Résumé : Il suffit parfois d'un instant, d'un regard pour bouleverser une existence jusque là insignifiante.
Disclaimer : L'univers de Tokyo Revengers appartient à Ken Wakui, seule l'histoire est mienne.
Cadre spatio-temporel : Bonten futur timeline /!\ Canon Divergence
Genres : Angst / Romance / OS / Lemon ( à la limite du PWP ) / Slash / UA
Pairing : MiTake [ Mikey & Takemichi ]
Statut : Terminé
Note personnelle: Je prévois également de rédiger un OS sur un couple plutôt rare, voire inexistant : le DraKuya ou TaKen [ Draken & Takuya ]. Cet écrit tournera principalement autour du genre de l'Omégaverse.
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Une erreur fatale
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Les yeux mi-clos, Takemichi exhale un soupir d'épuisement, alors qu'il range péniblement les DVD sur les rayonnages les plus hauts des étagères. Sa chef d'équipe, de nature particulièrement grincheuse, le surveille de près et s'assure qu'il fasse bien son travail, ne lui laissant aucun moment de répit. L'homme aux yeux bleus s'empresse de terminer sa tâche, l'air concentré, et puis se tourne vers sa supérieure pour lui demander d'une voix exténuée :
— J'ai fini mon boulot, Hasegawa-san. Est-ce que je peux rentrer chez moi ?
La femme plus jeune aborde aussitôt une moue pensive, prévoyant de toute évidence de lui confier une nouvelle tâche, et promène son regard sombre sur toutes les étagères. Il n'y a véritablement rien à signaler. Tout est parfaitement en ordre et rangé correctement. Ensuite, celle-ci baisse les yeux sur le sol du magasin, qui semble propre et plutôt bien approvisionné, à son plus grand agacement. Elle grince des dents, au comble de la frustration, et finit par lui déclarer d' un ton réticent :
— C'est d'accord ! Tu peux t'en aller, Takemichi-kun. Ha ! Par contre, tu fais l'ouverture demain.
Un sourire amer, presque une grimace, étire les traits de l'homme irrité, alors qu'il acquiesce d'un bref signe de tête. Concrètement, il se sent peu enthousiaste à l'idée de se lever tôt et de bosser de bon matin. De plus, c'est constamment lui qui ouvre le magasin, et qui se tape les tâches les plus ingrates, comme le déballage des cartons ainsi que le nettoyage des CD et DVD. Sa supérieure hiérarchique n'est presque jamais présente à la boutique, le laissant toujours tout gérer seul, et se montre seulement lorsque l'envie lui prend. Cependant, Takemichi ne s'en plaint rarement, car il préfère nettement quand elle n'est pas dans son dos, à chercher visiblement la petite bête. Effectivement, elle l'énerve à critiquer en permanence son travail, et cela même s'il fait tout bien et proprement.
« Je méprise tant cette vipère à la langue pendue ! » grommelle-t-il dans sa barbe, en lui jetant un regard plein de rancune.
— C'est entendu, lui répond-il calmement. Passez une bonne soirée !
— Ouais, c'est ça, au revoir, lâche Hasegawa d'une voix désagréable.
Takemichi réprime un grognement d'exaspération, semblant agacé par son impolitesse, par sa rudesse, mais il s'efforce du mieux qu'il peut de masquer toutes ses émotions négatives. Il se contente de lui adresser un léger sourire, faussement sincère, et quitte la boutique d'un pas pressé. Une fois dehors, ce dernier se met à admirer le ciel étoilé, et ensuite inspire l'air frais de la nuit, tout en marchant sans but précis. Il erre longuement dans les rues, ne voulant pas directement rentrer chez lui, et ses pas le mènent jusqu'à un bar très fréquenté de la ville.
« J'ai clairement besoin de me vider l'esprit là ! » se marmonne l'employé de 26 ans, bien décidé à se saouler la gueule, tandis qu'il pénètre lentement dans ce lieu bondé de gens gais et insouciants.
L'homme aux cheveux noirs de jais se dirige instantanément vers le comptoir, ses mains enfoncées dans ses poches, et s'installe sans un bruit sur un tabouret. Puis, il fait mine de toussoter pour signaler sa présence au barman, et commande une bonne bière fraîche qu'il boit d'une seule traite. Celui-ci redemande sans plus tarder un second verre, alors qu'il tente de s'accoutumer à la musique bruyante, émanant des nombreux haut-parleurs de l'établissement. Sur la piste de danse, les couples se trémoussent au rythme des sons électro, et semblent perdus dans leur bulle, ne prêtant nullement attention aux gens autour. Sirotant sa boisson alcoolisée, Takemichi observe d'un œil envieux leurs silhouettes mouvantes, et commence soudain à penser à sa vie relationnelle ratée, voire complètement inexistante. Pour tout vous avouer, celui-ci n'a eu qu'une unique liaison, et elle remonte déjà à une douzaine d'années.
Une amourette de collège, rien de plus.
Takemichi secoue la tête pour s'éclipser de ses songes, et ensuite se remet à embrasser la salle de son regard, devenant de plus en plus lubrique. Ses yeux s'arrêtent brusquement sur le canapé au fond de la salle, sur lequel est affalé un homme, la tête renversée en arrière. Piqué par la curiosité, il entreprend de le détailler de la tête aux pieds, et remarque aussitôt que cet individu dégage quelque chose d'affreusement malsain, de dangereux.
C'est le genre d'homme qui vous pousse à changer de trottoir le soir.
Le concerné lève subitement la tête, et le souffle de Takemichi se coupe dans sa gorge, alors qu'il découvre un visage aux traits parfaits. Celui-ci possède des cheveux d'un blond cendré coupés courts, tirant presque sur le blanc, et des yeux d'un noir hypnotisant qui ne reflètent aucune émotion. Ce qu'il trouve le plus impressionnant dans son apparence c'est ce tatouage rectangulaire, situé à l'arrière de son cou apparent et exposé à la vue de tous.
Autant dire, ce gars envoie réellement du lourd.
Le brun s'interrompt dans sa contemplation, lorsqu'il croise les yeux d'un noir saisissant de l'inconnu par inadvertance, semblant le dévisager avec insistance. Takemichi hoquette de surprise et détourne immédiatement la tête, son dos se figeant sous son regard brûlant. Celui-ci reste immobile pendant un long moment, se comportant tel un criminel pris en flagrant délit. Il veut clairement s'extraire de cette situation embarrassante. Ensuite, il baisse les yeux sur son verre, et contemple le liquide tournoyer, tout en affichant une expression dépitée, et mortifiée.
« Ah ! Je veux disparaître de la surface de la terre ! » geint-il en silence, souhaitant de toute évidence oublier cet instant extrêmement gênant.
Le bruit d'un tabouret tiré le fait littéralement sursauter, le poussant à cogner son coude contre le comptoir, et l'expédie de son moment de distraction. Une affreuse lueur de panique s'allume dans ses yeux exorbités, lorsqu'il voit le type qu'il veut à tout prix éviter s'installer à ses côtés. Se mordant les lèvres d'angoisse, Takemichi tente d'ignorer sa présence écrasante et prend une gorgée de sa bière pour dissimuler son trouble apparent.
— Sers-moi un verre de whisky, ordonne brusquement le gars aux cheveux blonds au barman d'une voix rauque, et éraillée, faisant vibrer tous les nerfs du brun.
L'employé de 26 ans déglutit faiblement, se gardant bien de faire un mouvement brusque, et se retient difficilement pour ne pas le dévisager. Toutefois, son envie de zieuter ce visage parfait prend le dessus, et celui-ci lui jette inconsciemment de fréquents coups d'œil, loin d'être discrets. Contrairement à lui, le type attrayant le scrute ouvertement avec une telle intensité, qu'il lui donne l'impression d'être déshabillé du regard. Séduit par son charme naturel, l'homme blond se penche abruptement à son oreille et articule ces quelques mots d'un ton intrigué :
— Je ne t'ai jamais vu dans les parages. T'es nouveau ici ?
— Oh, oui ! Je ne fréquente pas souvent ce genre d'endroit, admet-il d'une voix presque timide, en tentant de masquer sa gêne persistante.
Un rictus relève la commissure droite des lèvres du blond, paraissant amusé par son comportement réservé.
— Ah ! T'es carrément mignon toi, le complimente le gars séduisant, sans y aller par quatre chemin.
— Heu...merci, c'est gentil, balbutie le brun, en essayant assurément de rester poli.
Le blond passe brusquement un bras autour de ses épaules frêles, rapprochant sensiblement son corps du sien, et souffle d'une voix étonnement enthousiaste : " Dis, c'est quoi ton nom ? ".
— Je...je m'appelle Takemichi Hanagaki, et vous ?
— Takemitchy ? C'est un très joli prénom, lui déclare-t-il sincèrement, en lui adressant un sourire approbateur.
L'homme aux yeux noirs vient de prononcer incorrectement son nom, et même si Takemichi semble quelque peu décontenancé par cela, il ne ressent pour autant pas le besoin de le rectifier. À cet instant précis, il éprouve un sentiment étrange, et inconnu qui monte en lui, tandis qu'il sent le souffle du blond caresser sa joue. La chaleur de son corps rayonne vers le sien, et son parfum viril l'enveloppe, tel un envoûtant élixir. Sans crier garde, celui-ci l'attire plus près de lui, pressant son corps contre le sien, et lui susurre d'une voix suave que le brun trouve profondément sexy : " Tu veux bien danser avec moi, bébé ? ".
L'employé de magasin rougit furieusement et tente de ne pas croiser son regard, ce qui se révèle plutôt compliqué vu leur soudaine proximité. Ensuite, il se racle la gorge pour reprendre contenance, et finit par lui dire avec incertitude :
— Je...je ne sais pas trop. Je n'arrive pas à très bien danser !
— Ne t'en fais pas, Takemitchy. Juste laisse-toi guider, s'enquit de le rassurer le blond en l'entraînant sur la piste de danse.
Le blond encercle sa taille d'une poigne ferme, et commence à se mouvoir contre lui au rythme de la chanson jouée, le faisant sentir son désir palpable. Dirigé par ses mains expertes, Takemichi ondule également son bassin avec désinvolture, et le scrute avec des yeux captivants. Tout disparaît autour d'eux, plus rien n'existe en ce moment qu'eux deux, réunis pourtant étrangers. Le bel homme, à l'allure d'un gangster, plonge son visage dans son cou, resserrant son étreinte autour de lui, et lui suggère d'un ton enroué :
— Hé, tu veux aller dans un endroit plus tranquille ?
— Ça ne me dérange pas du tout, répond le brun avec un peu plus d'assurance, alors qu'il le contemple avec des yeux vitreux. Par contre, est-ce tu peux me dire ton nom ?
Le brun le sent se raidir tout contre lui. Et, l'instant suivant, ce dernier lui énonce d'une voix renfrognée, en regardant fixement le sol :
— Il vaut mieux que tu ne le saches pas.
— Dans ce cas, je peux t'appeler comme je veux ? Le questionne Takemichi sur le ton de la plaisanterie, en voulant visiblement détendre l'atmosphère.
Son interlocuteur éclate d'un rire tonitruant, et authentique, lui réchauffant le cœur, et se hâte de lui dire d'une voix pleine d'émotion, de sincérité :
— T'es vraiment quelque chose, tu l'sais, ça !
— Merci mais je ne mérite pas tes compliments, objecte fermement le brun, manquant de confiance en lui-même.
Le gars charmant lui relève le menton de son long doigt élégant, puis ancre son regard au sien, ses iris brûlant à la fois de tristesse et de colère. Il lui lance alors sur un ton réprobateur :
— Ne te dévalorise pas comme ça, Takemitchy !
— Ah, désolé !
— Et ne t'excuse pas non plus, soupire le blond.
— D'accord, désolé.
Le gangster pousse un grognement de consternation, demeurant un poil irrité par ses excuses répétées.
— Ok, ok, j'abandonne ! Allez, viens, ne perdons pas de temps, le presse le blond.
— Je te suis, allons-y, réplique hâtivement Takemichi, en anticipant énormément le reste de la soirée.
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Une demi-heure plus tard, ils arrivent devant les grilles d'une luxueuse résidence, sécurisée avec une végétation abondante, et Takemichi réprime un cri d'admiration. Ce dernier vit dans un appartement miteux, et complètement délabré, alors ce genre d'habitation l'impressionne toujours autant. Le portail électronique se soulève lentement, le sortant de son état d'ébahissement, et l'inconnu l'entraîne vers l'entrée de sa demeure privée. À l'intérieur de ce nid spacieux, un type aux cheveux roses, ayant des cicatrices autour de la bouche, vient à leur rencontre et s'adresse respectueusement à son futur amant.
— Mikey-sama, vous avez besoin de mon aide ?
— Tiens, attrape, Sanzu ! Lui dit le blond en lui envoyant ses clés à la figure. Je te laisse garer ma voiture dans le parking souterrain.
— C'est entendu, mon roi, lui déclare-t-il d'une voix totalement soumise, avant de se mettre sans discuter à sa nouvelle tâche.
« Il s'appelle donc Mikey-kun ! Étrange, j'ai l'impression d'avoir déjà entendu ce nom quelque part, mais où ? » s'interroge intérieurement le brun, une expression de confusion peinte sur le visage.
Poussant un léger soupir d'aise, le gangster braque ses yeux sombres sur lui, et remarque son air pensif, et absent.
— Il y a quelque chose qui te turlupine, Mitchy ?
— Non, non, ce n'est rien, le rassure Takemichi.
— D'accord, si tu le dis, je te crois, n'insiste pas le blond. Allez viens, montons dans ma chambre.
Le brun acquiesce d'un hochement de tête, en entrelaçant ses doigts aux siens, et se laisse guider vers le grand escalier courbé. Le cœur de Takemichi bat dans ses oreilles, fort et puissant, tandis qu'ils gravissent ensemble les marches menant à l'étage supérieur. Peu de temps après, ils empruntent un long couloir, faiblement éclairé, et s'arrêtent devant une chambre vitrée à l'écart des autres.
— Toi, en premier, mon cœur, s'impatiente son très probable coup d'un soir, en s'écartant pour le laisser passer.
Le blond pose ses deux mains sur sa taille fine, et l'attire subitement vers lui, son corps épousant parfaitement le sien. Ensuite, il incline doucement son visage vers le sien, tout en le scrutant de son regard intense, et finit par goûter à ses lèvres délicieuses. S'agrippant aux épaules de son amant, Takemichi se hisse sur la pointe des pieds, et entrouvre sa bouche pour accueillir sa langue agile. Le gangster fouille tous les recoins de sa bouche, ayant un goût particulièrement sucré, et mouve ses lèvres durement contre les siennes.
Se sentant à court de souffle, Mikey se détache de ses lèvres, presque à contrecœur, et descend jusqu'à son cou offert. Le brun pousse un gémissement étouffé, et empoigne les cheveux blonds de son amant, pendant que toutes sortes de sensations traversent l'intégralité de son corps. Son compagnon d'un soir dépose des baisers fiévreux le long de sa gorge, tout en caressant la courbe douce de ses hanches et de sa cuisse. Ce dernier aspire ensuite sa peau entre ses lèvres, et lui fait un beau suçon dans le cou, arrachant un léger cri de douleur à Takemichi.
Le blond emprisonne sa bouche dans un baiser dévorant, et descend ses mains jusqu'au bas de ses fesses pour le soulever. Takemichi entoure sa taille de ses jambes pendant qu'il le dépose délicatement sur le lit. Le gangster se détache des lèvres du brun, et le débarrasse sans plus attendre de son haut, exposant ses tétons durcis à l'air libre. Il enlève à son tour son débardeur blanc, ensuite presse son torse nu contre le sien, en fourrant une nouvelle fois sa langue dans sa bouche. Tout en continuant à l'embrasser, celui-ci glisse sa main sur le buste du brun, et effleure un de ses tétons du bout des doigts.
— Cesse cette délicieuse torture, s'il te plaît ! Le supplie Takemichi, ses yeux bleus remplis de larmes, en sentant son téton droit se faire taquiner par la langue experte de son partenaire.
— Ton visage mouillé m'excite grave, bébé ! S'exclame Mikey dans un état délirant, alors qu'il se met à lui pincer les tétons, le faisant couiner davantage.
L'homme aux yeux noirs parsème son torse de doux baisers, et peu à peu, descend jusqu'à son nombril, sur lequel il s'attarde un instant. Le dos du brun se cambre sous ses caresses répétés, et extrêmement prodigieuses, tandis que ses mains s'emmêlent dans ses cheveux blonds. Son partenaire, à l'allure d'un vilain, lui adresse un grand sourire taquin, puis lui enlève d'un coup son pantalon ainsi que son boxer, avant de les jeter sans considération au pied du lit. Nu comme un verre, Takemichi rougit de honte, d'embarras, et enfonce son visage dans l'oreiller pour dissimuler ses émotions.
— Ne cache pas ton joli minois, Mitchy, le réprimande Mikey, en saisissant un peu brutalement l'oreiller de ses mains pour le lancer hors du lit.
— Ha ! Ne me regarde pas comme ça ! Rétorque Takemichi, s'avérant gêné par sa nudité totale. D'ailleurs, pourquoi suis-je le seul à être nu ?
— Oh ? Je te laisse m'ôter le reste de mes vêtements, déclare-t-il d'un ton emballé, tandis qu'il échange brusquement leur position respective.
Takemichi se trouve à présent à califourchon sur lui, et son estomac se tord de nervosité ainsi que d'excitation, lorsqu'il sent le sexe en érection de son amant se presser contre ses fesses rebondies. D'une main tremblante, il descend la braguette du jean élimé du blond, et le retire avec une lenteur insupportable, suivi de son boxer quelques secondes plus tard. Celui-ci s'étonne sombrement devant cette verge tendue, et gonflé, semblant particulièrement douloureuse, néanmoins loin d'être dégoûtante, voire repoussante.
— Alors ma queue te plaît, bébé ? Lui susurre le gangster à l'oreille, pendant qu'il fait basculer son amant sur le dos pour se remettre au dessus de lui.
— Arrête ! Tu...tu m'embarrasses ! Balbutie le brun, ses joues s'empourprant violemment.
L'homme blond sonde intensément Takemichi pendant quelques minutes, puis une nouvelle lueur illumine son regard, en relevant un détail qui le fait trépigner d'excitation.
— Dis t'as toujours pas perdu ta virginité, n'est-ce pas ? S'empresse-t-il de lui demander, d'un ton étrangement possessif.
— Oui, c'est ma toute première expérience sexuelle, reconnaît le brun, en abordant une mine anxieuse.
— T'es juste trop parfait, Mitchy ! S'exclame Mikey d'une voix ravie. Je promets de faire de ta première fois un souvenir inoubliable, et magique.
Sans tergiverser plus longtemps, le gangster vient s'agenouiller près de ses cuisses, et lui écarte les jambes avec sa main, tout en l'observant de ses yeux enfiévrés. L'instant d'après, il se met à taquiner de sa langue le sexe érigé de son amant, lui arrachant quelques gémissements, puis l'engloutit entièrement dans sa bouche, presque jusqu'à la racine. Takemichi sent une explosion de plaisir se déchaîner en lui, tandis que son partenaire le lèche doucement, sa langue s'enroulant fréquemment autour de son gland.
— Ah...c'est trop bon, Mikey-kun...
Le blond maintient ses hanches immobiles, l'empêchant de trop bouger, et il entreprend de le sucer avidement, le plus profondément possible. Secoué de spasmes de plaisir, le brun soulève instantanément son bassin, et se déverse bruyamment dans la bouche de son compagnon. Son partenaire avale toute sa semence sans se plaindre, léchant aussi les dernières gouttes présentes sur son gland. Puis, il se recule pour admirer le corps de Takemichi, tremblant encore sous l'intensité de son orgasme dévastateur, et lui énonce d'un ton comblé :
— Mmmh, succulent mon amour !
— Oh mon dieu, je suis sincèrement désolé ! J'ai éjaculé dans ta bouche sans te prévenir, regrette aussitôt le brun, pantelant légèrement.
— Tu n'as pas à t'excuser, bébé, le rassure Mikey. En plus, t'as sacrément bon goût !
— Ne dis pas ce genre de choses, s'il te plaît. C'est tellement embarrassant !
— Pourtant, je ne fais qu'énoncer la vérité, rétorque le blond, en s'induisant ses doigts du lubrifiant qu'il vient fraîchement de sortir de son tiroir.
Sans plus tarder davantage, le gangster allonge son amant sur le ventre, déposant des baisers le long de son cou, et se met à taquiner son orifice de ses doigts lubrifiés. Takemichi prend une inspiration tremblante, quand il sent le doigt de Mikey s'introduire en lui, puis expire doucement. Celui-ci ne ressent visiblement aucune douleur apparente, uniquement du plaisir, encourageant son partenaire à remuer rapidement son doigt dans sa moiteur accueillante. Le sentant suffisamment à l'aise, le blond ajoute un second suivi d'un troisième doigt, et entame des va-et-vient d'une lenteur insupportable. Désirant lui faire perdre pied, l'homme aux yeux obscurs pousse ses doigts plus loin, plus profondément en lui, et lui impose un rythme beaucoup plus soutenu.
— S'il...te plaît, Mikey-kun, le supplia son amant. Je...je vais jouir…
— Demandé si gentiment, je peux difficilement résister, lui répond le blond avec franchise, en retirant ses doigts de cet étau de chair chaude et moite.
Contraignant Takemichi à se remettre sur le dos, le blond se verse du lubrifiant au creux de la main et en enduit son membre tendu qu'il dirige dans son antre qui n'attend que d'être rempli. Grognant sourdement, ce dernier s'enfonce promptement en lui, le pénétrant avec de légères poussés. Se sentant déchiré de l'intérieur, l'employé de magasin hurle de douleur, et plante ses ongles dans le dos de son partenaire. Le gars à l'aura dangereuse s'arrête net de bouger, ne voulant absolument pas le brusquer, et plonge sa langue dans sa bouche entrouverte pour étouffer ses cris.
Au bout de quelques minutes, le corps du brun se détend complètement, s'habituant à la présence d'une queue en lui, et donne le feu vert à son amant pour qu'il puisse enfin se mouvoir librement. D'un geste abrupt, Mikey saisit ses jambes pour les placer par-dessus ses épaules, et reprend ses mouvements de va-et-vient lancinants. Le gangster le pénètre plus durement, plus profondément, donnant l'impression au brun qu'il veut fondre dans son étreinte. En ce qui concerne Takemichi, il se mord la lèvre inférieure pour ne pas crier son plaisir, et s'accroche fermement à son oreiller, semblant perdu dans un tourbillon de sensations.
— Je...je veux que t'ailles plus vite, Mikey-kun, halète fortement le brun, voulant se consumer dans les bras de cet homme menaçant.
— Accroche-toi, mon cœur, je vais te baiser si fort que tu t'en souviendras toute ta vie, lui siffle crûment son bel inconnu, en se mettant à le pilonner de toutes ses forces.
Agrippant les hanches de Takemichi, le blond le cambre sur lui, pour pouvoir lui fourrer son membre gorgé de désir encore plus loin. Embrassant le brun à pleine bouche, il continue à le baiser avec sa queue épaisse, puis établit un rythme rapide et le martèle littéralement de ses coups de reins puissants. À mesure qu'il l'encule, Mikey sent sa verge grossir considérablement à l'intérieur de lui, et sait pertinemment que la jouissance est proche. Cependant, il ne veut pas venir avant son amant, alors il s'efforce de se contenir encore quelques instants.
Labourant violemment son anus, le gangster se saisit du sexe tendu de son partenaire criant sans aucune retenue son plaisir, et se met à le masturber au même rythme que ses coups de butoir. Se tortillant dans ses bras, le brun finit par jouir entre leurs deux corps et son étau de chair se resserre dangereusement autour de lui. Se sentant visiblement à bout, le blond s'introduit avec frénésie dans son orifice, devenu de plus en plus étroit. Après quelques poussées, il laisse échapper un râle bruyant et se raidit avant de libérer sa semence dans le ventre de Takemichi.
— Alors t'as aimé ta première fois, bébé ? L'interroge l'homme aux yeux noirs, en caressant sensuellement sa peau brûlante.
— Oui...oui, tout était parfait, confirme le brun d'un ton faible, alors qu'il tente de reprendre son souffle.
— Génial ! Ça te dit un second round ?
— Non, ça ira, murmure-t-il d'une voix blanche.
Un éclair sombre, intense, jaillit aussitôt dans le regard du bel inconnu, faisant frissonner d'effroi Takemichi.
— Eh bien, tant pis, ce sera pour une autre fois. Lui annonce calmement le blond, tandis qu'il lui touche le visage de son index, semblant comme perdu dans une contemplation malsaine.
— Qu'est-ce que t'insinues par là ? Le questionne l'employé de magasin, en levant un sourcil intrigué.
— Rien de bien important. Allez, ferme les yeux et dors, achève Mikey d'un ton tranchant, en encerclant sa taille avec force.
Takemichi reste rigide dans les bras du blond, totalement crispé, perturbé par le doux bruit de sa respiration régulière frappant son visage. Tout semble normal en apparence, et pourtant il est pris d'un très mauvais pressentiment, comme si quelque chose de vraiment flippant allait lui arriver. Mais celui-ci se fait sûrement des films, en pensant toujours aux pires scénarios possibles, dont certains impliquent sa captivité ou sa mort prochaine. De plus, son bel inconnu n'a carrément rien d'un meurtrier, tuant de sang froid ses victimes, et cela même s'il possède des allures de gangster. Qui plus est, tout au long de leurs ébats, l'homme blond s'est véritablement montré avenant et attentionné à son égard, paraissant prêt à tout pour le faire succomber à son charme.
« Je me fais clairement du souci pour rien … » se marmonne le brun, l'air plutôt soulagé, pendant qu'il ferme sereinement les yeux pour sombrer dans un sommeil profond et très calme.
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Une alarme se déclenche dans le subconscient de Takemichi, le poussant à se réveiller, tandis qu'il perçoit nettement des bruits d'armes automatiques et de détonations non loin de lui. Celui-ci sent aussitôt la panique poindre en lui, lorsqu'il soulève craintivement les paupières et que tout ce qu'il voit n'est que cette obscurité épaisse, voire perturbante qui règne autour de lui. Une sorte de foulard ou bandage recouvre ses yeux, l'empêchant de voir ses environs, et il distingue également une chaîne accrochée à sa cheville gauche.
« Putain mais c'est quoi ce délire ? » s'affole grandement le brun, en tentant de se redresser sur son oreiller.
— Tiens, t'es déjà réveillé, princesse, surgit une voix rocailleuse dans son dos, acculant Takemichi à se mettre sur ses gardes.
— Qui...qui êtes vous et que me voulez vous ? Beugle le brun d'une voix incertaine, une sueur glacée perlant sur son front.
— Je suis ton nouveau garde du corps, Takeomi, l'informe-t-il d'un ton distant, en lui retirant le bandeau de ses yeux.
Takemichi cligne plusieurs des yeux, aveuglé par la lumière artificielle de cette salle sans ouverture, et tombe aussitôt sur le visage de l'homme effrayant, supposé être son prétendu garde du corps. L'employé de magasin tressaillit légèrement, semblant un poil décontenancé, alors qu'il commence à l'inspecter attentivement. Il s'agit d'un gars plutôt imposant d'une quarantaine d'années, possédant des cheveux mi-blonds mi-bruns qui lui arrivent pratiquement jusqu'aux épaules. En outre, une énorme cicatrice lui barre la partie gauche de son visage, et lui donne un air encore plus dangereux, et menaçant.
— Takeomi-san, c'est bien ça, reprend le brun d'un ton angoissé. Dites-moi, pourquoi vous me tenez captif ?
— Hn, ce sont les ordres du chef, lui déclare-t-il nonchalamment, en haussant un sourcil désintéressé.
— Je ne suis pas sûr de comprendre là. Qu'est-ce que tout cela signifie ?
— À partir de maintenant, ta vie ne t'appartient plus, clarifie Takeomi. Tu n'existes que pour servir Manjiro-sama !
Le cœur du brun rate un battement, et ses yeux s'écarquillent de stupéfaction, digérant avec difficulté les propos insensés de ce Takeomi. Celui-ci n'a jamais fait le moindre mal à quiconque, et semble être quelqu'un de plutôt serviable, donnant constamment un coup de main aux autres. Alors, pourquoi le sort s'acharne-il autant sur sa modeste personne ? Son regard se fige soudain, et sa respiration s'accélère considérablement, alors qu'il paraît enfin reconnaître le nom qui vient tout juste d'être cité par l'autre homme.
Manjiro Sano, plus connu sous le nom de « Mikey », est le leader actuel de la pire organisation criminelle du pays qui soit : le Bonten. Les membres de ce gang trempent dans divers trafics, parmi lesquels figurent la vente de drogue, la prostitution, l'extorsion de fonds, le vol d'armes ainsi que les enlèvements. En couchant avec lui, Takemichi a commis une erreur fatale, et doit désormais définitivement renoncer à sa liberté. Pourtant, celui-ci ne regrette absolument rien, car cette courte expérience lui a permis de se sentir vivant pour la première fois depuis très longtemps.
« Cela dit, je préfère une chambre nettement moins lumineuse...» évoque Takemichi d'une voix embêtée, ses yeux n'arrivant toujours pas à s'accoutumer à cet éclairage agressif.
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Fin
