de son appartement.
Il n'avait peut-être pas de chambre d'amis, mais il avait un canapé !
- Il en est hors de question ! Renchérit-il le regard intransigeant.
La jeune femme en haussa les sourcils, surprise.
Le reste de l'équipe était déjà partie. En fait, toute la journée la jeune femme avait tu l'information parce qu'elle refusait de faire passer son confort personnel avant celui des habitants de la Capital de l'Est.
- Où voulez-vous que j'aille !? S'exclama-t-elle, incrédule.
- Mon appartement est assez grand pour vous accueillir le temps de cette coupure de courant, lâcha-t-il sans même prendre de pincette, comme si c'était tout naturel qu'un Général invite son assistante chez lui pour la nuit.
- Votre appartement ! Répéta Hawkeye, les yeux ronds.
Il fallait se lever de bonne heure pour la faire réagir, elle qui était connue pour être impassible qu'importe les circonstances, mais là, en une seule phrase, le Général Mustang avait fait éclater son masque d'impassibilité. Le choc et l'incompréhension se lisaient sur son visage. Elle ouvrit la bouche avant de la refermer. Elle en avait perdu la parole.
- Cela vous pose un problème ? Poursuivit l'alchimiste.
La blonde était tellement pantoise qu'elle ne parvint pas à articuler deux mots pour répondre, par contre dans son regard, le brun put lire à quel point elle trouvait cette idée scandaleuse.
- Lieutenant... Commença-t-il avant d'être brutalement coupé.
- Ce... Ce n'est pas convenable ! Bafouilla la blonde, ne cachant rien de son air outré.
Le Général en soupira.
- Parce que vous êtes une femme !? Demanda-t-il, même s'il connaissait la réponse.
Il savait à quel point elle était intransigeante sur le règlement de l'armée... Il était hors de questions de les enfreindre... Bon d'accord, ils en avaient enfreint une bonne douzaine lors du soulèvement de Central City lors du Jour Promis, et les plus importantes dans les sous-sols du laboratoire numéro cinq...
Mais le Lieutenant Hawkeye avait tenu à mettre les choses aux clairs. La crise actuelle et la situation de l'état ainsi que leur statut de déserteurs les avaient grandement affectés émotionnellement. Ce qu'ils pouvaient ressentir l'un pour l'autre ne devaient pas entraver leurs objectifs et avec leur réaffectation au sein de l'armée, grâce au nouveau Généralissime Grumman, clôturait ce qu'elle avait considéré comme un moment d'égarement. Ils étaient en vie et c'était tout ce qui importait.
Bon d'accord, Roy gardait un goût amer de cette décision... Mais que pouvait-il dire !? N'avait-il pas dit à Riza lors de son entrée dans son équipe qu'il comptait sur elle pour le remettre sur le droit chemin si jamais il perdait de vue son objectif ? Elle n'avait fait qu'obéir à son ordre. Il était le seul à blâmer s'il le vivait mal.
- Écoutez, si ça avait été Havoc dont l'appartement se serait retrouvé sans électricité, j'aurais agi de la même manière ! Poursuivit-il avant que son assistante ne puisse rétorquer. Vous êtes mon équipe ! Ma seconde famille ! Et je ne vais pas laisser un membre de ma famille chez lui sans électricité ni chauffage. Ce n'est pas une proposition, c'est un ordre ! Vous venez chez moi.
Il n'était pas du genre à jouer de son grade pour obtenir gain de cause, mais ce soir, il était hors de question qu'il en soit autrement. Cela faisait près de trente-six heures qu'ils étaient réveillés, Riza avait besoin d'une bonne nuit de sommeil pour être en forme demain matin pour le boulot. Ils avaient deux jours de retard sur l'accumulation des dossiers sur leur bureau. Son lieutenant était sans toit pour la nuit et il ne pouvait pas la laisser dans cette situation alors qu'il avait les moyens d'y remédier. Bon certes, il était plus heureux d'héberger Hawkeye qu'Havoc, mais ça, ce n'était qu'un détail.
- Un ordre ? Répéta la blonde, étonnée.
- Vous m'avez bien entendu ! Renchérit-il en prenant son manteau et en tendant le sien à sa collègue.
Dans son geste, il lui faisait comprendre qu'il ne tolérerait aucun refus. Le lieutenant l'observa un instant, indécise avant de finalement prendre son propre manteau. Même si elle était épuisée, elle ne laissait rien paraître, mais son cerveau commençait à avoir du mal à réfléchir. Son supérieur lui proposait un endroit chaud pour dormir, pourquoi refuserait-elle ?
Elle passa par son casier récupérer des affaires de rechange qu'elle avait toujours avec elle en cas de mission urgente et de départ imminent, puis ils partirent en silence en direction de l'appartement du Général. Ils faisaient tellement froid et la tempête de neige les recouvrit très vite de poudre blanche à tel point qu'ils arrivèrent frigorifiés et trempés devant l'immeuble de l'alchimiste.
- Je vous laisse la salle de bain ! Commenta Roy en refermant la porte derrière lui.
Riza, qui n'était encore jamais rentrée dans l'appartement de son supérieur en resta sans voix. Elle n'écouta pas ce que son supérieur lui disait et observa les lieux avec attention. Roy Mustang avait un meilleur goût de la décoration qu'elle. Ici tout était charmant et il n'y avait aucun carton entassé dans un coin qui attendait toujours d'être déballé... C'était un peu plus grand que chez elle, mais c'était charmant et elle se sentit tout de suite à l'aise.
Son regard se porta sur une cheminée, et un sourire illumina légèrement son visage. L'alchimiste dut lire en elle car il s'approcha de la cheminé. À présent qu'il était capable de faire de l'alchimie sans cercle, il ne lui fallut qu'un instant pour faire ronronner un feu dans sa cheminée. Riza s'approcha pour profiter de la douce chaleur qui commençait à se répandre dans la pièce.
- Je peux me montrer gentleman et vous laissez ma chambre et dormir dans le canapé, mais quelque chose me dit que vous préfèrerez le canapé... Lança doucement l'alchimiste en lançant un regard en coin vers sa subordonnée.
Hayate, qui bien évidemment n'était pas resté seul au QG, s'allongea devant la cheminée, il avait trouvé sa place pour la nuit lui.
- Mais en attendant, vous feriez mieux d'aller vous doucher et de vous changer avant de prendre froid ! Ajouta-t-il en désignant ses vêtements et ses cheveux trempés et dégoulinant de neige.
- Il en va de même pour vous mon Général, nota la blonde en observant son supérieur grelotant de froid.
Lui aussi était trempé de la tête aux pieds.
Un petit sourire moqueur s'étira sur ses lèvres.
- En effet, mais je n'ai qu'une seule salle de bain, désigna-t-il une porte d'un signe de tête. Alors à moins que vous ne souhaitiez qu'on se douche ensemble, j'irais après vous, ajouta-t-il fier de sa remarque tandis que face à lui, Riza, tentait de ne pas perdre contenance.
Il fallait dire que son supérieur y allait fort en sous-entendus...
- Ça va aller, toussota-t-elle grossièrement, retenant le rouge qui lui montait aux joues.
Au pire des cas, elle pourrait prétendre que c'est le froid glacial qui provoquait cela ! Même s'il était évident qu'un certain Général n'en croirait pas un mot. Du coup, il fallait mieux se taire et filer s'enfermer dans la salle de bain.
Une fois la porte close, Roy souffla. Sortir une blague de la sorte n'était pas sans risque, même pour lui, car les images défilant dans son esprit ne sont pas anodines et surtout complètement illégales si elles se réalisent.
Afin de calmer ses ardeurs et histoire de ne pas rester à greloter devant sa cheminée, il commença à enlever le plus gros de ses vêtements. Manteau, écharpe, veste, botte. Il ne garda que son pantalon et sa chemise. Ses cheveux, complètement trempés, étaient encore plus mal coiffé que jamais. Il s'avança vers son transistor et l'alluma. Dans la salle de bain, le bruit de l'eau qui coule lui ramenait l'image de son assistante nue dans sa douche et partir vers ce genre de pensées ne serait pas sans conséquence.
Quelques notes de piano s'élevèrent dans la pièce et il se concentra dessus. Pour s'occuper, il se rendit dans la cuisine. Ils avaient mangé au réfectoire de la caserne, donc pas besoin de cuisiner, mais pourquoi ne pas se poser un peu devant la cheminé avec un bon chocolat chaud avant d'aller se coucher ? Il ne recevait presque jamais chez lui, pour ne pas dire jamais.
- La salle de bain est libre ! L'informa la voix de sa subordonnée.
L'alchimiste la remercia et alla se doucher à son tour, l'odeur de sa subordonnée était présente dans toute la pièce, ça en était enivrant. Il se força donc à faire vite, de toute façon, la véritable Riza l'attendait dans le séjour, il n'allait pas la faire attendre. Ce fut la douche la plus courte de toute sa vie.
Une fois tous les deux lavés et séchés, Roy prépara deux chocolats chaud qu'ils burent devant le feu de cheminée ronronnant, Hayate confortablement endormi sur le tapis près du feu.
- Quel temps, souffla Riza pour elle-même en portant sa tasse de chocolat chaud à ses lèvres.
Frigorifiée, elle avait remonté ses genoux contre elle et était emmitouflée dans une couverture offerte par son supérieur. Assis près d'elle, Roy observait le feu mais ne pouvait s'empêcher de lancer des regards vers Riza, tout à coup intimidé.
Il ne savait plus quoi dire, ni quoi faire, son cœur battait plus vite que d'ordinaire dans sa poitrine. C'était une image si agréable d'être en compagnie de Riza devant un feu de cheminé et buvant un chocolat chaud. Son esprit s'égara et il n'avait pas envie de revenir à la réalité. D'ailleurs il se surprit à suspendre sa main dans le vide. Il était sur le point de remettre une des mèches de cheveux de sa subordonnée à sa place. Se rendant compte de son geste, il l'interrompit à temps et reporta son regard sur la cheminée.
Le silence s'installa entre eux, il n'était pas pesant, mais légèrement étrange... Roy n'osait plus regarder Riza.
- Vos lèvres sont toutes gercées, vous devriez mettre du baume dessus, finit par rompre le silence la jeune femme.
Se rendant compte de sa remarque, elle se sentit rougir et reporta son attention sur sa tasse totalement gênée.
Roy quant à lui en resta bouche bée. Si Riza commençait à ne plus se tenir, qu'est-ce qu'il allait devenir !? Il savait qu'elle était la plus raisonnable des deux.
Il comptait sur elle pour ne pas déraper...
Enfin... Le pensait-il vraiment ?
Car il aurait pu ignorer sa remarque, mais ce soir il avait envie de franchir l'interdit. D'avoir sa subordonnée assise dans son canapé si près de lui, si loin des murs de l'armée... Qui irait rapporter ?
- Vous trouvez que mes lèvres manquent de douceur ? Questionna-t-il alors, la titillant.
Il put sentir Riza se figer sous la couverture, elle n'osa pas lever son regard vers lui. Qu'est-ce qui lui était passé par la tête pour sortir ça ? Peut-être qu'elle avait cherchée à engager la conversation.
- Excusez-moi, c'était déplacée... Se confondit-elle alors en excuse, toujours en évitant son regard.
Mais Roy ne lui en voulait pas, au contraire, elle avait laissé une ouverture et il s'y était totalement engouffré.
- Vous vous inquiétez de la douceur de mes lèvres ? Renchérit-il faussement surpris et admiré.
La rougeur sur les joues de sa subordonnée ne lui échappa pas, il venait de le faire sortir de sa zone de confort.
- Je... Je... Commença-t-elle mal à l'aise. Je souhaite juste éviter un arrêt maladie à mon supérieur en cette période surchargée ! Se précipita-t-elle de répondre d'une traite sans reprendre son souffle.
Roy, ne souhaitant pas s'arrêter à cette explication souffla un petit "dommage" qui fit trésaillait la jeune femme.
- Je ne pense pas que c'était une bonne idée de venir... Articula Riza, toujours sans lancer le moindre regard à son supérieur.
- Vous n'aviez nulle part où aller, lui rappela l'alchimiste.
- C'est faux... Le contredit la blonde.
Pourtant elle n'insista pas et ne tenta nullement de repartir ce qui laissa supposer au Général qu'elle disait ça simplement pour se donner bonne conscience.
- Qu'est-ce qui vous déplait dans le fait de boire un chocolat chaud bien emmitouflée dans une couverture chaude devant un bon feu de cheminée ? Poursuivit-il. Ce n'est pas comme si c'était la première fois que ça nous arrivait.
Et oui, il leur était déjà arrivé une situation similaire lors d'un hiver très froid au cours de son apprentissage chez son maître. Il s'en souvenait comme si c'était hier.
- À l'époque nous n'étions pas militaire, le sortit de ses pensées Riza.
Ce dernier avait envie de grogner... Pourquoi l'armée ne cessait-elle jamais de s'interposer dans le lien qui l'unissait à elle !?
- Est-ce interdit dans le règlement ? Ne peut-il s'empêcher de demander.
Rien n'interdisait de boire un chocolat chaud emmitouflé sous une couverture chaude devant un feu de cheminée avec un collègue n'est-ce pas ?
- Vous savez où je veux en venir... Répondit simplement la jeune femme sans entrer dans les détails.
Oui il voyait très bien malheureusement... Mais était-ce une raison pour continuer à fermer les yeux ?
- Général ne m'obligez pas à vous tirer dessus ! L'avertit son lieutenant lorsqu'elle sentit ce qu'il prévoyait.
Il n'avait pas besoin de parler, un simple coup d'œil vers lui suffisait pour qu'elle comprenne ce qu'il pensait.
- Je ne me suis pas détourné de mon objectif à ce que je sache... Rétorqua-t-il alors, se retenant d'ajouter "du moins, pas encore".
Riza ouvrit la bouche avant de la refermer, il venait de lui en boucher un coin... Comment allait se terminer cette soirée ?
To be continued...
