JOYEUX NOËL ! *émoji cotillon*

J'espère que vous avez passé un bon réveillon et que vous passerez une belle journée et si ce n'est pas le cas, j'espère que mon calendrier de l'avent aura enchanté votre mois de décembre ! *émoji bisou cœur*.

J'ai essayé de rester au maximum fidèle à FMA dans ce calendrier de l'avent en abordant le moins souvent possible "Noël" dans mes histoires et me contentant de parler du mois de décembre, des "vacances", de l'hiver ou de la célébration de la fin d'année. Mais aujourd'hui c'est noël alors je m'accorde cet écart !

Parce qu'à noël tout est permis !

Bonne lecture.

Sei.

PS : Merci à Musing-and-Music, LénaFMA, Sow'mama, Luciole et L'atelier des chats pour leur présence sur ce calendrier de l'avent quasiment chaque jour, vous êtes des amours *émoji bisou cœur*.

PS 2 : Ces quatre mots, je les ai eus dès le début quand j'ai commencé à écrire ce calendrier de l'avent et direct je me suis dit "ceux-là, je les garde pour noël !", juste à cause de Cotillons lol.

Thème : Cotillons, patio, fumé et ennemi.


Chapitre 25 : Joyeux noël.

Situation : On est neuf mois après le Jour Promis, c'est Noël, Roy a retrouvé la vue, est devenu Général et est toujours en poste à Central City mais va être muté à East City comme commandant de la région Est au début de la nouvelle année qui arrive.

Le Général Mustang remontait le couloir vers son bureau en sifflotant des airs de noël et en saluant avec enthousiasme chaque soldat qui croisait sa route. Il était d'excellente humeur et personne n'arriverait à arracher le sourire scotchait sur ses lèvres car aujourd'hui on était le vingt-quatre décembre. On était le réveillon de noël ! Il détestait la période de l'hiver, parce qu'il faisait froid et qu'il n'aimait pas le froid, mais il adorait noël. C'était une fête qui apportait de la chaleur dans son cœur. Et ce pays avait besoin de cette chaleur humaine. Une journée de paix et d'amour. Si seulement noël pouvait durer toute l'année !

Cette année, les fêtes de fins d'années avaient un goût de légèreté dans le cœur de notre alchimiste. C'était le premier noël depuis la chute des Homonculus. L'an dernier, il avait passé les fêtes avec amertume... Son équipe était séparée dans les quatre coins du pays et son assistante était tout près d'elle mais il n'avait même pas pu lui souhaiter un joyeux noël ! Heureusement qu'il avait eu Chris pour ne pas se sentir totalement seul ! Mais d'imaginer le reste de son équipe seul ou isolé ne l'avait pas aidé à passer de bonnes fêtes.

Après cela, il avait vécu un début de nouvel année très difficile... Le Jour promis, sa cécité... Tout cela avait été une épreuve à vivre, mais heureusement, les choses s'étaient toutes améliorées. Havoc avait enfin retrouvé l'usage de ses jambes et avait pu réintégrer l'armée. Merci au Généralissime Grumman d'avoir appuyé de sa personne pour faire retirer sa mise en retraite. Il avait retrouvé la vue grâce à la pierre Philosophale de Marcoh et avait été promu Général, d'ailleurs d'ici quelques semaines, il allait prendre le poste de commandant de la région Est afin de pouvoir mettre en place son projet de réhabilitation des Ishval sur leur terre sacrée, chose qu'il avait promis au Docteur Marcoh en échange de la récupération de sa vue. Son équipe avait été réhabilité à Central City, Riza était redevenue son assistante personnelle et tout le monde le suivait à East City. La fin d'année se terminait donc sur de bonnes notes et annonçait une nouvelle année prometteuse. Et pourtant, ce n'était pas pour cela que le sourire du Général était si éblouissant.

Avec le décès du Généralissime King Bradley, c'était le Général Grumman qui avait récupéré ce poste. Et ce vieux renard avait toujours plus d'un tour dans son sac. Cela faisait des années qu'il engrainait Mustang vers le sommet, même s'il savait qu'il était trop jeune pour endosser un tel rôle. Il était malin, parce qu'il savait que c'était lui qui récolterait les lauriers. L'alchimiste aurait pu lui en vouloir, mais ce n'était pas le cas. Il avait une confiance aveugle en lui et surtout, il n'y avait pas mieux que lui aux commandes du pays le temps que de son côté, il puisse s'occuper à cent pour cent de son projet de réhabilitation.

Bref, Grumman était devenu Généralissime et il avait décidé de changer beaucoup de choses dans le règlement de l'armée créé par les Homonculus et si le Général Mustang avait participé à la plupart des réunions qui consistaient à réorganiser les différentes lois, l'une des lois mise à jour lui avait échappé. Ce vieux renard avait gardé le mystère jusqu'au bout. Un mystère qui venait d'être dévoilé aujourd'hui avec la parution du nouveau règlement qui prenait effet immédiatement.

- Waouh, Général, vous avez vu la nouvelle ! S'écrit le Lieutenant Havoc lorsqu'il tombe sur son supérieur au détour d'un couloir.

Il avait l'air de ne pas en revenir et Roy le comprenait parfaitement, parce que c'était ce qu'il ressentait également. D'ailleurs, son sourire suffit à répondre à sa question. Bien évidemment qu'il avait vu la nouvelle. Il était Général. Il avait été dans les premiers à prendre connaissance du nouveau règlement de l'armée.

- En effet, j'ai moi-même participé à la préparation de ce nouveau règlement, répondit-il alors.

Bien évidemment, il parlait plutôt de la partie sur la souplesse de certaines règles, tel que la mise en avant des droits et de la protection envers le personnel féminin. Car si des femmes telles que Olivia Armstrong ou Riza Hawkeye étaient très respectées de par leurs compétences, ou plutôt parce qu'elles pouvaient se montrer effrayantes, d'autres femmes soldats se faisaient parfois harcelées, voir agressées par leurs collègues ou supérieurs. Avec l'ancien règlement, elles n'avaient aucunes chances de se défendre, à partir de maintenant, à la moindre "plainte", une enquête serait ouverte, pouvant aller jusqu'à la mise à pied du soldat contre qui la plainte serait adressée.

Les permissions avaient été assouplie également, notamment pour les soldats étant parents, car leur vie de famille ne devait pas sans cesse passer après l'armée. Le but était de prendre soin du bonheur du peuple et les familles des militaires faisaient partis de ce peuple. Bref, tout avait été vu et revu, mais parmi tous les articles du règlement, le Général Mustang devait bien avouer qu'il y en a un qu'il n'aurait pas cru voir alléger... Ce sacré renard de Grumman ! Il l'avait bien berné.

L'article du règlement luttant contre la fraternisation... Il avait été rédigé à l'époque où l'armée n'autorisait que les hommes à s'engager, parce que le sujet de l'homosexualité était un tabou qui aujourd'hui encore était présent dans la société et l'armée refusait de répondre une telle image...

Par la suite, quand les femmes furent autorisées à intégrer l'armée, cette règle n'avait pas changé... Sous prétexte qu'ainsi, le sexe "faible", comme il avait été dit, se sentirait "protégé" des agressions ! Pourtant... Ce n'était finalement pas le cas ! Si dans certaines casernes comme à Briggs ou encore à East City, Armstrong et Grumman avaient veillé au grain, ce n'était pas le cas partout et le nombre de femmes soldats agressées étaient plus nombreux que ce que disait les chiffres. Pourquoi ? Parce que la règle sur l'anti-fraternisation était valable dans les deux sens... Donc une agression transgressait cette règle et la femme soldat, qui pourtant était une victime, se retrouvait en cours martial si elle osait parler... Résultat ? Les femmes préféraient taire les agressions afin de ne pas perdre leur poste...

Aujourd'hui, cet article sur l'anti-fraternisation n'existait plus, donc si une femme se faisait agresser, elle pouvait porter plainte et grâce à des mises à jour dans le règlement, elle pouvait défendre sa cause et être écoutée sans pour autant prendre le risque de finir en cours martial.

Aujourd'hui, cet article sur l'anti-fraternisation n'existait plus parce que ce vieux renard de Grumman l'avait abrogé... En dehors de la protection contre l'agression des femmes militaires, cela voulait dire également que les relations entre militaires étaient de ce fait autorisées.

- Le Généralissime Grumman aurait dû avoir ce poste depuis bien longtemps ! Souligna le fumeur, sortant l'alchimiste de ses pensées.

Roy Mustang ne dira pas le contraire, la vie de militaire était déjà beaucoup plus sereine depuis l'arrivée de Grumman au pouvoir et elle le serait encore plus à partir de maintenant.

- Que comptez-vous faire ? Renchérit le blond, curieux, en désignant d'un signe de tête la porte de leur bureau.

Roy fronça les sourcils. Ils venaient d'arriver devant la porte de leur bureau et la curiosité mal placé de son subordonné l'intrigua.

- Qu'est-ce que je suis censé faire ? Demanda-t-il alors, souhaitant savoir le fond de sa pensée.

Bon d'accord il n'était pas stupide, toute son équipe devait savoir que son assistante ne le laissait pas indifférent... Après tout, même le Généralissime l'avait compris puisque c'était pour cette raison qu'il avait fait de Riza sa secrétaire à l'époque. Mais tout de même ! N'était-ce pas déplacé de la part de son subordonné d'insinuer de tel chose à peine le changement de loi mis en place ? Il n'était pas désespéré à ce point ! Au contraire, maintenant qu'il savait que plus rien ne le retenait, il avait envie de prendre son temps et de savourer chaque instant.

Devant lui, le Lieutenant Havoc resta sans voix. Il ne s'attendait sûrement pas à une telle remarque.

- Je... Je parle au sujet du Lieutenant Hawkeye ! Souffla-t-il alors, légèrement gêné.

- Hawkeye ? Répéta-t-il, faisant celui qui ne comprenait pas. Qu'est-ce qu'il y a avec le Lieutenant Hawkeye ? Renchérit-il, se jouant de lui.

Totalement confus, on voyait sur son visage qu'il ne savait pas si son supérieur rigolait de lui ou s'il était sérieux. Après tout, peut-être que pendant des années il s'était fait des films !? Non... Impossible !

- Un souci ? Les surprit la voix de l'assistante en question.

Cette dernière sortait du bureau et les avait surpris en grande conversation, le Lieutenant Havoc déglutit, ne sachant que dire tandis que le Général haussait les épaules en désignant le fumeur du regard. Heureusement pour lui, le reste de l'équipe débarqua en fanfare pour parler du nouveau règlement et le blond fut sauvé de ce moment de gêne.

Ils passèrent l'après-midi à parler des changements et bizarrement personne n'osa aborder le sujet qui brûlait les langues de tous. Celui du cas du Général Mustang et du Lieutenant Hawkeye. Et pourtant, ce n'était pas faute d'avoir aborder le sujet par Breda qui se moqua doucement de Fuery dont tout le monde savait que l'une des secrétaires de l'accueil n'était pas indifférente à son charme.

Lorsque dix-neuf heures approchèrent, ils descendirent tous dans la plus grande des salles de rassemblement de la caserne pour le discours du Généralissime. Il n'y avait encore eu aucun rapprochement entre un certain brun et une certaine blonde, pas même un regard de cette dernière envers son supérieur lorsqu'elle avait appris le changement de loi au sujet de la fraternisation et pourtant l'alchimiste avait guetté ce regard ! Elle restait impassible. Était-ce à cause du fait que toute l'équipe était présente ? C'était ainsi que se consolait ce pauvre Général.

Le Discours du Généralissime parlait principalement du nouveau règlement de l'armée et de ce qu'il attendait de la part de tous suite à cela, Roy était persuadé qu'il lui avait jeté un petit clin d'œil lorsqu'il aborda la suppression de la loi anti-fraternisation... Il clôtura son discours en souhaitant un bon réveillon à tout le monde et leva sa coupe de champagne pour trinquer à la vie.

Des cotillons jaillirent de tous les côtés et chaque militaire cria de joie, levant son verre également. Le vin d'honneur poursuivit son cours, certains soldats repartirent chez eux pour passer leur réveillon auprès de leur famille, d'autres retournèrent à leur bureau car il y avait toujours des gardes, même à noël, et d'autres, tel que le Général Mustang ou le Lieutenant Hawkeye restèrent dans la salle pour discuter avec les autres puisqu'ils n'avaient plus vraiment de personnes avec qui fêter le réveillon.

Mais Roy n'avait pas vraiment le goût à rester enfermé entre les quatre murs du quartier général... Tout ce qu'il voulait, c'était un tête à tête avec une certaine blonde dont il avait l'impression qu'elle le fuyait... Pourquoi ? Il n'avait malheureusement pas la réponse à cette question.

Un peu amer de la façon dont tournait les choses, l'alchimiste sortit dans le patio prendre l'air, il y retrouva son subalterne blond qui avait déjà fumé une bonne partie de sa cigarette, appuyé contre le mur et le regard rivé sur le ciel étoilé.

- T'as l'air bien rêveur ! S'exclama-t-il en annonçant sa présence.

Le blond ne répondit pas et se contenta d'hausser les épaules.

- Je réfléchissais... Se contente-t-il de répondre sans pour autant détourner le regard du paysage étoilé qui s'étendait au-dessus de leur tête.

- Tu réfléchissais !? Répéta le Général, surpris. À quoi ?

Il s'appuya à son tour contre le mur et observa le ciel également. C'était agréable, même si cela aurait été plus agréable avec une autre blonde près de lui. Une blonde qui était restée à l'intérieur et qui discutait avec sa meilleure amie brune qui était remontée sur la Capitale pour les fêtes de fins d'années.

- Au règlement ! Répondit Havoc, surpris d'une telle question. Il remet tout en question ! Poursuivit-il en lançant un regard entendu à son supérieur.

En effet, ce dernier ne pouvait pas nier ce détail puisqu'il était tiraillé par ce sujet depuis qu'il avait découvert le nouveau règlement. Enfin, il était surtout tiraillé par le fait que bizarrement, aujourd'hui, il n'avait pas trouvé une seule fois cinq minutes pour discuter seul à seule avec son assistante... Pourtant, il avait toujours l'impression qu'elle était juste derrière lui...

- C'est-à-dire... ? Demanda Roy.

Il voulait avoir le point de vue de son subordonné sur le sujet. Que pensait-il de ce nouveau règlement ? Pourquoi cela remettait-il tout en question pour lui ? Aurait-il raté un détail à trop se focaliser sur son espoir de discuter en tête à tête avec Riza ?

- Je réalise à quel point je n'avais jamais apprécié mes collègues féminins à leur juste valeur... Souffla Havoc, dans une faible confidence avant de relancer un regard interrogateur vers le ciel étoilé.

L'alchimiste resta un instant sans voix. Qu'est-ce que voulait dire Havoc par là ? Sa collègue la plus proche était le Lieutenant Hawkeye et même si parfois elle n'en avait pas l'air, elle restait une femme et personne ne pouvait l'ignorer... Enfin, ce n'était même pas le sujet... Pourquoi se sentait-il tout à coup jaloux ? Havoc était-il un rival dont il n'avait jamais pris conscience !? Il était son ami ! Il aurait pu être son meilleur ami si la place n'était pas déjà prise par Hughes et s'il n'était pas meilleur ami avec Breda... Alors pourquoi devrait-il entrer dans la case de l'ennemi à cause d'une simple femme !? Ou alors faisait-il cela pour se venger de toutes ces fois où il avait brisé les espoirs du blond en lui piquant ses conquêtes d'un soir !?

Il fallait qu'il en sache plus !

- Es-tu en train de me dire que tu voies "enfin" Hawkeye comme une femme !? Fronça-t-il doucement les sourcils, faisant semblant de rien.

Pour toutes réponses, il put entendre un grand éclat de rire en provenance du Lieutenant Havoc.

- Hawkeye !? Vous êtes sérieux !? Pouffa le fumeur toujours aussi hilare.

Mais le regard incendiaire que lui renvoya le brun lui fit comprendre qu'il n'était pas d'humeur à en rire. Il toussota pour ravaler son rire avant de reprendre.

- Je ne parlais pas du Lieutenant, je sais très bien que je ne l'intéresse pas ! Hausse-t-il les épaules en prononçant sa dernière phrase avec un regard appuyé. Et puis elle est de la famille ! C'est un peu comme une petite sœur un peu trop chiante, sourit-il en faisant référence au moment où elle était dure avec eux au bureau. Mais pour qui on donnerait sa vie malgré tout ! Conclut-il avec sérieux, le regard du grand-frère protecteur qui disait "tu lui fais du mal t'es un homme mort" peint sur le visage.

- Pourquoi un tel regard ? Rétorqua l'alchimiste, qui se sentait visé.

- Pourquoi pas, hausse simplement les épaules le blond.

Puisque ses supérieurs refusaient de regarder la vérité en face, pourquoi diable devrait-il le faire ?

- De qui parles-tu dans ce cas ? Poursuivit Roy, qui voyant que son subalterne n'en dirait pas plus sur son regard, décida de retourner à la première question.

Cette fois-ci, le blond perdit de son sourire et de son sérieux. Il souffla, levant une fois de plus son regard vers le ciel comme s'il attendait un signe de celui-ci.

- Pourquoi devrais-je dévoiler mes petits secrets quand vous refusez de dévoiler les vôtres !? Rétorqua-t-il alors.

Roy grimaça, il n'avait pas tout à fait tort... Plus tôt dans la journée, il lui avait demandé ce qu'il comptait faire avec Riza et il avait décidé de feindre l'ignorance... Ce n'était que rendre la pareille de sa part.

- Général Mustang, Lieutenant Havoc ! Les salua le second Lieutenant Catalina, tandis qu'elle pénétra à son tour dans le patio, suivie de près par le Lieutenant Hawkeye. Vous savez que la fête se passe à l'intérieur, renchérit-elle avec un petit sourire amusé avant de s'appuyer contre le mur et de souffler un grand coup, vidant cul sec sa coupe de champagne. Joyeux Noël ! S'écrit-elle ensuite au ciel.

- Rebecca, tu es complètement bourrée ! La gronde Riza, exaspérée, qui en avait assez de faire la nounou pour tout le monde.

- Et toi tu ne l'es pas assez Riza ! Pouffe la brune en pointant un doigt accusateur dans sa direction. Vous n'êtes pas d'accord !?

Les gars se contentèrent d'hausser les épaules, personne ne voulait prendre le risque de voir une Hawkeye ivre quand on savait comment elle savait se servir d'une arme à feu et se défendre... Surtout quand on savait à quel point Rebecca Catalina était provocatrice quand elle était bourrée.

- Vous n'êtes pas drôle... Souffle-t-elle quand elle constata que les garçons ne prenaient pas son parti.

Elle porta sa coupe à ses lèvres avant de réaliser qu'elle était vide et elle en grogna de frustration.

- Miséricorde... Tous les mêmes ! Se frappe-t-elle le front avec la paume de la main, rageant de plus belle.

Décidemment, l'alcool ne lui réussissait pas ce soir. Combien de coupes de champagne avait-elle avalées cul sec ?

- Tout va bien Lieutenant ? Demanda le Général Mustang, inquiet de voir la jeune femme dans un si piteux état.

Tout ce qu'il souhaitait pour cette fin de réveillon, c'était d'avoir son moment avec Riza, pour discuter. Mais vu l'état de Rebecca, ce moment était réellement en train de lui échapper... Bordel... Il avait l'impression que le destin se jouait de lui pour l'empêcher d'avoir son moment.

- Ne vous en faites pas, elle va vite s'en remettre ! Répondit Riza à la place de la concernée.

Elle ne semblait absolument pas surprise de l'état d'ivresse de la jeune femme, comme si elle avait l'habitude de la voir ainsi.

- Se remettre de quoi !? La questionna-t-il alors, essayant de comprendre ce qu'il se passait du côté de la brune.

Non pas qu'il voulait se la jouait "psychanalyste", il voulait juste se débarrasser de la brune et du blond. Après tout, Riza était devant lui, c'était le moment ou jamais.

- De sa rupture... Souffla Riza, dépitée.

- Tous des connards ! Fulmina Rebecca, se redressant et levant le poing en l'air.

Ça ne semblait pas gagné pour sa discussion avec Riza...

- Ne devrait-elle pas rentrer se coucher ? Suggéra-t-il alors.

Après tout, vu l'état dans lequel elle était, c'était ce qu'il y avait de mieux à faire non ? Mais bon... En disant ça, il risquait de noyer dans l'œuf sa discussion avec Riza puisqu'elle allait certainement vouloir s'assurer que Rebecca rentrerait à l'hôtel entière...

- Essayez donc de la faire partir ! Rétorqua Riza, au bout de sa vie.

- Si vous voulez je prends le relais, sourit Havoc, lançant un petit regard encourageant à son supérieur.

Il n'était pas stupide et il avait compris en un regard que la présence de Rebecca ainsi que la sienne le dérangeait !

- Vous êtes sûr ? Intervint Riza, qui trop occupée à s'inquiéter de la brune n'avait rien vu du jeu de regard. Rebecca peut être encore plus épuisante que le Général quand il n'en fait qu'à sa tête.

- Hey ! Protesta ce dernier, faussement outré.

Havoc se mit à rire de la comparaison mais lui renvoya un sourire compatissant, ça ne le dérangeait absolument pas et Roy se rendit compte qu'il n'avait peut-être pas posé les bonnes questions à son subalterne avant l'arrivée des filles... Partait-il vraiment pour leur laisser l'occasion d'être tous les deux... Où est-ce lui qui souhaitait se retrouver seul avec Rebecca !?

- Et si nous allions remplir ce verre, proposa comme approche le blond, tout en s'approchant de la brune.

Il savait que s'il lui disait "allez, il est temps d'aller au lit", elle allait l'envoyer promener, donc la tactique était de se la mettre dans la poche pour ensuite la ramener chez elle.

- Toi tu sais comment parler aux femmes ! S'enchanta-t-elle en attrapant son bras, prête à aller quérir une nouvelle coupe de champagne.

Elle fit signe à Riza qui ne lui répondit pas, dubitative sur l'idée de laisser Rebecca avec Jean. Elle avait confiance en son collègue, ce n'était pas le problème. En fait, le problème, c'était une Rebecca bourrée !

La blonde les observa s'éloigner et quitter le patio.

- Je ne sais pas si c'est une bonne idée de laisser le Lieutenant avec Rebecca... Je devrais peut-être y retourner... Souffla-t-elle, prête à passer des paroles à l'acte.

- Vous me laisseriez seul ? S'exclama alors son supérieur, l'empêchant de tenter quoi que ce soit.

La blonde observa autour d'elle pour voir qu'il n'était plus que tous les deux dans le patio et se sentit rougir, sans comprendre. Roy devina à son regard que l'impression qu'elle avait fait en sorte qu'ils ne se retrouvent pas que tous les deux n'était peut-être pas qu'une impression...

- Ah moins que ce ne soit là votre objectif... Murmura-t-il alors, incertain.

L'effet fut immédiat, Riza l'observa, surprise.

- Quoi !? Bien sûr que non mon Général ! Se confondit-elle en excuse.

Parfait, elle venait de tomber dans son piège.

- Dans ce cas, que diriez-vous d'aller marcher un peu ? Proposa-t-il.

Elle savait qu'il aimait beaucoup se promener à travers les rues d'East City à l'époque où ils y séjournaient. Cette habitude avait disparu depuis sa mutation à Central et depuis qu'il avait retrouvé la vue, il avait ce besoin de marcher et d'observer les paysages qui l'entouraient. La cécité lui avait permis de comprendre à quel point le monde était beau à regarder. Et pas que le monde ! Mais jusqu'à aujourd'hui, cette autre beauté à regarder lui était interdit. Ce n'était à présent plus le cas.

Prise au piège par ce qu'elle avait dit juste avant, Riza ne put refuser, pour le plus grand bonheur de l'alchimiste. Ils quittèrent le patio, puis la salle de réception, non sans un petit sourire en coin de la part du Généralissime quand il les aperçu de loin ensemble. Ils récupérèrent Hayate qui était resté auprès de sa niche et commencèrent à marcher de manière aléatoire dans les rues enneigées de la ville.

Le silence était d'or entre eux, mais pas désagréable. Ils n'avaient pas souvent besoin de se parler pour se comprendre. Ils pouvaient rester ensemble dans la même pièce sans avoir besoin de se parler. Sûrement l'habitude avec le boulot. Mais cette nuit, Roy avait envie de parler. Il avait envie de poser toutes les questions qu'il n'avait jamais pu lui poser pendant tout ce temps. Il ne voulait pas rester silencieux ! Alors pourquoi était-ce si compliqué d'ouvrir la bouche pour parler ?

- Comment allez-vous ? Finit-il par briser le silence.

Si Riza fut surprise par cette question, elle y répondit de manière très naturelle.

- Bien, et vous ?

- Je me dis que l'arrivée de ce nouveau règlement va améliorer la vie de nombreux militaires... Répondit-il doucement.

Riza approuva d'un signe de tête sans pour autant rentrer dans le sujet qu'il essayait de lancer. En même temps, il parlait avec Riza Hawkeye ! L'experte pour détourner une conversation quand elle prenait un chemin ambigu... Il n'était pas sorti de l'auberge.

- Qu'en pensez-vous ? Poursuivit-il en scrutant son regard.

Puisqu'elle ne voulait pas aborder le sujet, alors il le ferait. Ça ne servait à rien de tourner autour du pot.

Bien évidemment, une fois de plus il la surpris, même si cette fois-ci elle tenta de ne rien laisser paraître, il la connaissait trop bien pour voir que la question ne la laissait pas aussi indifférente qu'elle ne voulait le laisser croire. Son visage se crispa une nano seconde, mais il l'avait vu. Ensuite, sa respiration se faisait différente, comme si elle se sentait gênée et prise au dépourvu. C'était imperceptible, mais il connaissait tout d'elle et ce ne l'était donc pas pour lui.

- Ce que j'en pense ? Murmura-t-elle doucement, ne sachant pas quoi répondre.

Enfin, c'était surtout qu'elle se doutait qu'il ne lui demandait pas son opinion sur l'arrangement du règlement au sujet du droit des femmes puisque Riza n'était certainement pas le genre de femme militaire à se sentir sexuellement agressée par ses collègues... Il ne devait parler que d'une chose...

- La fraternisation n'est plus interdite... Poursuivit-il, devant le silence de la blonde.

Comme il se l'était dit, rien ne servait de tourner autour du pot à part les gêner plus encore. Il n'avait jamais caché à Riza qu'elle lui plaisait. Elle lui plaisait bien avant son entrée dans l'armée et la voir devenir militaire n'avait fait que leur mettre des bâtons dans les roues, ça n'avait pas changé ce qu'il ressentait pour elle, au contraire !

- J'ai cru comprendre, toussota-t-elle doucement, concentrant son regard sur Hayate.

Comme si le petit chien allait s'enfuir s'il n'était pas surveillé... Mais Roy n'y tint plus et s'empara de son poignet pour l'obliger à s'arrêter et surtout, à le regarder dans les yeux.

- Que diriez-vous d'aller diner ? Proposa-t-il alors, sortant ce qu'il avait en tête avant de se dégonfler.

- Diner ? Répéta Riza, ne cachant plus sa surprise. Général, il est tard et c'est le réveillon de noël ! Renchérit-elle. En plus, nous sommes en tenue d'apparat ! Souligna-t-elle en désignant leur tenue sous leur épais manteau.

Merde, il en avait complètement oublié tous les détails... Mais ce n'était pas cela qu'il l'ennuyait le plus.

- Nous ne sommes plus en service, appelez-moi Roy.

Après tout, ça n'avait jamais été interdit de s'appeler par leur prénom... Ils évitaient juste de le faire pour éviter tout ambiguïté, mais celle-ci n'avait plus lieu d'être à présent.

- Je n'ai peut-être pas un repas digne d'un réveillon de noël dans mon frigo, mais nous pourrions allez chez moi ? Poursuivit-il, restant dans sa ligne d'être "direct".

Mais peut-être l'était-il un peu trop ? Dépassait-il les limites ? Non pas celles de l'armée, puisqu'elles n'avaient plus lieu d'être, mais celle d'un premier rendez-vous... Parce qu'après-tout, n'était-ce pas un premier rendez-vous qu'il essayait d'avoir avec Riza ? C'était si nouveau et si compliqué...

- J'ai un sapin et une cheminée ! Se sentit-il obligé de préciser.

La dernière remarque fit doucement rire la blonde qui secoua la tête, légèrement désolée.

- Je conçois que vous êtes le Flame Alchemist, mais n'êtes-vous pas en train de brûler toutes les étapes !? Répondit-elle simplement, haussant un sourcil.

Certes, il les avait toutes carbonisées les étapes, mais il n'avait plus vingt ans. Il en avait trente-et-un et cela faisait plus de dix ans qu'il se sentait prisonnier de ce désir de fréquenter Riza... Alors si en plus il devait fixer un rendez-vous, attendre plusieurs jours... Bordel ! Ils travaillaient ensemble et ils se verraient TOUS les jours. Prendre son temps ne servait strictement à rien... Mise à part à les tenter au boulot ! Donc plutôt que de se tenter au boulot, pourquoi ne pas simplement se tenter pendant leur vie privée ?

- Je suis un gentleman ! Se justifia-t-il simplement, haussant les épaules à son tour.

Pour lui il n'y avait aucun mal à brûler certaines étapes tant qu'il connaissait les limites. Riza n'était pas n'importe qui. Même s'il l'attendait depuis des années, il ne comptait pas brûler toutes les étapes non plus. Il prendrait son temps, mais pas au point de fixer une date pour un premier rendez-vous et de rentrer chez lui seul et d'attendre comme un imbécile la fameuse date du rendez-vous ! Il voulait passer le réveillon de noël avec Riza.

- Et un véritable Casanova ! Renchérit la blonde, devant l'attitude de son supérieur.

Ce dernier ne répondit pas, parce qu'il savait qu'il avait assez donné l'image du casanova ces dernières années. Mais il n'en serait pas un pour Riza. Elle n'était pas n'importe qui. Elle était LA femme qu'il avait besoin de sa vie. Elle l'avait toujours été.

- Alors ? Se contenta-t-il donc de demander, attendant toujours la réponse de Riza.

La blonde semblait peser le pour et le contre. Il savait qu'elle n'était pas indifférente parce qu'ils se connaissaient depuis trop longtemps pour le nier... Sans compter les aveux qu'elle lui avait fait lors du jour promis... Ce n'était donc pas cette hésitation qui la freinait... Peut-être celle de la peur de l'inconnu... Ils étaient habitués depuis si longtemps à s'imposer des limites qu'il pouvait être difficile de les franchir... Enfin, pour Riza, car ce n'était absolument pas le cas pour Roy.

- D'accord, finit-elle par accepter. Mais je voudrais passer chez moi me changer et nourrir Hayate.

Roy approuva, ils passeront une meilleure soirée s'ils ne la passent pas en tenue militaire, même si à ce jour l'armée n'était plus un frein, il la voyait quotidiennement habillée ainsi, il voulait passer du temps avec elle, dans des vêtements qui n'avaient aucun rapport avec l'armée.

Heureusement, les rues où ils avaient erré, se trouvaient à deux pas de l'appartement de Riza. Roy se retrouva à observer Hayate manger avec appétit tandis que Riza se changeait dans sa salle de bain. L'appartement de la blonde était si vide et si dénué de chaleur humaine... Heureusement qu'elle avait Hayate dans sa vie... Des cartons étaient entassés contre le mur et Roy était persuadé que ce n'était pas des cartons qu'elle venait de préparer en vue de leur prochain déménagement à East City puisque la poussière accumulée dessus était bien trop ancienne pour ça...

Il espérait qu'une relation avec elle lui permettrait de s'ouvrir un peu sur sa propre vie et de ne pas se contenter de vivre simplement pour remplir son devoir de militaire.

Riza ressortie de sa salle de bain les cheveux détachés, elle portait des collants en coton noir, ainsi qu'une longue Robe pull en laine couleur taupe qu'elle avait cintré avec une fine ceinture noire.

- Je suis prête, répondit-elle tout en enfilant des petites bottines noires à talon large et en attrapant manteau et écharpe.

Hayate venait de finir son repas et sautillait autour de la porte, bien heureux de sortir se promener. Roy nota mentalement que le chien ne devait pas spécialement adorer rester enfermé dans ce petit appartement et il comprenait mieux pourquoi il passait ses journées à la caserne. Riza n'avait même pas pris la peine de décorer son appartement pour Noël... D'accord, elle vivait seule mais même lui l'avait fait !

- Allons-y dans ce cas, ouvrit-il galamment la porte.

La marche jusqu'à son appartement se fit assez silencieuse mais Roy ne s'en plaignait pas parce qu'en sortant de son immeuble, Riza avait passé son bras autour de celui de l'alchimiste et ce geste pourtant si anodin, remplissait le cœur de ce dernier d'amour et il aurait pu faire trois fois le tour du quartier avant de rentrer juste pour prolonger ce simple moment.

Les choses changeaient entre eux. Il était impossible de coller une étiquette sur ce qu'ils étaient à cet instant présent, mais tant que ça avançait dans le bon sens, ce n'était qu'un détail sans trop d'importance.

Lorsqu'ils arrivèrent chez lui, il put sentir la surprise dans le regard de Riza à la découverte de son appartement. Il n'était pas beaucoup plus grand que le sien, hormis qu'il avait une chambre séparée de la pièce à vivre, mais c'était beaucoup plus chaleureux. Il se dirigea vers la cheminée pour l'allumer en frappant dans ses mains puis en les posant sur le bord de sa cheminée. Vive l'alchimie sans cercle !

Le séjour se réchauffa doucement tandis qu'Hayate reniflait chaque recoin de la pièce avant de trouver sa place sur le tapis devant la cheminée où il s'installa confortablement avant de s'endormir. Riza avait ôté son manteau et observait les lieux également, admirant la décoration. Sur son buffet trônait quelques photos. Une de l'équipe, une de Maes et lui ainsi qu'une troisième de Roy beaucoup plus jeune avec sa tante, la seule famille qu'il n'avait jamais possédée. Près du feu trônait un sapin de noël. Il n'était pas très grand, mais il amenait la magie de noël avec lui, chose que Riza n'avait même pas chez elle.

- Faites comme chez vous, lui sourit Roy en désignant le canapé positionné près de la cheminée et offrant également une vue spectaculaire sur la Capitale.

Riza approuva d'un signe de tête avant d'aller s'asseoir sur le canapé tandis que Roy se rendit dans sa chambre pour ôter ses vêtements d'apparat. Il se contenta d'opter pour un pantalon simple et une chemise dont il retroussa les manches avant d'aller rejoindre sa jolie blonde. L'avoir chez lui, assise sur son canapé, ça ne le laissait pas indifférent. Il aimerait qu'elle soit ici à son aise et détendue, mais il sentait que ce n'était pas encore vraiment le cas. Ils avaient encore du chemin à parcourir pour perdre leurs anciennes habitudes... Riza plus que lui.

- Vous voulez boire quelque chose ? Proposa-t-il, une fois revenu dans le séjour.

- Un café, s'il vous plait, le remercia-t-elle doucement.

Du café... De quoi rester éveillé toute la nuit. Roy aimait à penser qu'elle n'était pas pressée de s'en aller. Il s'activa à préparer le breuvage avant d'en apporter deux mugs fumant auprès du canapé où il s'installa auprès de Riza.

- Merci, murmura-t-elle en récupérant sa tasse.

Le silence s'installa entre eux tandis qu'ils buvaient leur café. Mais cette fois-ci ce silence était pesant et chargé d'une certaine tension... Tellement lourd que même Hayate chouina depuis sa place...

- Est-ce que nous allons rester ainsi comme deux imbéciles ? Finit par souffler Roy, qui pensait que les choses auraient été plus simple que ça.

- Que voulez-vous dire ? Demanda Riza, surprise par cette remarque.

Comme si elle ne voyait pas à quel point c'était tendu entre eux... Ou alors était-ce lui qui était tendu ? Merde alors...

- J'ai très envie de vous embrasser.

Bon d'accord, ses paroles étaient peut-être sorties un peu trop directement de sa bouche... Il avait laissé parler le fond de sa pensée, mais c'était vrai. Il avait envie de l'embrasser depuis l'instant où ses yeux c'était posé sur le nouveau règlement. Il s'était retenu toute la journée et il en avait assez de prendre sur lui. À présent qu'il savait que ce geste n'était plus interdit, il avait envie d'en profiter. Mais il était un gentleman et la moindre des choses était de savoir si Riza le voulait aussi. C'était tellement difficile de traduire ce que désirait son assistante... Elle portait son masque à la perfection.

- Général ! Répondit Riza, sous la surprise.

- Roy ! Répliqua le brun, en fronçant les sourcils, n'appréciant pas qu'elle l'appelle encore par son grade.

- Roy... Corrigea-t-elle alors, rougissant légèrement sous l'effet qu'avait ce prénom dans sa bouche.

Mais pour autant, elle ne baissa pas le regard, ce qui lui donna encore plus envie de passer à l'acte.

Délaissant son mug de café encore fumant sur la table basse, il s'approcha de Riza, touchant ses genoux avec les siens.

- M'en donneriez-vous l'autorisation ? Souffla-t-il alors, d'une voix grave et sensuelle tandis que sa main se posait délicatement sur sa joue.

Riza ferma les yeux à ce contact et inspira un grand coup avant de les rouvrir en grand, fiévreux de désir et pourtant gardant une trace d'hésitation...

- Je te promets de rester sage, murmura-t-il alors au creux de son oreille, recouvrant de frisson le corps de sa jolie blonde qui se mordit la lèvre inférieure sous l'émotion.

Il sentait que Riza avait besoin de se sentir rassurée. Non pas de commettre un interdit, puisqu'une telle chose ne serait plus considérée comme tel, mais d'être certaine qu'ils n'en feraient pas trop. Pour elle aussi, c'était quelque chose qu'elle attendait depuis très longtemps, même si elle le montrait moins que lui. Et elle avait peur que portée par l'instant présent, ils en oublient tous les principes et ne brûlent trop d'étapes.

Roy aimait à savoir qu'elle ne se sentait pas capable de refreiner ses propres désirs portés par l'émotion de l'instant présent. Ça montrait à quel point elle le désirait autant que lui la désirait elle.

- Dans ce cas, murmura-t-elle en fixant ses lèvres, avant de reporter son regard brûlant de désir sur le sien.

Elle n'en dit pas plus, mais son regard en disant long et il n'en fallut pas plus à l'alchimiste pour glisser sa main dans ses cheveux et l'attirer à lui, scellant ses lèvres sur sa bouche pour marquer ce qui était leur premier baiser.

C'était si doux, si bon, si intense. Roy avait l'impression de revivre à travers ce baiser. Les sensations qu'il éprouvait le remplissait d'un bonheur infini. Il était si heureux.

- Merci Riza, murmura-t-il contre ses lèvres, lorsqu'ils se séparèrent.

- Pourquoi me remercier ? Chuchota-t-elle à son tour, intriguée.

- Parce que tu es restée auprès de moi toutes ces années, répondit-il alors en posant son front sur le sien, ne souhaitant pas rompre le charme qui les entourait.

Il put sentir les joues de Riza s'étirer dans un petit sourire.

- J'avais tout simplement envie d'être nulle part ailleurs, s'exclama-t-elle en effleurant ses lèvres des siennes dans un baiser volant.

Il s'en rendait compte, et ce n'était pas nouveau. Malgré tout ce qu'il s'était passé, elle était toujours là. Même quand Bradley en avait fait son assistante, elle lui était restée fidèle... Et même à présent...

- Tu as refusé ta promotion... Ne peut-il s'empêcher de stipuler.

Il savait pourquoi elle l'avait fait, mais il ne comprenait pas pourquoi elle avait décidé d'agir ainsi... Et il n'avait jamais osé lui demander, sachant qu'elle refuserait de lui donner une réponse à cause des clauses du règlement de l'armée. Un règlement qui avait à présent changé.

- Parce que si je monte en grade, j'aurais trop d'importance pour rester ton assistante, haussa les épaules Riza, pour toute réponse.

Elle n'en disait pas plus, mais Roy sentait qu'elle refusait la promotion afin de ne pas être séparée de lui. Un Colonel valait mieux qu'être l'assistant d'un Général. Il gérait sa propre équipe. Il donnait des ordres et prenait des initiatives. Riza avait toutes ces qualités pour faire un bon Colonel et pourtant elle restait Lieutenant...

- Tu vaux mieux que ça, appuya-t-il alors.

Riza souffla, s'éloignant légèrement de lui, brisant leur bulle.

- Je suis là où je suis car j'ai promis de te suivre dans ton ascension, répondit-elle simplement, son regard perdu loin à travers le feu qui ronronnait dans la cheminée.

Elle devait certainement être retournée plusieurs années en arrière, à cette époque où l'armée n'avait pas encore détruite l'innocence qu'elle avait de ce monde.

- Je ne veux pas te faire d'ombre... Souffla-t-il en passant un bras autour de ses épaules pour la garder près de lui et déposer un tendre baiser sur sa tempe.

Il savait ce qu'elle faisait pour lui au quotidien et cela l'attristait de savoir qu'elle restait derrière lui... Les choses avaient changé. Pourquoi ne pourrait-elle pas l'aider en avançant également ? Elle pourrait diriger sa propre équipe, tout en restant à East City sous son commandement par exemple... Cela leur permettrait de rester près l'un de l'autre.

- Tu ne me fais pas d'ombre, répondit Riza en posant une main sur son torse, captant son regard. Je suis ton ombre, murmura-t-elle doucement à travers un sourire mystérieux qui fit pouffer Roy.

Ils restèrent ainsi, Riza la tête reposant contre l'épaule de Roy et ce dernier un bras passé autour de ses épaules pour la garder contre lui.

- Joyeux noël Roy, murmura Riza, une voix ensommeillée, lorsqu'elle se rendit compte que minuit était passé.

Elle se redressa pour offrir un sourire à Roy, qui le lui rendit.

- Joyeux noël Riza, souffla-t-il d'un regard amoureux tout en glissant une mèche de cheveux derrière son oreille avant de déposer un tendre baiser sur ses lèvres. Tu veux rentrer ? Ajouta-t-il plus doucement, voyant que sa jolie blonde sombrait dans le sommeil.

Il aimerait la garder contre lui toute la nuit, mais cela pourrait dépasser les limites de Riza et il ne voulait rien forcer, il était déjà tard et ils auraient d'autres occasions de passer du temps ensemble à présent. Et surtout, ils n'auraient même pas à s'en cacher !

Mais, l'étonnant, Riza secoua négativement la tête avant de porter son attention vers la cheminée.

- J'en connais un qui vit sa meilleure vie, répondit-elle doucement en regardant tendrement Hayate complètement affalé les pattes en l'air, profitant de la chaleur émanant du feu de cheminé.

L'image du petit chien fit sourire l'alchimiste. Il ne s'en était même pas rendu compte.

- Ce serait un crime de le déranger, appuya-t-il alors, prenant le chien pour excuse pour la garder auprès de lui.

Il avait l'impression que Riza en faisait de même.

- On ne peut pas lui faire ça, c'est noël tout de même ! Renchérit-elle doucement.

Enfin, était-ce vraiment une impression ?

- Si sa maîtresse est fatiguée, osa-t-il ajouter. J'ai un beau lit douillé dans la pièce d'à côté.

Son cœur cessa de battre en attendant la réponse de Riza. Avait-il lu entre les lignes lorsqu'elle disait ne pas vouloir partir ? Ou s'était-il un peu trop enflammé ? Il n'allait pas tarder à le savoir.

- Je ne sais pas si c'est raisonnable... Réfléchit-elle, indécise. Mais je n'ai pas envie de partir... Confit-elle en se mordant la lèvre inférieure. Que dois-je faire ?

- Tu me demandes mon avis ? Se surprit-il à répliquer, étonnée que Riza lui demande ça. Je suis le moins raisonnable de nous deux !

Sa réponse fit rire Riza et Roy en tomba encore plus amoureux. Riza n'était pas quelqu'un qui riait. Ce son était quelque chose de très rare et si précieux.

- Je t'aime.

Les mots lui échappèrent... Ce n'était pas un secret, elle le savait parfaitement, mais il aurait pensé qu'il les aurait prononcés autrement...

- Je sais, souffla Riza, réalisant qu'il avait été beaucoup plus ouvert qu'il ne l'avait réellement voulu. Moi aussi je t'aime, lui confit-elle alors dans un sourire rassurant.

Roy lui rendit son sourire avant de l'embrasser tendrement, mais l'épuisement de ces derniers jours et de l'alcool qu'ils avaient bu lors du vin d'honneur se firent sentir et ils décidèrent d'aller se coucher. Riza lui empreinta un tee-shirt avant de venir se blottir dans ses bras où ils s'endormirent plus heureux que jamais.

Ils se réveillèrent le lendemain matin avec l'envie de passer la journée ensemble, alors c'est ce qu'ils firent et se fut certainement le plus beau noël qu'ils avaient vécus de toute leur vie.

Fin.


Et voilà, ce calendrier de l'avent à pris fin !

J'aurais voulu parler plus en détails de cette journée qu'ils ont passé ensemble mais j'ai terminé d'écrire ce vingt-cinquième chapitre le vingt-trois décembre (c'est fou quand on sait que je l'ai commencé en août *émoji goutte d'eau derrière la tête*)...

Mes problèmes de concentrations et d'attentions ne se règlent pas aussi vite que je ne l'aurais pensée ! M'enfin, je prends soin de moi et je ne compte pas d'arrêter d'écrire pour autant ! Je travaille ma concentration et mon attention en écrivant ou en lisant ! Donc vous aurez toujours des choses à lire promis ! Je ne reprendrais pas Secret de Famille prochainement (ou du moins je reprendrais l'écriture mais pas les publications) car c'est un trop gros projet, mais j'en profiterais pour me concentrer sur des petits OS ou des Song-Fics donc si vous avez des envies *émoji qui tire la langue* (Oui Léna, je sais ce que tu vas me dire ! Une certaine conversation téléphonique *émoji sourire en coin*).

Je vous souhaite encore une fois un JOYEUX NOËL, que l'amour, le bonheur, la joie et la santé inondent votre quotidien et celui de vos proches. Plein de bisous et à très vite ! Surveiller vos mails *émoji clin d'œil*.

Sei.