Hello.

Me voici aujourd'hui avec la suite de l'histoire d'hier toujours sous des mots proposés par Musing-and-Music. J'espère que ça vous plait !

Bonne lecture.

Sei.

PS : Merci à Musing-and-Music, L'atelier des Chats, LénaFMA et Sow'mama pour leur commentaire sur la journée d'hier !

Thème : Coupe, lampadaire, vitesse et parking.


Jour 22 : Coupure de courant 2/2.

Situation : Après le jour promis, Roy est Général et a pris les commandes de la région Est.

La situation dans l'appartement d'un certain alchimiste ne tournait pas à l'avantage de ce dernier... Il ne savait plus quoi faire pour détendre l'atmosphère et tenter pourquoi pas une approche avec sa subordonnée.

Bon d'accord, c'était interdit mais n'était-ce pas merveilleux de parfois braver l'interdit !? Ce n'était pas comme si c'était encore King Bradley à la tête du pays. Il était certain que Grumman serait prêt à les soutenir. Après tout, n'avait-il clairement pas demandé au Général d'épouser sa petite fille !?

En tout cas, il allait profiter de l'état climatique actuel pour la garder chez lui. Elle voulait partir alors qu'il neigeait tellement qu'on ne voyait même plus le lampadaire en face de sa fenêtre tellement la neige tombait dru ? Il en était hors de question !

- Nous devrions nous coucher ! S'exclama Riza pour briser le silence.

Aller se coucher ? L'idée ne tentait pas vraiment le Général. Dès leur réveil le lendemain matin, ils devraient repartir au QG et cette idée ne l'enchantait guère. Mais s'il n'y avait que ça... Comment s'endormir tout en sachant qu'une simple porte le séparait d'elle !?

Bordel, pourtant c'était lui qui l'avait obligé à venir chez lui en toute connaissance de cause ! Il n'aurait pas cru que ça déraperait autant...

- Général ? L'interpella-t-elle devant son manque de réaction.

Ce dernier sursauta, perdu dans ses pensées. Comment faire pour retarder l'échéance ? Il voulait profiter de cette soirée pour s'ouvrir un peu plus à elle et pourquoi pas discuter de ce qui avait été évoqué lors du jour promis ? Il aimait le fait de passer cette soirée auprès du feu avec elle comme à l'époque de son apprentissage. Ces souvenirs étaient si réconfortants. Une période si lointaine dans laquelle ils étaient encore si jeunes et innocents.

- Monsieur... Renchérit-elle tandis que son supérieur prit la parole.

- Je ne veux plus considérer cela comme un moment d'égarement... La coupa-t-il en plongeant un regard rempli d'une profonde tristesse.

Riza se figea. Elle n'avait pas besoin de lui demander de quoi il parlait. Elle savait très bien ce qu'elle avait considéré comme un moment d'égarement quelques mois plus tôt. Pourquoi fallait-il qu'il remette cela sur le tapis ce soir !? Elle savait pourquoi, parce qu'elle était prise au piège et qu'elle n'avait aucun moyen d'échapper à cette discussion qu'elle ne voulait pas avoir.

- Il ne peut en être autrement, répondit-elle durement, une pointe de reproche dans la voix pour le fait qu'il avait osé évoquer ce moment qu'ils avaient décidés de clôturer.

Enfin, "qu'elle" avait décidé de clôturer pour être plus précis.

- C'est faux ! Protesta-t-il. Il y a toujours une solution pour faire autrement !

Il refusait d'admettre qu'il n'y avait qu'une seule possibilité d'avenir, parce que si cette possibilité venait à échouer, cela voudrait-il donc dire que l'avenir courait à sa perte ? Non ! Il y avait toujours des solutions pour modifier et préserver la paix. Pourquoi l'une de ces solutions ne pourrait pas en plus leur permettre d'être heureux ensemble ?

- À quoi jouez-vous ? la questionna la jeune femme qui n'arrivait plus à le cerner.

C'était rare qu'ils n'arrivaient pas à communiquer, pourtant ce soir, elle ne comprenait absolument pas ce qu'il se passait dans l'esprit de son supérieur.

Enfin...

Le comprenait-elle réellement pas ? Peut-être qu'elle faisait en sorte de ne comprendre que ce qui l'arrangeait...

- Je ne joue pas, je n'ai jamais été aussi sérieux ! Répondit-il alors en s'approchant d'elle.

Par réflexe, Riza se recula jusqu'à l'autre bout du canapé. Sur le tapis près du feu, Hayate releva une oreille et un œil pour voir ce qu'il se passait entre les deux adultes avant de retourner à sa bonne nuit de sommeil, il ne s'inquiétait pas, il savait que sa maîtresse saurait défendre sa cause.

- Vous êtes prêt à abandonner votre carrière !? Riposta-t-elle, essayant de lui faire reprendre conscience avec la réalité.

Pour elle il était certain qu'il divaguait.

- Je n'ai pas l'intention d'abandonner quoi que ce soit ! Rétorqua-t-il alors, la surprenant.

Décidément, aucun des deux n'était prêt à accorder le dernier mot à l'autre.

- Ce n'est pas compatible, lui fit-elle comprendre avec un regard déterminé.

Mais sa détermination ne fit que sourire un peu plus son supérieur ce qui la troubla légèrement, même si elle ne laissa rien paraître.

En même temps comment rester sérieuse quand elle se savait prise au piège ? S'ils avaient été au quartier général, il ne lui aurait fallu qu'une remarque pour le rappeler à l'ordre. Ici, il était sur son territoire. C'était la seule raison pour laquelle il répondait à toutes ses mises en garde. Que pouvait-elle faire de plus ? Ce n'était pas une partie de plaisir pour elle de le repousser sans arrêt. Le comprenait-il au moins ?

- C'est ce que vous vous dites parce que vous avez peur.

Pardon !?

Riza fut abasourdie par cette réflexion sortie de nulle part de la part de son supérieur.

- Moi j'ai peur ? Répéta-t-elle, incrédule.

Roy confirma ses paroles en les appuyant par un hochement de tête de haut en bas.

- Oui, vous avez peur de regarder vos sentiments en face et vous préférez les cacher sous un masque, appuya-t-il également.

- C'est n'importe quoi ! S'offusqua-t-elle.

Pourtant, elle n'avait rien d'autre à redire, n'était-ce pas parce que "justement" ce qu'affirmait le Général n'était pas totalement dénué de bon sens ?

- Dans ce cas, pour quelles raisons laisseriez-vous tomber votre vie si je venais à disparaître ? Sortit l'alchimiste en faisait référence à ce qu'il s'était passé dans les sous-sols du cinquième laboratoire.

Riza resta sans voix.

Que pouvait-elle répondre !? Elle savait ce qu'elle avait dit tout comme Roy l'avait parfaitement entendu. Et il n'était pas le seul. Edward Elric, Scar et même Envy avaient également tout entendu.

D'ailleurs Roy en profita pour se dire que la réaction de sa subordonnée était propice pour tenter le tout pour le tout. Qu'avait-il à perdre si ce n'était la vie ? Riza avait beau le menacer de l'abattre s'il se détournait de son objectif, elle savait aussi bien que lui que ce qu'il s'apprêtait à faire n'était pas vraiment un détournement d'objectif donc elle n'aurait aucune raison de mettre sa menace à exécution.

Convaincu par ses propres pensées, il s'approcha d'elle doucement, très doucement. Riza le vit et lui lança un regard d'avertissement mais ne bougea pas pour autant. Le testait-elle ou est-ce qu'elle se testait elle-même pour savoir jusqu'où elle était capable de le laisser aller avant de lui dire stop ? En tout cas Roy ne se posa pas trop de questions car l'hésitation le ferait abandonner et il continua son ascension vers elle en restant sur ses gardes au cas où elle le repousserait soudainement.

Lorsque ses genoux touchèrent ses chevilles Roy plongea son regard dans celui de sa jolie subordonnée. Son cœur battait à tout rompre et il sentait qu'il en était de même pour celui de Riza. Ils étaient tous les deux en train de jouer avec le feu, mais il n'avait pas peur, les flammes, ils les maîtrisait et les dominait.

- Général, bredouilla Riza d'une voix mal assurée en signe d'avertissement sonore.

Mais est-ce que ce signalement allait suffire à l'arrêter quand la volonté ne s'entendait point dans sa voix ? Il pouvait voir dans son regard qu'elle attendait de voir jusqu'où il était prêt à aller. Il avait envie de lui répondre qu'il irait jusqu'au bout si elle le souhaitait également.

Pour autant, il ne répondit rien et se contenta d'amener doucement ses mains jusqu'à son visage, les posant en coupe de son menton vers ses joues. Chacun d'eux retenait sa respiration. Ils se regardaient l'un l'autre sans oser dire le moindre mot. Roy devait-il aller jusqu'au bout de sa pensée ? En tout cas, pour l'instant, Riza ne l'avait pas encore repoussé, c'était donc certainement bon signe. Alors pourquoi n'y arrivait-il pas ?

C'était si difficile de franchir ce pas... Il savait qu'en faisant ça, ils pourraient dire ce qu'ils voudraient, jamais ils ne pourront revenir en arrière...

- Oh Riza... Souffla-t-il doucement, tandis que son pouce caressait doucement le haut de sa joue.

Sa peau était si douce. Ils étaient si proche l'un de l'autre qu'il sentait le souffle chaud de Riza contre ses lèvres.

Il venait de l'appeler par son prénom avec aucune difficulté. Comme il aimait la sensation que ce mot lui provoquait en bouche. Il aimerait l'appeler ainsi plus souvent. Tout comme il se le permettait avec ses collègues, mais c'était différent avec elle... Il avait toujours peur de ne plus se contenir s'il osait prononcer son prénom. Un peu comme ce soir.

La magie fut rompue lorsque Riza sursauta et recula brusquement, rompant le charme qu'il y avait entre eux. Elle se leva et s'éloigna jusqu'à la fenêtre. Il pouvait la voir trembler légèrement, était-ce de froid ? D'excitation ? De peur ? Peut-être un mélange des trois.

Roy souffla avant de se lever et de s'approcher d'elle.

- Stop, lui ordonna-t-elle en levant une main entre eux pour l'empêcher de faire un pas de plus.

- Riz... Tenta-t-il d'intervenir avant de se faire brusquement interrompre.

- C'était une mauvaise idée ! Enchaîna-t-elle avant d'une nouvelle fois remettre de la distance entre eux et de se diriger vers ses affaires.

- Que faites-vous ? se surprit-il à lui demander.

Elle n'allait tout de même pas retourner dans la neige à cette heure aussi tardive de la nuit ?

- Je pense qu'il serait plus prudent de retourner au quartier général, s'exclama-t-elle pourtant, confirmant la pensée du Général.

- Il en est hors de question ! S'opposa-t-il en l'empêchant de récupérer sa veste d'uniforme. N'oubliez pas que les voitures sont coincées sous une tonne de neige sur le parking de la caserne. Je refuse de vous laisser repartir seule par ce temps.

Ce n'était même pas une proposition, c'était clairement un ordre. Ils étaient déjà arrivés tous les trois en un seul morceau jusqu'à son appartement, il ne comptait pas la laisser prendre un risque supplémentaire.

- Général.

Bien évidemment, la blonde ne comptait pas pour autant en démordre. Elle allait tout faire pour garder contenance même s'il faisait voler en éclat à une vitesse impressionnante toutes les barrières mentales qu'elle dressait entre eux.

- Je ne tolérerais aucun refus ! Renchérit-il le regard sérieux.

Riza fut déstabilisée par autant de sérieux et se sentit troublée. Elle était au pied du mur et elle sentait qu'elle ne pourrait plus fuir. Soit elle blessait son supérieur en le repoussant le plus brutalement possible, soit elle acceptait d'enfreindre la loi.

Epuisée, elle se laissa glisser le long du mur et poussa un profond soupire. Elle détestait cette situation autant que son supérieur.

- Riza ! S'inquiéta Roy de sa soudaine réaction.

Il s'agenouilla devant elle, contrarié et légèrement stressé.

- Pourquoi !? Balança-t-elle en lui lançant un regard rempli de reproche.

Elle lui faisait comprendre à quel point c'était difficile pour elle d'avancer jour après jour en faisant en sorte que tout soit comme avant et en faisant attention à chaque instant de ne pas faire de bavure. Elle lui faisait comprendre à quel point c'était dur pour elle, même si elle ne laissait absolument rien paraître et que du coup elle lui en voulait d'avoir tout fait voler en éclat sans le moindre scrupule. Comment pouvait-elle faire face à présent.

- Je ne veux plus vivre dans ces non-dits et dans ce déni, expliqua alors Roy.

Parce qu'après tout, ce que ressentait Riza, lui aussi le ressentait et il ne voulait plus. Il ne pouvait plus se voiler la face. Il craquait. Il n'était qu'un homme, pas un robot.

- Je ne peux plus avancer en faisant comme si de rien n'était, conclut-il en tentant de poser la paume de sa main sur sa joue.

- Nous n'avons pas le choix ! Riposta-t-elle en le repoussant.

- Nous avons "toujours" le choix, ne se laissa-t-il pas abattre pour autant.

Riza le fusilla du regard, elle avait toujours eu l'habitude d'avoir le dernier mot avec lui. Roy ne lui répondait jamais. Parce qu'il en avait toujours été ainsi entre eux. Il faisait les écarts, elle le remettait sur les rails... Mais il en avait assez de cette routine, il ne voulait pas revenir sur les rails si elle n'était pas à ses côtés.

- Vous êtes prêt à abandonner votre objectif pour votre propre personne !? Le sermonna-t-elle, furieuse. N'est-ce pas égoïste de votre part !? Nous avons trop de sang sur les mains pour nous permettre ce genre de chose.

Pourquoi ne comprenait-elle pas que ce qu'il souhaitait n'était pas incompatible avec son objectif ?

Bien sûr qu'elle le savait ! Mais elle préférait vivre dans le déni parce que c'était plus simple que d'aller à l'encontre du règlement de l'armée. Faire changer les lois était un sacré sacrifice et elle ne semblait visiblement pas prête à se laisser dans un tel pari. Ils avaient trop à perdre si ça échouait.

- Je n'ai pas l'intention d'abandonner mes rêves !

Alors que pour Roy, c'était tout l'inverse. Il était désormais prêt à prendre tous les risques pour elle.

- Mon objectif est d'atteindre le sommet pour veiller au bonheur et à la paix de ce pays avec toi à mes côtés. Et tu m'as promis de m'épauler pour cela, mais ce n'est pas seulement en tant qu'assistante que je te veux à mes côtés !

Il se tut un instant, cherchant dans le regard de Riza à savoir si elle l'écoutait sérieusement ou si elle s'apprêtait à le rembarrer avant qu'il ne puisse exprimer le fond de sa pensée. Mais Riza n'était pas du genre à ne pas laisser à quelqu'un l'opportunité d'exprimer sa pensée. Lorsqu'elle interrompait son supérieur, c'était uniquement parce qu'il s'égarait. Bon certes, à cet instant il s'égarait, mais elle comprenait qu'il n'avait pas l'intention de la laisser tranquille tant qu'elle ne l'écouterait pas attentivement. Du coup, elle prit son mal en patience et l'écouta.

- C'est en tant que partenaire de vie que je te veux à mes côtés, renchérit-il alors vidant son sac. Celle qui me connaît encore mieux que moi-même, celle qui veille sur moi dans l'ombre et qui ne m'abandonnera jamais. Je ne peux plus supporter de te considérer avec si peu de considération quand je vois tout ce que tu fais pour moi. Je ne pourrais jamais observer le peuple en face si j'atteins le sommet de cette pyramide en me disant que j'ai atteint chaque échelon grâce à une femme formidable qui vit dans mon ombre.

Devant lui, Riza était totalement émue. Ses yeux brillaient et une larme perla au coin de son œil.

- Je ne veux plus que tu sois mon ombre Riza, murmura-t-il, essuyant cette unique larme coulant le long de la joue de Riza avec son pouce. Je veux que tu marches à mes côtés.

Riza était trop troublée pour répondre. Si jusqu'à présent elle n'avait jamais laissé son supérieur exprimer le fond de sa pensée, c'était justement pour éviter ce genre de sensation. Il venait de lui offrir son cœur et le rejeter serait quelque chose de tellement horrible. Une chose dont elle ne se remettrait jamais. Elle ne pouvait pas ignorer cette déclaration mais pourtant elle le devait. Parce qu'ainsi était faite la loi.

Elle tenta de s'éloigner de cette main qui s'était posée sur sa joue, mais Roy ne lui en laissa pas l'occasion. Il ne la laisserait pas fuir, pas aujourd'hui.

- Je t'aime, et je ne supporte plus que ce simple mot me soit interdit d'être prononcé... Ajouta-t-il tandis que ne supportant plus toute cette tension, Riza éclata en sanglot.

L'émotion était trop forte pour elle et elle y succomba. Roy s'avança pour la prendre dans ses bras et elle ne le repoussa pas. Il avait brisé toutes ses barrières et il lui était désormais impossible de le repousser. Il avait gagné.

- Laisse-moi t'aimer, la supplia-t-il en relevant son menton pour que leur regard se capte.

- C'est trop risqué... Bredouilla-t-elle, la voix remplie de frayeur.

Elle était totalement effrayée par l'inconnu dans lequel elle venait de mettre les pieds. Elle ne connaissait que cette routine dans laquelle elle vivait depuis presque toujours. C'était ce qui lui permettait de rester forte, parce que sans routine, Riza Hawkeye n'était absolument pas forte. L'inconnu avait toujours été quelque chose qui l'effrayait...

- Je veux prendre ce risque pour toi.

Mais là, Roy venait de lui faire comprendre qu'elle n'avançait pas seule vers cet inconnu. Il serait auprès d'elle, pour toujours. Elle pourra s'appuyer sur lui lorsqu'elle ne saura plus comment faire. Elle n'avait plus à être forte qu'importe les circonstances, elle avait le droit de se laisser aller, de faire des erreurs et de se pardonner. Il lui offrait l'occasion de vivre pour elle, pour eux et non pas uniquement pour les autres.

- Viens-là, murmura-t-il avant de l'attirer avec lui vers le haut pour qu'ils se relèvent.

Le parquet n'était pas ce qu'il y avait de plus confortable. Il l'attira vers le canapé où il s'assit, obligeant Riza à en faire de même. Il l'amena contre lui et ramena la couverture sur leurs deux corps. Riza se retrouva la tête posée contre l'épaule de Roy, ses genoux repliés contre elle, assise entre les jambes du brun, ses mains agrippées contre sa chemise.

Pendant un instant, plus aucun mot ne fut prononcé. Ils profitaient juste de la présence de l'autre, Riza cala ses battements de cœur à ceux de son supérieur et ce dernier se ressourçait simplement de la présence de sa belle dans ses bras. Si depuis le début de la soirée, le froid les envahissait encore malgré la douce chaleur émanant de la cheminée, d'être dans les bras l'un de l'autre suffit à combler ce léger froid.

- Je t'aime, avoua finalement Riza, alors qu'ils commençaient tous deux à sombrer dans le sommeil.

Roy ne put s'empêcher de sourire devant cet aveu. Il le savait qu'elle l'aimait, mais l'entendre dire éveilla en lui des sensations qu'il adorait. Elle avait décidé de braver l'interdit pour lui et il n'y avait pas plus belle preuve d'amour. Il resserra son étreinte et Riza, qui se détendait à chaque minutes qui passaient, se pelotonna contre son torse, posant sa tête contre son cœur, se laissant bercer par le rythme de ce dernier.

Ils auraient pu aller se coucher dans le lit, mais il aurait fallu qu'ils bougent pour cela et ils avaient tellement peur de rompre le charme de ce moment qu'ils préférèrent s'endormir ainsi, sous le doux cadre d'un feu de cheminée, blottis dans les bras l'un de l'autre.

Ils avaient encore du chemin à parcourir pour que cet interdit qu'ils étaient en train de commettre soit possible, mais Roy était confiant, ils avaient une bonne étoile qui veillait sur eux. Un certain renard qui avait toujours plus d'un tour dans son sac. C'est sur cette dernière pensée qu'il s'endormit, avec la sensation d'avoir enfin trouvé sa place auprès de Riza.

Fin.