Note d'auteur.
Je viens de retrouver quelques OS sur Peter que j'ai écrit il y a un moment, et je me suis rendue compte que je ne les ai jamais posté. Celui-ci a été écrit pendant une nuit d'écriture avec mes copines (une nuit où on choisi toutes les quatre un thème, et on écrit pendant une heure sur le thème de chacune). Bon, le résultat est un peu glauque mais c'est pour la science.
TW tout de même, rien ne bien méchant mais un peu quand même.
Thème 1 : « if it's any consolation, your hands were gentle »
Le premier copain de Peter s'est contenté d'une gifle.
Une pauvre claque, juste à côté d'un arrêt de bus le soir. Elle a résonné, mais Peter n'a rien entendu : il s'est contenté de poser sa propre main sur sa joue, et de regarder le sol avec des yeux écarquillés. Les yeux humides sans trop savoir pourquoi. En rentrant, il a été vérifier sur internet et apparemment c'est une réaction normale. Une gifle, peu importe si on est fort ou non, vous met les larmes aux yeux.
— Merde, Pete. Désolé. Je... juste, parle pas de ça, ok ? Pas maintenant.
Peter s'est mordu la lèvre pour ne pas avoir la voix qui tremble. Joshua est gentil. Le genre de gars qui a mis un mois avant d'oser lui tenir la main, qui a bégayé devant sa tante, et qui insiste pour l'attendre à la fin des cours même si Peter a plein de clubs qui finissent tard.
Ce soir-là, ils sont rentrés ensemble.
— Non, c'est bon, dit-il au bout de quelques secondes.
Quand il relève la tête, Joshua a vraiment l'air de s'en vouloir. Il s'abaisse, tente de prendre le poignet de Peter pour voir l'état de sa joue. Il sait à quoi ça doit ressembler : un peu rouge, mais rien de grave. Ça ne fait pas si mal, c'était juste surprenant. Et Peter marque vite, franchement. En sport, quand quelqu'un lui met un pauvre coup de coude, il garde un bleu pendant plus d'une semaine.
— T'as raison, j'aurai pas dû dire ça.
Peter est égoïste. Enfin, il l'a été quelques secondes avant. Parfois, il ne s'en rend pas compte : se laisser emporter et finir par parler encore et encore sans même entendre ce qui sort de sa bouche. Son oncle lui dit toujours que même si c'était mignon quand il était petit, des gens pourraient être blessé qu'il leur coupe la parole, ou qu'il réponde à leur histoire par une des siennes. Peter a essayé de s'inspirer de ce qu'il voyait à la TV, dans les films où les séries, les moments calmes où les personnes discutent.
Il y arrive mieux, maintenant. En tout cas il en a l'impression. Mais là, ça lui a échappé.
Quand Joshua lui a avoué que ça allait pas fort parce que sa grand-mère est morte la semaine passée. Que l'enterrement était bientôt. Qu'ils étaient proches. Et Peter, sans réfléchir, lui a dit qu'il comprenait parce que l'enterrement de ses parents avait été affreux, que les corps n'avaient pas été récupéré entièrement et que ça s'était déroulé en petit comité. Que c'était son oncle qui s'était occupé de presque tout.
La claque est partie avant qu'il ne termine son histoire.
Joshua soupire.
— Je vais rentrer, ok ? C'est juste que l'ambiance chez moi est pas terrible et ça doit jouer sur... sur ma patience ou un truc du genre. D'habitude ça me dérange pas trop quand tu parles autant, mais là... j'ai juste besoin de quelqu'un à qui parler.
Il hausse les épaules, et Peter enfonce ses mains dans ses poches. Sa gorge se serre, et il essaye de ne pas penser trop fort à ce « ça me dérange pas trop d'habitude ». Il acquiesce.
— Désolé, répète-t-il. Tu peux parler, je te jure que je vais pas...
— Nan, c'est bon. Ma mère a besoin de moi de toute manière.
Il s'arrête, et Peter s'attend à ce qu'il fasse comme d'habitude. Qu'il se penche et l'embrasse, un petit bisou d'une seconde à peine sur les lèvres. Ils font ça discrètement, parce qu'au collège les autres apprécient pas des masses qu'ils soient deux gars, mais ils le font quand même. Joshua a été son premier baiser, trois mois plus tôt.
Mais il ne le fait pas. Il se contente de reculer d'un pas et dire :
— Allez, à demain.
Et quand Peter rentre chez lui, que sa joue est toujours rouge, il est obligé de dire à tante May qu'il est tombé en skate. Et à oncle Ben, qui est moins crédule, qu'il s'est fait embêter à la récré, mais que c'est réglé maintenant.
Le troisième, à la fin du lycée, trouve que Peter mange vraiment beaucoup.
Ce qui est le cas. Honnêtement, Peter mange au moins l'équivalent de cinq repas par jour. Avant, il n'en avait pas besoin mais depuis la morsure c'est différent : chaque fois qu'il sort en tant que Spiderman, chaque fois qu'il court trop longtemps ou qu'il marche après avoir loupé le bus, il surprend son ventre à gargouiller fort.
Danny ne fait même pas de sport. Il n'en a pas besoin : un ventre parfaitement plat, et un torse sans muscles. Au début, il avait l'air de trouver ça bien que Peter ait des abdos, et des pectoraux, et tous ces muscles qui sont apparus avec Spiderman.
Il trouvait ça mignon que Peter se resserve toujours une deuxième fois. Qu'il grignote en cours. Qu'il ait toujours une barre de céréale dans son sac.
Mais depuis quelques temps, Peter a l'impression que ce n'est plus le cas.
— Aïe, grogne-t-il en s'éloignant un peu dans le lit.
Son lit superposé, le matelas du bas, est vraiment étroit. Il aime bien quand Danny vient dormir, car après des heures passées dehors dans le froid de New York, s'étaler sur lui le réchauffe de la tête aux pieds. Peter a toujours du mal à retrouver une température correcte par temps froids, et Danny est une vraie chaudière peu importe la saison.
Peter fronce les sourcils et se relève sur ses avant-bras.
— Pourquoi tu m'as pincé ?
— Parce que tu prends toute la place, et que tes petits bourrelets étaient juste là, sourit Danny.
Mais Peter se recule encore plus.
— Mes quoi ?
— Tes... oh, c'est bon. Me dis pas que t'es vexé ?
Le bras de Danny s'enroule autour de son cou, et il se laisse entraîner contre lui sans résister. Son regard tente quand même de croiser son regard.
— Je suis pas vexé.
— Bien sûr que si. T'as ta voix vexée, celle que tu prends quand je dis un truc qu'il faut pas. Ce qui arrive tout le temps, en ce moment.
Il soupire, et Peter se recroqueville sous la couverture.
— Pete, c'est bon. Tu m'écrasais juste un peu, pas de quoi en faire un drame.
Il n'a pas envie de faire un drame. Danny lui dit toujours que l'avantage de sortir avec un mec, c'est qu'au moins il n'a pas à faire attention à chaque parole sur l'apparence qui sort de sa bouche. Une fille, ça prend tout de travers : toi au moins tu fais du sport pour compenser tous les Mcdos que tu manges. Si je dis ça à une meuf, j'aurais pas fini d'en entendre parler.
Le fait est que Peter fait du sport. Mais il ne comprend pas ce que ça change. Il n'a jamais trouvé que Ned était moins beau que lui à cause d'un truc débile comme le poids. Et en entendant ça, peut-être qu'il s'est mis à marcher plus et à moins prendre le métro. À manger un tout petit peu moins. Et à courir le soir après manger ; un jogging pour se vider la tête, c'est ce qu'il a dit à May.
— Désolé, souffle-t-il en se réinstallant et en faisant attention à ne pas trop s'appuyer.
— C'est pas grave. C'est pas comme si tes abdos étaient totalement devenus des bouées non plus.
Il rigole, et Peter se force à sourire. Pas totalement. Quand il finit par s'endormir, il est presque trois heures du matin.
Sam est arrivé quand Peter n'avait plus personne.
Quand la totalité de la planète avait oublié l'existence de Peter Parker, et qu'il essayait de reconstruire des connexions en allant à du bénévolat. Un travail pour l'été après avoir passé le bac en candidat libre, et ses soirées à aller jouer avec des petits vieux dans le centre communautaire le plus proche.
Sam était celui que les personnes âgées appréciaient le plus.
— Des jeunes comme ça, lui avait dit un papy. On en voit plus beaucoup.
C'est sans doute pour ça que le premier coup l'a pris par surprise. Et que, Spiderman ou non, il n'a même pas pensé à se défendre : son petit chatouillis n'a été qu'un bourdonnement sourd à l'arrière de sa nuque.
Il s'est excusé : beaucoup. Il est arrivé avec un set de legos le lendemain, pour lui prouver que ça n'arriverait plus jamais. Ils l'ont monté ensemble, et en regardant dans le miroir le soir Peter n'avait déjà plus rien.
C'est arrivé à nouveau. Se faire pousser contre le coin de la table, s'en vouloir de pleurer, s'en vouloir de le voir s'en vouloir, se prendre un coup, une gifle, se crier dessus, se dire que Peter aussi a été méchant, qu'il a dit des trucs, que c'était réciproque.
Puis un jour, il se prend un coup de poing. Un vrai, qui n'a rien de retenu ou d'hésitant : cette fois son chatouillis s'alarme, s'affole, parce que ce coup-là n'est pas échappé, ne vient pas d'une pulsion. Il est réfléchi. Il est là pour faire mal.
Mais Peter fait tout taire, et quand l'os de sa pommette éclate et qu'il se fracture le crâne contre le coin de la table basse du salon, il ne se réveille que six heures plus tard.
— Oh mon dieu. Oh, Pete. Ça va ? Je... je pensais... oh, merde. J'ai cru que t'allais pas te réveiller.
Il lui a mis un pauvre bandage autour de la tête, l'a porté sur le canapé, et a attendu de voir s'il se réveillait. Il n'a pas appelé les pompiers, une ambulance, ou quoi que ce soit d'autre.
Ce jour-là, quand Peter se redresse et qu'il voit tout le sang qu'il y a chez eux, il se retourne lentement vers lui.
— T'as essayé de me tuer.
Sa voix n'est qu'un croassement pathétique. Il se rend compte qu'il pleure.
— Quoi ? Non, Pete, écoute je suis désolé, d'accord ? Tu sais bien que... que j'ai du mal. Mais j'essaye. J'ai vraiment eu peur, cette fois et je te promets que...
— Si j'avais été...
Il déglutit. S'il avait été normal.
— Je serais mort. Et t'as rien fait du tout.
Il sent que sa pommette est douloureuse, enflée, engourdi. Que son crâne le lance, comme si quelqu'un jouait de la batterie dessus. Il est Spiderman. Il guérit plus vite. N'importe qui d'autre serait mort, et Sam n'a rien fait.
Le lendemain, il retourne dans son ancien immeuble pour voir si son appartement est toujours disponible. Il est humide, mal isolé, et au dernier étage sans ascenseur, mais quand le propriétaire lui dit que s'il veut y foutre ses affaires, le loyer est au début du mois, il se rend compte qu'il respire vraiment pour la première fois depuis des mois.
Il y en a eu d'autres.
Et c'est sûrement au moment où Peter a essayé de sortir avec une fille, sa poitrine trop serrée par l'idée de rencontrer un nouveau garçon, qu'il s'est dit que peut-être c'était sa faute. Cette fille, elle l'a plaqué au bout de trois mois, quand elle a compris que Peter l'adorait sincèrement, mais qu'il ne l'aimait pas. Qu'il n'avait pas envie de coucher avec elle. Qu'il n'avait pas particulièrement envie de l'embrasser. Que son regard ne s'attardait jamais sur elle. Elle lui a embrassé la joue, et lui a dit que c'était terminé.
C'était sa faute. Il y avait sûrement quelque chose en lui, ou dans son comportement, qui attirait les coups. Qui attirait des mains brutales. Ce n'était pas toujours flagrant, aussi simple à repérer qu'un poing sur sa joue. Parfois, c'était des embrassades trop rudes, des coups d'épaules, des sourires en voyant Peter se prendre le coin d'une table ou d'une commode. C'était des mains qui tiraient ses cheveux, ou des doigts autour de son cou, au lit, alors qu'il n'avait rien demandé. C'était des soupirs quand Peter disait non.
Peter aurait pu rester seul. Arrêter de sortir avec ces mecs. Mais chaque fois qu'il décidait de s'y tenir, il y avait un sourire à un endroit où à un autre qui le faisait flancher. Une discussion dans un café. Un voisin dans l'amphithéâtre. Un prof d'une autre classe. Un serveur à son restaurant préféré. Un danseur à son cours. Il y avait toujours quelqu'un, et ça finissait toujours mal.
D'une façon ou d'une autre.
Finir par trouver un job dans le pôle recherches scientifiques de Stark Industries, c'était presque comme une blague. La Tour de New York ne serre plus qu'à ça, des locaux sur des centaines d'étages où des employés viennent tous les jours. Robotique, ingénierie, chimie, nouvelles technologies. Pour un fan de sciences, il y avait toujours un pôle intéressant et en sortant de la fac avec des notes excellentes, Peter a quand même cru à une blague en recevant un appel, après son entretien.
Quand il est arrivé pour son premier jour, il a pensé à Tony Stark pendant des heures. Il a pleuré dans les toilettes. Et dans la cafétéria. Et en partant, en lançant un dernier regard à la Tour. Puis petit à petit, ça s'est fait plus rare : de temps en temps, puis presque plus du tout. Simplement en remarquant que la voix de FRIDAY lui obéit plus que les autres, que des gens nettoient la statut d'Iron Man dans le hall une fois par semaine, que Pepper passe de temps en temps.
Un bon salaire. Un meilleur appartement. Des vêtements neufs.
C'est presque comme une nouvelle vie (une vie où Peter se rend moins souvent à la tombe de tante May, où il rompt dès la première baffe, où Spiderman se fait plus prudent). Alors, quand Harry Osborn le prend à part juste avant la pause du midi, Peter ne peut s'empêcher de se mettre sur la défensive.
Car même si Harry Osborn n'est dans son monde qu'un gars comme les autres avec un père qui a dû rencontrer un obstacle de trop, il ne peut s'empêcher de se dire que son père, dans un autre monde, est venu tuer sa tante. Mais ça n'a aucun sens.
— Qui t'a fait ça ?
Au départ, Peter ne sait pas de quoi il parle. Puis son regard s'attarde un peu trop sur sa joue, et là il se souvient que le matin même, avant de partir faire sa ronde dans le quartier en tant que Spiderman, il a largué son copain qui lui a mis un soufflet du revers de la main en lui enfonçant sa bague dans la mâchoire.
— Personne.
Il hausse les épaules. Ce n'est pas qu'il n'apprécie pas Harry ; c'est justement qu'il l'aime un peu trop. Grand, les épaules un peu larges, les sourcils épais et les cheveux bouclés. Chaque fois qu'il sourit, c'est avec un rictus amusé et il passe son temps à se moquer des autres, dans le labo. C'est gentillet, et même de mauvaise grâce il a quand même aidé Peter pendant des semaines au début.
Peter apprécie Harry, car il le fait rire même derrière ces airs bougons. Mais il n'a jamais été très certain que Harry l'apprécie en retour. Mais ça, là, ce regard irrité et ces joues un peu rouges ? Peter fronce les sourcils.
— Tu t'es fait agresser en venant ?
— Non.
— Tu t'es battu ?
— Non, Harry. T'as quoi aujourd'hui ?
Il le voit rougir, et cette fois ses sourcils se haussent bien hauts. Harry voit certainement le moment où Peter comprend ; si d'habitude il se serait renfrogné et aurait peut-être essayé de se dédouaner en balayant le tout d'une remarque, cette fois il reste silencieux.
Deux semaines plus tard, Peter lui demande l'air de rien s'il veut sortir avec lui, un de ces soirs. Et le lendemain matin, il se réveille avec un corps chaud contre le sien, un nez froid dans son cou, et des cheveux décoiffés contre sa joue.
Pendant des mois, Peter attend le revers de la médaille. Harry n'est pas parfait : il parle très rarement de ce qu'il ressent, mais ses gestes le font pour lui. Il s'énerve facilement en voyant des bleus sur Peter (une chute ou une bagarre en tant que Spiderman, même si les traces ne restent pas longtemps, ça ne passe plus complètement inaperçu) mais se contente de le serrer contre lui. Il hausse facilement la voix, mais ne critique jamais son poids, son apparence, des choses que Peter fait, des choses qui font de lui qui il est. Il ne lui offre pas de fleurs.
Ils rigolent au boulot. Harry n'a pas honte de lui. Pas plus qu'il ne l'affiche comme un trophée. Il ne le force jamais à faire quoi que ce soit. Et même quand il trouve que Peter s'énerve pour un rien, il n'essaye pas de le faire taire.
Ils parlent.
Et au bout d'un moment, après des mois à simplement attendre que ça se termine, Peter décide un jour qu'il peut simplement continuer. Que cette fois, ça n'aurait pas forcément une fin. Peut-être, mais pas obligatoirement.
— Tu sais, je suis désolé.
C'est dans ces moments-là que Harry est le plus honnête. Quand il a ses bras autour de la taille de Peter, quand son nez est dans sa nuque, dans la lumière de la ville nocturne entre par les volets et les éclaire légèrement.
— Pourquoi ?
Leurs voix sont basses. Harry chuchote presque contre sa peau.
— Je sais que je suis pas... toujours facile. Y'a des jours où je me dis que tu mérites mieux.
Peter serre les lèvres. Quand il ferme les yeux, il peut se souvenir de qu'il a déjà « mérité », et ça n'a jamais été mieux que ça.
— Je parle pas assez de ce que... je ressens pour toi. Et je me braque trop facilement. Mais le savoir, ça fait pas tout.
Il remue un peu, comme pour chercher un peu plus son odeur.
— Mais j'ai jamais été aussi heureux qu'avec toi. Alors même si je pense que tu mérites mieux, j'ai aucune envie que tu trouves un jour.
Au bout de plusieurs secondes à se mordre la lèvre, Peter finit par relâcher un souffle tremblant.
— Tu sais, je suis sorti avec pas mal de monde.
Il le sent se tendre. Ça aussi, c'est Harry. Jaloux et facilement impressionnable : Peter sait que chaque fois qu'il dit quelque chose comme « mon ex faisait du tennis », Harry se dit que peut-être lui aussi devrait faire du tennis. Ce qui est ridicule.
— Je sais, Pete.
Sa voix à l'air un peu triste. Alors Peter se rapproche, et appuie sur ses bras pour faire en sorte que Harry le serre plus fort.
— T'es le garçon le plus doux que j'ai jamais rencontré.
Chaque fois que Harry le touche, il se sent comme une merveille du monde. Quand il l'embrasse, il a l'impression que Harry se trouve chanceux. Quand il lui tient la main en ville, Peter le voit sourire discrètement. Quand ils font l'amour, ses doigts sont si gentils sur sa peau que ça l'a déjà fait pleurer.
Harry n'est pas parfait. Mais Peter l'aime. Énormément.
— Et honnêtement, j'aurai jamais pu rêver mieux.
Des bisous !
