Plop bonsoir !

Le quatrième chapitre est là, alors bonne lecture !

Bonne nouvelle, j'ai (pratiquement) fini la première partie, qui fera 40 chapitres étalés sur 20k mots !

DISCLAIMER : Seul le scénario m'appartient


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Arc I

IV. Un bout de ton Univers

Lily laisse éclore la fleur dans sa main, avant de la glisser dans les cheveux de sa sœur, allongée sur la couverture de pique-nique à ses côtés.

Lily est une sorcière. Elle ira bientôt à Poudlard, avec son ami Severus. Mais Tunia restera à la maison. Sa jumelle, son autre part d'elle, restera à la maison.

Lily a le cœur déchiré.

— Tu m'en veux, Tunie ?

Pétunia relève les yeux vers elle ; parfois, Lily a l'impression qu'il y a la Lune qui se reflète dans ses iris clairs.

— Je crois… Je crois qu'élevée par un autre papa, je t'aurais dit des choses horribles, que j'aurais cru vraies. Par jalousie.

— Tu n'es pas jalouse ? s'inquiète Lily.

Pétunia éclate de rire et Lily pourrait faire éclore toutes les fleurs du cerisier sous lequel elles se trouvent pour entendre ce son plus longtemps. Tunie ne sourit pas souvent. Papa dit qu'elles sont la Lune et le Soleil. Lily est celle qui brille, brûle, et Pétunia est celle calme, apaisante.

Papa aime les comparer aux étoiles.

— Nan ! Je suis bien meilleure que toi en sciences. Quand je serai grande, je serais astronaute et je volerai jusqu'aux étoiles ! Et c'est encore plus cool que d'être sorcière !

Lily rit à son tour. Oui, astronaute, ça sonne aussi cool que sorcière. Est-ce qu'elle pourra être une sorcière astronaute ? Non, ou elle éclipserait Tunie. Elle sera juste une sorcière. C'est déjà beaucoup.

— Et je t'attendrais à la maison pour que tu me ramènes un petit bout d'Univers. Tu crois que tu pourras faire ça ?

Pétunia hoche vivement la tête, avant de demander :

— Tu me ramèneras un bout de ton univers à toi, aussi ?

Lily sourit ; elle a eu si peur en recevant la lettre de perdre sa jumelle.

— Toujours. C'est une promesse.

Lily se laisse tomber à son tour sur la couverture et Tunie rit doucement ; dans leurs poches tintent les deux montres à gousset si semblables à celle de leur père, cassées depuis qu'elles ont l'âge de se souvenir. Mais ce n'est pas grave ; c'est sans doute un souvenir de leur mère – leur vraie maman, pas l'épouse de leur papa, même si Marie est leur mère de cœur – et la symbolique leur suffit.

— Tu crois que c'est comment, l'Espace ?

Lily lève les yeux au ciel ; les nuages s'alourdissent de nuances de gris. Un orage ne devrait pas tarder à éclater. Elles devraient rentrer, mais rentrer signifierait que Lily partira bientôt pour Poudlard et elle sait déjà que Tunie lui manquera. Alors Lily retarde le moment le plus longtemps possible.

— Comme la maison, j'espère, souffle Tunie.

Lily aime beaucoup cette réponse.

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