Plop bonsoir !

Et voici le deuxième chapitre de la soirée !

DISCLAIMER : Seul le scénario m'appartient


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Arc I

VIII. Enterrement

C'est un jour noir pour les Evans. Lily et Pétunia s'agrippent l'une à l'autre alors que leur mère est portée en terre. Leur père se tient derrière elle, une main sur l'épaule de chacune d'elle, mais cela ne leur ôte pas le poids sur leur cœur.

Lily a des larmes silencieuses le long de ses joues ; Pétunia se tient droite, fière et refusant de montrer son chagrin, quand bien même ses yeux sont humides.

Il n'y a que leur père pour avoir un cœur de pierre.

Elles ne le reconnaissent pas alors qu'il jette une rose au-dessus du cercueil. Ce n'est pas le père aimant avec lequel elles ont grandi ; il est froid, froid comme le marbre qui recouvrira bientôt la tombe fraîche.

Elles ne demandent pas à ce qu'il s'effondre en larmes, elles savent qu'il n'y avait rien entre leurs parents, mais cela leur fait mal de le voir si indifférent.

C'était leur mère, quand bien même elle ne les avait pas mises au monde.

Lily et Pétunia ne savent même pas qui est leur génitrice. Il n'en parle jamais et pour la première fois, elles sont en colère. Contre leur père. Contre le chauffard qui a renversé leur mère adoptive. Contre ce monde injuste et lâche qui murmure des condoléances fausses et vides.

Alors, l'enterrement fini, elles courent se cacher à la cave, loin de la réception funéraire au-dessus de leur tête ; elles se glissent sous la trappe et viennent se réfugier contre la console du TARDIS, une tempête dans le cœur qui déborde de leurs yeux rougis.

Le TARDIS ne tarde pas à ronronner comme un vieux chat fatigué, cherchant sans doute à les apaiser. Lily hoquette et enfouit son visage dans le cou de sa sœur. Pétunia ferme les yeux et serre Lily contre elle, de peur de la perdre aussi, de peur de la voir disparaître alors que son cœur bat à contre-temps du sien

Et leurs larmes coulent, trempent leur robe au col rigide ; et elles hurlent en silence leur douleur, en espérant se réveiller le lendemain et que tout ne soit qu'un cauchemar qu'elles partagent.

L'épuisement finit néanmoins par frapper et les laisser somnolentes, abattues par leur perte. Et sans doute est-ce un doux rêve qui vient apaiser leur cœur, avec une main tendre qui essuie leurs joues humides, une voix chaleureuse qui chantonne la berceuse de leur enfance et des bras qui les enveloppent dans une étreinte.

Pourtant, lorsque le jour se lève, elles se retrouvent chacune dans leur lit, un plaid posé sur leurs épaules. Elles portent encore leur robe de deuil ; ce n'est pas leur père qui les a ramenés dans leur chambre, ou il les en aurait au moins débarrassées. Elles échangent un regard à travers la pièce, avant que Lily n'aperçoive une lettre sur le petit bureau ; elles se précipitent hors de leur lit pour s'en emparer en même temps.

Toutes mes condoléances pour votre perte. Veillez bien l'une sur l'autre.

Le Docteur.

P.S : les plaids sont pour vous. Je sais que vous en prendrez soin.

— Docteur qui ? marmonnent-elles à l'unisson, encore ensommeillées.

Lily et Pétunia échangent un regard. Un mystère de plus à résoudre dans leur vie, il semblerait.

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