Bien le bonsoir !
(Ou bonjour, peu importe. Ici, il est minuit, alors je trouve plus de sens à vous saluer de cette manière.)
Je suis ravie que vous ayez cliqué sur cette histoire ! Qui n'est, d'ailleurs, pas la mienne.
Il s'agit du roman "Le Roman de Sasuke : L'énigme du Dessin des Astres", plus communément appelé par le fandom "Sasuke Retsuden". Il s'agit d'un roman écrit par Jun Esaka, mais bel et bien validé par Masashi Kishimoto, et même illustré (L'illustration de cette même histoire )
J'ai pu remarquer que plusieurs fans de Naruto n'avait pas lu ce roman que je considère pourtant comme un classique, et après avoir trouvé la version anglaise sur internet, je me suis dit qu'il n'y avait pas de mal à ce que je retranscrisse le contenu de mon livre en français, moi aussi.
(Il ne s'agit pas d'une traduction de la version française mais bel et bien d'une réécriture à la lettre du livre.)
Assez de blablater, c'est tout pour moi !
Titre : Le Roman de Sasuke : L'énigme du Dessin des Astres.
Genre : Aventure, principalement, mais aussi quelques touches de romances.
Pairing : Sakura/Sasuke
Personnages principaux : Uchiha Sasuke, Uchiha Sakura, Zansûru, Menô et Gigi.
Rating : K (Un simple K aurait suffit, mais je prend mes précautions.)
Résumé : Sasuke Uchiwa se rend dans un lieu très éloigné du pays du Feu : l'Institut de recherche en astronomie. Sakura le rejoint, et la mission d'infiltration pour enquêter sur les traces de l'Ermite Rikudo commence! Un plan qui transcende la vie et la mort est en marche...
Disclaimer : Les personnages sont la propriété de Masashi Kishimoto, hormis les antagonistes principaux qui appartiennent à Jun Esaka. L'histoire lui appartient aussi.
Bonne lecture.
Prologue :
Impossible de dormir.
L'homme pressa son corps maigre sur le drap froid. Bien qu'il soit à l'intérieur, l'air expiré par sa bouche blanchissait dans la pièce. Il était emmitouflé dans sa couette, mais elle était si peu rembourrée que cela ne suffisait pas à l'empêcher de trembler de froid.
Cela devait faire une quinzaine de jours qu'il dor mait sur ce vieux matelas complètement aplati, usé, couvert de taches de transpiration et de crasse. À chaque fois qu'il passait la nuit dessus, il avait davan tage de bleus sur le corps et il n'avait nullement l'im- pression de s'être reposé. Il aurait mieux valu qu'il puisse se mettre à l'abri des courants d'air.
L'homme souleva ses lourdes paupières pleines de rancune et plissa les yeux dans la pièce sombre.
Quatre adultes dormaient entassés dans cette chambre exiguë d'environ dix mètres carrés. Dans ce lieu où l'ancienneté prévalait, il était évident que le nouvel arrivant était placé à l'endroit le plus froid, et l'homme ne pouvait pas protester.
Nom d'un chien... Pourquoi je me retrouve dans une situation pareille ?
À peine six mois auparavant, l'homme était dans une prison de la capitale du pays de Redaku. Certes, il était privé de liberté, mais des conditions de vie minimales étaient garanties. La prison était nettement plus sûre et plus confortable que cet endroit. A tel point qu'il avait envisagé après avoir purgé sa peine de commettre un méfait quelconque afin de pouvoir y retourner. Son transfert avait été décidé de manière soudaine. On lui avait juste annoncé qu'il partait sur un chan- tier dans une région froide. Le travail requis était physique et ne pouvait être confié qu'à des détenus jeunes et en bonne santé.
Il fut emmené dans un observatoire astronomique en pierre, dressé au sommet d'une chaîne montagneuse.
Il s'agissait de l'Institut de recherche en astronomie Tataru.
Cet établissement réputé devait son nom à Janmâru Tataru, un astronome qui aurait vécu à la même époque que l'Ermite Rikudo. Toutefois, ce n'était pas ce qui préoccupait le plus l'homme. Le problème était plutôt le fait que cet Institut était situé dans une zone extrêmement froide où la température descendait fa- cilement au-dessous de zéro même au début du prin- temps. Il était probable que les bestiaux avaient une meilleure nourriture et des conditions de vie plus en- viables que lui. D'autant plus qu'il devait creuser un sol glacial sans répit du matin au soir.
- Pourquoi je me retrouve dans un endroit pareil...? marmonna l'homme.
Il serra les dents pour empêcher qu'elles ne claquent sous l'effet du froid et tint fort le bout de sa couverture. Ses ongles pleins de terre s'enfoncèrent dans ses paumes dont la peau avait été arrachée par de rudes travaux manuels exécutés durant de nombreux jours successifs.
L'homme avait été accusé de vol avec meurtres. Un jour d'hiver, trois ans plus tôt, comme il ne trouvait pas de nourriture, il était entré par effraction dans une maison au hasard. Il avait volé tout ce qui avait de la valeur. Puis il s'était enfui en laissant derrière lui un jeune couple et leurs deux enfants attachés avec une corde. Pendant deux jours, personne ne s'était aperçu de rien, et la famille avait été retrouvée morte de froid.
« C'est intolérable d'être considéré comme l'assassin de quatre personnes. Je n'avais pas l'intention de les tuer, il s'agit d'un accident. À la base, si j'ai dû voler, c'est parce que je n'avais rien à manger. C'était un peu comme de la légitime défense. Pourquoi je me retrouve dans une situation pareille ? »
Le mécontentement s'était infiltré en lui comme de l'eau et avait imprégné son cœur. Il était à bout. L'homme prit une décision en regardant les veines des planches du plafond.
Au lever du jour, il s'évaderait.
La vie des détenus était organisée par le son du gong.
Lorsque les bruits sourds et répétitifs du gong re- tentissaient pour annoncer le réveil, malgré leur épuisement, les prisonniers se levaient tels des zombis.
S'ils continuaient de dormir, les surveillants impitoyables leur assénaient des coups de matraque. Du coup, les détenus étaient tous ponctuels. Ils quittaient leur chambre en frottant avec de la salive leurs yeux collés, en grattant leurs bras couverts d'eczéma ou en baillant la bouche grande ouverte.
Le repas était servi deux fois par jour. Les plats étaient toujours à base de légumes et de blé sautés. Même les cochons n'auraient peut-être pas voulu de cette nourriture.
L'homme vint s'ajouter à la queue du réfectoire. Il prit une grande inspiration pour contrôler son émotion débordante. Contrairement à son corps encore lourd et plein de sommeil, ses nerfs étaient à vif.
Un individu était passé devant lui sans faire la queue et lui avait écrasé un pied au passage. Un autre, derrière lui, avait craché tout près de ses oreilles, mais l'homme s'en fichait.
Il allait quitter ce lieu aujourd'hui. Il allait s'évader. Après avoir réceptionné le plateau du petitdéjeuner, l'homme observa la pièce qui grouillait de prisonniers. Quitte à s'évader, autant proposer à une certaine personne de l'accompagner.
Cette pièce sommaire n'avait de réfectoire que le nom. Des tables branlantes et des rondins de bois. étaient simplement alignés. La personne qu'il cherchait était assise à sa place habituelle près de la fenêtre.
C'était le détenu n 487, Sasuke.
Le plus surprenant, ce n'était pas son nom, mais son apparence.
Ses cheveux et ses yeux étaient d'un noir uniforme. Son visage avait un beau relief et des traits fins. Son nez bien droit rendait son profil remar- quable. De face, il était indéniable que tous les éléments de son visage étaient parfaits. En le regardant de près, l'homme se demanda même s'il était bien de la même espèce que lui.
Bien qu'il soit doté d'une si belle apparence, Sasuke était mutique, peu affable, et il semblait indifférent à tout tel un chat, ce qui intriguait d'autant plus son entourage.
Le jour où Sasuke était arrivé dans ce lieu, une bande d'anciens détenus étaient allés titiller le nouveau par curiosité. À la seconde suivante, ils rampaient tous sur le sol avec leurs articulations déboitées. Sasuke avait regardé ces hommes qui gémissaient et s'était contenté de les avertir: Ne vous mettez pas en travers de mon chemin.
Pour la plupart des détenus, Sasuke était quelqu'un de difficile à approcher. C'était également le cas pour l'homme. Toutefois, il avait décidé de s'évader et, étonnamment, il réussit à lui adresser naturellement la parole.
L'homme s'assit en face de Sasuke et ouvrit la bouche :
- Euh...
Il avait imaginé que sa voix serait plus vigoureuse et combative, mais en réalité, les sons émis résonnèrent plutôt de façon craintive et faible.
- Vous... vous aussi... vous êtes un shi... shino-bi, n'est-ce pas ?
Sasuke, qui regardait par la fenêtre, se tourna vers l'homme :
- Que veux-tu ?
Fixé par ses yeux noirs, l'homme trembla de partout.
- Euh... en fait... moi... moi aussi, je suis un shinobi. Je suis originaire du pays du Vent... Je n'ai pas réussi à être diplômé de l'Académie, et mes pa- rents m'ont abandonné... Voilà pourquoi je me suis retrouvé dans ce pays. Mais je suis encore capable de pétrir du chakra. Regardez...
En contrôlant son chakra, il aspira les baguettes sur le bout de ses doigts et les fit bouger.
Il leva audacieusement son regard vers Sasuke. Mais ce dernier s'était déjà détourné de lui, et ses yeux noirs observaient ce qui se passait de l'autre côté de la fenêtre.
Ah ouais ! Il m'ignore », songea l'homme. Il se retint de faire claquer sa langue et fixa avec colère Sasuke...
Si lui aussi était enfermé dans ce lieu si reculé, c'était qu'il ne devait pas être un grand shinobi non plus.
Tout en continuant d'observer ce qui se passait par la fenêtre, Sasuke maniait élégamment ses baguettes et mangeait les différents aliments de son assiette. Les pousses de bambou et les racines y étaient mélangées y et entassées.
Sasuke était peu aimable, mais dans ses moindres gestes, sa bonne éducation ressortait sans qu'il en ait conscience.
Au milieu des détenus, qui étaient les rebuts du genre humain, la présence de Sasuke était manifestement d'une autre nature.
- - Ça... ça vous dit de faire équipe afec foi ? interrogea l'homme en se mordant la langue à la fin de sa phrase sous le coup du stress.
L'homme avait attendu que Sasuke son repas avant de se lancer.
- Qu'entends-tu par là ?
- Je parle de s'évader. On... on va se tailler d'ici...Vous... vous savez aussi contrôler le chakra, n'est-ce pas ? Alors... on... on pourra s'enfuir en escaladant le mur.
Un mur de pierre se dressait tout autour de l'Institut de recherche en astronomie. Il atteignait une dizaine de mètres de haut. Quand on le regardait d'en bas, il paraissait élevé, mais en utilisant le chakra, l'escalader n'était pas irréalisable.
- Je suis à... à bout. C'est... c'est pareil pour vous, pas vrai ? questionna l'homme.
Sasuke regarda son interlocuteur avec un visage inexpressif :
- Que sais-tu de moi ?
- Je sais que vous n'êtes pas une personne ordinaire, parvint enfin à dire l'homme sans bégayer.
Il n'arrivait pas à imaginer pourquoi et comment un homme tel que Sasuke se retrouvait emprisonné dans un lieu pareil. Toutefois, il ne pouvait pas imaginer que Sasuke puisse être satisfait de son quotidien de dur labeur dans un lieu aussi inintéressant.
- Fuyons ensemble. A... après le petit-déjeuner, tout le monde se dirigera vers le chantier du matin...On va profiter du va-et-vient pour franchir le mur.
- Laisse tomber. Même si tu parviens à franchir le mur, de l'autre côté, il n'y a qu'une terre aride à perte de vue. Le hameau le plus proche est à environ deux jours de marche. Tu finiras par mourir au bord de la route.
- On... on peut trouver des plantes sauvages co- mestibles et des baies ! Ça sera nettement mieux que ce que l'on nous sert ici... Regardez, il y a aussi du brouillard. Aujourd'hui, c'est l'occasion ou jamais de tromper la vigilance de Menô.
- Je t'aurai prévenu, répondit simplement Sasuke.
Il jeta un coup d'œil par la fenêtre et se leva avec son assiette vide. Les prisonniers qui discutaient dans le couloir étroit se hâtèrent de s'écarter à la vue de Sasuke et le laissèrent passer.
- N'avez-vous pas envie... de sortir de ce lieu ? s'enquit l'homme en saisissant le bras de Sasuke.
Ce dernier se dégagea de l'étreinte avec une grande facilité.
- Navré. Si je suis là, c'est parce que j'ai souhaité y venir, avoua Sasuke.
- Quoi...?
Il est là parce qu'il a souhaité y venir ? » répéta l'homme dans sa tête.
Sasuke quitta le réfectoire en laissant derrière lui son interlocuteur abasourdi.
L'homme attendit de ne plus voir la silhouette de Sasuke pour donner un violent coup de pied dans la table.
Il se fiche de moi ! Tant pis pour lui ! Qu'il crou- pisse dans cet endroit misérable. Moi, je serai libre !
Il dévora en vitesse son petit-déjeuner qui était plu- tôt un amas d'aliments. Puis il sortit dans le couloir et le traversa d'un pas sonore. Il avança en regardant du coin de l'œil les autres détenus assis çà et là pour ba- varder. En sortant du bâtiment, il leva les yeux vers le mur qui encerclait le terrain.
Il restait encore un peu de temps avant le début des travaux. La probabilité que les surveillants viennent faire une ronde était très faible.
Par ailleurs, personne ne surveillait le mur. À la différence de la prison, les surveillants ne faisaient qu'effectuer les préparatifs pour les travaux dans le chantier. Ils étaient persuadés que personne ne serait capable d'escalader un mur de pierre de dix mètres.
Dommage pour vous, je peux le franchir, songea l'homme.
L'homme colla doucement la paume de ses mains sur le mur en pierre, doux au toucher. En se rappelant un cours qu'il avait suivi par le passé, il pétrit son chakra et le concentra sur ses mains.
Il eut la sensation que la surface des pierres du mur était aspirée par ses mains.
L'homme commença à grimper le mur à la verticale comme une grenouille rampante. Au loin, il entendait le vacarme des détenus. Cela faisait quelques minutes qu'il avait commencé à grimper.
À cette heure, peu de personnes sortaient. Le directeur et les gardes étaient en train de prendre leur petit-déjeuner dans le bâtiment principal.
« Ça va aller. Je vais réussir. Je pourrai finir d'escalader le mur avant d'être découvert. Si seulement Menô pouvait ne pas apparaître... »
Son corps était bien plus léger qu'il ne l'avait imaginé. Il avait escaladé environ la moitié du mur, mais il ne ressentait aucune fatigue. Il aurait pu encore grimper pendant une heure.
L'homme entendit un crissement de pas sur le sable et se retourna pour regarder en bas. Son regard croisa des yeux jaunes. Il sentit des frissons parcourir sa nuque.
- Hum...!
Il était découvert. C'était Menô.
Ça craint, ça craint ! Je dois vite déguerpir !
L'homme, dans sa précipitation, répartit mal son chakra. Ses mains en contact avec le mur glissèrent. Son corps se retrouva désormais dans le vide.
À l'instant où il crut qu'il allait tomber, une douleur brûlante parcourut son flanc.
Simultanément, il sentit sa pression sanguine chuter d'un coup. Il réalisa qu'il perdait conscience. Il eut juste le temps de croiser de nouveau le regard de Menô qui avait enfoncé ses crocs dans son flanc.
Voilà pour le prologue ! Le prochain chapitre sortira lorsque je pourrais mais mon examen blanc approche déjà alors ce n'est certainement pas de sitôt. Il sera du point de vue de Sasuke, cependant, comme approximativement tout le livre.
À bientôt ;)
