Bonjour à tous!

Voilà une histoire que j'avais commencé il y a un petit moment dans une période de flottement que j'ai traversé. Je venais de découvrir le personnage de Kaito Kid, alors que j'apprécie énormément Conan. J'avais envie d'écrire sur lui. J'ai décidé de transporter tout l'univers en Angleterre, un pays que j'aime beaucoup. J'espère que cette nouvelle histoire vous plaira et ne vous chamboulera pas trop. J'ai beaucoup hésiter avant de la publier.

Bonne lecture !


Chapitre 1: Sam

La nuit est tombée sur le toit de ce manoir inconnu. La pleine lune est resplendissante. Chaque arbre du jardin, chaque pierre composant du manoir, chaque détail même les plus infimes sont parfaitement visibles dans l'obscurité. Une douce brise printanière souffle doucement et semble caresser mon visage.

Mon regard est attiré inexplicablement vers la lune ronde et scintillante. Seulement la lune n'est pas comme d'habitude. Non. Elle semble bien trop proche et bien trop brûlante pour un satellite ayant la même composition que la planète Terre. Elle ressemble à un mini Soleil.

Un rayon incandescent frappe soudainement ma main. Je la regarde. Je vois une pierre précieuse. Le rayon de l'astre est diffracté. Je ne peux pas distinguer la couleur réelle de la pierre et déterminer de manière sûre sa nature. Tout ce que je peux dire c'est qu'elle est froide et en même tant elle dégage énormément de chaleur.

Mes yeux ont du mal à garder le contact visuelle avec cette pierre brillante aux mille couleurs de l'arc-en-ciel. Cependant inexplicablement la pierre prend une couleur rouge flamboyante et semble contenir un liquide.

Irrésistiblement je souhaite le goûter. Je lève la pierre vers mes lèvres.

-SAM ! m'appelle une voix que je connais trop bien.

Je l'ignore voulant absolument connaître le goût du breuvage.

-SAM ! Réveille toi ! On va être en retard ! Ce n'est pas le moment de dormir !

Soudainement mes yeux s'ouvrirent et tombèrent sur le visage d'un adolescent de quinze ans avec une tignasse de cheveux noirs indomptés. Il est difficile de savoir si ces cheveux avaient déjà connu le peigne ou si c'était fait exprès pour se donner un côté bad boy. Personnellement vu le caractère de Tony je parierai sur la deuxième option.

Je relevais ma tête de mon livre, ou plutôt pavé sur la guerre des Roses. Une douleur lancinante se déclarait dans ma nuque. C'était bien le moment.

Je jettais un coup d'œil à mon portable.

7 heures 10.

-Tu te fiches de moi Tony ? On a encore trente minutes devant nous et qu'est-ce que tu fais chez moi ?

-C'est ton père qui m'a ouvert alors qu'il partait. Il m'a dit que tu dormais dans le salon la tête dans un livre. Tu n'as pas dormis de la nuit ?

-Tout comme toi visiblement, je répliquai en m'étirant comme un chat.

-Tu veux comparer la taille de nos cernes, Sam ? Fit-il avec un sourire taquin.

J'ignorai sa remarque et l'abandonne dans le salon.

J'allais dans la salle de bain et pris un soin particulier à la verrouiller et à barricader la porte avec le panier à linge sale. Une fois que je fus sûre d'être à l'abri de toute intrusion je me déshabillai et filai sous une bonne douche froide, histoire de me réveiller complètement avant de changer l'eau gelée en eau chaude.

Tony Andrews était devenu l'une des personnes les plus vantardises, égocentriques et pervers sur les bords que je connaissais. Il était mon voisin de palier et comme sa mère voyageait à travers l'Asie et les Etats Unis pour les besoins de ses reportages, on se chargeait de le nourrir.

En fait nous étions les meilleurs amis du monde quand on était très jeune.

Je l'ai rencontré à la gare alors que je rentrais de France où ma tante m'avait élevée. Mon histoire était assez compliquée. Moi même je me demandais comment j'aivais fait, petite, pour comprendre.

Ma mère, Sophie Lupin a rencontré mon père, Cyrus Holmes, à Londres lors d'une enquête à Buckingham Palace. Une histoire d'enlèvement en pleine Garden Party il y a une vingtaine d'année. Mon père venait alors d'être nommer inspecteur à Scotland Yard et c'était sa première enquête. Ma mère, étudiante en psychologie en France suivait la garde rapprochée de la famille royale comme un petit chien dans le but d'établir des profils. Comme elle était hautement considérée dans la haute société en France on la laissait faire.

Grâce à leur collaboration ils ont étouffer le scandale, retrouvé ce qu'il restait du disparu et arrêté le criminel.

Deux ans plus tard ils se marièrent. La même année le voleur-fantôme a fait son apparition et on chargea mon père de s'occuper de l'arrêter. Peu à peu mon père fut très prit par son travaille. Le voleur était plus compliqué que prévu à attraper. En marchant sur les traces du personnage de fiction Arsène Lupin, ce voleur-fantôme se jouait de la police. Au bout de trois ans de tracte, ma mère tomba enceinte et malade.

Elle me donna la vie à la fin de l'année et mourut en couche. Mon père ne supportant pas de me voir, il demanda à la sœur de ma mère et à son mari, Jeanne et Cyril Léon de me garder le temps qu'il fasse son deuil. Je suis restée six ans en France avant que mon père ne décide de me reprendre.

Cependant le jour où il devait me chercher à la gare de Paddington, ce voleur-fantôme, connue sous le nom de Kid l'Insaisissable le défiait une énième fois. J'attendais avec ma petite valise et impatience l'arrivée de mon père que j'allais enfin connaître. Les minutes s'étaient transformées en heures et peu à peu je perdis mon enthousiasme qui m'avait maintenue éveillé la nuit d'avant.

Alors que je fixais mes pieds les yeux humides, seule devant la gare, une petite main apparue devant moi et une rose s'y matérialisa. La main et la rose s'éloignaient de moi. Étonnée et en même temps émerveillée je suivis le mouvement.

Un petit garçon de mon âge se tenait souriant, les cheveux en pétards et les yeux pétillants de malice.

-Enchanté, m'avait-il dit. Je m'appelle Anthony Andrews.

-Et moi Samantha Holmes, lui répondis-je.

Mon humeur s'était améliorée légèrement, en utilisant pour la première fois la langue de mon père.

-Qu'est-ce que tu fais toute seule ? M'avait demandé Tony.

-J'attends mon père mais je crois qu'il est retenu par son travail.

Puis on était devenu amis.

Deux ans plus tard, il m'arriva une aventure qui me changea et la même année, Tony perdit son père dans un accident lors de l'un de ses spectacles. Léo Andrews était un magicien très talentueux le meilleur d'Angleterre. Lors d'une démonstration de magie dans des montagnes russes au parc d'attraction, le wagon explosa.

Je m'étais déjà renfermée sur moi et avec la mort de M. Andrews, je ne voulais plus m'approcher de Tony. Mon père ne parvenait plus à gérer mes crise d'angoisses, ma claustrophobie apparue et mes actes de végétations. Il me renvoya chez ma tante loin de tout.

Finalement je suis revenue pour mon entrée au collège à Londres. Tony essaya de se rapprocher de moi comme quand on était petits. Il me collait tout le temps et essayait de m'impressionner avec ses tours de magie.

Il n'a pas comprit qu'en trois ans j'avais perdu mon innocence et que je ne souhaitais plus qu'une chose. Qu'on me laisse seule avec mes crayons et mes feuilles. En France pour me calmer j'avais énormément dessiné, chose que je faisais encore. Alors que Tony s'améliorait en illusion, moi je noircissais des pages d'idées noires et de mondes fantastiques dans lesquels les héros bien que traumatisés se relevaient et accomplissaient de grandes choses.

Je sortis de ma douche et en revêtant l'uniforme du lycée Dowtainstein, je me regardais dans la glace. Le miroir renvoie l'image d'une adolescente à la silhouette maigre sans attributs féminins comme se le plaisait à me le rappeler chaque jour Tony. Ma peau était trop clair. Mes yeux étaient trop verts. Mes cheveux trop châtains et trop fin, trop bouclés. Mon visage bien que trop fin faisait trop jeune. Mes cernes étaient trop violets. Mes cils longs et trop noirs. Bref j'aivais l'air un squelette mal dégrossie à la tignasse plus exaspérante que celle de Tony.

Mon père répétait souvent quand il ne courrait pas après le Kid que je ressemblais énormément à ma mère. À mon avis il ne m'a pas bien regardé. J'ai vu des photos de ma mère. Elle était très belle. J'ai seulement d'elle ses yeux et la couleur de ses cheveux. On a les mêmes yeux et pourtant ils vont beaucoup mieux à ma mère qu'à moi.

Soupirant, je noue la cravate rayée bleue marine et bordeaux du lycée et j'enfile la veste bordeaux avec l'écusson de l'établissement. Je vérifie que ma jupe noire n'a pas subit de triste sort.

Hier un lycéen, Jonathan Rosefield a aspergé quiconque passait trop prêt de lui de peinture jaune. Apparemment j'ai échappé au châtiment.

Une fois mes collants épais noirs ajusté, je m'empare de ma brosse à cheveux et tente de coiffer ma tignasse. Après quelques minutes de démêlage intensif je les assembles en une tresse africaine très serrées.

Je sors de la salle de bain et me dirige dans ma chambre pour récupérer mon sac de cours avant de retourner dans le salon. Tony est en train de lire les passages que j'ai surligner dans mon livre.

-Ne me dis pas que tu as passé ta nuit à surligner tous ces trucs, se plaint-il alors que je me dirige vers la cuisine américaine à la recherche d'un paquet de biscuits.

-Bien sûre que non, je réplique agacé. J'ai passé la nuit à surveiller mon père à la télé. J'ai juste oublié de ranger mon livre.

-Tu n'as pas révisé ?

-Si mais pas cette nuit, ni hier soir. J'ai juste relu vite fait la semaine dernière et il est resté là.

-Si tu savais comme j'envie ton cerveau. Tout mémorisé vite fait juste en lisant vite fait.

-Abruti. Ce livre je le connais par cœur depuis que je l'ai lu il y a quelques années.

-En fait pourquoi tu surveillais ton père ?

-Pour évaluer les chances qu'il avait d'arrêter ce petit prétentieux de Kid. Sois en sûr Tony que je serais la première à t'informer de l'arrestation de ton héros et que je tiens à être aux premières loges pour voir ta mine se décomposée.

Tony éclata d'un rire cristallin et à la fois enfantin. Il se relève et me regarda droit dans les yeux.

-Ma chère petite Sammy. Ce ne sera pas demain la veille que tu verras ce jour arriver. L'inspecteur Holmes est incapable d'attraper le Kid.

-Et je peux savoir pourquoi Ô grand Tony ?

-Mais bien sûre, charmante jeune fille. Le Kid est un enfant dans sa tête. C'est même d'ailleurs pour ça qu'il se fait nommer ainsi. Il s'amuse dans tout ce qu'il fait et est bien plus fûté que ton père. Il est doté d'une imagination et vit dans un état d'esprit que ton père ne pourra jamais comprendre. Pour arrêté le Kid il faudrait au minimum le comprendre. Désolé de te le révéler mais l'inspecteur Holmes est très loin des compétences de ta mère. Il n'a pas son empathie.

Je toise Tony en bombant le torse. Bien que je sois d'une tête plus petite que lui, je le regarde avec beaucoup de défie.

-Justement comme tu l'a si gentiment fait remarqué, Kid est un enfant et les enfants se font toujours attrapés et punis. Maintenant on devrait y aller si on ne veux pas louper le bus.

-Après vous chère amie, s'incline-t-il.

Je déteste quand il fait ça. Lui faire ravaler sa fierté me brûle de l'intérieur. Alors que j'ouvre le frigo pour prendre un yaourt à boire je remarque une note laissée par mon père pour moi. Je la prends et sors la tête haute suivie de Tony.

Alors qu'on attend le bus, je lis le mot.

Sammy, passe après tes cours à mon bureau. Quelqu'un souhaite te rencontrer. Bonne chance pour ton contrôle ! Papa.

Je suis toujours impressionné que papa précise que c'est lui alors qu'il est le seul à être susceptible de me laisser un message sur un frigo.

Une seconde...

Qui souhaite me rencontrer au bureau de papa ?