Texte 15 : White Collar (Neal x Sara)
Contexte : pas de contexte précis
Mot du calendrier Kinai : Clef
Pour Nanthana,
La compagne fidèle de mes nuits du FoF
Cette année, Neal avait tenu à organiser le réveillon de Noël chez lui.
Il avait donc passé la semaine précédant la fête à courir les magasins pour trouver les meilleurs ingrédients puis à cuisiner. Il avait failli se laisser déborder par la quantité astronomique de plats qu'il avait souhaité, mais l'aide de Elizabeth avait permis à ce que tout soit prêt pour le grand soir.
Le 24 décembre, les Burke, Mozzie, June et Sara découvrirent ainsi un appartement enguirlandé et d'où se dégageaient de douces effluves. Le réveillon se déroula paisiblement et, à en juger par les nombreux sourires des convives, ceux-ci avaient passé un bon moment. Quand la soirée se termina, Neal fut fier de lui : son premier réveillon était un succès !
Les Burke furent les premiers à partir, rapidement suivi par June – sa logeuse avait beau coucher à l'étage du dessous, elle tombait de sommeil. Mozzie resta un peu plus longtemps, mais finit par s'éclipser avec un clin d'oeil en direction de Neal et Sara.
Lorsqu'ils furent seuls, le voleur se leva pour aller chercher un paquet qu'il avait dissimulé dans sa bibliothèque.
- J'ai un autre cadeau pour toi.
- Mais Neal... c'est trop ! protesta la rousse. Les boucles d'oreille étaient déjà hors de prix !
- Ce cadeau-là ne m'a rient coûté, répondit le voleur. Mais... il est spécial. Je ne voulais donc pas l'offrir devant les autres, pour que tu n'ai pas la pression de devoir l'accepter.
La rousse plissa alors les yeux, signe de son incompréhension alors que Neal lui tendait un petit paquet. Quand elle l'ouvrit, elle tomba sur une clef.
Comme à chaque fois qu'elle était troublée, elle réarrangea quelques mèches de cheveux qui étaient pourtant impeccable. Percevant son trouble, Neal prit une douce voix :
- Comme je te l'ai dit, tu peux refuser. Je ne veux pas te mettre la pression. C'est jusque... je me disais peut-être que...
- J'accepte ce cadeau avec plaisir, répondit la rousse juste avant de l'embrasser. Je suis restée silencieuse parce que... j'ai été surprise. Tu sais, aucune de mes anciennes relations ne m'a jamais donné les clefs de sa maison.
Sa maison... ce mot sonnait étrangement à ses oreilles. Dans son passé, Neal n'avait jamais eu la sensation d'être à « la maison » où que ce soit. Il ne se souvenait que trop peu de l'appartement de son enfance pour pouvoir y songer avec nostalgie. Les nombreuses habitations qu'il avait connu en tant que témoin ne lui avait laissé aucune bonne impression ; même les plus confortables ou celles avec jardin portaient trop le poids du secret et de l'insécurité pour que le petit garçon perdu qu'il était ne les apprécient. Ensuite, il avait toujours voyagé aux quatre coins du monde, sans jamais s'attacher. Peut-être était-ce pour cela qu'il ne s'était donc jamais posé la question de ce que représentait pour lui le lieu qu'il occupait depuis deux ans maintenant.
Ce fut donc en entendant Sara qu'il réalisa qu'elle avait pointé une vérité : l'appartement de June était sa maison. En effet, il s'y sentait bien, comme il ne l'avait jamais été par le passé. Les lieux étaient spacieux, le quartier lui plaisait. Mais la principale raison de son bien-être, c'était surtout le rayon de soleil qui lui servait de logeuse.
C'était également ses amis qui passaient pour un café ou simplement pour l'embêter.
C'était enfin Sara, qui venait d'accepter de passer encore plus de temps avec lui.
Oui, en définitive, si l'appartement était bel et bien devenu sa maison, c'est parce qu'il avait enfin trouvé une famille pour la partager avec lui.
Alors même si Neal avait adoré tous les cadeaux de ses amis, celui que venait de lui faire sans le vouloir Sara était le plus beau d'entre tous : elle lui avait fait définitivement comprendre qu'il n'était plus seul.
