Cette fic est un petit cadeau de moi à moi car j'aime beaucoup le couple Kokomi x Gourou et que je n'en trouve pas assez à mon goût ^^


Ils étaient dans la pénombre ouatée de sa chambre à elle, bien à l'abri des regards dans le palais royal de la lignée Sangonomiya. Elle, la prêtresse divine de Watastumi et lui, le Général toujours victorieux. « Toujours » songea-t-elle en faisant courir ses doigts dans les cheveux brun-orangés, toujours jusqu'à quand ?

« Votre Excellence… » souffla-t-il, sa voix plus rauque que d'habitude. Il était à genoux devant elle, ses mains enserrant ses hanches alors qu'il la regardait avec dévotion. Et une profonde envie de la dévorer.

« Gorou… Dis-moi ce que tu veux. »

Elle ordonnait toujours d'une voix si gentille, si douce… S'il n'était pas déjà prosterné à ses pieds, il l'aurait fait de suite. Sangonomiya Kokomi, dirigeante de tout un peuple, figure de proue de la Résistance, son étoile, sa lumière. Gorou serra son emprise et il la sentit fléchir un peu, sa peau laiteuse garderait sûrement la marque de ses doigts. Et il ne rêvait que de ça, la couvrir de marques. Qu'elle lui appartienne. Qu'elle soit sienne comme il était désespérément à elle. Mais justement parce qu'elle était Son Excellence, il ne pouvait que se flageller de telles pensées.

« Altesse, pitié, dites-moi… Dites-moi que votre honneur sera terni si je vous fais l'amour, dites-moi que vous perdez vos pouvoirs divins et alors je pourrais me résigner. »

La main douce quitta ses cheveux pour venir se poser sur sa joue, prenant en coupe son visage alors qu'elle lui souriait tendrement « Il n'y a nulle loi disant cela, mon Général. »

« Alors comment puis-je me pardonner de vous vouloir si ardemment ? Vous êtes la prêtresse divine, la dirigeante suprême de notre île, la grande stratège de la Résistance… Et moi, qui suis-je pour ainsi vous toucher ? »

« Tu es Gorou, grand Général de l'île de Watatsumi, protecteur de nos gens, de nos soldats et de ma personne. Qui pourrait donc t'interdire de me toucher si ce n'est moi et que je ne le dis pas ? »

« Les Dieux. Le nôtre. Orobashi n'est-il pas jaloux de partager sa Néréide ? »

Kokomi cessa ses caresses pour le regarder dans les yeux. Gorou n'avait pas oublié que le regard de la jeune femme avait changé après la cérémonie qui avait fait d'elle la prêtresse divine de Watatsumi. Elle avait toujours eu des yeux aux nuances de bleu magnifiques, ça oui, mais en revenant… Elle avait le même regard qu'une créature marine, des yeux dépourvus de pupille et reflétant la lumière de manière étrange. Peu de gens osèrent la regarder en face depuis cet événement. Pas lui. Il plongeait dans ces eaux dès qu'il le pouvait. Si ce qu'elle avait vécu, pour eux, l'avait fait changer alors le moins qu'il puisse faire était de regarder. De plonger. De s'y noyer.

« Non. Il a déjà obtenu de moi ce dont il avait besoin. » finit-elle par dire, son ton s'étant refroidi. Gorou s'en voulu et se releva pour la serrer fort dans ses bras. Après un instant, elle lui rendit son étreinte. Le nez enfoui contre son torse, elle murmura contre sa peau, sachant pertinemment qu'il l'entendrait « Si tu me vois comme une femme Gorou, cesse tes questions. Si tu me vois comme ta prêtresse, sors d'ici. S'il te plaît. » Il savait comme il lui était difficile d'exprimer ses émotions, d'oser dire ce qu'elle ressentait et ce qu'elle voulait. Et Gorou n'était pas un homme cruel ni stupide. Alors il fit taire ses questions et ses propres craintes. Il avait eu peur de la salir, de lui enlever quelque chose qui faisait d'elle l'élue de leur Dieu mais ça n'avait aucun sens. Elle était liée à Lui quoiqu'il arrive et jusqu'à la fin de sa vie.

Il lui releva le visage et osa enfin poser ses lèvres sur les siennes. Ils n'étaient plus en guerre, le traité de paix avait été signé avec l'île de Narukami et donc le Shogunat. Ils n'avaient plus rien à craindre de ce côté-ci, plus d'alertes au milieu de la nuit, plus de réfugiés à prendre en charge, d'escadrons de soldats à former et à enterrer… Juste elle et lui, dans cette chambre à eux seuls réservée.

Kokomi enleva l'ornement de ses cheveux et les défit de leurs attaches, les laissant retomber librement jusqu'à ses chevilles, longue cascade de soie d'un doux rose saumon, teintés de bleu pâle aux pointes. Gorou passa ses mains sur ses épaules, faisant descendre les manches de sa veste de kimono, tombant au sol dans un bruit de tissu mat. Ses petits seins pointaient sous le bandeau qui les maintenait et il salivait d'avance de l'enlever. Kokomi l'encouragea d'un sourire et il le fit descendre à son tour, libérant cette poitrine pâle aux tétons rosés. Ses doigts rendus calleux par le maniement de l'arc caressèrent ses épaules, son cou et doucement sa poitrine, chaque sein reposant dans l'une de ses mains.

« Ils sont pâles et brillants, nacrés comme les perles de corail… » dit-il d'un air énamouré. Elle sourit puis prit une profonde inspiration quand il vint prendre une pointe dans sa bouche, la suçant doucement. Il prenait garde à ses dents, bien plus affûtés que la moyenne, de crainte de la blesser. Il avait passé tant de temps à rêver d'elle… qu'il comptait bien la savourer.

Les mains de la prêtresse s'activèrent alors à défaire l'épais collier qu'il portait puis le plastron et enfin, l'armure de son bras. Il était déjà presque torse nu au quotidien, autant un bonbon pour les yeux qu'une torture pour sa patience, mais elle le voulait vraiment nu. Elle sentait sous ses doigts le relief de ses muscles et parfois, celui des cicatrices. « Le Général toujours victorieux » disait-on, il l'était oui mais à quel prix ?

« Votre Excellence, quelque chose ne va pas ? » demanda Gorou en relevant ses yeux turquoise vers elle.

Elle secoua doucement la tête puis se pencha pour lui voler un nouveau baiser, plus enflammé, plus passionné. Elle mordilla sa lèvre et il ouvrit la bouche pour elle, la laissant le dévorer avec un souffle satisfait.

« Appelle-moi Kokomi. »
« Jamais je n'oserais Votre Excellence… »
« Gorou. Qu'est-ce que je t'ai dit tout à l'heure ? »

Ses oreilles s'aplatirent sur son crâne en entendant cette réprimande puis, les joues rouges, il répondit.

« Pardon, Ko-hm, Kokomi. »

Il passa alors les mains sous ses cuisses et la souleva par surprise, lui faisant pousser un petit cri alors qu'elle s'accrochait à lui, de peur de tomber. Bien que jamais il ne la laisserait tomber. Gorou avança jusqu'au lit et l'y allongea le plus délicatement possible. Eclairée par les rayons de la lune, exceptionnellement brillante ce soir, elle était encore plus belle et éthérée. Etait-elle véritablement devenue une Néréide au-delà du titre ?

Il caressa sa joue et posa un baiser empli de tendresse et de douceur sur son front, chuchotant « Tu es la plus belle femme en ce monde, Kokomi. » la faisant rougir de nouveau. Puis il redescendit au niveau de son bassin, posant un baiser sur son ventre alors que ses doigts trouvaient la lisière de son short satiné pour le faire glisser le long de ses jambes fuselées.

Elle lui fit de la place entre ses cuisses et il s'y installa, embrassant chacune d'elle, les pétrissant avec amour. Mais bien vite son attention revint à l'épicentre de son entrejambe : sa petite culotte blanche qui collait désormais à sa peau. Gorou y fourra son nez sans plus de cérémonie, inspirant profondément son odeur la plus intime, la faisant frissonner. Elle posa une main dans ses cheveux ébouriffés, caressant distraitement une oreille duveteuse en chemin. Gorou ne se laissa pas distraire et commença à lécher le tissu déjà humide, Kokomi sursauta légèrement sous la surprise de son geste puis se détendit à nouveau. Il joua un moment avec et à travers le tissu jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus et se décide enfin à l'enlever. Elle était désormais totalement nue devant lui et elle était la femme la plus désirable du monde à ses yeux. Les joues rosies, la poitrine tendue, montant et descendant au rythme de sa respiration qui s'était accélérée, son ventre doux, ses cuisses pâles et son sexe d'un délicat rosé.

Le militaire ne se fit pas prier pour y goûter, embrassant d'abord ses lèvres intimes avant d'y plonger sa langue, profitant de chaque repli, se repaissant de sa chaleur et de sa douceur soyeuse. Kokomi gémit doucement au-dessus de lui, le motivant davantage. Il continua de lécher, sucer et titiller la peau si sensible. Plongeant sa langue dans son vagin pour venir y laper son fluide ou remonter sucer son clitoris pour la faire crier. Il la sentait fondre sous sa langue et il adorait ça. Gorou était totalement focalisé sur le plaisir de Son Excellence, celle-ci ayant une main plongée dans ses cheveux et l'autre se posant sur sa bouche pour retenir ses gémissements. Il s'arrêta alors pour la regarder dans les yeux, les siens étant devenus sombres sous l'effet du plaisir. Ceux de Kokomi étaient tel un océan abyssal.

« Kokomi, laisse-moi t'entendre. Laisse-moi profiter de ta voix alors que j'honore ton corps. » dit-il tout en ponctuant sa phrase de petits baisers sur la cuisse pâle. L'intéressée rougit alors et hocha timidement la tête. Il sourit puis décida de laisser un suçon sur cette chair si douce et tendre. Il se retint de la mordre plus fort. Il se remit à genoux devant elle, la tête plongée entre ses cuisses pour continuer à la dévorer. Son goût sur sa langue était le plus délicieux des nectars, le son de sa voix, la plus entêtante des mélodies. Kokomi, Son Altesse, la grande prêtresse, presque plus une divinité à ses yeux que le Dieu Serpent ou la Raiden Shogun. Se prosterner à ses pieds l'emplissait de joie et pouvoir ainsi la satisfaire, la toucher si intimement, le comblait d'un sentiment de plénitude et de bonheur qu'il ne pensait jamais pouvoir égaler.

Kokomi crispa ses doigts dans les cheveux brun-orangé de Gorou, gémissant une énième fois son nom alors qu'il suçait avec ferveur son clitoris, la faisant mouiller encore et encore. « Go… Gorou, je- je vais… Oh ! » elle ne put réussir à dire plus car il fit glisser un doigt en elle à ce moment-là. Elle courba le dos et sa tête retomba sur les oreillers. Les yeux clos, elle savourait les vagues de plaisir qu'il lui infligeait, la massant de l'intérieur, la stimulant de l'extérieur. Toute cette dévotion à son plaisir… Elle pourrait presque en pleurer. Tant c'était bon et tant ça la touchait. « Gorou… Gorou, s'il te- Ah ! S'il te plaît… » De quoi le suppliait-elle ? Arrêter, continuer ? Il redoubla d'efforts, léchant avidement, suçant plus durement, presque trop, ajouta un second doigt et il les courba tout deux pour les faire frotter contre ce point si délicieux. Kokomi se sentit fondre, elle avait chaud, son ventre se contractait, ses cuisses se resserraient, convulsaient contre la tête du général. Ses ongles griffaient le crâne de l'autre sans qu'il ne se retire, continuant à la faire crier et se tortiller, la buvant et la dévorant tout à la fois. C'était comme s'il tirait sur un fil à l'intérieur d'elle, tirait, tirait jusqu'à ce qu'elle craque, jusqu'à ce qu'elle pleure et que son corps abandonne dans un éclair de plaisir intense, un orgasme si fort, plus fort que tout ce qu'elle avait déjà expérimenté.

Gorou retira doucement ses doigts et ses lèvres libérèrent le clitoris gonflé et hypersensible, sa langue venant doucement lécher toute la cyprine ayant coulé, accompagnant tendrement la redescente de sa belle. Quand il la sentit trembler, il détacha enfin sa bouche de sa vulve pour venir poser sa joue contre sa hanche, ses mains caressant toujours ses cuisses. Elle était si belle, ainsi perdue, essoufflée et les yeux dans le vague. Sa peau si pâle était parée de multiples nuances de rose : celui de ses joues, celui de ses tétons, celui de sa vulve, celui des suçons disséminés.

« Allonge toi sur le dos Gorou. » Dit-elle lorsqu'elle eut repris assez de souffle. Il obéit sans discuter et s'allongea près d'elle, attentif au moindre de ses mouvements. Elle se hissa sur ses hanches et s'assit sur lui, frottant sa chair sensible contre son érection. Il se mordit la lèvre et il agrippa les draps pour ne pas la griffer, elle. Ses mains pâles passèrent sur son torse dénudé, redécouvrant ces courbes qu'elle avait gravé dans sa mémoire à force de les regarder. Les cicatrices aussi.

« Mon Général toujours victorieux… » souffla-t-elle à son oreille, mordillant doucement celle-ci au passage. Il couina mais ne fit rien pour échapper à ses caresses, à ses mots. Elle se frottait toujours contre sa chair durcie mais si elle était nue, lui portait encore son pantalon et son sous-vêtement. « Kokomi… Mon pantalon, s'il te plaît… Je- Oooh ! » elle le coupa dans sa phrase par un coup de hanches plus appuyé, ainsi qu'un suçon dans son cou. Si lui avait pris garde de la marquer là où se serait invisible, elle ne s'en souciait guère que rien ne cache leurs ébats. Ses baisers descendirent sur son torse, les lèvres douces survolant ses tétons, juste de quoi lui tirer un soupir tremblant, puis partirent sur son ventre ferme, redessinant ses abdos durement gagnés à l'entraînement. Elle mordilla gentiment l'os de sa hanche, le faisant frémir, alors que ses mains s'occupaient de défaire ses derniers vêtements. Il dû l'aider un peu pour s'en débarrasser et Gorou voulu profiter de la situation pour l'embrasser mais elle le repoussa d'une main sur le torse, le faisant retomber sur le lit.

Un grognement se fit entendre, un bruit sourd, venant du profond de sa cage thoracique. Il s'en voulu mais elle lui sourit et revint s'asseoir sur son érection, frottant ses plis mouillés contre lui.

« Tu te rebelles Gorou ? » dit-elle d'un ton taquin, un sourire se dessinant sur ses lèvres. Il secoua la tête en signe de négation mais ne put empêcher son bassin de remuer sous elle. Elle était si chaude et humide contre lui, il ne rêvait que de s'y plonger. La jointure de ses doigts devint blanche tant il serra le drap, tandis qu'elle ne cessait de sourire, ses yeux emplis d'un noir désir. Elle aimait le voir ainsi sous elle, attendant sa bonne volonté. Se frotter aussi indécemment contre lui la rendait aussi folle de désir mais elle forçait sa concentration, admirant le visage rouge de Gorou, le cercle noir de sa pupille ronger le turquoise, ses canines venant mordre sa lèvre pour se retenir de gémir, de grogner. Un doigt vint caresser cette lèvre et ces dents pointues.

« Tu vas te faire mal à mordre ainsi… » souffla-t-elle en se penchant vers lui pour l'embrasser à nouveau. Il gémit contre sa bouche, un petit son, faible et pitoyable qu'elle avala goulument. Sa seconde main passa entre leurs corps et vint saisir l'érection de Gorou, en dirigeant la pointe à son entrée.

« K-Kokomi ! Nous n'avons pas mis de protection et je- Ah ! » toute protestation mourut alors qu'elle le faisait glisser dans son étroite chaleur.

« Cette période du mois ne crains rien Gorou, fais-moi confiance. » fit la prêtresse avant de lever les hanches et de les baisser à nouveau, englobant son sexe plus loin encore. Il posa les mains sur ses cuisses, son souffle se raréfiant alors qu'elle montait et descendait sur lui, alternant les rythmes lents ou plus rapides. Kokomi s'était essayée à quelques aventures d'un soir et n'avait jamais été satisfaite mais quand Gorou s'était confessée à elle après la guerre, son désir avait de nouveau fleuri dans son corps, alimenté par la magnifique musculature que l'archer exposait chaque jour. Par sa tendresse et leur longue amitié également.

Gorou la regardait d'un air énamouré, les lèvres entrouvertes alors que le plaisir montait en lui. Elle était si chaude et soyeuse, il l'avait déjà décelé de sa langue mais c'était tout à fait différent d'être véritablement en elle. Elle le chevauchait, décidait de quand et comment. Cela ne le dérangeait pas, il se sentait à sa place sous elle, caressé par la longue soie de ses cheveux, enserrés par ses cuisses pâles et admirant ses seins doux rebondir contre sa poitrine. Il n'était pas en période de rut donc il ne craignait pas que le nœud à la base de sa verge ne se forme mais l'idée l'excita presque malgré lui. Posséder Kokomi, l'empêcher de se détacher de lui, le temps de quelques heures, le temps que les graines prennent… Il secoua la tête, chassant ses pensées indignes d'elle. Il senti ses mains sur ses joues et rouvrit les yeux, inconscient de les avoir fermé, plongeant dans l'océan des siens.

« Ne pense qu'à moi Gorou. Je sais que je te demande beaucoup mais s'il te plaît… »

Elle paraissait peinée. Le Général se redressa afin de s'asseoir, elle et lui toujours enlacés, avant de l'embrasser passionnément, mordillant sa lèvre, suçant sa langue, buvant chacun des sons qu'elle faisait. Ses mains robustes saisirent sa taille afin de l'aider à bouger sur lui, la faisant aller plus vite et plus fort. Les ongles de la jeune femme se plantèrent sur son épaule et dans son dos sans qu'il ne le craigne, occupé à marquer son cou de baisers et de douces morsures, toute idée de discrétion oubliée. Kokomi était à lui. Comme il était à elle.

« Ahh Gorou ! » Encore. Il voulait l'entendre encore. Etroitement enlacés, il bougeait ses hanches autant que possible, venant à sa rencontre pour qu'elle crie à nouveau son nom. Pour la voir jouir sous ses coups de reins, voir sa si belle prêtresse, Son Excellence partir en lambeaux dans ses bras pour n'être plus que Kokomi, la femme qu'il aimait. La tenant fermement d'un bras, il passa une main entre eux pour venir jouer avec son clitoris la faisant sursauter puis gémir d'autant plus fort. Il retenait la chaleur de son propre sexe, menaçant d'exploser à tout instant, pour se concentrer sur elle. Sa moiteur, la tension de sa vulve autour de lui, continuant à agacer ce tendre morceau de chair pour la faire trembler de la tête aux pieds. Complètement avachie contre lui, elle l'appelait parmi des sons de pur plaisir, l'appelait pour qu'il l'aide à monter cette vague qui menaçait de l'engloutir. Et il plongea avec elle, continuant ses vas et vient alors qu'elle criait son orgasme, sa chair se resserrant sur lui, la cyprine coulant abondamment sous le plaisir charnel. Il l'accompagna de ses mouvements, continuant de la faire gémir jusqu'à ce que ses cris ne se confondent à des sanglots, son corps hypersensible mais heureuse. Alors seulement, il relâcha la bride d'acier qu'il s'était imposé pour venir en elle.

Ils restèrent un moment comme ça, elle toujours sur ses genoux et lui toujours en elle. Un moment de tendres caresses et de baisers.

« Je t'aime, Kokomi. » lui dit-il à nouveau, repoussant une mèche de cheveux de son visage. Elle lui sourit, détendue et apaisée. Son énergie positive pleinement restaurée.

« Moi aussi, Gorou. Moi aussi. » Son cœur se gonfla de joie, comme à chaque fois. Jamais il ne se lasserait d'entendre de tels mots de la part de son Altesse.

Ils s'allongèrent tout deux sur le lit, après une rapide toilette, Kokomi ayant posé sa tête contre le cœur de son amant, aimant l'entendre battre. Combien de fois avait-elle cru le perdre en l'envoyant au combat ? Son Général toujours victorieux… Caressant ses longs cheveux, il brisa doucement le silence.

« Je t'ai blessée tout à l'heure, en parlant d'Orobashi. Je suis désolé. » fit-il en abaissant les oreilles en arrière, sincèrement contrit. Il semblait s'être fait à l'idée de la tutoyer cependant, au moins en privé. Le bout des doigts redessinant distraitement une cicatrice sur son torse, elle ne répondit pas de suite.

« Je n'aime pas parler de la cérémonie avec le Grand Serpent. Ce n'est pas de ta faute. »

« Je ne veux pas te faire de mal… Je sais à quel point cela te fatigue de parler aux gens, de prévoir des stratégies et des plans financiers. Je sais que tu aimes t'isoler car le regard des gens te déçoit parfois... » sa voix était descendue petit à petit, terminant presque dans un murmure.

« Je n'ai jamais été déçue de ton regard. » dit-elle en se redressant afin de poser un bécot sur le bout de son nez. Gorou esquissa un sourire et l'embrassa tendrement en retour.

« Je serais toujours là pour te protéger Kokomi. Tu es ma seule divinité. »

« N'as-tu pas peur d'offenser les véritables Dieux ? »

Il la regarda droit dans les yeux, l'air serein et sûr de lui.

« J'ai gagné mon Œil Divin en comprenant que ma valeur résidait dans le fait de protéger les autres, non pas en étant le plus fort, mais en les unifiant. Et si l'Archon Geo veut me le reprendre, très bien. Je continuerais à me battre avec mes camarades pour protéger l'île de Watatsumi et avant tout, protéger Son Excellence la divine prêtresse, Sangonomiya Kokomi. Je l'ai déjà juré en devenant Général et j'en fais à nouveau le serment Kokomi, ici et maintenant. Je te protégerais, je serais toujours à tes côtés. »

Et elle le cru. Elle n'avait pas le choix, il faisait preuve de tant de conviction et de détermination. Un jour, elle lui raconterait ce qu'elle avait vécu, ce qu'elle avait vu dans les profondeurs de l'océan, enfoui tout au fond d'Enkanomiya. Un jour, elle lui dirait le secret qui lui avait été confié par Watatsumi Omikami. En attendant, elle saisit de nouveau ses lèvres et l'embrassa avec tout son amour.

Son Gorou.


Officiellement, il n'y a rien de particulier quant au fait que Kokomi soit devenue prêtresse mais j'aime rajouter de la substance héhé. Peut-être que je m'étalerais là dessus un autre jour.