rappel : calendrier un peu spécial car j'ai décidé que chaque jour serait l'occasion de faire un cadeau à une personne sur Discord des défis galactiques. C'est donc un recueil multi-fandom, avec des ships ou personnages piochés dans les informations que j'ai eu (merci Ju pour m'avoir refilé toutes les listes des préférences des Secret Santa!) J'espère vraiment que ça vous plaira ! Je ne suis pas satisfaite de la même manière de tous les textes, mais j'ai fait au mieux pour que chacun ait quelque chose d'à peu près dans ses goûts.

Autre note importante : tous les textes traitent de près ou de loin de Noël, même ceux dont les fandoms n'ont pas canoniquement de Noël (ex : GOT). Cependant, je suis toujours restée dans un univers canon (pas de modern UA par ex) donc gardez en tête que pour tous les textes, ça sera de l'univers canon avec un petit ajout de "ils connaissent Noël"


Texte 4 : Bridgerton (Eloïse & Penelope)

Contexte : post saison 2

Mot du calendrier Kinai : Velours

Pour Marina,

la plus ancienne de mes amies FF


Tous les membres des clans Bridgerton et Featherington étaient réunis pour leur traditionnel repas d'après Noël. Le 26 décembre, les deux familles se retrouvaient pour un goûter plus intimiste, loin du faste de leurs grandes réceptions respectives. D'ordinaire, Penelope attendait toujours ce moment avec impatience. Elle adorait Noël tout comme elle adorait les Bridgerton et la bonne nourriture ; comment ne pas être heureuse de participer à un goûter qui réunissait les trois ?

Cette année-là, toutefois, Penelope y allait en traînant des pieds.

La raison en était à la terrible dispute qu'elle avait eu avec Eleanor, quelques mois plus tôt. Depuis qu'elle avait appris qu'elle était en réalité Lady Wishledown, son amie avait tout fait pour l'éviter. Penelope avait été terriblement blessée par sa réaction, même si elle l'a comprenait : oui, elle avait voulu protéger Eleanor, mais cela ne changeait rien au fait qu'elle l'avait mentit durant des mois, qu'elle avait ruiné sa réputation et blessé sa famille sans avoir parfois d'autres raisons qu'un ennui à combler. Toutefois, elle avait espéré pouvoir discuter avec Eloïse, lui rappeler comment l'enfer pouvait être pavé de bonnes intentions, lui demander pardon... en vain. Sa seule source de réconfort venait du fait que personne n'était venu l'arrêter, signifiant que son ancienne amie ne l'avait pas dénoncée. Il y avait-il pour autant un espoir pour une réconciliation ? Penelope n'en était pas sûre.

Elle avait donc essayé d'échapper au goûter, mais sa mère n'avait rien voulu entendre.

Ta brouille avec Eloïse est déjà suffisamment préjudiciable, nous n'allons pas en plus nous mettre toute la famille à dos.

C'était donc en maudissant sa mère que Penelope avait pénétré dans le salon des Bridgerton.

Le repas avait été éprouvant, alors qu'elle sentait le regard de tous sur Eloïse et elle-même. Mais le plus dur fut atteint au moment de l'échange des cadeaux. Les deux filles s'étaient toujours fait des présents raffinés, qui correspondaient toujours à leurs goûts respectifs. Pour ne pas renoncer à cette attention, Penelope avait acheté la biographie d'une aventurière que Eloïse ne manquerait pas d'admirer. Mais son amie allait-elle en faire de même ? Ou allait-elle profiter de Noël pour choisir un cadeau impersonnel et lui faire passer ainsi le plus terrible des messages ? Ce fut donc avec inquiétude que Penelope ouvrit le paquet que Eloïse lui donna.

Quand elle découvrit ce qu'il contenait, elle manqua de pleurer.

Dans un magnifique écrin de velours vert – sa couleur préférée – était fichée une plume.

Une plume provenant de Kafai, la maison la plus chère et la plus réputée dans le domaine de la papeterie.

Un esprit affûté a besoin d'une plume qui l'est tout autant, indiquait la carte accompagnant le présent.

- Une plume ? s'étonna sa mère. Éloïse, vous surestimez la rédaction de notre chère Penelope.

- C'est vous qui la sous-estimez, madame Featherington, répondit Eloïse. J'ai déjà eu l'occasion de lire plusieurs textes de Penelope, ils étaient très bons.

- Vraiment ?

- Vraiment. Je ne mens jamais.

Penelope sentit alors l'acidité dans les mots de Eloïse, mais n'en tint pas rigueur. Cette dernière ne pourrait la pardonner complètement. Mais par ce cadeau, elle la poussait à continuer ses articles.

Et surtout, elle lui montrait qu'elle était prête à enfin discuter.

Penelope n'aurait pu rêver d'un meilleur Noël.