rappel : calendrier un peu spécial car j'ai décidé que chaque jour serait l'occasion de faire un cadeau à une personne sur Discord des défis galactiques. C'est donc un recueil multi-fandom, avec des ships ou personnages piochés dans les informations que j'ai eu (merci Ju pour m'avoir refilé toutes les listes des préférences des Secret Santa!) J'espère vraiment que ça vous plaira ! Je ne suis pas satisfaite de la même manière de tous les textes, mais j'ai fait au mieux pour que chacun ait quelque chose d'à peu près dans ses goûts.
Autre note importante : tous les textes traitent de près ou de loin de Noël, même ceux dont les fandoms n'ont pas canoniquement de Noël (ex : GOT). Cependant, je suis toujours restée dans un univers canon (pas de modern UA par ex) donc gardez en tête que pour tous les textes, ça sera de l'univers canon avec un petit ajout de "ils connaissent Noël"
Texte 2 : L'attaque des titans (Livai x Erwin)
Contexte : pas de contexte précis
j'avais oublié de le dire mais pour chaque texte j'ai associé un mot du calendrier de Kinai. Aujourd'hui c'est
Pour Merlin,
le plus merveilleux des papas Discord
L'amour était une belle idiotie : elle vous conduisait à faire des choses stupides.
La preuve ?
Livai était en train de jouer aux échecs.
Certes, quelques inconscients auraient pu prendre le risque de lui faire remarquer que les échecs faisaient partie des jeux les plus intelligents et, en tant que tel, ne pouvaient être classés dans la catégorie des « stupidités ».
Livai n'en était pas convaincu. Pour lui, les échecs revenaient à un amas de pièces jetées sur un plateau, qu'on agitait en se donnant l'air faussement intelligent, en respectant tout un tas de règles futiles. Quel intérêt d'avoir un cavalier si l'on ne pouvait le déplacer qu'en « L » ? Livai ne le comprenait pas. Si la chose la plus importante dans les échecs était de prendre le roi alors à ses yeux, le plus simple était bien de mettre son poing sur la table et l'attraper. On verrait bien qui rigolerait moins, tout d'un coup ! Enfin... ce n'était pas comme si Erwin était en train de rigoler. Au contraire.
Quand Livai lui avait dit que, en guise de cadeau de Noël, il acceptait enfin de faire une partie d'échec avec lui, il avait cru que Erwin serait tout feu tout flamme. Et si le blond avait bien sourit de toutes ses dents, son enthousiasme c'était arrêté là. Pas de rire ! Au contraire, il avait pris sa tête de six pieds de long, froncé ses sourcils et commencé à marmonner. Au début, Livai avait cru qu'il n'était pas heureux de son idée, mais en le voyant sortir son échiquier, il avait compris : le commandant était trop heureux. Ce qui, chez lui, se traduisait par la mise en place d'une stratégie avant même qu'ils ne commencent à jouer.
Pour masquer son léger attendrissement, Livai avait levé les yeux au ciel bien visiblement tout en marmonnant qu'il regrettait son cadeau.
Bien évidemment, Erwin n'avait pas accordé le moindre crédit à sa déclaration.
Il avait donc installé les pièces et, après un temps indécemment court, l'avait battu à plate couture. Livai ne s'étant engagé pour une partie seulement, il avait été tenté de quitter la pièce. Mais... comment accepter une telle défaite ? C'était donc avec un orgueil mêlé de démence qu'il avait exigé une revanche.
Puis une troisième.
Puis une quatrième.
Puis il avait cessé de tenir le compte.
Ils en étaient donc désormais à leur Livai n'avait-aucune-idée-de-combientième-de-partie quand il réussit à déplacer sa reine sur le roi.
- Echec et mat, dit-il sans véritablement y croire.
- C'est une belle victoire, concéda Erwin. Je suis surtout impressionné du fait que tu y soit arrivé sans renverser ce plateau.
- J'avoue que cette pensée m'a traversé l'esprit. D'ailleurs... tu m'excuseras mais je ne peux plus tenir.
Se disant, il prit la petite table sur laquelle ils s'étaient installé et donna un bon coup de poing dedans. Puis, comme si le geste n'avait pas été suffisant pour expulser toute sa frustration des dernières heures, il envoya valdinguer du pied quelques pièces qui avaient eu l'audace de se trouver dans son champ de vision.
- Ca fait du bien, déclara-t-il sobrement avant de se rappeler qu'il n'était pas dans ses quartiers. Désolé pour le bordel.
- Ce n'est pas grave, répondit Erwin avec un sourire. J'avais justement un cadeau de Noël pour toi.
Il lui tendit alors un paquet que Livai ouvrit, un sourcil haussé de surprise. Il vit alors un petit set de produits ménagers flambants neufs.
- Depuis le temps que tu dis que mon bureau n'est qu'un immense bordel, je me suis dit qu'on pourrait nett...
Il fut interrompu par un baiser enthousiaste de Livai.
- C'est le plus beau Noël de toute ma vie, s'exclama le brun joyeusement. Allons nettoyer ta merde.
Et quand il entendit le rire du blond en réponse, il sut qu'il n'avait pas exagéré : du ménage et Erwin ? Il ne pouvait rêver mieux.
